AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres

Note moyenne 3.8 /5 (sur 67 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Sarcelles , le 27/03/1969
Biographie :

Lionel Naccache, né le 27 mars 1969 à Sarcelles, est un neurologue français.
Lionel Naccache est docteur en neurosciences cognitives et ancien élève de l'École Normale Supérieure de la rue d'Ulm. Il consacre son activité médicale et scientifique à l'exploration des bases cérébrales de la conscience à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière, et au sein de l'unité INSERM neuro-imagerie cognitive à Orsay.

Source : Wikipédia et http://www.inpress.fr
Ajouter des informations
Bibliographie de Lionel Naccache   (15)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de

Une conversation avec Jean-Yves Duhoo et Lionel Naccache animée par Tewfik Hakem. L'un est médecin neurologue, chercheur en neurosciences soucieux de partager son savoir auprès du plus large public. L'autre est illustrateur et dessinateur de BD ; esprit curieux, il réalise entres autres des reportages scientifiques pour le journal Spirou. Ils dialoguent ici pour mettre en lumière les merveilles et les mystères du cerveau humain. Lionel Naccache est l'auteur d'une série d'émissions sur France Inter, qui a dévoilé à des millions d'auditeurs l'état des connaissances sur la mémoire, les émotions, la conscience, le langage… bref, l'ensemble de nos processus cognitifs. Auteur de très nombreux livres, notamment Parlez-vous cerveau ? et le Cinéma intérieur, il explore, avec les outils des neurosciences les plus en pointe, la manière dont notre esprit produit notre perception du monde. Il montre comment le sujet élabore le sens que les choses ont pour lui, au croisement de la biologie et de l'expérience subjective. Dans Mister Cerveau, qu'a préfacé Lionel Naccache, Jean-Yves Duhoo mène l'enquête pour nous expliquer de manière imagée et drôle le fonctionnement de notre système nerveux central. Savez-vous que si l'on mettait tous nos neurones bout à bout, on obtiendrait la distance de la Terre à la Lune, que le cerveau d'Albert Einstein était plus petit que la moyenne ou que c'est lorsque vous rêvassez que votre cerveau travaille le plus ? En route pour un voyage au centre de la tête, une rencontre qui s'adresse tout aussi bien aux amateurs de BD qu'aux esprits scientifiques et à tous les fans de méninges désireux d'apprendre avec le sourire ! — À lire Jean-Yves DuhooMister Cerveau, Casterman, 2021. Lionel NaccacheParlez-vous cerveau ?, avec Karine Naccache, Odile Jacob, 2018. Lionel NaccacheLe Cinéma intérieur. Projection privée au coeur de la conscience, Odile Jacob, 2020. — Une rencontre animée par Tewfik Hakem et enregistrée en public le 18 juillet 2021 au Centre de la Vieille Charité, à Marseille, lors de la 5e édition du festival Oh les beaux jours !. https://ohlesbeauxjours.fr/ — Un podcast produit par Des livres comme des idées http://deslivrescommedesidees.com Montage : Clément Lemariey Voix : Benoît Paqueteau Musique : The Unreal Story of Lou Reed by Fred Nevché & French 79 2021 © Oh les beaux jours !.

