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Note moyenne 4.02 /5 (sur 44 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Tassin-la-Demi-Lune , le 19/04/1974
Biographie :

Lionel Astruc est écrivain et journaliste français, spécialiste en développement durable.

Il a écrit une douzaine d’ouvrages dont la plupart explorent les filières de matières premières et de produits de grande consommation en France et dans de nombreux pays. Ses livres font aussi connaître les acteurs pionniers de la transition écologique, économique et sociale en cours.

Diplômé de l’Institut d'études politiques de Grenoble, Lionel Astruc a réalisé ses premiers reportages en Chine, en Inde et en Guyane. Il s’est spécialisé dans les thèmes de l’écologie, des filières de matières premières et de l’économie sociale et solidaire. Pendant cinq ans, il a consacré à ces sujets des enquêtes de terrain diffusées dans la presse (L’Express, Libération, La Vie), puis à travers une série de livres. L’auteur remonte les filières du textile et de la mode éthique, de l’alimentation biologique et de la pêche durable, du bois certifié, de l’agriculture, du tourisme responsable ou encore de la finance solidaire.

Ses enquêtes, en France et dans une dizaine de pays, montrent à la fois les dérives de la mondialisation et les initiatives pionnières pour changer de paradigme. Ses travaux mettent en avant les acteurs majeurs de la transition écologique et sociale que nous traversons : Vandana Shiva dont il a écrit la biographie, Rob Hopkins créateur du concept de ville en transition, Thierry Salomon, Philippe Desbrosses, Bernard Lietaer, Gunter Pauli, Gilles-Éric Séralini et Pierre Rabhi qui ont participé à (R)évolutions, le livre-programme de la campagne citoyenne "Tous Candidats". Rédigé par Lionel Astruc à l'occasion des élections présidentielles de 2012, cet ouvrage détaille 91 mesures dans 13 secteurs (industrie, énergie, agriculture, entrepreneuriat, architecture, recherche, santé, etc…). Chacune de ces solutions s’appuie sur une expérimentation qui a fait ses preuves sur le territoire français ou européen. Elles s’adressent aux candidats, mais aussi aux chefs d’entreprises, aux salariés, aux élus locaux et à tous les citoyens, pour que chacun puisse agir à son échelle.

Lionel Astruc assure aussi une veille stratégique pour le cabinet de conseil "Utopies", il rédige des rapports pour des institutions telles que l’Agence Belge de Développement (Ministère de la Coopération Belge). Il est rédacteur en chef du hors-série "développement durable" de la revue "L’Architecture d’Aujourd’hui".
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Vandana Shiva présente le premier roman de Lionel Astruc, *Traque verte*, un roman d'investigation en Inde, basé sur des faits réels, sur la guerre des matières premières. [Plus d'informations : http://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature/traque-verte]
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
TerrainsVagues   30 août 2017
Traque verte de Lionel Astruc
En Inde, nombreux sont les citoyens qui consacrent leur vie à la défense des plus pauvres

(...)

Ils utilisent des méthodes différentes, bellicistes ou pacifiques, plus ou moins radicales, mais tous reconnaissent sans ambiguïté Un seul et même adversaire : la consommation de masse et la mise en scène qui entoure ce modèle de société, en Inde comme dans le reste du monde. Les multinationales, aidées par les responsables politiques ont érigé, entre les consommateurs et l'extraction des matières premières, un mur d'images. Celui-ci met en scène la consommation comme un acte bénéfique pour la croissance, un acte positif, léger, sans conséquence, une distraction aussi facétieuse qu'un scénario publicitaire. En revanche, l'histoire vraie de Hem et cette guerre des matières premières qui fait des milliers de morts n'a aucune place sur cette vaste mosaïque d'information et de communication, aucun écho dans les médias européens. De fait, ce conflit nous ramène à une réalité dissonante et finalement atroce. À la manière d'un vortex, il concentre nos responsabilités éparpillées en un seul et même tourbillon de violence.
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TerrainsVagues   29 août 2017
Traque verte de Lionel Astruc
L'horreur, le drame de ce premier village brûlé, ces premiers paysans morts n'étaient que le prélude du parcours macabre de cette "marche pour la paix" qui durerait cinq années. Les violences atteignirent un niveau insoutenable dès les tout premiers mois. L'arrivée d'un bataillon indien du Nagaland la première semaine d'aout 2005 vint aggraver encore le carnage. Sur la place du village d'Iril, le corps sans tête d'un villageois avait été pendu pour que chacun puisse le voir. Dans les localités de Vechapal, Hurepal et Harital, dix membres des tribus locales furent encerclés et tués à bout portant. Les têtes de la plupart d'entre eux furent coupées et brandies comme des trophées. Des scènes équivalentes allaient se dérouler régulièrement pendant les mois suivants. Poussés par la terreur, les villageois laissaient toutes leurs possessions sur place et rejoignaient des camps organisés comme des prisons, le long des routes les plus proches. Un vivier idéal pour renforcer les effectifs de la milice. De leur coté, les naxalistes réagirent et firent exploser dès la fin d'aout un véhicule contenant 23 soldats.

