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Note moyenne 4.5 /5 (sur 20 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Brooklyn, New-York , le 02/03/1942
Mort(e) à : New York , le 27/10/2013
Biographie :

Lou Reed, de son vrai nom Lewis Alan Reed, est un artiste américain qui a débuté sa carrière avec le groupe The Velvet Underground.
Il y occupait les postes de guitariste, chanteur et a composé nombre de titres restés populaires même après la séparation du groupe en 1970. Le Velvet Underground a influencé plusieurs générations de compositeurs, bien que n'ayant connu que peu de succès commercial dans les sixties1.
On attribue à Brian Eno la remarque selon laquelle si juste quelques milliers de fans achetèrent le premier disque du Velvet Underground, chacun de ces derniers créèrent un groupe. C'est en cela que Lou Reed et le Velvet Underground restent aussi légendaires malgré la quasi-inexistence de tubes, contrairement aux autres groupes influents de cette époque. Lou Reed fait partie des icônes du rock même si son succès commercial fut moindre que d'autres artistes qui ont forgé l'histoire du rock comme Bob Dylan, Neil Young, David Bowie...
Ses textes et sa musique ont beau être percutants, leur noirceur (qui atteint son apogée dans l'album Berlin) ne lui apporte aucun succès commercial. Sa voix en parlé/chanté est une autre « marque de fabrique » de Lou Reed.
Lou Reed « prince de la nuit et des angoisses » obtint pourtant un réel succès commercial avec un titre, très sombre et osé Walk on the Wild Side.
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Vidéo de

Lou Reed : Lecture publique au studio 104 à Paris [2008 / France Culture] http://le-semaphore.blogspot.fr/2014/.... Émission : L'Atelier de la création sur France Culture, diffusée le 25 décembre 2013. De Bernard Comment et Manoushak Fashahi (rediffusion "Surpris par la Nuit" – 24/11/2011). Avec : Lou Reed. Bernard Comment. Traduction : Sophie Couronne et Larry Debay. Lecture : Caroline Ducey. Réalisation : Manoushak Fashahi. « Je ne suis pas une rock and roll star, je suis un écrivain qui écrit et produit ses propres trucs. » Le 20 octobre 2008, Lou Reed a fait une lecture publique au CentQuatre à Paris. Pas n’importe quelle lecture : ce sont les textes de certaines de ses chansons qu’il déclame avec une émotion presque palpable, ceux de la radio Lou, fréquence qu’il était le seul à pouvoir capter ; sa radio intime en quelque sorte, son labyrinthe de paroles, d’images toutes plus poignantes les unes que les autres. C’était à l’occasion de la parution d’un livre aux éditions du Seuil, intitulé "Traverser le feu", ouvrage qui rassemble l’intégrale des textes de ses chansons. France Culture a eu la très bonne idée de retransmettre sur ses ondes cet enregistrement unique où la voix du vieux rocker s’avance, nue, sans guitare, portant en bandoulière le feu de ses mots. La traduction française arrive ensuite, relayée par la voix de Caroline Ducey. Puis, quelques chansons viennent émailler le fil de la lecture. Ainsi lus sans musique, les textes de ses chansons prennent une tout autre texture : les images se font plus présentes, plus persistantes. Elles se gravent dans notre esprit comme une marque au fer rouge. Et que dire de cette voix qui a tant vécu, cette voix d’homme – sans doute au fond si proche de l’enfant qu’il fut –, qui nous fait le don unique de son témoignage artistique, de sa parole créatrice ; cette parole qui s’offre à nous comme une embrassade fraternelle… Lou Reed a hissé la grand-voile et navigue sur le fleuve de sa mémoire. C’est cinq ans plus tard, presque jour pour jour, qu’il ôtera le masque bleu de son visage pour regarder Charon droit dans les yeux. En sa compagnie, il se peut qu’il soit allé traverser le Styx pour ensuite laver son corps et son âme dans les eaux bienfaisantes de l’oubli – dans le miroir du Léthé. Sa propre traversée du feu, il devait l’accomplir seul – laissant ses frères humains derrière lui se débrouiller comme ils le peuvent. Entendre cette voix nue nous lire les mots d’une vie entière, c’est beau comme l’éclair qui fendille l’eau noire du ciel avec son harpon de lumière. © Thibault Marconnet le 09 avril 2014 Thèmes : Création Radiophonique| 20e siècle| Musique| Poésie| Rock| Velvet Underground| Lou Reed| Bernard Comment Source : France Culture

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Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
 Lou Reed
carre   27 octobre 2013
Lou Reed
Je crois que le rock’n’roll est une culture urbaine typique du vingtième siècle. Je crois que ça a été inventé pour que quelqu’un rassemble une histoire, des paroles, des sentiments et une qualité de littérature qui soient délicieux et complémentaires à l’intelligence et au corps. On a eu Ulysse. Dostoïevski, et Shakespeare, et je voudrais créer quelque chose qui soit aussi précieux dans une maison que ces œuvres. (1981)
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 Lou Reed
Pavlik   04 août 2016
Lou Reed
Je ne pense pas qu'il y ait quelqu’un dans le rock qui écrive des textes qui signifient quelque chose, à part moi. Je ne parle pas à beaucoup de gens. Quand quelqu’un est plus intelligent que moi, je la ferme et j'écoute. Ça n’arrive pas souvent.
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 Lou Reed
SZRAMOWO   19 juin 2016
Lou Reed
Parfois, la musique rend les mots plus efficaces.

