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Note moyenne 4.08 /5 (sur 181 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , le 28/01/1918
Mort(e) à : Paris , le 30/12/2000
Biographie :

Louis-René des Forêts est un écrivain français, largement étudié par la critique, mais peu connu du grand public.

Après une scolarité secondaire à Bourges, il suit des études de droit et de sciences politiques et commence à faire paraître des chroniques musicales et littéraires. C'est à la fin des années trente qu'il fait la connaissance de Jean de Frotté, qui le met en relation avec Patrice de La Tour du Pin, Michel du Boisberranger et Jean Chauvel. Mobilisé en 1939, de retour chez lui (dans le Berry) en 1940, il s'engagera dans la Résistance. Ses débuts littéraires datent de l'Occupation : entre 1941 et 1943, il écrit Les Mendiants, publié par Gallimard, qui sera suivi en 1946 du Bavard, presque ignoré du public.

Il se lie d'amitié avec Raymond Queneau et André Frénaud. Après une année de travail avec le jeune éditeur Robert Laffont, il se retire en province. Il publie dans quelques revues : L'Arbalète, Les Lettres nouvelles, La Nouvelle Revue française. En 1953, il revient à Paris et participe chez Gallimard (dont il sera membre du comité de lecture de 1966 à 1983) à la conception de « L'Encyclopédie de la Pléiade », avec R. Queneau. Il se lie alors d'amitié avec Michel Gallimard, Robert Antelme, Georges Bataille et Maurice Blanchot.

Il fonde en 1954 le Comité contre la guerre d'Algérie, avec Dionys Mascolo, Edgar Morin et Robert Antelme.

En 1960, il publie La Chambre des enfants, prix des Critiques.

En 1967, il fonde la revue L'Éphémère, avec Yves Bonnefoy, André du Bouchet, Paul Celan, Jacques Dupin, Michel Leiris et Gaétan Picon ; il fait également paraître au Mercure de France Les Mégères de la mer. Chez le même éditeur paraîtra en 1997 son dernier ouvrage, Ostinato, autobiographie fragmentée dont la rédaction avait été entreprise dès 1975 et dont la NRF, L'Ire des vents, Art Press, La Quinzaine littéraire et Le Cahier du refuge avaient donné successivement, entre 1984 et 1994, des extraits et ébauches. Plusieurs prix lui seront remis dans les années 1980 et 1990 : prix Maeterlinck à Bruxelles (1988), Grand Prix national des lettres pour l'ensemble de son œuvre (1991) et le prix de l'écrit intime (1997).

En 1997, il publie Ostinato et reçoit le Grand Prix littéraire de la Société des gens de lettres.

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Source : Marianne
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Louis-René Des Forêts Une Mémoire démentielle.
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Citations et extraits (136) Voir plus Ajouter une citation
patatipatata   20 juin 2013
Le bavard de Louis-René Des Forêts
Éprouvant subitement une répugnance insurmontable pour la vie en société avec son cortège d'intrigues, de méprisables agitations et de paroles creuses, toute cette chaleur d'étuve qui émanait d'une promiscuité que les sinistres obligations de la vie m'imposaient, je n'aspirais qu'à m'en dégager pour goûter aux bienfaits de l'air pur et du silence...
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Piatka   05 décembre 2015
Voies et détours de la fiction de Louis-René Des Forêts
Un écrivain associe sans cesse sa recherche verbale et sa recherche intérieure.
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Piatka   04 décembre 2015
Voies et détours de la fiction de Louis-René Des Forêts
La musique est le lieu où la pensée respire.
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coco4649   21 décembre 2012
Ostinato de Louis-René Des Forêts
Que d'années à se défaire du pli, à se delester des chimères, à se décrasser des niaiseries,à rompre le cercle étouffant de la faute et du rachat, à prendre le large loin de ces tenaces mais si touchantes impostures auxquelles butent les furieux élans de l'enfance façonnée dans la cruelle chasteté et le miel du respect, et qui doit tenir sa langue en attendant que vienne l'heure où la rebellion fusera au grand jour comme germe une plante après un long hiver.
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Piling   10 octobre 2009
Le bavard de Louis-René Des Forêts
Mais ce que je regrette de ne pas savoir exprimer, c'est le plaisir sensuel, à la fois très paisible et d'une acuité extrême, que j'éprouvais quand, assis sans bouger sur ce banc, d'où je pouvais jouir d'un paysage composé d'eau, d'édifices, de verdures à perte de vue et de nuages auquel la lumière printanière donnait un éclat magique, le corps chauffé par un soleil doux et protégé du vent encore assez frais en cette saison par un manteau suffisamment épais, je restais à regarder tour à tour les passants qui se croisaient devant moi, l'acier étincelant du pont rigide au-dessus du barrage ou encore, renversant la tête, la voûte vert clair du sapin qui me toisait de toute sa hauteur, toutes choses assez peu remarquables en elles-mêmes, et à prêter l'oreille aux propos décousus des gens qui avaient pris place à côté de moi, aux cris joyeux des enfants, au bruissement précipité de l'eau rebondissante au-dessus du pont métallique; la double action de regarder et d'écouter s'accompagnant depuis longtemps pour moi d'une émotion très spéciale qui pouvait surgir au moment le plus imprévu et m'être causé par quelque chose ou quelqu'un auquel je n'avais aucune raison particulière de m'intéresser. Au milieu du vaste flux des choses, ne rien faire, mais voir et écouter.
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Piling   04 octobre 2009
Le bavard de Louis-René Des Forêts
Et notez que je ne vous demande pas de me lire vraiment, mais de m'entretenir dans cette illusion que je suis lu : vous saisissez la nuance ? – Alors, vous parlez pour mentir ? – Non, monsieur, pour parler, rien de plus, et vous-même faites-vous autre chose du matin au soir et pas seulement à votre chat ? Et un écrivain écrit-il pour une autre raison que celle qu'il a envie d'écrire ? Mais suffit. Que mon lecteur me pardonne si je n'aime pas qu'on me bourdonne aux oreilles quand je parle.
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colimasson   09 mars 2015
Ostinato de Louis-René Des Forêts
Que jamais la voix de l’enfant en lui ne se taise, qu’elle tombe comme un don du ciel offrant aux mots desséchés l’éclat de son rire, le sel de ses larmes, sa toute-puissante sauvagerie.
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DocIdoine   13 mars 2019
Oeuvres complètes de Louis-René Des Forêts
C'est elle encore souriant debout

Parmi les asters et les roses

Dans la pleine lumière de sa grâce

Fière comme elle fut toujours.
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Tandarica   24 novembre 2014
Ostinato de Louis-René Des Forêts
Mutisme, mutisme tyrannique, fruit de la fierté et de la peur. Tout est obstacle à la chaleur de l'échange quand se perd jusqu'à la force de soutenir le bleu amical d'un regard.
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coco4649   18 avril 2014
Ostinato de Louis-René Des Forêts
Pour qui s'absorbe dans la contemplation de son propre vide, les mots sont autant de facteurs de trouble en ce qu'ils viennent inopportunément donner consistance et du même coup mettre fin à l'état d'inanité où, délesté de leur poids, il éprouvait un sentiment d'heureuse plénitude à n'être rien, tout au plus un simple d'esprit que son cerveau fêlé eût doué d'une sorte de candeur enfantine. Mais à peine se réjouit-il d'y avoir accédé que les voilà qui réapparaissent en force pour lui imposer leurs lois, le ramener contre son gré à cette fausse clarté raisonnante dont n'a que faire un idiot, si tant est qu'on puisse se rendre tel par un décret de la volonté.



p.221-222
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