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Note moyenne 3.75 /5 (sur 187 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Lyon , 1524
Mort(e) à : Parcieux-en-Dombes , le 25/04/1566
Biographie :

Louise Labé est une poétesse française.

Fille et femme de riches cordiers, son surnom de "belle cordière" est fort explicable. Louise Labé, femme de lettres surtout poétesse, ravissante joueuse de luth qui s'initia au latin, à l'italien et à la musique, était aussi une amazone pour qui l'escrime ou l'équitation n'avaient aucun secret. Par surcroît, l'une des premières féministes de l'histoire, Louise Labé ne laisse personne indifférent.

La belle cordière tenait "bureau d'esprit" dans sa maison à Lyon. Le domicile de Louise Labé était le rendez-vous de la société la plus distinguée et la plus lettrée. Les artistes, des avocats, des érudits, de riches Italiens figuraient aussi dans ce cénacle.

Le salon de la poétesse accueillait : Maurice Scève, Charles Fontaine, Claude de Taillemont, Antoine du Moulin, Guillaume Aubert, Jean-Antoine de Baïf, Pontus de Tyard, Jacques Pelletier, du Mans, un soupirant déçu; Olivier de Magny, un amour malheureux et volage qui lui inspira ses plus beau vers; Claude Rubys qui rebuté par elle, lui fit une fort mauvaise réputation; Pierre Woériot, Luigi Francesco Alamani, Antoine Fumée, et enfin son ami l'avocat florentin Fortini.

L'œuvre de Louise Labé, très mince en volume (662 vers), se compose d'un "Débat de Folie et d'Amour" (dans lequel Jean de La Fontaine a trouvé le sujet de l'une de ses fables, "L'Amour et la Folie"), de trois "Élégies" et de vingt-quatre sonnets, lesquels expriment les tourments féminins de la passion.
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Source : www.aei.ca
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Lecture par l'auteur Rencontre animée par Sophie Joubert « Que ce livre joyeux vous accompagne partout, qu'il essuie vos larmes afin d'en faire couler d'autres plus grosses et plus pleines, qu'il vous éclaire dans vos nuits de plein jour, qu'il vous dévoile un horizon d'événements, qu'il vous trahisse. Ce n'est pas un livre en fait mais un kit de survie en territoire hostile. Un couteau suisse. Écrivez dessus, cornez des pages, lâchez-y vos sanglots, il sert à ça, ce livre. » Philippe Torreton nous propose un “Voyage dans le chant du monde”, plus de 150 poètes réunis sur cinq siècles de poésie : Charles Baudelaire, François Cheng, Jean Cocteau, Paul Eluard, Louise Labé, Jean de la Fontaine, Gérard de Nerval, Germaine de Staël, Louis Aragon, Aimé Césaire, Andrée Chedid… À lire – Philippe Torreton, Anthologie de la poésie française – Voyage dans le chant du monde, Calmann-Lévy, 2022.

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Citations et extraits (111) Voir plus Ajouter une citation
Fabinou7   08 décembre 2020
Oeuvres poétiques (précédé de) Rymes de Pernette du Guillet de Louise Labé
"je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;

j’ai chaud extrême en endurant froidure ;

la vie m’est et trop molle et trop dure ;

j’ai grands ennuis entremêlés de joies."
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Louise Labé
candlemas   04 mars 2018
Louise Labé
Baise m’encor, rebaise-moi et baise :

Donne m’en un de tes plus savoureux,

Donne m’en un de tes plus amoureux :

Je t’en rendrai quatre plus chauds que braise.



Las, te plains-tu ? ça que ce mal j’apaise,

En t’en donnant dix autres doucereux.

Ainsi mêlant nos baisers tant heureux

Jouissons-nous l’un de l’autre à notre aise.



Lors double vie à chacun en suivra.

Chacun en soi et son ami vivra.

Permets m’Amour penser quelque folie :



Toujours suis mal, vivant discrètement,

Et ne me puis donner contentement,

Si hors de moi ne fais quelque saillie.
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Louise Labé
Piatka   05 février 2017
Louise Labé
ON VOIT MOURIR TOUTE CHOSE ANIMÉE



On voit mourir toute chose animée,

Lors que du corps l'âme subtile part.

Je suis le corps, toi la meilleure part :

Où es-tu donc, ô âme bien-aimée ?



Ne me laissez par si long temps pâmée,

Pour me sauver après viendrais trop tard.

Las ! ne mets point ton corps en ce hasard :

Rends-lui sa part et moitié estimée.



Mais fais, Ami, que ne soit dangereuse

Cette rencontre et revue amoureuse,

L'accompagnant, non de sévérité,



Non de rigueur, mais de grâce amiable,

Qui doucement me rende ta beauté,

Jadis cruelle, à présent favorable.
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Louise Labé
Cularo   15 octobre 2013
Louise Labé
Je vis,je meurs;je me brûle et me noie;

J'ai chaud extrême en endurant froidure:

La vie m'est trop molle et trop dure.

J'ai grands ennuis entremêlés de joie.

Tout à un coup je ris et je larmoie,

Et en plaisir maint grief tourment j'endure;

Mon bien s'en va,et à jamais il dure;

Tout en un coup je sèche et je verdoie.

