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3.65/5 (sur 26 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Cavaillon , le 13/04/1946
Biographie :

Liliane Giraudon est une femme de lettres qui vit et travaille à Marseille. Ses activités, à partir de la pratique de l'écriture, poétique et prosodique, sont nombreuses : lectures publiques, adaptation de textes pour le théâtre, écriture collective, mais aussi mais aussi traduction.

Source : http://www.pol-editeur.fr
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Avec Liliane Giraudon & Stéphane Bouquet Rencontre animée par Pierre Eugène Dans le cadre de « Zigzaguer / poésie & cinéma » Liliane Giraudon et Stéphane Bouquet racontent, observent et interrogent leur rapport au cinéma dans leur vie et leur pratique poétique. Moins une affaire d'inspiration, de récits inoubliables ou de souvenirs émus que l'énigme d'un dispositif : celui de la salle et de sa projection dans le dos, avec l'étrange durée partagée qu'il impose. Faut-il plonger dans le fleuve d'un plan-séquence interminable ou se confier à l'ubiquité cisaillante du montage, sautillant d'image en image, de lieu en lieu, de temps en temps ? le cinéma est-il la mort au travail ou permet-il à ses vivants spectateurs de trouver leur place dans la communauté humaine ? Que peut nous dire un corps à l'écran, et en quoi – vivant symbole, fantôme ou fantasme – nous regarde-t-il ? Ces questions, et bien d'autres, disent aussi quelque chose, en regard, de la poésie. Rencontre dans le cadre de « Zigzaguer / poésie & cinéma » ____________________ « Zigzaguer / poésie & cinéma », à travers des rencontres, conférences, projections, lectures et performances, réunit chercheurs en cinéma et en poésie, poètes, cinéastes et artistes. Cette manifestation est organisée par Sally Bonn, Vincent Broqua, Pierre Eugène et Philippe Fauvel. Ces rencontres se déploient sur trois villes, Amiens, Paris et Marseille en deux volets (novembre 2023 et mars 2024), au sein de nombreuses institutions partenaires, dont la Maison de la Poésie avec ce soir une rencontre et le mercredi 15 novembre toute la journée des conférences, projections et lectures (voir le programme détaillé de la journée ) En savoir plus – zigzaguer.com À lire – Liliane Giraudon, Une femme morte n'écrit pas, Al Dante/Les Presses du Réel, 2023 ; La Jument de Troie, P.O.L, 2023. – Stéphane Bouquet, Neige Écran, Imec, 2023. « Poésie & cinéma » ensemble des Cahiers du cinéma, n°803, novembre 2023.

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Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
HIER LA POÈTE …


Extrait 4

Hier La Poète a vu sur le
trottoir de l'urine fumer.
L'urine dessinait l'image exacte
de la botte italienne. Il était six
heures quarante-cinq et la nuit
était brumeuse malgré le froid
sec. La Poète a ressenti un
curieux sentiment de bonheur.
Le simple fait d'exister.

[...]

Hier elle a bu un thé superbe
appelé « Baïkal ».

[...]

Hier rêvé un petit dialogue :
« Moi si j'avais pu choisir mon
nom, j'aurais dit Carence. Pas
Clarence, non, Carence. »
« Bonjour Carence. Moi c'est
Inopinée. »
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si toi tu te souviens…


si toi tu te souviens
de pourquoi il y a vingt-six ans
j’ai souligné au crayon
ce passage du livre retrouvé hier
dis-le-moi éclaire-moi
je ne suis pas encore morte
mais il semble que ma vie s’efface
ce que j’écrivais m’apparaît souvent
comme écrit par une autre
qui ne serait plus celle que je suis devenue.
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Maïakovski n’aimait pas…


Extrait 3

obscurément je l'ai toujours
su même lorsque
           dans ma jeunesse
il m'est arrivé de porter
           des talons qu'on appelait aiguilles
           combien d'années
           d'entraînement
les fragments pour l'entrepôt
                     passent des pieds
                     jusqu'à la cervelle
combien de migraines
           et parfois d'insomnies
pour cette accumulation
           muette la plupart
du temps invisible

parce que oui on peut
                     le dire souvent la chose
se fait sans nous dans
                     notre dos ou sous nos pieds
et si elle ne s’accomplit pas
                     le poème demeure
                     un simple petit
                     ossement décoratif
disposé là et sans usage.
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LA VIE ET LA MORT NE SONT PAS CE QU’ON PENSE



Extrait 2

Qui sont ces gens ?
Qui est derrière moi ?

