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Note moyenne 3.97 /5 (sur 2112 notes)

Nationalité : Cuba
Né(e) à : La Havane , le 09/10/1955
Biographie :

Leonardo Padura, né Leonardo Padura Fuentes, est un journaliste, scénariste et écrivain cubain.

Diplômé de littérature hispano-américaine, il a été journaliste et critique de romans policiers, avant de se consacrer à l'écriture d'essais littéraires ("Con la espada y con la pluma", 1984 ; "Un camino de medio siglo : Alejo Carpentier y la narrativa de lo real maravilloso", 1993), de romans ("Fiebre de caballos", 1988 ; "L'Homme qui aimait les chiens", 2009), de nouvelles ("Según pasan los años", 1989) et de scénarios pour le cinéma ("Yo soy, del son a la Salsa",1996).

Il est auteur d'une dizaine de romans policiers dont le héros est le lieutenant Mario Conde ("Électre à La Havane", "L'Automne à Cuba", "Adiós Hemingway", "Mort d'un chinois à La Havane", "Hérétiques").

En 2011, il reçoit le Prix Carbet de la Caraibe pour "L'homme qui aimait les chiens", et le prix Roger-Caillois. La même année, il obtient la nationalité espagnole. En 2015, il obtient le Prix Princesse des Asturies.
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Citations et extraits (706) Voir plus Ajouter une citation
Fandol   19 juin 2022
Poussière dans le vent de Leonardo Padura
Chaque fois qu’il le pouvait, Horacio assassinait le temps, qui pour lui aussi avait augmenté depuis qu’il était docteur en sciences physiques, en allant s’asseoir sur le muret du Malecón pour regarder la mer et, si ses neurones se réveillaient, réfléchir. Il contemplait la mer et il se demandait si les flots bleus avaient toujours la même couleur, la même densité et la même composition que trois ou quatre ans plus tôt, ou trois ou quatre siècles plus tôt. La masse liquide semblait incontestablement plus impénétrable, augmentant la sensation d’enfermement, de condamnation, d’asphyxie : l’évidence d’un prodigieux changement physique et chimique, ou la preuve d’une insurmontable insularité légale, géographique et spirituelle.

(page 96)
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Fandol   22 juin 2022
Poussière dans le vent de Leonardo Padura
Comme le temps était la seule chose dont ils disposaient, parvenus au bout de l’ivresse, ils s’installèrent sur les lits, les canapés et les coussins pour dormir en cuvant l’alcool, les plaintes et les joies qui, malgré tout, les ramenaient à leur jeunesse en voie de dissolution et à leur capacité de résistance.

(page 299)
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Zebra   30 août 2013
Les Brumes du passé de Leonardo Padura
page 85

[...] La Havane, c’était de la folie : je crois que c'était la ville la plus vivante du monde. Paris ou New York, de la merde, oui ! Beaucoup trop froides ... Pour la vie nocturne, il n'y avait pas mieux qu'ici. C'est vrai qu'il y avait des putes, la drogue, la mafia, mais les gens s'amusaient et la nuit commençait à six heures du soir et ne finissait pas. Tu t'imagines, dans une même nuit tu pouvais prendre une bière à huit heures en écoutant les Anacaonas aux Aires Libres sur le Prado, dîner à neuf heures avec la musique et les chansons de Bola de Nieve, puis t'asseoir au Saint-John pour écouter Elena Burke, ensuite aller dans un cabaret pour danser avec Benny Moré, ou avec les groupes Aragon, Casino de Playa, Sonora Matancera, te reposer un moment en savourant les boléros d'Olga Guillot, de Vicentico Valdés, de Nico Membiela ... ou aller écouter les jeunes du feeling, José Antonio Méndez avec sa voix rauque, César Portillo et, pour finir la nuit, à deux heures du matin tu pouvais faire un saut à la plage de Mariano pour assister au spectacle du Chori frappant sur ses timbales, et toi, là, comme si de rien n'était, assis entre Marlon Brando et Cab Calloway, à côté d'Errol Flynn et de Joséphine Baker. Et après, si tu n'étais pas complètement mort, tu pouvais descendre à La Gruta, là sur la Rampa, pour te retrouver au lever du jour, emporté par le jazz de Cachao, Tata Güines, Barreto, Bebo Valdès, le Noir Vivar et Frank Emilio qui faisaient un bœuf avec tous ces fous qui étaient les meilleurs musiciens que Cuba ait jamais eus ! Ils étaient des milliers, la musique était l'atmosphère et elle était à couper au couteau, il fallait l'écarter pour pouvoir passer ... Et Violeta del Rio faisait partie de ce monde ... [...]
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Fandol   11 juin 2022
Poussière dans le vent de Leonardo Padura
Depuis qu’il avait quitté Cuba, près de quinze ans plus tôt, en se promettant de ne jamais revenir, Irving avait fait le même cauchemar que tous les Cubains jetés dans l’exil : il revenait un jour sur l’île et… on ne le laissait pas repartir. Il avait beau expliquer, dire qu’il n’avait rien fait de mal, supplier… il était piégé sans issue possible.

(page 137)
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Fandol   23 juin 2022
Poussière dans le vent de Leonardo Padura
Darío était parti sans faire d’adieux festifs, dissimulant tant bien que mal le poids de l’excitation et de la peur qui le tenaillaient, le terrassaient presque, lui le fugitif qu’il assumait d’être et l'était bel et bien.

(page 332)
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Fandol   07 juin 2022
Poussière dans le vent de Leonardo Padura
Au début, seuls Horacio puis Clara savaient que Darío avait grandi en étant souvent en butte au mépris, à l’exclusion et même à la violence parce que depuis toujours il était ce qu’il était, quelqu’un de différent ; un petit con toujours dans son coin qui lisait des livres et allait tous les jours à l’école. Qui, même avec ses pantalons rapiécés, était, grâce à ses notes, le premier de la classe et l’exemple à suivre, celui qui était toujours élu étudiant d’avant-garde chez les pionniers et auquel on avait même accordé le privilège de sauter une classe.

(page 113)
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Bookycooky   02 septembre 2021
Poussière dans le vent de Leonardo Padura
Quand un requin se baigne, il éclabousse .

( Proverbe cubain )
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Cancie   12 juin 2022
Hérétiques de Leonardo Padura
Il apprit aussi, pour toujours, que la libération des pires instincts de la masse manipulée est plus facile à exploiter qu’on ne le croit généralement.
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Fandol   14 juin 2022
Poussière dans le vent de Leonardo Padura
Autour de lui, pendant ce temps, l’entreprise de démolition se poursuivait jour après jour à un rythme de plus en plus accéléré et le pays se retrouvait sans alliés politiques mais surtout sans nourriture, sans pétrole, sans transport, sans électricité, sans médicaments, sans papier et même sans cigarettes et sans rhum, et l’on décrétait l’arrivée d’un nouveau moment historique qui par un aimable euphémisme fut baptisé « Période spéciale en temps de paix ».

(pages 196-197)
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Fandol   17 juin 2022
Poussière dans le vent de Leonardo Padura
- Vous, les Argentins quand vous vous rencontrez… vous devenez encore plus argentins, non ?

- C’est une tare nationale. Et il faut faire gaffe, parce que la seconde personne qu’un Argentin a envie de faire chier, c’est toujours un autre Argentin. La première, c’est un Uruguayen.

(page 258-259)
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