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3.93/5 (sur 21 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Luc BERGOUGNOUX enseigne l'histoire-géographie à Nevers.
C’est aussi un écrivain qui a choisi le polar pour écrire sur deux thèmes qui lui tiennent particulièrement à coeur : la Première Guerre mondiale et le difficile après-guerre des soldats qui ont vécu l'enfer, ainsi que les bouleversements de la société française dans l'entre-deux-guerres.
Pour incarner ces thèmes, il a créé un héros, Camille Defaux, gendarme, ancien soldat de la guerre de 1914, qui essaie de se reconstruire malgré ses fantômes. L'enquêteur incontrôlable « n'est pas très obéissant », confie l'auteur au JDC (Journal du Centre). « Pendant la guerre, il a subi la hiérarchie, les ordres imbéciles, les assauts inutiles. Il se reconstruit dans une cellule amicale. »
Son premier polar, Le soldat perdu, est paru en 2012 ; son héros revient dans Casque à pointe (éditions du Roure, 2014).
Pour l’auteur dont l’ambition est de donner le goût de l’Histoire, y compris au travers de l'humour, l'enquête est « un prétexte à raconter autre chose. Une intrigue policière enrichie d'anecdotes ».
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Luc BERGOUGNOUX a choisi le polar pour écrire sur les thèmes qui lui tiennent particulièrement à cœur, dont la mémoire de la Première Guerre mondiale. Il présente à Autun "Le soldat perdu" paru en 2012 dont le héros revient dans "Casque à pointe". lireenpaysautunois


Citations et extraits (9) Ajouter une citation
En se penchant Camille aperçut le petit homme replet qui, tel une araignée tapie derrière un étroit comptoir, guettait les victimes venues s'égarer dans le labyrinthe de sa boutique. Le personnage laissait une impression confuse, vaguement inquiétante, tant son apparence offrait de contradictions.
Aux rondeurs joviales du visage s'opposaient de petits yeux fuyant le regard d'autrui tandis que le corps flasque et affaissé dissimulait une puissante ossature néandertalienne.
L'ensemble proposait la curieuse géométrie d'un cube enchâssé dans une sphère.
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La mort est indifférente à la valeur des Hommes ...
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Écroulée sur le canapé, Juliette Stern ronflait au rythme des ronronnements indifférents du chat Nestor affalé de tout son long sur le ventre de sa bienfaitrice. Devant l’insistance des sonneries du téléphone qui rayaient son cerveau à la manière d’une craie neuve sur un tableau noir, elle délogea péniblement le tas de graisse poilu dont la densité augmentait proportionnellement à sa contrariété.
Titubant dangereusement dans le salon passablement encombré, elle parvint à interrompre la torture en décrochant le combiné.
– Ouais !?
– Juliette ? C’est Georges.
– Georges ? T’as des insomnies ? Il est quelle heure ?
– Cinq heures et demie, ma poulette. Désolé de te sortir des draps, mais tu es impatiemment attendue, dans un quart d’heure, à la cathédrale. On a un macchabée sur les bras !
– Tu déconnes ? Si c’est une blague…
– J’aimerais bien mais là, j’ai pas le cœur. C’est un peu tôt pour que ma puissance comique prenne son plein envol.
– OK, j’arrive.

Derrière la permanente lassitude qui troublait la voix de l’inspecteur Georges Chassagnes, et malgré son incontestable gueule de bois, Juliette avait saisi une intonation nouvelle. Depuis cinq ans qu’il lui servait de chaperon, de coéquipier, endossant parfois même un rôle exaspérant de père adoptif, elle l’avait vu recevoir avec flegme tous les aléas, pas toujours ragoûtants, de leur quotidien de flics de province. Cette fois, elle sentait une inquiétude inédite assaisonnée d’un soupçon de panique.
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- Je ne sais pas ce qu'on vous a dit du Martin ... Quand les gens disparaissent, c'est la grande lessive qui transforme les pires démons en petits anges regrettés !
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Defaux observa le vin orangé, presque brun, que son hôte versait délicatement. Des parfums étonnants de vieux cuir et de sous-bois l'assaillirent au moment où il approchait le verre de ses lèvres, il découvrait des saveurs inconnues sous l'oeil satisfait du chevalier.
- Je suis heureux de pouvoir déguster avec vous ce Pétrus d'avant-guerre. M'y plonger seul était un pis-aller mais c'est dans le partage qu'il prend tout son sens.
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Après avoir dépassé le château, il s'engagera dans l'étroit chemin qui conduisait à la ferme des Pujol. Malgré les raquettes, l'épaisseur de la neige freinait sa progression qui se faisait laborieuse. Il dut s'imposer une halte afin de trouver son souffle autant que l'ordre cohérent de ses idées. En portant un regard panoramique sur le paysage, il fut saisi par sa monochromie.
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Au réveil, Marie souleva les paupières comme on lève le rideau sur une scène de théâtre tragi-comique. Camille offrait le spectacle d'un être hagard faisant les cents pas entre la la fenêtre et bureau à la manière d'un fauve de cirque. Sur la modeste table, les papiers s'amoncelaient, aléatoirement éparpillés par le vent qui avait dû être violent.
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Les maisons de pierre semblaient aux aguets, recroquevillées, prêtes à affronter les nouveaux assauts de l'hiver.
Seules les volutes de fumée échappées des conduits de cheminée proposaient leur danse vaporeuse dans cet univers absolument immobile.
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...Personne ne jugera jamais les membres incompétents et irresponsables de ces conseils de guerre improvisés. Ces parodies de justice resteront des tâches indélébiles sur la robe déjà bien chargée de la République.
--Sans doute les historiens feront-ils, un jour, leur travail...
-- Probablement , mais, en attendant, tous ces braves gens, après avoir brisé tant de destins, auront coulé une paisible existence de bons pères de famille drapés dans leurs certitudes tranquilles.
--La conscience de certains doit, tout de même, venir parfois bousculer la quiétude de leur sommeil !
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