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3.55/5 (sur 158 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : San Diego , le 17/02/1956
Biographie :

Leslie Larson est née à San Diego. Après avoir obtenu son diplôme en littérature à l'Université de Californie, elle déménage à Londres, où elle travaille chez un petit éditeur. Elle, qui a toujours aimé écrire, rentre aux États-Unis et se lance...
Elle écrit pour plusieurs magazines ou en indépendante (critiques de livres, spots télévisés, bulletins, publicités imprimées et reportages...) mais elle commence aussi des romans. Connexions (Slipstream, son titre original) est son premier roman publié. Parait ensuite Bons baisers de Cora Sledge (Breaking Out of Bedlam), qui connaît un beau succès.
Aujourd'hui, elle vit à Berkeley, écrit à plein temps et travaille sur un nouveau roman.

Son site officiel :
http://www.leslielarson.com/

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Bons baisers de Cora Sledge - Leslie Larson Marque Page 08-04-2011


Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
J’ai expliqué qu’on m’avait pris mon chez-moi et ma chienne, et qu’on m’avait collée ici pour ne plus s’embêter avec moi. J’ai embrayé sur cette institution qui ne vaut pas beaucoup mieux qu’une prison, sauf que, pour aller en taule, il faut violer la loi, alors qu’ici, le seul crime qu’on ait pu commettre, c’est d’avoir vécu trop longtemps, de tomber et de se casser une jambe ou d’oublier une casserole de soupe sur le feu.
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Je lui ai expliqué qu'on m'avait pris mon chez-moi et ma chienne, et qu'on m'avait collée ici pour ne plus s'embêter avec moi. J'ai embrayé sur cette institution qui ne vaut pas mieux qu'une prison, sauf que,pour aller en taule, il faut avoir violer la loi, alors qu'ici, le seul crime qu'on ait pu commettre, c'est d'avoir vécu trop longtemps, de tomber et de se casser une jambe ou d'oublier une casserole de soupe sur le feu.
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"Vous avez déjà remarqué ces réclames dans les magazines ? Avant, après ? On vous montre les photos d'une grosse dondon en short avec des cuisses bien grasses, un ventre proéminent et des nichons qui pendent jusqu'aux genoux ? A en juger par ses cheveux, on a l'impression qu'un cyclone est passé par là, et elle a une mine aussi avenante que si son chat venait de se faire écraser. A côté, on voit une petite chose en pantalon moulant, avec un cul pas plus gros qu'une boule de glace, des nénés qui remontent sous son menton et un ventre plus plat qu'une planche à repasser. Celle-là, on ne pourrait pas lui pincer un centimètre de peau. Coiffure et maquillage sont parfaits, et elle sourit d'une oreille à l'autre. Qui ne le ferait pas d'ailleurs, avec cette silhouette ? Impossible de croire que les deux photos représentent la même personne. Eh bien voilà, c'est mon cas."

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Beaucoup de gens pensent que les vieux sont une bande de zombis desséchés qui n'éprouvent plus aucun sentiment.
Bon, eh ben, moi, je peux vous dire que la soif d'amour ne disparaît jamais. Et même qu'elle devient encore plus forte. Nous avons vu beaucoup de choses, traversé des épreuves, et nous nous raccrochons à l'essentiel. Manger, dormir, aimer.
Nous n'avons plus de temps à perdre. Nous avons besoin de plus d'amour, d'amour véritable, parce que nous avons moins de distractions qui nous empêchent de réfléchir à ce qui nous manque. Pas de gosse, pas de boulot, pas de vaines occupations. Nous voulons juste que quelqu'un nous regarde et sache qui nous sommes. p.126
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Beaucoup de gens pensent que les vieux sont une bande de zombis desséchés qui n'éprouvent plus aucun sentiment. Bon, eh ben, moi, je peux vous dire que la soif d'amour ne disparaît jamais. Et même qu'elle devient encore plus forte. Nous avons vu beaucoup de choses, traversé des épreuves, et nous nous raccrochons à l'essentiel. Manger, dormir, aimer. Nous n'avons plus de temps à perdre. Nous avons besoin de plus d'amour, d'amour véritable, parce que nous avons moins de distractions qui nous empêchent de réfléchir à ce qui nous manque.
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C'est ma petite-fille Emma qui m'a donné ce cahier. La couverture est en toile à sac. Dessus, il y a une fleur séchée violette et, à l'intérieur, toutes les pages sont blanches. Je suis censée trouver ça beau. Le stylo violet qui va avec colle autant aux doigts que du chewing-gum mâchouillé. «Comme ça, tu n'auras pas mal à la main, mamie», m'a dit Emma. Je me suis mise à rire. La pauvre petite, si elle savait où ma main a pu se fourrer en quatre-vingt-deux ans, et pour quoi faire ! Mais bon, je suis restée polie et, de mon ton le plus aimable, je lui ai demandé à quoi ce truc pouvait bien me servir. «A noter tes pensées. Des souvenirs, des réflexions que tu aurais envie d'écrire. Un poème, peut-être, ou une impression qui a de l'importance pour toi.»
Cette gamine m'a toujours exaspérée.
Ils se sentent tous coupables parce qu'ils m'ont mise ici, alors ils font ce qu'ils peuvent pour que je ne perde pas la boule. Pour Noël, j'ai aussi eu un puzzle (comme perte de temps, il n'y a pas mieux) et un nécessaire à broderie (j'ai toujours eu horreur de ça). Dean, mon fils, m'a même offert des albums à colorier avec trois races de chiens : un caniche, un colley et un berger allemand. Ils me croient demeurée, retombée en enfance, ou quoi ?
Alors là, ils ne me connaissent vraiment pas.
J'ai laissé tramer ces cadeaux dans la salle de détente, et ils ont été chipés en un rien de temps. Le cahier, je l'ai glissé dans le tiroir du haut de ma coiffeuse en me disant que je pourrai toujours en arracher des pages si j'ai besoin d'un bout de papier. Ce machin est aussi gros qu'une fichue bible. Je ne vois vraiment pas comment une personne saine d'esprit arriverait à le remplir. Et puis, ce matin, je me suis levée tôt, le jour commençait à peine à filtrer à travers les stores. D'habitude, avec mes pilules, je suis assommée jusqu'au petit déjeuner, à l'heure où, en déambulateur ou en fauteuil roulant, le troupeau se dirige lentement vers la salle à manger. Mais ce matin, tout était calme. Personne n'appelait de son lit, personne ne donnait de grands coups en passant la serpillière. Les téléphones ne sonnaient pas encore au poste des infirmières, les jardiniers ne déplaçaient pas les feuilles avec leur maudite souffleuse, et les camions de livraison ne stationnaient pas devant ma fenêtre, moteur en marche.


