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4.3/5 (sur 174 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1989
Biographie :

Lucie Azema est journaliste, voyageuse au long cours, féministe.

En 2011, elle part étudier à Beyrouth. Après avoir vécu en Inde où elle tient un blog sur Courrier international expat', au Liban, en Turquie, elle s'installe en 2017 en Iran.

En 2021, elle publie son premier livre, "Les femmes aussi sont du voyage". Il est le coup de cœur de la rédaction de "Ouest France" et de "Télérama". Le livre est proposé au programme "Invitation au voyage... " de BTS en France en 2022.

"L'usage du thé" (2022) est son deuxième ouvrage.

Instagram : https://www.instagram.com/lucieazm/?hl=fr


Source : wikipedia
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Lucie Azéma dénonce la vision masculine de l'aventure et du voyage, dans son tout premier livre : "Les femmes aussi sont du voyage". La journaliste signe un manifeste féministe pour inciter les femmes à larguer les amarres. TV 5 Info

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Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
On pense généralement que le voyage est une machine à dévoiler les secrets, en réalité, il ne fait que les entasser. Précisément car les mondes de l'imaginaire et du réel en sont pas tout à fait distincts : ils s'entretiennent et se nourrissent mutuellement. L'écueil ne réside pas dans le fait de rêver son voyage, mais dans celui qui consiste à se contenter de fantasmes. Plus on s'affranchit de ces derniers, plus la quête de l'ailleurs prend de sens , et plus le voyage devient le lieu de la rencontre - le lieu où l'identique et le distinct se réconcilie. Se plonger dans un univers étranger permet de chasser l'exotisme. Pour cela, la voyageuse (ou le voyageur) doit se lancer dans une quête effrénée, qui peut parfois s'étendre sur des décennies. Oubliez donc le Koh-i-Noor ou les butins des pirates enfouis : la vraie chasse du trésor est ailleurs. Où ? Dans les manuels de grammaire. De précieuses feuilles de route injustement négligées, alors qu'elles constituent la clé d'entrée dans toute langue, dans toute culture. Car étudier une grammaire, c'est craquer le code d'un pays, et tâtonner pour déchiffrer celui de ses voisins.
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Voler en éclats pour être soi, pour être libre au moins une fois avant de mourir est terrifiant. Il faut : accumuler de la puissance ; explorer le champ des possibles, la plasticité de l'existence ; apprendre à naviguer sans vue.
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Le voyage est aussi une expérience de l'humilité : refuser d'être dominée, c'est refuser de dominer. C'est instaurer un rapport d'égal à égal avec le monde, une harmonie partagée, un équilibre entre l'être humain et la nature, entre l'être humain et le reste du vivant, dans une logique de co-habitation, de co-évolution.
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On me demande souvent ce qu'est le VRAI voyage pour moi : je dirais simplement et en toute subjectivité, que c'est celui qui s'ouvre sur une succession de chambres à soi.
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De même, en observant les clichés pris à l'étranger par les voyageurs français, on note que, plus le pays est riche et blanc, plus les photos d'enfants prises se font rares : de telles photographies sont très rarement prises en Allemagne ou en Angleterre par exemple ; alors que des destinations comme le Bénin, l'Inde, le Sénégal, ou le Cambodge enregistrent un grand nombre de photographies exotiques représentant des enfants.
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La liberté est terrifiante. Être radicalement soi, sans transiger, sans dépendre d'un genre, d'un milieu, d'un lieu, d'une culture - aller à leur encontre - est terrifiant. Voler en éclats pour être soi, pour être libre au moins une fois avant de mourir est terrifiant.
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La seule réalité projetée comme légitime et implacablement exacte est celle de l'homme. Et, plus précisément, de l'homme blanc. La voyageuse sera davantage accusée de partialité : ainsi lorsque Ella Maillart rentre de Russie, elle commence à écrire, à donner des conférences mais rapidement, la presse l'accuse de propagande pour les bolcheviks. "Non seulement c'était une insulte à mon désintéressement, mais après avoir vécu six mois de porridge et de pain noir en comptant chaque kopeck, l'amertume était grande de découvrir que les gens ne voulaient pas croire à l'indépendance de mes opinions" regrette-t-elle. Les écrivains masculins ont accaparé le territoire de l'authenticité : le regard féminin est sous-estimé, le regard masculin est surestimé.
(...)
Le regard que l'homme porte sur l'Autre - à savoir la femme et l'étranger- est, de manière inéluctable, subjectif. Le voyageur plaque sur les voyageuses les préjugés qui LUI sont propres, et liés à son identité à LUI ; mais c'est pourtant ELLES qu'il aliène. Sa légitimité à écrire sur les femmes tient en réalité au seul fait que LUI-MÊME n'en est pas UNE.