Ainsi Amour inconstamment me mène;

Et,quand je pense avoir plus de douleur,

Sans y penser je me trouve hors de peine.

Puis,quand je crois ma joie être certaine,

Et être au haut de mon désiré heur,

Il me remet en mon premier malheur.
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Annette55   16 décembre 2014
Oeuvres poétiques (précédé de) Rymes de Pernette du Guillet de Louise Labé
Je vis, je meurs, je me brûle et me noie,

J'ai chaud extrême en endurant froidure,

La vie est trop molle et trop dure.

J'ai de grands ennuis entremêlés de joie.



Tout à un coup je ris et je larmoie,

Et en plaisir maint grief tourment j'endure,

Mon bien s'en va , et à jamais il dure,

Tout en un coup je séche et je verdoie.





Ainsi Amour inconstamment me mène,

Et,quand je pense avoir plus de douleur,

Sans y penser avoir plus de douleur,

Sans y penser je me trouve hors de peine.





Puis, quand je crois ma joie être certaine.

Et être au haut de mon désiré heur,

Il me remet en mon premier malheur.





Extrait de Poémes Par cœur . ( Louise Labé: 1524-1566 )

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Annette55   31 janvier 2023
Ce besoin d'aimer pour aimer de Louise Labé
Le Mot «  AMOUR »



«  Un soir de Londres

Je marche dans les brouillards de Février

Seul avec un amour qui commence

Viendra - t- elle

Et je disperse sans fin l’impatience de mes pas

Coudoyant des fantômes

Bonsoir Docteur Johnson bonsoir George Borrow

Et Moll Flanders flânait le long de la Tamise

Comment donc disais - tu Shelley de cette ville

Hell is a city much live London ah c’était à l’envers

Mais as - tu vu la nuit l’enfer

A- t- il tant de décors à l’usage des crimes

Ö paysage de Marylebone Road

Rues vides sans parole où l’on a soigneusement essuyé les

tâches de sang

Je me disais justement Comme c’est étrange

Le froid de l’Érèbe Mais

Où sont les flammes d’antan

Soudain le soleil dans l’étoupe

Une torche dans la rue

Tout ce monde court avec des bottes de ouate

Vers cette fausse aurore » .





ARAGON .. Poésies .
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Orphea   09 octobre 2010
Oeuvres complètes de Louise Labé
Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;

J'ai chaud extrême en endurant froidure :

La vie m'est et trop molle et trop dure.

J'ai grands ennuis entremêlés de joie.



Tout à un coup je ris et je larmoie,

Et en plaisir maint grief tourment j'endure ;

Mon bien s'en va, et à jamais il dure ;

Tout en un coup je sèche et je verdoie.



Ainsi Amour inconstamment me mène ;

Et, quand je pense avoir plus de douleur,

Sans y penser je me trouve hors de peine.



Puis, quand je crois ma joie être certaine,

Et être au haut de mon désiré heur,

Il me remet en mon premier malheur.
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TheWind   01 février 2015
Oeuvres complètes de Louise Labé
O dous regars, o yeux pleins de beauté,

Petits jardins, pleins de fleurs amoureuses

Ou sont d'Amour les flesches dangereuses,

Tant à vous voir mon œil s'est arresté !



O cœur félon, o rude cruauté,

Tant tu me tiens de façons rigoureuses,

Tant j'y ai coulé de larmes langoureuses,

Sentant l'ardeur de mon cœur tourmenté !



Donques, mes yeux, tant de plaisir avez,

Tant de bons tours par ses yeux recevez :

Mais toy, mon cœur, plus les vois s'y complaire,



Plus tu languiz, plus en as de soucis,

Or devinez si je suis aise aussi,

Sentant mon œil estre à mon cœur contraire.
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Orphea   09 octobre 2010
Oeuvres complètes de Louise Labé
Tant que mes yeux pourront larmes épandre

A l'heur passé avec toi regretter,

Et qu'aux sanglots et soupirs résister

Pourra ma voix, et un peu faire entendre ;



Tant que ma main pourra les cordes tendre

Du mignard luth, pour tes grâces chanter ;

Tant que l'esprit se voudra contenter

De ne vouloir rien fors que toi comprendre,



Je ne souhaite encore point mourir.

Mais, quand mes yeux je sentirai tarir,

Ma voix cassée, et ma main impuissante,



Et mon esprit en ce mortel séjour

Ne pouvant plus montrer signe d'amante,

Prierai la mort noircir mon plus clair jour.
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Annette55   20 août 2022
Ce besoin d'aimer pour aimer de Louise Labé
Je ne sais plus, je ne veux plus



«  Je ne sais plus d’où naissait ma colère ;

Il a parlé …..ses torts ont disparu ;

Ses yeux priaient , sa bouche voulait plaire ;

Où fuyais - tu, ma timide colère ?

Je ne sais plus .



Je ne veux plus regarder ce que j’aime ;

Dès qu’il sourit , tous mes pleurs sont perdus ;

En vain , par force ou par douceur suprême ,

L’amour et lui veulent encor que j’aime ;

Je ne veux plus .





Je ne sais plus le fuir en son absence ,

Tous mes serments alors sont superflus .

Sans me trahir , j’ai bravé sa présence ;

Mais sans mourir supporter son absence ,

Je ne sais plus .!  »
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