Plusieurs observateurs, journalistes et ONG furent bientôt alertés par une trouble concordance; pourquoi les attaques des forces paramilitaires et de la police frappaient elle principalement de sud du Chhattisgarh? Ils découvrirent rapidement qu'à quelques kilomètres de là , les mines de Bailadila devaient être attribuées par la NMDC (National Mineral Development Corporation), entreprise publique d'exploitation minière, à deux grandes entreprises: Tata et Essar.

(...)

Cette apparente coïncidence entre les interventions de la police et l’attribution des terres n’avait rien d’un hasard. Cette flambée de violence intervenait à point nommé et neutralisait précisément les communautés gênant leurs projets. Le tout avait été planifié et mis en scène à dessein : en sous main, ces géant de l’extraction finançaient eux même la milice…
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Danieljean   07 octobre 2015
Vandana Shiva : Victoires d'une Indienne contre le pillage de la biodiversité de Lionel Astruc
Pour autant, Vandana Shiva refuse absolument que sa position soit réduite à une vision optimiste, ou même pessimiste. "Pour ces questions-là, mon esprit est encore très influencé par la théorie quantique,(1) révèle-t-elle. Cela signifie que je peux vivre agréablement dans l'incertitude. Les gens qui sont formés dans un mode de pensée mécanique vivent seulement dans une seule perspective : soit négative, soit positive. Quant à moi, je perçois certes la capacité de destruction existante, ainsi que l'inertie du système actuel. Et je peux donc voir que peut-être cette dévastation ne va pas s'arrêter. C'est une éventualité, admet-elle. Mais je constate aussi le pouvoir grandissant des citoyens et la puissance du mouvement écologiste. De même, je n'oublie pas que nous avons obtenu des victoires, notamment contre l'OMC et contre l'agriculture industrielle", sourit Vandana Shiva.
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Maya26   15 février 2015
Vandana Shiva, pour une désobéissance créatrice : Entretiens de Lionel Astruc
Quelle est la part de responsabilité des états dans ce glissement vers une perte de souveraineté ?



La conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (UNCTAD) a récemment envoyé une alerte aux gouvernements du monde. Elle affirme que, s'ils ne réagissent pas pour apporter une vraie protection aux petites exploitations, les populations seront dépassées par une crise d'une ampleur trop importante pour les gouvernements. Le devoir des dirigeants n'est pas de mettre la planète à la disposition des entreprises, mais d'assurer la bonne gestion des graines, des sols, de l'eau, etc.........Ils doivent s'assurer que l'alimentation est produite dans de bonnes conditions pour l'environnement et la société. Les gouvernements devraient avoir l'obligation de défendre les fermiers et de leur donner la priorité, du fait du rôle nourricier des agriculteurs. Les décideurs doivent abandonner la grille de lecture qui présente le spéculateur comme celui qui crée de la croissance. En bout de chaîne, le fermier est le grand perdant alors que, quand la crise va frapper, c'est le premier que nous irons voir pour trouver des solutions. Les agriculteurs devraient avoir une juste rémunération de leur travail, une vie moins précaire et une reconnaissance des dirigeants pour leur rôle fondamental.
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Maya26   15 février 2015
Vandana Shiva, pour une désobéissance créatrice : Entretiens de Lionel Astruc
Que peuvent faire les citadins qui n'ont pas de jardin?