"Il faut enfin guérir d'être femme. Non pas d'être née femme, mais d'avoir été élevée femme dans un univers d'hommes, d'avoir vécu chaque étape et chaque acte de notre vie avec les yeux des hommes, selon les critères des hommes. Et ce n'est pas en continuant à lire les livres des hommes, à écouter ce qu'ils disent en notre nom ou pour notre bien depuis des siècles que nous pourrons guérir" relève Benoîte Groult.
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3. « Rêver et voyager, si tant est qu'il s'agisse de deux activités différentes, permet de se reconnecter à des émotions sauvages, à un désir primitif, archaïque et de donner suite à des intuitions nées durant l'enfance, dans les profondeurs non apprivoisées qui nous habitent, nous entraînant au-delà de ce que l'on aurait imaginé. Peu importe le genre, la classe, l'origine ethnique ou géographique, tout est amené à se confondre : voyager, c'est laisser place à la seule puissance sauvage qui vit dans le repli de nos feuillages intimes. » (p. 280)
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Avant de voyager, il a fallu, pour les femmes, commencer par sortir. Depuis longtemps, et contrairement aux idées reçues, celles qui n’appartenaient pas aux milieux aisés ont travaillé à l’extérieur, et ont eu à effectuer des déplacements fonctionnels (liés aux enfants, à l’approvisionnement du foyer en eau ou en nourriture, etc.). « Hier comme aujourd’hui, des millions de femmes – libres ou esclaves – accompagnent des besognes requérant des vertus viriles de force, d’endurance et de persévérance, comme d’aller chercher de l’eau seule, à des kilomètres de chez elle, la tirer du puits et la rapporter par dizaines de litres sur la tête, en bravant le vent, le sable ou la tempête2. », souligne Olivia Gazalé. En revanche, si ces déplacements supposent un mouvement intérieur/extérieur, ils ne permettent en aucun cas une sortie du rôle et de l’espace assigné au féminin – à savoir la sphère domestique. « Les portes du foyer se sont refermées sur elle : ce sera là toute sa part sur terre3 », écrit Beauvoir. Là se trouve son unique territoire. A fortiori, le voyage pour soi, le voyage-plaisir, oisif, a longtemps été refusé aux femmes.
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“La plus célèbre d’entre elles reste Isabelle Eberhardt, qui traversa le désert algérien habillée en cavalier arabe, radicalement libre, et jouissant des privilèges masculins. « Sous un costume correct de jeune fille européenne, je n’aurais jamais rien vu, le monde eût été fermé pour moi, car la vie extérieure semble avoir été faite pour l’homme et non pour la femme », écrit-elle. Grâce à ses habits, elle n’est enfermée dans aucun genre, aucune identité : elle est libre d’être qui elle est, d’aller et de dormir où elle veut. « Lentement, doucement, je m’endors dans le calme de la cahute dont la porte ne ferme pas, dans la cour sans gardiens, grande ouverte sur l’obscurité du bled. » Les voyageuses le savent, ces moments d’invisibilité sont inestimables et constituent, de loin, les meilleurs souvenirs sur la route.”
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