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Note moyenne 3.81 /5 (sur 149 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Lyon , 1524
Mort(e) à : Parcieux-en-Dombes , le 25/04/1566
Biographie :

Louise Labé est une poétesse française.

Fille et femme de riches cordiers, son surnom de «belle cordière» est fort explicable. Louise Labé, femme de lettres surtout poétesse, ravissante joueuse de luth qui s'initia au latin, à l'italien et à la musique, était aussi une amazone pour qui l'escrime ou l'équitation n'avaient aucun secret. Par surcroît, l'une des premières féministes de l'histoire, Louise Labé ne laisse personne indifférent.

La belle cordière tenait «bureau d'esprit» dans sa maison à Lyon. Le domicile de Louise Labé était le rendez-vous de la société la plus distinguée et la plus lettrée. Les artistes, des avocats, des érudits, de riches Italiens figuraient aussi dans ce cénacle.

Le salon de la poétesse accueillait : Maurice Scève, Charles Fontaine, Claude de Taillemont, Antoine du Moulin, Guillaume Aubert, Jean-Antoine de Baïf, Pontus de Tyard, Jacques Pelletier, du Mans, un soupirant déçu; Olivier de Magny, un amour malheureux et volage qui lui inspira ses plus beau vers; Claude Rubys qui rebuté par elle, lui fit une fort mauvaise réputation; Pierre Woériot, Luigi Francesco Alamani, Antoine Fumée, et enfin son ami l'avocat florentin Fortini.
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Source : www.aei.ca
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Vidéo de

Louise LABÉ – Introduction à sa poésie par Stanislas Fumet (Chaîne Nationale, 1960) L’émission « Anthologie française », par Stanislas Fumet, diffusée le 16 novembre 1960 sur la Chaîne Nationale.

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Citations et extraits (89) Voir plus Ajouter une citation
Louise Labé
candlemas   04 mars 2018
Louise Labé
Baise m’encor, rebaise-moi et baise :

Donne m’en un de tes plus savoureux,

Donne m’en un de tes plus amoureux :

Je t’en rendrai quatre plus chauds que braise.



Las, te plains-tu ? ça que ce mal j’apaise,

En t’en donnant dix autres doucereux.

Ainsi mêlant nos baisers tant heureux

Jouissons-nous l’un de l’autre à notre aise.



Lors double vie à chacun en suivra.

Chacun en soi et son ami vivra.

Permets m’Amour penser quelque folie :



Toujours suis mal, vivant discrètement,

Et ne me puis donner contentement,

Si hors de moi ne fais quelque saillie.
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Louise Labé
Piatka   05 février 2017
Louise Labé
ON VOIT MOURIR TOUTE CHOSE ANIMÉE



On voit mourir toute chose animée,

Lors que du corps l'âme subtile part.

Je suis le corps, toi la meilleure part :

Où es-tu donc, ô âme bien-aimée ?



Ne me laissez par si long temps pâmée,

Pour me sauver après viendrais trop tard.

Las ! ne mets point ton corps en ce hasard :

Rends-lui sa part et moitié estimée.



Mais fais, Ami, que ne soit dangereuse

Cette rencontre et revue amoureuse,

L'accompagnant, non de sévérité,



Non de rigueur, mais de grâce amiable,

Qui doucement me rende ta beauté,

Jadis cruelle, à présent favorable.
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Louise Labé
Cularo   15 octobre 2013
Louise Labé
Je vis,je meurs;je me brûle et me noie;

J'ai chaud extrême en endurant froidure:

La vie m'est trop molle et trop dure.

J'ai grands ennuis entremêlés de joie.

Tout à un coup je ris et je larmoie,

Et en plaisir maint grief tourment j'endure;

Mon bien s'en va,et à jamais il dure;

Tout en un coup je sèche et je verdoie.

Ainsi Amour inconstamment me mène;

Et,quand je pense avoir plus de douleur,

Sans y penser je me trouve hors de peine.

Puis,quand je crois ma joie être certaine,

Et être au haut de mon désiré heur,

Il me remet en mon premier malheur.
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Annette55   16 décembre 2014
Oeuvres poétiques, précédé de "Rymes" de Pernette du Guillet de Louise Labé
Je vis, je meurs, je me brûle et me noie,

J'ai chaud extrême en endurant froidure,

La vie est trop molle et trop dure.

J'ai de grands ennuis entremêlés de joie.



Tout à un coup je ris et je larmoie,

Et en plaisir maint grief tourment j'endure,

Mon bien s'en va , et à jamais il dure,

Tout en un coup je séche et je verdoie.