Pour commencer, je les engage à cuisiner des ingrédients plus variés et à redécouvrir les traditions culinaires de leur région, de leurs ancêtres. Dans un rapport de mars 2014, le Centre international d'agriculture tropicale a montré que le régime alimentaire dit  « globalisé » qui gagne chaque jour du terrain, nuit à la diversité agricole. Il ne repose plus que sur quatre grandes cultures : le blé, le riz, la pomme de terre et le sucre. Non seulement cette appauvrissement est préjudiciable pour l'environnement, mais il affaiblit aussi la souveraineté alimentaire (par absence d'alternative lorsqu' une récolte est mauvaise) et favorise l'obésité, les maladies cardiovasculaire et le diabète. Les consommateurs doivent donc privilégier des plats plus variés, et notamment les spécificités culinaires de leur culture et de leur territoire. Cette diversification de nos assiettes poussera les producteurs à adopter un éventail plus large et contribuera à restaurer l'usage des semences plus variées. Cette diversification accroit la résilience des fermiers et de la population, et rend aussi l'alimentation plus saine : seul un apport varié des nutriments permet de se maintenir en bonne santé.
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BRAEM   10 septembre 2017
Vandana Shiva : Victoires d'une Indienne contre le pillage de la biodiversité de Lionel Astruc
Elle affirme aussi que la production alimentaire a toujours été confiée aux femmes dans la répartition sociale du travail : non seulement elles gardent les graines, les font pousser, mais elles transforment et cuisinent les aliments. De même, à travers cet ouvrage ("Rester en vie : femmes, écologie et survie en Inde") qui se présente comme une étude, l'écrivain observe que l'approvisionnement alimentaire, lorsqu'il est centré autour de la femme, est forcément basé sur le partage (avec les enfants, la famille, les autres femmes, etc.), la compassion, la conservation et le bien-être.

Mais, lorsque l'industrie, pilotée par des hommes, se mêle de nourriture, de production et de distribution, les graines sont modifiées pour ne plus se reproduire, l'alimentation se transforme en vulgaire nourrissage et les savoirs-faire féminins sont dénigrés. " Alors que les femmes ont maintenu la continuité des graines à travers les millénaires, en dépit des guerres, des catastrophes naturelles, des famines, la masculinisation de la biodiversité a conduit à la création de technologies violentes conçues pour empêcher les graines de germer", écrit l'auteur qui entend montrer à travers ce livre sorti en 1988 la place particulière des femmes dans l'environnement et leur importance cruciale dans sa préservation.
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eterlutisse   24 mars 2012
(R)évolutions : Pour une politique en actes de Lionel Astruc
notre citoyenneté doit absolument dépasser le seul choix d'un bulletin de vote et s'exercer pleinement et plus largement : au moment d'envisager une stratégie en entreprise, de faire ses courses, de construire sa maison, de participer à la gestion d'une école, d'une mairie ou d'une collectivité locale, etc.
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terryjil   23 mars 2019
L'art de la fausse générosité de Lionel Astruc
En effet, l'argent versé à la Fondation n'est pas utilisé directement: il est d'abord investi par son trust (son fonds d'investissement). L'argent que la Fondation consacre à son activité caritative provient donc des investissements faits par le trust dans des entreprises. En d'autres termes, le trust gère les actifs de la dotation et investit dans des entreprises, tandis que la Fondation distribue les dividendes réalisés aux projets subventionnés. Or, les entreprises qui font fructifier l'argent de la Fondation contribuent largement à la pauvreté, à l'injustice sociale et économique dans le monde. Elles sont pour la plupart extrêmement critiquées pour leur participation aux violations des droits humains, du travail et de l'environnement, et à l'évitement fiscal.
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BRAEM   11 septembre 2017
Vandana Shiva : Victoires d'une Indienne contre le pillage de la biodiversité de Lionel Astruc
Nous devons faire un choix. Allons-nous obéir aux lois du marché des entreprises avides ou à celles de Gaïa pour maintenir les écosystèmes de la Terre et la diversité de ses habitants ?

Les besoins en eau et en nourriture des populations ne peuvent être assouvis que si les moyens offerts par la nature pour fournir ces ressources sont protégés. Des sols morts et des rivières mortes ne peuvent produire ni nourriture ni eau.

Défendre les droits de cette Terre-mère est par conséquent la lutte la plus importante pour les droits de l'homme et la justice sociale. Il s'agit du plus grand mouvement pour la paix de notre époque.
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eterlutisse   28 mars 2012
(R)évolutions : Pour une politique en actes de Lionel Astruc
Que penser par exemple lorsque EDF consacre un vaste campagne à son engagement pour les énergies renouvelables, alors même qu'elle n'investit pas dans cette alternative écologique plus de 2,1% de son budget de recherche et développement ? Et peut-on tolérer que cette opération coûte plus cher (10 millions d'euros) que le budget attribué à la recherche des dites alternatives (8,9 millions d'euros) ?
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