« C’est une femme qu’il faut éviter »

L’accident d’Yvan est-il avant ou après le mariage ?

Et qui surveillait qui ?

De quels tracts parlez-vous ?
Nous n’étions pas seuls à distribuer des tracts

Et le petit chat nous l’avons eu

J’ai pris un emploi de secrétaire

Plus ça change, plus c’est la même chose

Amoureux de moi ? vous voulez rire…
Et de quel amour s’agirait-il ?

Toit est à envisager
Sauf une solution sentimentale
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Imaginer un taliban devenu fou comme le devint Nadir Shah fils de son épée, petit ifls de son épée. Il attaque une valse non pas sur les touches bicolores mais en prenant entre ses bras un autre taliban et en se mettant à valser sur la terre battue, entre les trous du mausolée, non loin du cimetière russe.
La laine est lisse
C’est une liste
Je suis le chien
Lâche-moi
Ce qui mord ment
Le mien est mort
Un petit meurtre
Vous dites maintenant
Et le remord
Il vient
C’est lent
Tournevis
Le corps tournant
Pas pour toi
Derviche lent
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                         espaces



                         espaces
                                                 entre les lettres entre les mots
                                                 la prose inséparable
                                     un Cantique spectral
                                     Missive au monde
                                     décomposée
                                                                         réduite
sa féroce ponctuation
une existence tout entière
                                                 on marche dessus
                                                            comme si c’était un chien
dans la maison d’un mort
l’activité du lendemain
la plus grave occupation
                                                 le sachant
                                                 l’ayant toujours sur

on y balaie le cœur
                         l’amour
                         bloc-partition
                                                 dont on n’a plus l’usage
puisque toujours et encore
nul somnifère n’apaise la dent
qui ronge l’âme
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extrait 2

                                           voilà sans doute ce que tu aurais dit
chaque gosier est un sépulcre ouvert
                             plus garçon pas encore fille
                                                     tu étais celle qui riait le plus fort
grand battement cambré et chute
                                                         ombre déconcertante
des figuiers
                        quelques épineux
                                           est-ce toi qui nous avais présenté
                                                cette fille qui dormait les yeux ouverts
l’arbre vivant deviendra un arbre mort
                                                     une extinction continuelle
                        bien contraire aux métaphores absolues
toi qui si longtemps
                                                     n’habitais plus la même adresse
changement de sexe
                                                     suivent les saisons
regarder observer le monde
                                                         on s’y emploie
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extrait 1

petites Cyclades peintes
                                  puisque les fleurs se mangent
         oubliez ce rocher rouge
                                              sa vérité furtive
                                                     comme ses reflets centrifuges
loin de la mouche à viande des génocides
                                                    service d’argenterie
ce thé sur les terrasses
                                  je n’ai pas oublié
c’est ton image qui ce soir revient
                          ne sachant toujours pas dans quelle terre
                                                     reposent tes ossements
                      un peu de lumière
                                                     jetée sur de l’ombre
                                                                  qu’aurais-tu dit
                                                                           qu’aurais-tu fait
                        nom de dieu qu’ls la ferment
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la Dickinson bien loin devant tous



la Dickinson bien loin devant tous
                                                 caracolant Hors Livre
                         N’en ayant peut-être jamais voulu
                                     construisant autrement
                             la maison du poème
on a enduré le mépris des générations
                                                 petits ciseaux
                                                                         un peu de fil
                                                 l’abeille est noire
la mouche bleue
                                     les siècles de juin rejoignant
                                     les siècles du mois d’août
                                                 la forme des mots
                                                minuscules croix et tirets
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les vents tiennent des forêts



les vents tiennent des forêts dans leurs pattes
couvrant les marges
                                     entre les lignes
                                                                         lectures alternatives
cousues au corps
                                     petite main qui trace
                                     recopie
                                     strophes brisées ou liste de mots
une méthode compositionnelle
                                                            le papier est à lettres
                         feuilles disjointes
                                                            un vélin crème ligné de bleu
strophes uniques
semblables à des hymnes
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