Ainsi Amour inconstamment me mène,

Et,quand je pense avoir plus de douleur,

Sans y penser avoir plus de douleur,

Sans y penser je me trouve hors de peine.





Puis, quand je crois ma joie être certaine.

Et être au haut de mon désiré heur,

Il me remet en mon premier malheur.





Extrait de Poémes Par cœur . ( Louise Labé: 1524-1566 )

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Orphea   09 octobre 2010
Oeuvres complètes de Louise Labé
Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie ;

J'ai chaud extrême en endurant froidure :

La vie m'est et trop molle et trop dure.

J'ai grands ennuis entremêlés de joie.



Tout à un coup je ris et je larmoie,

Et en plaisir maint grief tourment j'endure ;

Mon bien s'en va, et à jamais il dure ;

Tout en un coup je sèche et je verdoie.



Ainsi Amour inconstamment me mène ;

Et, quand je pense avoir plus de douleur,

Sans y penser je me trouve hors de peine.



Puis, quand je crois ma joie être certaine,

Et être au haut de mon désiré heur,

Il me remet en mon premier malheur.
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TheWind   01 février 2015
Oeuvres complètes de Louise Labé
O dous regars, o yeux pleins de beauté,

Petits jardins, pleins de fleurs amoureuses

Ou sont d'Amour les flesches dangereuses,

Tant à vous voir mon œil s'est arresté !



O cœur félon, o rude cruauté,

Tant tu me tiens de façons rigoureuses,

Tant j'y ai coulé de larmes langoureuses,

Sentant l'ardeur de mon cœur tourmenté !



Donques, mes yeux, tant de plaisir avez,

Tant de bons tours par ses yeux recevez :

Mais toy, mon cœur, plus les vois s'y complaire,



Plus tu languiz, plus en as de soucis,

Or devinez si je suis aise aussi,

Sentant mon œil estre à mon cœur contraire.
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Orphea   09 octobre 2010
Oeuvres complètes de Louise Labé
Tant que mes yeux pourront larmes épandre

A l'heur passé avec toi regretter,

Et qu'aux sanglots et soupirs résister

Pourra ma voix, et un peu faire entendre ;



Tant que ma main pourra les cordes tendre

Du mignard luth, pour tes grâces chanter ;

Tant que l'esprit se voudra contenter

De ne vouloir rien fors que toi comprendre,



Je ne souhaite encore point mourir.

Mais, quand mes yeux je sentirai tarir,

Ma voix cassée, et ma main impuissante,



Et mon esprit en ce mortel séjour

Ne pouvant plus montrer signe d'amante,

Prierai la mort noircir mon plus clair jour.
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Orphea   17 juin 2012
Oeuvres complètes de Louise Labé
Tout aussitôt que je commence à prendre

Dans le mol lit le repos désiré,

Mon triste esprit, hors de moi retiré,

S'en va vers toi incontinent se rendre.



Lors m'est avis que dedans mon sein tendre

Je tiens le bien où j'ai tant aspiré,

Et pour lequel j'ai si haut soupiré

Que de sanglots ai souvent cuidé fendre.



Ô doux sommeil, ô nuit à moi heureuse !

Plaisant repos, plein de tranquillité,

Continuez toutes les nuits mon songe ;



Et si jamais ma pauvre âme amoureuse

Ne doit avoir de bien en vérité,

Faites au moins qu'elle en ait en mensonge.
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TheWind   06 février 2015
Oeuvres complètes de Louise Labé
Qu'encor Amour su moy son arc essaie,

Que nouveaus feus me guette et nouveau dars :

Qu'il se despite, et pis qu'il pourra face :



Car je suis tant navree en toutes pars,

Que plus en moy une nouvelle plaie,

Pour m'empirer ne pourroit trouver place.
Commenter  J’apprécie          160
michfred   23 décembre 2015
Oeuvres complètes de Louise Labé
Tant que mes yeux pourront larmes épandre



Tant que mes yeux pourront larmes épandre

A l'heur passé avec toi regretter,

Et qu'aux sanglots et soupirs résister

Pourra ma voix, et un peu faire entendre ;



Tant que ma main pourra les cordes tendre

Du mignard luth, pour tes grâces chanter ;

Tant que l'esprit se voudra contenter

De ne vouloir rien fors que toi comprendre,



Je ne souhaite encore point mourir.

Mais, quand mes yeux je sentirai tarir,

Ma voix cassée, et ma main impuissante,



Et mon esprit en ce mortel séjour

Ne pouvant plus montrer signe d'amante,

Prierai la mort noircir mon plus clair jour.
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