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Note moyenne 3.95 /5 (sur 1406 notes)

Nationalité : Cuba
Né(e) à : La Havane , le 09/10/1955
Biographie :

Leonardo Padura Fuentes est un journaliste, scénariste et écrivain cubain.

Diplômé de littérature hispano-américaine, il a été journaliste et critique de romans policiers, avant de se consacrer à l'écriture d'essais littéraires ("Con la espada y con la pluma", 1984 ; "Un camino de medio siglo : Alejo Carpentier y la narrativa de lo real maravilloso", 1993), de romans ("Fiebre de caballos", 1988 ; "L'Homme qui aimait les chiens", 2009), de nouvelles ("Según pasan los años", 1989) et de scénarios pour le cinéma ("Yo soy, del son a la Salsa",1996).

Il est auteur d'une dizaine de romans policiers dont le héros est le lieutenant Mario Conde ("Électre à La Havane", "L'Automne à Cuba", "Adiós Hemingway", "Mort d'un chinois à La Havane", "Hérétiques").

En 2011, il reçoit le Prix Carbet de la Caraibe pour "L'homme qui aimait les chiens", et le prix Roger-Caillois. La même année, il obtient la nationalité espagnole. En 2015, il obtient le Prix Princesse des Asturies.
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Zebra   30 août 2013
Les Brumes du passé de Leonardo Padura
page 85

[...] La Havane, c’était de la folie : je crois que c'était la ville la plus vivante du monde. Paris ou New York, de la merde, oui ! Beaucoup trop froides ... Pour la vie nocturne, il n'y avait pas mieux qu'ici. C'est vrai qu'il y avait des putes, la drogue, la mafia, mais les gens s'amusaient et la nuit commençait à six heures du soir et ne finissait pas. Tu t'imagines, dans une même nuit tu pouvais prendre une bière à huit heures en écoutant les Anacaonas aux Aires Libres sur le Prado, dîner à neuf heures avec la musique et les chansons de Bola de Nieve, puis t'asseoir au Saint-John pour écouter Elena Burke, ensuite aller dans un cabaret pour danser avec Benny Moré, ou avec les groupes Aragon, Casino de Playa, Sonora Matancera, te reposer un moment en savourant les boléros d'Olga Guillot, de Vicentico Valdés, de Nico Membiela ... ou aller écouter les jeunes du feeling, José Antonio Méndez avec sa voix rauque, César Portillo et, pour finir la nuit, à deux heures du matin tu pouvais faire un saut à la plage de Mariano pour assister au spectacle du Chori frappant sur ses timbales, et toi, là, comme si de rien n'était, assis entre Marlon Brando et Cab Calloway, à côté d'Errol Flynn et de Joséphine Baker. Et après, si tu n'étais pas complètement mort, tu pouvais descendre à La Gruta, là sur la Rampa, pour te retrouver au lever du jour, emporté par le jazz de Cachao, Tata Güines, Barreto, Bebo Valdès, le Noir Vivar et Frank Emilio qui faisaient un bœuf avec tous ces fous qui étaient les meilleurs musiciens que Cuba ait jamais eus ! Ils étaient des milliers, la musique était l'atmosphère et elle était à couper au couteau, il fallait l'écarter pour pouvoir passer ... Et Violeta del Rio faisait partie de ce monde ... [...]
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patrick75   15 septembre 2015
L'homme qui aimait les chiens de Leonardo Padura
Assis sur le sable, le dos appuyé au tronc d'un casuarina, j'allumai une cigarette et ferrmai les yeux. Dans une heure le soleil se coucherait, mais comme cela devenait habituel dans ma vie, je n'éprouvais aucune impatience et n'avais aucune expectative. Ou plutôt je n'avais presque rien : et presque sans le presque ! Tout ce qui m'intéressait à ce moment-là, c'était le plaisir de voir arriver le crépuscule, ce cadeau de l'instant fabuleux où le soleil s'approche de la mer argentée du golfe et dessine un sillage de feu à sa surface. Au mois de mars, avec la plage pratiquement déserte, la promesse de cette vision m'apportait une sorte de sérénité, un état proche de l'équilibre qui me réconfortait et me permettait de croire encore à l'existence palpable d'un petit bonheur, fait à la mesure de mes maigres ambitions.
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Erveine   29 août 2015
Les Brumes du passé de Leonardo Padura
― Mais qu’est-ce que tu fais ici ? demanda-t-il quand il essaya de trouver le second oreiller qui se mit à remuer. Qui t’a invité à dormir dans ce lit ?