Dans les pièces et les livres, l'auteur a le droit d'écrire ce qui se passe réellement. Pourquoi la vérité des faits et des sentiments serait-elle refusée aux chansons ?
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TristanPichard   08 janvier 2014
Traverser le feu : Intégrale des chansons de Lou Reed
Candy dit j'en viens à détester mon corps

et tout ce qu'il exige en ce monde

Candy dit je voudrais savoir absolument

Ce dont les autres parlent si discrètement



Candy says, sur l'album The Velvet Underground
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 Lou Reed
croquignol   25 janvier 2021
Lou Reed
This is no time for celebration

This is no time for shaking hands

This is no time for backslapping

This is no time for marching bands



This is no time for optimism

This is no time for endless thought

This is no time for my country right or wrong

Remember what that brought



This is no time for congratulations

This is no time to turn your back

This is no time for circumlocution

This is no time for learned speech



This is no time to count your blessings

This is no time for private gain

This is the time to put up or shut up

It won't come back this way again



This is no time to swallow anger

This is no time to ignore hate

This is no time to be acting frivolous

Because the time is getting late



This is no time for private vendettas

This is no time to not know who you are

Self knowledge is a dangerous thing

The freedom of who you are



This is no time to ignore warnings

This is no time to clear the plate

Let's not be sorry after the fact

And let the past become out fate



This is no time to turn away and drink

Or smoke some vials of crack

This is a time to gather force

And take dead aim and attack



This is no time for celebration

This is no time for saluting flags

This is no time for inner searchings

The future is at hand



This is no time for phony rhetoric

This is no time for political speech

This is a time for action

Because the future's within reach



("There Is No Time", 1989)
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ThibaultMarconnet   06 décembre 2020
Parole de la nuit sauvage de Lou Reed
The Day John Kennedy Died (Le jour où John Kennedy est mort)



I dreamed I was president of these United States

I dreamed I replaced ignorance, stupidity and hate

I dreamed the perfect union and the perfect law, undenied

And most of all I dreamed I forgot the day John Kennedy died



I dreamed that I could do the job that others hadn’t done

I dreamed that I was uncorrupt and fair to everyone

I dreamed I wasn’t gross or base, a criminal on the take

And most of all I dreamed I forgot the day John Kennedy died



I remember where I was that day I was upstate in a bar

The team from the university was playing football on T.V.

Then the screen went dead and the announcer said

“There’s been a tragedy, there are unconfirmed reports the

President’s been shot, and he may be dead or dying.”

Talking stopped, someone shouted, “What?!”



I ran out the street

People were gathered everywhere saying did you hear what they

said on T.V.

and then a guy in a Porsche with his radio on

hit his horn and told us the news

He said, “The President’s dead, he was shot twice in the head

in Dallas, and they don’t know by whom.”



I dreamed that I was president of these United States

I dreamed that I was young and smart and it was not a waste

I dreamed that there was a point to life and to the human race

I dreamed I could somehow comprehend that someone

shot him in the face



*



J’ai rêvé que j’étais président des États-Unis

Je gommais l’ignorance, la bêtise et la haine

J’ai rêvé d’une entente et d’une loi parfaites, incontestées

Et surtout j’ai rêvé que j’avais oublié le jour où John Kennedy est mort



J’ai rêvé que je faisais ce que les autres n’avaient pas fait

Que j’étais intègre, et juste avec tout le monde

Que je n’étais ni vulgaire ni abject, pas un escroc qui touche des pots-de-vin

Et surtout j’ai rêvé que j’avais oublié le jour où John Kennedy est mort



Ce jour-là j’étais dans un bar, à la frontière de l’État

Je regardais l’équipe de foot de l’université à la télé

Puis l’image a été coupée et un présentateur a dit :

« Il vient d’arriver une tragédie, la nouvelle n’est pas officielle, on a tiré sur le

président, il pourrait être mort ou en train de mourir. »

Les conversations se sont arrêtées, quelqu’un a crié : « Quoi ?! »