+ Lire la suite
Podcasts (2) Voir tous


Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Jop93   08 mai 2017
Le chant du signe de Lionel Naccache
Comme l'énonce Jean-Pierre Winter à ce sujet, "lorsqu'on parle, on est d'emblée confronté au fait qu'on ne peut jamais savoir ce que l'autre comprend de ce que l'on est en train de dire, et ce, quand bien même on parlerait la même langue que lui. Parler la même langue sera toujours parler deux langues différentes. Ce n'est pas une punition, c'est la structure même du langage. "
Commenter  J’apprécie          60
XS   04 février 2017
Le chant du signe de Lionel Naccache
C’est d’ailleurs tout le génie de la signalétique que d’inventer des signes susceptibles de faire coïncider presque automatiquement toutes les interprétations qu’ils suscitent vers un contenu mental unique. Un peu comme un conteur qui faire naître simultanément une même émotion dans l’esprit de chacun de ses auditeurs. Le signe parfait et le conteur génial exercent ainsi tous deux une certaine forme de tyrannie sur la scène de notre vie mentale.
Commenter  J’apprécie          50
PhilOche   12 février 2021
Le cinéma intérieur de Lionel Naccache
La réponse tient en une phrase qui constitue le cœur de ce que nous avons qualifié de grande illusion de notre cinéma intérieur : à chaque instant, nous inventons, à notre insu, de quoi est constitué l’ensemble de ce qui est face à nous sur la base de ce dont nous avons effectivement pris conscience et sur celle de nos connaissances. Nous inventons ce dont nous n’avons pas conscience, nous en prenons conscience et croyons ainsi tout voir.
Commenter  J’apprécie          40
Musikant   16 février 2011
Perdons-nous connaissance ? de Lionel Naccache
Une réponse possible à cette source profonde de neuro-résistance me semble résider très précisément dans la littérature et dans la culture entendues comme univers de représentations du monde et de nous-mêmes qui nous permettent de continuer à fonctionner avec nos fictions, tout en ne les prenant pas pour ce qu'elles ne sont pas et ne seront jamais : des paroles absolument exactes interdisant le jeu social et la liberté de pensée. Si ce que je crois et pense est nécessairement exact, il n'y a pas de place pour d'autres idées ni pour d'autres individus porteurs de pensées contradictoires. Je peux donc apprendre à savoir que ce que je pense est à la fois fictionnel et vital pour moi, sans que cela remette en cause qui je suis et sui sont les autres.
Commenter  J’apprécie          30
enzo92320   14 avril 2021
Le nouvel inconscient de Lionel Naccache
(47%)



La psychanalyse ne se résume pas à Freud, et j’ignore presque tout des autres courants analytiques qui se revendiquent par une filiation plus ou moins directe, ou par une antifiliation de même valeur absolue, de la pensée de Freud. Je dois toutefois reconnaître que sa pensée m’intéresse au plus haut point, du fait de l’itinéraire intellectuel qui a été le sien : il constitue une énigme pour tout neurologue. Comment comprendre l’évolution de la pensée de cet indiscutable génie des neurosciences qui l’a conduit depuis l’étude minutieuse du ganglion stomatogastrique du homard à celle des fantasmes infantiles des hystériques puis à de nombreuses formulations théoriques toujours argumentées par de riches interprétations cliniques ?



Pour tout neurologue travaillant quotidiennement à la Salpêtrière où Freud a visité Charcot, un sphinx est posé au cœur de l’hôpital qui chaque matin vous renvoie ces questions : pourquoi a-t-il choisi cette voie ? Qu’a-t-il pu comprendre d’essentiel qui permette d’établir un lien direct entre ses premières motivations, son cadre conceptuel qui, sous bien des aspects, reste proche du nôtre, et ses premières théories de la « psychologie des profondeurs » ? Bref, comment en est-il arrivé là ?



Il arrive qu’on se pose ce type de questions pour des « génies à problèmes ». Un génie à problèmes, c’est par exemple le joueur d’échecs Bobby Fischer ou le mathématicien Alexandre Grothendieck. Un être qui produit une œuvre ou une pensée exceptionnelle, puis qui semble entrer en rupture totale avec ce qu’il a été, rupture qui prend souvent la forme d’un processus existentiel complexe nuancé de mysticisme, de parapsychologie ou d’une pathologie psychiatrique délirante.



