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3.55/5 (sur 85 notes)

Nationalité : États-Unis
Biographie :

Auteure américaine de romance, Liz Fenton écrit à quatre mains avec Lisa Steinke, une camarade d'école, des romans sentimentaux humoristiques. Elle vit à San Diego, CA avec son mari et ses deux enfants.

Leir site : http://www.lizandlisa.com

Source : Goodreads.
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Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
C'est ce que les gens ne saisissent pas dans l'aspect définitif du mariage : on évolue et si l'autre personne ne suit pas , cela peut facilement tourner au vinaigre .
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C'est intéressant de voir combien les gens réagissent différemment aux mauvaises nouvelles. Certains pleurent, certains sont quasiment en état de choc, d'autres rient. Le mécanisme par lequel notre esprit et notre corps nous protègent de la douleur m'a toujours paru fascinant.
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Il y a une règle tacite qui veut que les meilleurs amis prennent mutuellement soin d'eux, sans que les conjoints ne bronchent.
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Il y a une fraction de seconde au réveil durant laquelle nos paupières s'ouvrent lentement, où notre esprit est encore vide et notre coeur léger. A cet instant où l'on est parfaitement ignorant de la douleur qui nous habite, les rêves qui ont dansé dans notre tête durant la nuit paraissent encore possibles.
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— Je suis désolé, Kate, s’excuse Max, qui évite de croiser mon regard.

— Désolé pour quoi ? Que se passe-t-il ?

Je me sens chancelante, comme si j’étais dans le manège des tasses à Disneyland, ne cessant de tournoyer tandis que le monde autour de moi me paraît immobile.

— Si c’est à propos de la montre, ce n’est pas grave si tu ne l’aimes pas, lui dis-je, tentant désespérément d’attribuer une raison à cette mine défaite que je ne lui connais pas.

— Oh ! là, là ! Je pensais pouvoir y arriver. Je suis désolé, répète-t-il, le visage pâle.

Une petite goutte de sueur perle sur son front. Alors qu’il lève la main pour l’essuyer, la situation me frappe de plein fouet. Instinctivement, je passe le doigt sur ma bague de fiançailles. Non, ce n’est pas possible.

— Kate ? (Les yeux de Max sont humides.) Est-ce que tu comprends ce que j’essaie de te dire ? Je ne peux pas le faire. Je m’étais convaincu qu’en te voyant ce soir, je serais rassuré. Que mes doutes disparaîtraient. Mais ce n’est pas le cas. Pardonne-moi.

Des doutes ?

— Hé, les tourtereaux, nous interrompt Stella, sa voix chantante tranchant l’air tel un couteau. En tant que wedding planner, je pense parler au nom de tous en vous disant que vous aurez la vie entière pour être tous les deux. Il est temps de rejoindre la fête et d’aller saluer vos invités ! (Elle nous tend à chacun une flûte de champagne et nous fait signe de nous approcher.) Bon, poursuit-elle à voix basse, Tante Kris demande un gin tonic, mais nous n’avons que de la vodka. Faisons-nous une exception ou dois-je lui dire non ?

— On fait une exception, lui réponds-je au moment même où Max déclare :

— Dites-lui non.

Stella nous dévisage en fronçant les sourcils et finit par percevoir la tension entre nous.

— Je vais me débrouiller, marmonne-t-elle avant de repartir vers le bar.
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— Oh ! là, là ! Katie. Je ne sais pas quoi dire…

— Ne m’appelle pas comme ça, lui fais-je les dents serrées, prise de tournis rien qu’en entendant ce surnom qu’il a l’habitude de me donner.

— Je ne voulais pas attendre aussi longtemps.

— C’est la veille de notre mariage, Max. Merde ! Tu as eu plus de trois cents jours pour me dire que tu ne voulais pas te marier. Et tu choisis de me l’annoncer maintenant ?

Il se frotte la nuque.

— Je sais… Je n’arrêtais pas de me dire que c’était peut-être simplement de la nervosité, comme si j’avais…

La colère enfle dans ma poitrine lorsque je me remémore les paroles de Liam, qui croyait que c’était moi qui étais nerveuse.

— La trouille ? Les pétoches ?, lui dis-je, la voix nouée, tout en chassant un serveur qui s’approche avec un plateau de gambas, signe qu’il est à présent dix-neuf heures.

Dans moins de dix-sept heures, je suis censée m’avancer vers Max, vêtue d’une robe bustier blanc cassé ornée d’un nœud gris autour de la taille. Julia et moi avions trouvé cette robe dans la première boutique de ma liste. Je me sens mal quand je repense à notre réaction lorsque nous avions aperçu, à côté de la caisse, le panonceau « Ni repris ni échangé ».

— Qui peut bien rapporter une robe de mariée ?, avais-je raillé.