Pour toute réponse, Poubelle souleva une patte, exigeant une main pour gratter son ventre encore arrondi par la nouvelle ration de restes offerte par son maître. (p.127)

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Ode   17 mai 2015
Hérétiques de Leonardo Padura
Le bonheur est un état fragile, parfois instantané comme un éclair.
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Sachenka   30 juin 2016
Hérétiques de Leonardo Padura
Ou alors, il est aussi possible que les juifs aient voulu ressembler aux Allemands pour se débarrasser de l'image du commerçant ventru, économe, mesquin, comptant ses sous, et être ainsi accepté par les Allemands... Ce n'est pas un hasard si beaucoup de juifs se sont assimilés totalement, ou presque, et certains en sont mêmes venus à détester le judaïsme, comme Marx, un juif qui haïssait les juifs... Ce qui est terrible, selon l'auteur de ces jugements si inquiétants, c'est que, pourtant, le rêve des Allemands était juste l'opposé : ressembler pour l'essentiel aux juifs, c'est-à-dire, être de sang et d'esprit purs comm elles juifs disaient l'être, se sentir supérieurs, comme les juifs de par leur condition de peuple élu de Dieu, être fidèles è une Loi millénaire, être un peuple, un Volk, comme disaient les nationaux-socialistes et, en possédant toutes ces caractéristiques merveilleuses, devenir indestructibles, comme les juifs avaient toujours survécu, bien qu'ils n'aient pas de patrie et qu'ils aient été mille fois menacés d'extinction. En résumé : être différents, uniques, singuliers, grâce à la protection divine.
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patrick75   16 octobre 2015
L'homme qui aimait les chiens de Leonardo Padura
-" Pour l'art, la liberté est sacrée, elle est son unique salut. En matière d'art, quand on dit que tout est permis, cela doit être TOUT ", conclut-il.
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patrick75   07 novembre 2012
Les Brumes du passé de Leonardo Padura
La conviction que le monde pouvait être un champ de bataille mais qu'une bibliothèque était un terrain inviolablement neutre et collectif s'était enraciné dans son esprit comme un des apports les plus beaux de sa vie.
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Erveine   29 août 2015
Les Brumes du passé de Leonardo Padura
... Tu sais bien qu’on vit dans la jungle. Dès que tu sors de ta coquille, tu es entouré de vautours, de gens décidés à te baiser, à te piquer ton fric, à sauter ta nana, à te dénoncer et à te voir te fracasser la gueule pour gagner des points et grimper un peu... Y a un paquet de gens sur le point de se barrer, pour ne plus se compliquer la vie, et la majorité veulent se tirer, prendre le large, même si c’est pour Madagascar. Et les autres, qu’ils aillent se faire foutre... sans trop attendre de la vie.

― Ça ne ressemble pas beaucoup à ce que disent les journaux, remarqua le Conde pour l’asticoter et le faire réagir, mais Yoyi fut plus rapide.

― Quels journaux ? Une fois j’en ai acheté un pour me torcher le cul et il me l’a laissé tout dégueulasse, je te jure... (p.83)

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joedi   14 avril 2015
Hérétiques de Leonardo Padura
... vous m'avez appris qu'être un homme libre c'est plus que vivre dans un lieu où on proclame la liberté. Vous m'avez appris qu'être libre, c'est une bataille qu'il faut livrer tous les jours, contre tous les pouvoirs, contre toutes les peurs.
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Sachenka   31 janvier 2017
Les quatre saisons, tome 4 : L'automne à Cuba de Leonardo Padura
Cet enracinement de certaines oeuvres, au-delà de la vie de leurs créateurs, cette capacité à résister aux ouragans, aux tempêtes, aux cyclones, aux typhons, aux tornades et même aux tourmentes, lui sembla la seule raison valable d'exister.
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