Le problème avec Freud, c’est qu’il n’appartenait pas à cette catégorie. Freud était un homme posé et équilibré, un homme continûment préoccupé par les mêmes questions qui transparaissent tout au long de sa vie et de son œuvre, avec d’ailleurs un souci constant de noter chacune de ses contributions afin de pouvoir en attester la paternité de manière indiscutable. Si Freud a évolué vers ce qui est couramment décrit comme une rupture entre les neurosciences et la psychanalyse, cette rupture ne remplit pas chez lui une fonction existentielle qui en relativiserait la signification. Cette rupture semble être le fruit d’un parcours intellectuel cohérent, ce qui nous encourage à en rechercher l’origine conceptuelle. Cette rupture s’est effectuée dans le calme et la continuité de sa réflexion, sans processus psychiatrique ni crise mystique manifeste. Sa pensée s’est en effet lentement clivée à partir de ses propres observations minutieuses et réfléchies. Ce processus continu l’a conduit à rompre avec la neurologie, ainsi qu’avec la forme traditionnelle du discours scientifique. Freud a changé de point de vue une fois pour toutes. Il partait pourtant de notre éducation de neurologue et était guidé par la même question, celle de la clé du psychisme humain. Pourquoi a-t-il choisi cette voie ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
enzo92320   11 mars 2021
Le cinéma intérieur de Lionel Naccache
(p.86)



J’ai consacré un essai intitulé Le Chant du signe à cette psychopathologie de nos interprétations quotidiennes. Je n’en livrerai ici qu’un seul exemple, raconté par Nancy Huston dans L’Espèce fabulatrice, lorsque, ouvrant la porte d’un ascenseur, elle y découvre une femme accroupie qu’elle commence par interpréter comme étant une enfant, puis une femme en train de déféquer ou de sortir d’un trou, avant de converger sur l’interprétation correcte : cette femme accroupie fouille dans son sac à main, certainement à la recherche de son trousseau de clés. L’ensemble de cette séquence mentale dure moins de deux secondes. Cette microscène de son cinéma intérieur illustre le jaillissement d’une première interprétation qui va s’avérer erronée (une enfant), et qui n’est rien d’autre que le fruit de la mécanique interprétative inconsciente, irrépressible et immédiate que nous évoquions plus haut. Ce n’est qu’une fois consciente de cette interprétation que Nancy Huston peut rapidement prendre en compte d’autres informations qui n’ont pas été intégrées à la première analyse inconsciente de la scène. Ces informations supplémentaires, telles que les traits précis d’un visage de femme adulte ou son aspect vestimentaire détaillé incompatible avec celui d’une enfant, la conduisent ainsi à récuser cet élément du scénario de son film intérieur, et à exiger dans l’instant une version corrigée plus satisfaisante. Une seconde interprétation surgit alors sur son écran subjectif (une femme accroupie qui défèque), pour être à son tour discréditée – toujours consciemment – par l’auteure qui mobilise très probablement cette fois en quelques dixièmes de seconde d’autres connaissances sémantiques et sociales qui n’ont pas été prises en considération par l’équipe de scénaristes inconscients fulgurants dont le périmètre de connaissances est fort limité : la plausibilité de découvrir une femme adulte, éduquée et apparemment bien portante en train de déféquer durant le court trajet d’une descente d’ascenseur d’un immeuble de quatre étages semble infime, sinon impossible. Une troisième et dernière tentative, enfin, est couronnée de succès (une femme accroupie qui fouille dans son sac) et emporte la conviction de Nancy Huston qui repart avec cette interprétation subjective de la scène vécue, et qui ne cherche plus à la comprendre différemment.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Musikant   16 février 2011
Perdons-nous connaissance ? de Lionel Naccache
Nous sommes ainsi quotidiennement soumis à un "grand écart», parfois douloureux, entre, d'une part, les aspirations légitimes de notre société de l'information à la transparence la plus totale et , d'autre part, les motifs de résistance à cette transparence originaires de notre économie psychique qui est gouvernée par la stabilité de nos croyances subjectives. Cette tension entretenue est à l'origine de notre discours ambivalent et très paradoxale à l'égard de la transparence. La juxtaposition de notre apologie quasi illimitée de la transparence avec les brûlures qu'elle nous occasionne pourtant quotidiennement permet de faire apparaître avec force et évidence ce que nous avons qualifié de "malaise contemporain".
Commenter  J’apprécie          20
enzo92320   15 mars 2021
Le cinéma intérieur de Lionel Naccache
(p.99)



Cette coexistence de nos cinémas intérieurs respectifs est également une voie de tolérance : prendre conscience de la manière dont nous nous percevons et dont nous percevons le monde conduit à comprendre plus facilement que les autres le perçoivent autrement que nous, et se perçoivent autrement que nous les percevons. Nécessairement autrement. Coexister autrement que par l’exercice de la violence, de la duperie ou de la manipulation exige de prendre acte de cette indépassable différence de perception.



