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Note moyenne 3.75 /5 (sur 6 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 03/06/1833
Mort(e) : 1880
Biographie :

Louis Edmond Duranty est un romancier et critique d'art français du XIXe siècle (1833-1880).

Edmond Louis Duranty est né à Paris en 1833. Il est le fils de Louis Edmond Anthoine, auditeur au Conseil d’Etat (1833), inspecteur de la Compagnie d’assurances la Nationale, puis magistrat. Duranty n’est pas le fils de Prosper Mérimée comme on l’avance à tort parfois. Il est élevé en province par sa grand-tante paternelle, en Gironde au château de Néac.

Il fait ses études à Paris et est élève au collège Chaptal en 1844 et 1845. Après ses études, il est admis, sous le nom d’Edmond Anthoine, comme employé à l’administration centrale des Domaines et Forets de la Couronne, en 1853. Mais, il donne sa démission le 4 juillet 1857.

Dès lors, il se consacre au journalisme comme critique d’art, et parallèlement, à la littérature.

Il est le cofondateur de la revue Le Réalisme avec Jules Champfleury, avec qui il défendra le mouvement réaliste et l'impressionnisme.

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Source : Gallimard Wikipedia et http://www.appl-lachaise.net
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Citations et extraits (9) Ajouter une citation
SZRAMOWO   23 septembre 2015
Le malheur d'Henriette Gérard de Louis Edmond Duranty
A une demi-lieue de Villevieille, chef lieu d'arrondissement , se trouve une jolie propriété qu'on appelle les Basses-Tournelles.

La maison d'habitation est gaie, le parc assez grand. Les terres qui en dépendent, très fertiles, produisent un revenu d'environ quinze mille francs.

Cette maison gaie, entourée de gazons et de jeunes bois, a renfermé une famille dont les troubles intérieurs et les catastrophes ont beaucoup préoccupé le pays, d'autant plus qu'elle avait d'abord parue fort unie, et que, sous des apparences presque patriarcales, la malignité provinciale eut quelque peine à démêmer les plaies et les désordres.

Le père, M. Pierre Gérard, s'était placé à la tête de l'agriculture de l'endroit, et les gens qui considéraient le propriétaire important, l'éleveur de beaux boeufs, ne s'inquiétaient pas de la largeur de son sens moral, et n'analysaient point sa physionomie rusée, matérielle et un peu basse.

La mère, femme de quarante-eux ans à peu près, dure et froide de visage, représentait, pour la société de province, un type de distinction parisienne. On accordait à Madame Gérard la réputation de la femme la plus spirituelle du département. Elle avait pris l'initiative de la charité, de la philanthropie, dans le pays, où quelques établissements de bienfaisance se fondèrent par ses soins.
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EricB   30 octobre 2017
Le malheur d'Henriette Gérard de Louis Edmond Duranty
Les soins hygiéniques que Mathéus était obligé de prendre de sa personne combattaient tous ses goûts et le tenaient dans un ennui profond. La lecture l'endormait, l'agriculture ne l'intéressait pas, les idées d'ordre n'arrivaient jamais jusqu'à lui : il n'aimait que les jeux de hasard, le monde, les veilles, et tout cela lui était interdit.
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EricB   30 octobre 2017
Le malheur d'Henriette Gérard de Louis Edmond Duranty
(...) Mathéus avait été élégant, joli garçon, mondain, et sinon débauché, du moins dissipé. Il en portait la peine dans ses vieilles années. C'était un grand "vieillard" que des soins extraordinaires, une sorte d'embaumement persévérant, maintenaient dans un aspect à première vue satisfaisant, mais qui ensuite devenait insupportable. Mathéus s'ennuyait de la solitude. Vainement il avait déployé beaucoup d'amabilité et de galanterie auprès des femmes, dont il aimait au moins toujours le souvenir. Personne ne pouvait résister à la contemplation prolongée de cette "chose", qui semblait prête à craquer et à s'écrouler à tous moments. Vivre avec cet homme et le voir souvent donnait le vertige : on s'attendait à ce qu'il tombât tout à coup en ruine.
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EricB   30 octobre 2017
Le malheur d'Henriette Gérard de Louis Edmond Duranty
Henriette pouvait rougir d'un homme comme lui [Emile] ! Il était inutile sur la terre, incapable de se servir lui-même, nuisant à tout le monde, rendant malheureuses sa mère et sa maîtresse ! Le jour où il se tuerait, car cela finirait ainsi, on le pleurerait, on le regretterait, on chercherait peut-être dans la cendre ce qu'avait de bon son organisation. Sa sauvagerie et sa malhabileté mises de côté, restaient une certaine bonté, du dévouement, de la pénétration, se disait-il, mais tout cela stérile, infructueux ; ou plutôt il était niais, égoïste, et n'avait pas de bonheur ! Il n'en aurait jamais !
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EricB   30 octobre 2017
Le malheur d'Henriette Gérard de Louis Edmond Duranty
Henriette s'effraya de voir sa résistance comptée pour rien par des gens imperturbablement convaincus qu'ils arriveraient à leur but, et que n'arrêtaient ni la netteté de ses déclarations ni ses ruses. Elle douta d'elle-même. "Je n'ai donc aucune force, je ne suis donc pas capable de combattre, puisqu'on ne semble même pas s'apercevoir que je me défends ! Et Emile qui m'abandonne !"
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EricB   30 octobre 2017
Le malheur d'Henriette Gérard de Louis Edmond Duranty
Les êtres intelligents ont des ressources de distraction contre la douleur. En deux heures, il est vrai, ils souffrent plus que les êtres secondaires ne souffrent en huit jours., mais en ces deux heures ils ont épuisé tout leur "rendement" de souffrances, et ils en sont reposés ensuite par d'autres sensations auxquelles leur esprit est ouvert.
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EricB   30 octobre 2017
Le malheur d'Henriette Gérard de Louis Edmond Duranty
Madame Gérard ne s'arrêta pas à de telles allures d'inquiétude et de dérangement. La déclaration bien nette de répulsion pour Mathéus ne l'empêcha de continuer son travail d'araignée. Cette mère comptait enlacer, entraîner Henriette, au point que celle-ci ne pût faire de résistance le jour où on lui apprendrait ce à quoi était destiné Mathéus.
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EricB   30 octobre 2017
Le malheur d'Henriette Gérard de Louis Edmond Duranty
Les imbéciles sont des êtres navrants dans les petites choses comme dans les grandes.
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EricB   30 octobre 2017
Le malheur d'Henriette Gérard de Louis Edmond Duranty
Tout homme qui n'a pas l'intention de vaincre ou mourir dans une entreprise qu'il poursuit a toujours un refuge de conscience , une combinaison pour justifier d'avance sa déroute. Il va au feu, mais il n'y restera pas.
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