J’ai foncé dans la rue

Les gens se rassemblaient ils disaient : vous avez entendu

ce qu’ils ont dit à la télé

Puis un type en Porsche, sa radio allumée

a klaxonné et nous a annoncé la nouvelle

Il a dit : « Le président est mort, on lui a tiré deux balles dans la tête

à Dallas, ils ne savent pas qui c’est. »



J’ai rêvé que j’étais président des États-Unis

Que j’étais jeune, intelligent et ça servait à quelque chose

La vie avait un sens, ainsi que le genre humain

J’ai rêvé que je pouvais comprendre qu’on lui ait

tiré dans la figure



(p. 180-183)
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ThibaultMarconnet   13 août 2021
Parole de la nuit sauvage de Lou Reed
There is no time (On n’a plus le temps)



This is no time for celebration

This is no time for shaking hands

This is no time for back slapping

This is no time for marching bands

This is no time for optimism

This is no time for endless thought

This is no time for my country right or wrong

Remember what that brought



There is no time



This is no time for congratulations

This is no time to turn your back

This is no time for circumlocution

This is no time for learned speech

This is no time to count your blessings

This is no time for private gain

This is a time to put up or shut up

It won’t come back this way again



There is no time



This is no time to swallow anger

This is no time to ignore hate

This is no time to be acting frivolous

because the time is getting late



This is no time for private vendettas

This is no time to not know who you are

Self-knowledge is a dangerous thing

The freedom of who you are

This is no time to ignore warnings

This is no time to clear the plate

Let’s not be sorry after the fact

and let the past become our fate



There is no time



This is no time to turn away and drink

or smoke some vials of crack

This is a time to gather force

and take dead aim and attack

This is no time for celebration

This is no time for saluting flags

This is no time for inner searchings

The future is at the hand

This is no time for phony rhetoric

This is no time for political speech

This is a time for action

because the future’s within reach



This is time, because there is no time



*



Ce n’est pas l’heure des célébrations

Pas l’heure des poignées de main

Pas l’heure des claques dans le dos

Pas l’heure des défilés

Pas l’heure d’être optimiste

Pas l’heure des réflexions sans fin

Pas l’heure de dire mon pays a tort ou raison

Souvenez-vous du résultat



On n’a plus le temps



Ce n’est pas l’heure de se congratuler

Pas l’heure de tourner le dos

Pas l’heure des périphrases

Pas l’heure des discours appris par cœur

Pas l’heure de compter ses blessures

Pas l’heure de s’enrichir

C’est l’heure de s’impliquer ou de la fermer

L’occasion ne se représentera pas



On n’a plus le temps



Ce n’est pas l’heure d’avaler sa colère

Pas l’heure d’occulter la haine

Pas l’heure d’agir à la légère

bientôt il sera trop tard



Ce n’est pas l’heure des vendettas privées

Pas l’heure d’ignorer qui tu es

La connaissance de soi est chose dangereuse

La liberté d’être soi-même

Ce n’est pas l’heure de braver les présages

Pas l’heure de faire table rase

Ne regrettons pas nos actes

que le passé devienne notre destin



On n’a plus le temps



Ce n’est pas l’heure de tourner le dos et de boire

Ou de fumer du crack

C’est l’heure de rassembler les forces

de choisir sa cible et d’attaquer

Ce n’est pas l’heure des cérémonies

Pas l’heure de saluer les drapeaux

Pas l’heure de la quête intérieure

Le futur est proche

Ce n’est pas l’heure de la rhétorique bidon

Pas l’heure des discours politiques

C’est le moment d’agir

Car l’avenir est à portée de main



C’est le moment, parce qu’on n’a plus le temps



(p. 300-303)
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hesperie   16 août 2011
Parole de la nuit sauvage de Lou Reed
Heroin



I don't know just where I'm going

But I'm going to try for the kingdom if I can

Cause it makes me feel like I'm a man

When I put a spike in my vein

Then I'll tell you things aren't quite the same

When I'm rushing on my run

And I feel like Jesus'son

And I guess that I just don't know

And I guess that I just don't know
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ThibaultMarconnet   06 décembre 2020
Parole de la nuit sauvage de Lou Reed
Waves of Fear (Vagues d’angoisse)