Enfin, se familiariser avec le cinéma intérieur devrait aider un certain nombre de nos contemporains à ne plus se conduire comme des gougnafiers. Chacun d’entre nous est, avons-nous posé, le personnage principal de son propre film, mais, pour si précieux que ce film subjectif puisse être, il ne doit pas conduire à oublier que chacun de nos semblables est à son tour le premier rôle de son propre film. Lui, et non pas moi ! Le héros que chacun de nous est dans son propre film peut emprunter à une multitude de registres : héros magnifié et célébré versus antihéros ou héros autodéprécié, héros automéprisé ou ignoré de soi, voire héros qui considère comme un héros la représentation qu’il se fait d’un autre que lui… mais, chaque fois, il s’agit bien du personnage principal du film en question. Chacun est le héros de son cinéma intérieur, et nous ne sommes jamais le héros du film de nos congénères. L’oubli, l’ignorance ou la non-prise en compte agressive et méprisante de ce principe portent plusieurs noms : stupidité, bêtise, égoïsme, arrogance, méchanceté, logique de surhomme et de sous-homme ou d’Untermensch…



Sans même exclure qu’une certaine ontologie du mal puisse en être dérivée.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
thomasson   26 janvier 2019
Perdons-nous connaissance ? de Lionel Naccache
Dans la première partie, une menace vieille comme le monde, Nous retrouvons ici la mythologie comme le véhicule de nos représentations culturelles, telle que nous avons amplement présentée au chapitre 1 dans l'avant-propos. Le risque intrinsèque à l'activité de connaissance traverse notre culture occidentale depuis ses origines et ceci sous des formes très variées qui produisent ensemble une formidable cohérence. Mais sommes-nous aujourd'hui capables d'attribuer une signification pertinente à ces menaces et que reste-il de ces mythes? Des ruines vestigiales, dernières traces d'un danger aujourd'hui disparu? Ou d'une sagesse antique qui ne demanderait qu'à nous parler et nous atteindre là où nous nous trouvons ici et maintenant. Cette première partie du livre rappelle le portrait de la connaissance brossé par les grandes traditions de pansée qui ont construit notre culture. Pour rechercher une signification intelligible de ce discours qui puisse résonner aux oreilles des citoyens occidentaux du XXIème siècle que nous sommes, Lionel Naccache a choisi trois sources, trois pôles et trois moments de la civilisation occidentale, sources que nous avons évoquées dans l'avant-propos: l'éternelle Athènes de la mythologie antique, Jérusalem avec certains récits bibliques de la Torah et plusieurs pages de de littérature talmudique qui fut en réalité rédigée au sein des académies d'Israêl et de Babylonie au cours des premiers siècles de l'ère chrétienne et enfin le mythe Faustien qui plonge ses racines dans le haut Moyen-Àge allemand. Commençons par Athènes:
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
MadeMoiZele   13 novembre 2020
Parlez-vous cerveau ? de Lionel Naccache
Un souvenir est un mélange de passé et de futur, coloré par le présent.
Commenter  J’apprécie          40

Acheter les livres de cet auteur sur
LirekaFnacAmazonRakutenCultura



Quiz Voir plus

Quiz Bibliothécaire Babelio

Comment s’appellent les membres ayant des droits spécifiques

A la Franzen : Les corrections
A la Musil : Les bibliothécaires
A la Coelho : Les alchimistes
A la Werber : Les fourmis

9 questions
498 lecteurs ont répondu
Créer un quiz sur cet auteur