AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Citation de enkidu_


enkidu_   19 septembre 2016
Les Mystères templiers de Louis Charpentier
L’Irlande était venue très tôt au christianisme et, vraisemblablement, sans les impositions plus ou moins brutales des empereurs romains, puis des barbares nommément chrétiens, il en aurait été de même dans tous les pays du celtisme druidique. On peut bien dire que les chrétiens de Rome et les chrétiens de Clovis ont dégoûté la Gaule du christianisme.

L’Irlande n’a connu ni Rome ni les barbares, et cela explique son acceptation sans heurt du christianisme.

On ne sait plus grand-chose des Druides, mais leur facilité à accueillir une certaine forme de christianisme semble les situer, spirituellement, très près de celui-ci. Rien ne les a heurtés dans la révélation nouvelle, qu’ils attendaient d’ailleurs avec le changement d’ère : ni l’unité divine, ni le Dieu incréé englobant l’Univers en toutes ses formes, ni la Divinité en trois personnes, ni le Dieu né d’une Vierge (Merlin est né d’une Vierge), ni le Dieu incarné, ni l’homme divin mis en croix, ni la résurrection, ni l’immortalité de l’âme qu’ils enseignaient déjà.

N’est-ce pas saint Benno qui, à son heure dernière, s’écriait : « Je vois la Trinité, et Pierre et Paul, et les Druides, et les saints… »

La Celtique entière, derrière ses Druides, se précipita vers le christianisme. Mais déchanta rapidement dès que le christianisme, dans les mains des rois germains et de leurs évêques, devint un instrument de servage. L’Irlande qui avait échappé à la conquête romaine, puis aux conquêtes barbares demeura chrétienne mais, si l’on peut dire ainsi, « druidiquement ».

« Saint Kertigern, dit un auteur anglais, reprit plusieurs traditions druidiques et sembla, un temps, agir d’une façon toute druidique… »

Le même auteur décrivait le roi Diarmuid Mac Carbhail (528) comme demi-druide demi-chrétien.

Il n’est donc pas étonnant que la conception « druidique » du christianisme soit repartie d’Irlande. Elle fut approuvée dans les Gaules surtout par saint Colomban et avec l’appui – sensible – d’un pape bénédictin : Grégoire Ier, saint Grégoire le Grand. (pp. 73-74)
Commenter  J’apprécie          30





Ont apprécié cette citation (2)voir plus