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Toute la bouffe a le même goût, on dirait de la boue ou du carton. Elle est servie dans des assiettes marron caca ou vert dégueulis en Melmac, ce plastique incassable. Je ne serai pas surprise qu'on fabrique des jambes artificielles avec ce truc.
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C'est ma petite-fille Emma qui m'a donné ce cahier. La couverture est en toile à sac. Dessus, il y a une fleur séchée violette et, à l'intérieur, toutes les pages sont blanches. Je suis censée trouver ça beau. Le stylo violet qui va avec colle autant aux doigts que du chewing-gum mâchouillé. « Comme ça, tu n'auras pas mal à la main, mamie », m'a dit Emma. Je me suis mise à rire. La pauvre petite, si elle savait où ma main a pu se fourrer en quatre-vingt-deux ans, et pour quoi faire ! Mais bon, je suis restée poli et, de mon ton le plus aimable, je lui ai demandé à quoi ce truc pouvait bien me servir. « A noter tes pensées. Des souvenirs, des réflexions que tu aurais envie d'écrire. Un poème, peut-être, ou une impression qui a de l'importance pour toi. »
Cette gamine m'a toujours exaspérée.
Ils se sentent tous coupables parce qu’ils m’ont mise ici, alors ils font ce qu’ils peuvent pour que je ne perde pas la boule. Pour Noël, j’ai aussi eu un puzzle (comme perte de temps, il n’y a pas mieux) et un nécessaire à broderie (j’ai toujours eu horreur de ça). Dean, mon fils, m’a même offert des albums à colorier avec trois races de chiens : un caniche, un colley et un berger allemand. Ils me croient demeurée, retombée en enfance, ou quoi ?
Alors là, ils ne me connaissent vraiment pas.
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J’ai laissé trainer ces cadeaux dans la salle de détente, et ils ont été chipés en un rien de temps. Le cahier, je l’ai glissé dans le tiroir du haut de ma coiffeuse en me disant que je pourrai toujours en arracher des pages si j’ai besoin d’un bout de papier. Ce machin est aussi gros qu’une fichue bible. Je ne vois vraiment pas comment une personne seine d’esprit arriverait à la remplir. Et puis, ce matin, je me suis levée tôt, le jour commençait à peine à filtrer à travers les stores. D’habitude, avec mes pilules, je suis assommée jusqu’au petit déjeuner, à l’heure où, en déambulateur ou en fauteuil roulant, le troupeau se dirige lentement vers la salle à manger. Mais ce matin, tout était calme. Personne n'appelait de son lit, personne ne donnait de grands coups en passant la serpillière. Les téléphones ne sonnaient pas encore au poste des infirmières, les jardiniers ne déplaçaient pas les feuilles avec leur maudite souffleuse, et les camions de livraison ne stationnaient pas devant ma fenêtre, moteur en marche.
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J'en ai plus que marre des couleurs pastel, des élastiques à la taille et des trucs lâches en tricot.
Pourquoi, passé la soixantaine, devrait-t-on revenir aux couleurs de bébé? Rose et bleu layette, jaune pâlichon et mauve à dégueuler. Ici, on ne voit que ça : des vieilles dames qui ont l'air de pastilles de menthe ou de dragées. Ces pauvres teintes affadies sont d'un déprimant achevé.
Moi, je veux des motifs. Des fleurs. Des rayures, des triangles, des pois. Des imprimés audacieux. Et des couleurs vives. De l'écarlate, du bleu-vert, du pourpre. Du fuchsia, du rouge coquelicot, du rose pastèque, du vert chartreuse ! Mais, bien sûr, une grosse dondon est censée porter des couleurs sombres. Du noir, du bleu marine, du marron caca. Et basta. Sinon, on risquerait de la remarquer. p.147
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