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Note moyenne 4.21 /5 (sur 33 notes)

Nationalité : Chine
Né(e) à : Yanting , le 04/08/1958
Biographie :

Liao Yiwu, est un écrivain chinois.

Il est l'un des auteurs contemporains les plus audacieux de sa génération et son talent se nourrit des scènes de la vie quotidienne, de rencontres fortuites et d'enquêtes qu'il mène auprès de ceux que l'on peut considérer comme les laissés-pour-compte d'une Chine en plein bouleversement.

Il a été arrêté en 1990 et a passé 4 ans en prison comme « contrerévolutionnaire » pour avoir publié un poème intitulé Massacre au sujet de la répression des manifestations de la place Tian'anmen. Torturé en prison, il est psychologiquement affecté et a commis deux tentatives de suicide.

En 2011, il s'exile en Allemagne. La même année, il reçoit le Prix frère et sœur Scholl.

En 2012, Liao Yiwu est l'invité d'honneur du Festival international de Littérature de Berlin1 où il organise une exposition sur les « prisons, visibles et invisibles ». Il s'est vu décerné le Prix de la paix des libraires allemands.

En septembre 2012, Liao Yiwu rend visite au 17e karmapa à Dharamsala en Inde et l'invite au Berlin International Literature Festival (en) en cours dans le but d'attirer l'attention sur les auto-immolations de Tibétains.

Liao Yiwu, prix de la Paix des éditeurs et libraires allemands 2012.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Liao Yiwu
carre   11 février 2013
Liao Yiwu
Dans une prison, on est d'abord transformé en un détritus. On n'a pas le choix. Et quand on n'a pas le choix, alors on survit.
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fanfanouche24   24 novembre 2019
Dans l'empire des ténèbres de Liao Yiwu
(...) puis, de toute mon énergie, j'ai recommencé le texte, sans inspiration, sans passion, avec mon stylo qui écorchait le papier (...) résister contre l'Etat. Pourvu qu'il reste des documents écrits et que mon enfant, plus tard, ne pense pas que son père n'était qu'un vantard. (p. 69)
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fanfanouche24   24 novembre 2019
Dans l'empire des ténèbres de Liao Yiwu
Préface



" Pourquoi avais-je le coeur douloureux" et "éviter les paumes des mains qui claquent"- avec une extrême concision voilà nommée la double peine : la prison douloureusement logée dans la tête qu'il faut dompter par l'écriture, et la menace que fait peser l'Etat policier, pour cause d'écriture, de vous renvoyer en prison au-delà de l'emprisonnement. (p. 13)
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LeRouquinBouquine   26 mars 2014
La Chine d'en bas de Liao Yiwu
Ma femme est morte pendant la famine de 1960, comme des millions d’autres gens cette année-là. N’ayant aucune possibilité de lui offrir une tombe avec un bon feng shui, j’ai creusé un trou dans un endroit choisi au hasard, et je l’ai enterrée. Comme vous vous en doutez, elle est née et morte pauvre. Avec son mauvais karma, elle risque de gâcher le bon feng shui de mes descendants si on m’inhume à ses côtés. Mais si je suis enseveli tout seul, yin et yang ne seront pas en harmonie. C’est pour cette raison que je dois rejoindre Ruan Hongyu dans la mort.
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fanfanouche24   24 novembre 2019
Dans l'empire des ténèbres de Liao Yiwu
Je dis que je préférerais mourir plutôt que d'aller en prison, et Michael répliqua sur le ton de la plaisanterie que faire de la prison était pour les lettrés chinois contemporains le plus court chemin pour être reconnus sur la scène internationale. (p. 66)
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LeRouquinBouquine   26 mars 2014
La Chine d'en bas de Liao Yiwu
Mon frère, Zhou Shugui, était le mouton noir de la famille. Il est mort depuis longtemps, mais je ne lui ai toujours pas pardonné. Un jour on réglera nos comptes, même si pour cela je dois aller le rejoindre en enfer. Bref, après avoir reçu sa part d’héritage, ce vaurien s’est mis à fréquenter la ville deux fois par mois, pour aller festoyer dans les bons restaurants, voir les prostituées et, pire encore, fumer de l’opium. Un jeune homme comme vous ne sait probablement pas les dégâts que cause la dépendance à l’opium. Une existence fichue, de l’argent jeté par les fenêtres : voilà ce que fut la vie de mon frère. En quelques années, il a vendu ses terres, puis sa maison. Et vous savez le pire ? Il a été jusqu’à mettre son épouse en gage. Quand elle l’a appris, elle a voulu se noyer dans l’étang voisin, mais ses proches l’en ont empêchée. Mon frère n’a pas changé pour autant. En fin de compte, me belle-sœur est allée demander au chef du clan des Zhou l’autorisation de divorcer.

Le chef du clan a ordonné à un garde de sortir de force mon frère de sa maison pour l’attacher au tronc d’un arbre, au centre du village. Mon frère a passé une semaine sous une pluie battante ou sous un soleil de plomb. C’est comme ça qu’on désintoxiquait les gens à l’époque.

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PaulinaRimbald   27 mars 2020
La Chine d'en bas de Liao Yiwu
Résultat, beaucoup de filles se procuraient des remèdes en cachette et les toilettes publiques faisaient office de clinique d'avortement, de décharge pour fœtus morts. Certaines se trompaient de médicament et en mourraient. La vie ne vaut pas cher en Chine.



P.59
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LeRouquinBouquine   26 mars 2014
La Chine d'en bas de Liao Yiwu
D’une société communiste dogmatique, nous évoluons vers une société obsédée par le commerce. Les gens ne pensent qu’à gagner de l’argent. Les souffrances de ma génération n’intéressent personne. Cette indifférence ne m’atteint pas et n’influence aucunement ma musique. Mes aspirations artistiques sont tout autres. Je compose une série d’élégies dédiées à la nation entière, aux millions de victimes du maoïsme, mortes pour rien. Si la musique de Chostakovitch fut un témoignage des horreurs de l’époque stalinienne, la mienne sera… je n’ai pas envie de terminer ma phrase. Je pense que ma musique se révélera utile le Jour du Jugement dernier parce qu’elle est éternelle.
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PaulinaRimbald   27 mars 2020
La Chine d'en bas de Liao Yiwu
"La belle affaire s'il m'avait tuée ? Ce n'est pas tes oignons. Tu n'es qu'un gardien de chiottes qui chlinguent. Ça fait trois ans qu'on est ensemble. Il a essayé de me tuer au moins dix fois, j'en suis pas morte.[...]"



P.55
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LeRouquinBouquine   26 mars 2014
La Chine d'en bas de Liao Yiwu
Vous avez sacrément raison. Ma musique est dépourvue de tendresse. Elle est un grand lac noir, plein de boue, de larmes, de sang, de gémissements et de hurlements dévalant des rivières environnantes. C’est pour cela qu’elle est sombre, dense et profonde. Certains artistes mièvres prétendent que l’amour est tout. Connerie. Quand on conteste votre droit de vivre, où se trouve l’amour ? Le 4 juin 1989, les soldats ont ouvert le feu sur les étudiants et les habitants de Pékin ; mille cris d’amour n’ont pas été capables d’arrêter une seule balle.
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