La vendeuse était restée muette, tout en me regardant d’un air entendu. Peut-être m’étais-je porté malheur…

Max fixe ses mocassins noirs impeccablement cirés.

— Tu as tout à fait le droit d’être furieuse. De me détester même. Je veux que tu saches que cela n’a pas été une décision facile. J’en étais malade…

— Donc ta décision est prise ? C’est terminé ?, l’interromps-je, en ayant l’impression de regarder une comédie romantique, car cela n’arrive jamais dans la vraie vie, n’est-ce pas ? Je n’ai même pas mon mot à dire?
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Je m’étais exécutée, souhaitant éperdument atténuer la douleur cuisante qui ravageait ma poitrine. Liam m’avait prise dans ses bras quand j’avais éclaté en sanglots. Il n’avait cessé de me murmurer « Je suis vraiment désolé », comme si c’était lui le fautif. Puis, il m’avait accompagnée jusqu’à ma chambre, comme si j’étais une enfant, et avait veillé sur moi lorsque je m’étais effondrée sur le lit. J’avais lourdement enfoncé mon visage dans l’oreiller jusqu’à ce que l’obscurité vienne à bout de moi.

— Est-ce que Max est parti ?

Julia acquiesce d’un signe de tête et essuie une larme.

— Ça va ?… Excuse-moi, ne me réponds pas. C’est vraiment une question idiote. (Elle secoue la tête.) Tu sais que je ne suis pas douée pour ce genre de choses. Pour trouver les mots justes.

— Où est Ben ?

— Avec les enfants, pourquoi ?

— Je ne sais pas. Peut-être pour qu’une personne au moins soit avec son mari. (Ce mot m’étrangle.) Puisque, moi, je n’en ai pas.

— Je veux être à tes côtés.

Je remarque que ma robe de mariée est suspendue à la porte de l’armoire, mes escarpins en satin soigneusement rangés en dessous. Dire que cette tenue que je rêvais de porter depuis un an finira sur un site internet pour futures mariées en quête de bonnes affaires…

— Et maintenant ?, dis-je. (Julia me serre la main et je sens le diamant contre ma paume.) Par où commencer ?

Je retourne la bague. Dois-je la retirer ? La lui renvoyer ? La mettre en gage ?

— On va te ramener chez toi.

— Je ne sais même pas où c’est chez moi. Est-ce qu’il va déménager ? Ou bien moi ?
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« Dans moins de vingt-quatre heures, j’aurai la bague au doigt.

Quelque chose d’emprunté, quelque chose de bleu ? Ok.

Quelque chose de vieux, quelque chose de neuf ? Ok.

L’amour de ma vie ? Cent fois ok ! #ToutVaBien »

Je mets à jour mon statut Facebook, repose mon téléphone portable et tente de savourer la première minute seule que j’ai depuis ce matin. Du balcon de la suite nuptiale, je fixe les vagues qui s’écrasent sur le rivage hawaïen de Wailea. Je lisse le tissu impitoyable de ma robe fourreau noire, enfilée quelques minutes plus tôt avec toutes les peines du monde. Stella, ma wedding planner, une rougeur permanente sur ses joues rondes et un regard d’acier, m’avait imperturbablement crié : « Rentrez le ventre ! », avant de tirer d’un coup sec sur la fermeture Éclair qui refusait de glisser jusqu’à ma nuque.

Gênée, je l’avais aussitôt congédiée en lui confiant plusieurs tâches : mettre deux gerberas orange et un blanc dans chaque vase, s’assurer que les brochettes de crevettes au gingembre et les makis de thon épicés seraient bien servis à dix-neuf heures précises. Je lui avais également demandé de vérifier que mon père et ma mère, divorcés depuis presque vingt ans, ne soient pas seulement placés à des tables différentes, mais de part et d’autre de la salle – la colère sourde que ma mère éprouvait à l’égard de mon père depuis qu’il l’avait quittée explosant encore aussi facilement qu’une plaie que l’on gratterait et qui se mettrait à saigner.
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Ne serait-ce pas merveilleux si nous pouvions nous débarrasser des sentiments et souvenirs douloureux aussi facilement que nous envoyons un cliché raté dans la poubelle de notre ordinateur ?
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Parce que j'observe les gens comme Callie. Et je ne parle pas seulement de ses photos de mariage, mais de l'ensemble. Ses enfants modèles, ses vacances exotiques... As-tu vu le safari qu'elle a fait ? Elle a embrassé une girafe ! J'aimerais savoir pourquoi certaines personnes ont une vie formidable, alors que d'autres, fais-je en me donnant une tape sur la poitrine, se retrouvent dans leur suite nuptiale avec une robe qu'elles ne porteront jamais, le jour de leur mariage qui n'aura jamais lieu !
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