Waves of fear attack in the night

Waves of revulsion—sickening sights

My heart’s nearly bursting

My chest’s choking tight



Waves of fear

Squat on the floor

Looking for some pill, the liquor is gone

Blood drips from my nose, I can barely breathe

Waves of fear I’m too scared to leave



I’m too afraid to use the phone

I’m too afraid to put the light on

I’m so afraid I’ve lost control

I’m suffocating without a word

Crazy with sweat, spittle on my jaw

What’s that funny noise,

what’s that on the floor

Waves of fear

Pulsing with death

I curse at my tremors

I jump at my own step

I cringe at my terror

I hate my own smell

I know where I must be

I must be in hell



Waves of fear

Waves of fear



*



Les vagues d’angoisse attaquent la nuit

Vagues de dégoût — visions qui rendent fou

Mon cœur va éclater

Ma poitrine se resserre

Vagues d’angoisse, vagues d’angoisse



Vagues d’angoisse

Blotti sur le sol

Je cherche une pilule, plus d’alcool

Je peux à peine respirer, du sang coule de mon nez

Vagues d’angoisse, trop peur pour sortir



Trop peur pour téléphoner

Pour allumer la lumière

Si peur d’avoir perdu le contrôle

Je suffoque sans rien dire

Je sue comme une bête, je bave

Quel est ce bruit,

Cette chose par terre

Vagues d’angoisse

Vagues de mort

Maudits tremblements

Je sursaute au bruit de mes pas

Ma peur m’effraie

Je hais mon odeur

Je sais où je suis

En enfer



Vagues d’angoisse

Vagues d’angoisse



(p. 174-175)
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ThibaultMarconnet   14 août 2021
Parole de la nuit sauvage de Lou Reed
Last Great American Whale (La dernière grande baleine américaine)



They say he didn’t have an enemy

His was a greatness to behold

He was the last surviving progeny

The last one on this side of the world

He measured half a mile from tip to tail

silver and black with powerful fins

They say he could split a mountain in two

that’s how we got the Grand Canyon



Some say they saw him at the Great Lakes

Some say they saw him off the coast of Florida

My mother said she saw him in Chinatown

but you can’t always trust your mother

Off the Carolinas the sun shines brightly in the day

The lighthouse glows ghostly there at night

The chief of a local tribe had killed a racist mayor’s son

and he’d been on death row since 1958

The mayor’s kid was a rowdy pig

Spit on Indians and lots worse

The Old Chief buried a hatchet in his head

Life compared to death for him seemed worse

The tribal brothers gathered in the lighthouse to sing

and tried to conjure up a storm or rain



The harbor parted and the great whale sprang full up

and caused a huge tidal wave

The wave crushed the jail and freed the chief

The tribe let out a roar

The whites were drowned

The browns and reds set free

but sadly one thing more

Some local yokel member of the NRA

kept a bazooka in his living room

and thinking he had the Chief in his sights

blew the whale’s brain out with a lead harpoon



Well Americans don’t care for much of anything

Land and water the least

And animal life is low on the totem pole

with human life not worth more than infected yeast

Americans don’t care too much for beauty

They’ll shit in a river, dump battery acid in a stream

They’ll watch dead rats wash up on the beach

and complain if they can’t swim

They say things are done for the majority

Don’t believe half of what you see

and none of what you hear



It’s a lot like what my painter friend Donald said to me,

"Stick a fork in their ass and turn ‘em over, they’re done"



*



Elle n’avait pas un seul ennemi

Elle était splendide

C’était la dernière survivante de son espèce

La dernière dans cette partie du monde

Huit cents mètres de la tête à la queue

grise et noire, de puissantes nageoires

Elle peut fendre une montagne en deux

c’est comme ça qu’est né le Grand Canyon



Certains disent qu’ils l’ont vue dans les Grands Lacs

D’autres au large de la Floride

Ma mère dit qu’elle l’a vue à Chinatown

mais faut pas toujours croire sa mère

Au sud des Carolines le soleil brille très fort

Le phare a une lumière spectrale

Le chef d’une tribu locale avait tué le fils d’un maire raciste

il était condamné depuis 1958

Le gosse du maire était un sale type, un violent

Il crachait sur les Indiens et bien pire

Le Vieux Chef lui a planté sa hache dans la tête

Pour lui la vie était pire que la mort

Les hommes de la tribu sont allés au phare pour chanter

faire venir la pluie, déclencher une tempête



Le port s’est ouvert en deux, la grande baleine a sauté

et provoqué un raz de marée

La vague a détruit la prison et libéré le chef

La tribu a poussé des cris

Les Blancs ont été noyés

Les Noirs et les Rouges remis en liberté

mais malheureusement

Un plouc local membre de la NRA

avait un bazooka dans son salon

et pensant avoir le Chef dans sa mire

a tué la baleine avec un lance-harpon



Les Américains se fichent pratiquement de tout

De la terre et de l’eau

Le règne animal est en bas du mât totémique

la vie humaine ne vaut pas mieux qu’une vieille levure

Les Américains n’attachent pas grande importance à la beauté

Ils chient dans les rivières, balancent les vieilles piles dans les ruisseaux

Ils regardent des rats morts échouer sur le rivage

et se plaignent de ne pouvoir nager

Ils disent dans l’ensemble on agit

Ne croyez pas la moitié de ce que vous voyez

et rien de ce que vous entendez



Ça ressemble beaucoup à ce que Donald, mon ami peintre, m’a dit :

« Plante-leur une fourchette dans le cul et retourne-les, ils sont faits. »



(p. 272-275)
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