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Note moyenne 3.33 /5 (sur 139 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Var , 1971
Biographie :

Lucile Bordes est maître de conférences à l’université de Nice, elle anime également des ateliers d’écriture.

Dans son premier roman, «Je suis la marquise de Carabas» (Liana Levi), elle écrit la geste d’un grand clan de marionnettistes français qui se trouve être sa famille.

C’est au musée Gadagne, à Lyon, qu’elle a enfin pu voir une partie des décors et des marionnettes de ses arrière-arrière-grands-parents.

Elle vit à La Seyne-sur-Mer.

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Maison de la poésie (4 juin 2019) - Texte et Lecture de Alban Lefranc, extrait du Dictionnaire des mots parfaits (dirigé par Belinda Cannone et Christian Doumet, éd. Thierry Marchaisse, parution mai 2019). Le Dictionnaire des mots parfaits : Pourquoi certains mots nous plaisent-ils tant ? S?adressant à notre sensibilité, à notre mémoire ou à notre intelligence du monde, ils nous semblent? parfaits. Bien sûr, parfait, aucun mot ne l?est ? ou alors tous le sont. Pourtant, chacun de nous transporte un lexique intime, composé de quelques vocables particulièrement aimés. Après ceux consacrés aux mots manquants et aux mots en trop, ce troisième dictionnaire iconoclaste invite une cinquantaine d?écrivains à partager leurs mots préférés. Il vient parachever une grande aventure collective où la littérature d?aujourd?hui nous ouvre ses ateliers secrets. Auteurs : Nathalie Azoulai, Dominique Barbéris, Marcel Bénabou, Jean-Marie Blas de Roblès, François Bordes, Lucile Bordes, Geneviève Brisac, Belinda Cannone, Béatrice Commengé, Pascal Commère, Seyhmus Dagtekin, Jacques Damade, François Debluë, Frédérique Deghelt, Jean-Michel Delacomptée, Jean-Philippe Domecq, Suzanne Doppelt, Max Dorra, Christian Doumet, Renaud Ego, Pierrette Fleutiaux, Hélène Frappat, Philippe Garnier, Simonetta Greggio, Jacques Jouet, Pierre Jourde, Cécile Ladjali, Marie-Hélène Lafon, Frank Lanot, Bertrand Leclair, Alban Lefranc, Sylvie Lemonnier, Arrigo Lessana, Alain Leygonie, Jean-Pierre Martin, Nicolas Mathieu, Jérôme Meizoz, Gilles Ortlieb, Véronique Ovaldé, Guillaume Poix, Didier Pourquery, Christophe Pradeau, Henri Raynal, Philippe Renonçay, Pascale Roze, Jean-Baptiste de Seynes, François Taillandier, Yoann Thommerel, Laurence Werner David, Julie Wolkenstein, Valérie Zenatti<
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Citations et extraits (45) Voir plus Ajouter une citation
bb25   31 octobre 2014
Décorama de Lucile Bordes
Les inscriptions sur les tombes, bien sûr, tout le monde peut les déchiffrer. Mais moi j'ai accès à ce qui ne s'affiche pas. Je sais qui est seul qui croyait être plusieurs, et dort au large dans onze mètres carrés. J'en connais qui s'entassent, misère ou hospitalité excessive, dans la mort comme dans la vie.(...)

Certains morts renoncent à l'hypocrisie et font mentir l'expression "emporter ses secrets dans la tombe".

p51-52 (Réalité des fantômes, p47-56)
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Ziliz   19 mai 2013
Je suis la marquise de Carabas de Lucile Bordes
Car la guerre [1939-1945] n'a pas arrêté le cinéma. Les actualités, oui, c'est actualité unique. Mais les Allemands tiennent à ce qu'il y ait du spectacle, pour éviter que les gens se réunissent par désoeuvrement. Les bals, c'est défendu. Sortir en voiture, c'est défendu. Les cinémas marchent bien, du coup, y a plus que ça, comme distraction ! Et c'est bon pour la propagande. Pour un film français avec Fernandel, il faut louer un film allemand. Ils ne sont pas obligés de tout passer, mais enfin... les Allemands aiment mieux qu'on loue leurs films.

(p. 128-129)
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umezzu   10 février 2017
86, année blanche de Lucile Bordes
On a souvent dit, après coup, que l'Union soviétique finissait là, à Tchernobyl. mais seule l'URSS, l'utopie qu'elle représentait encore, pouvait demander à cinq cent mille hommes de donner leur vie (il fallait le faire diraient les survivants, sans esquisser un geste pour essuyer les larmes sur leur menton).

Donner sa vie, on meurt pour moins que cela.
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Abbyly   09 avril 2016
86, année blanche de Lucile Bordes
Je me rends compte, en y repensant, que j'étais morte de trouille. Je ne savais pas que la radioactivité tuait à petit feu. Je m'attendais à une mort foudroyante, une asphyxie, quelque chose comme un empoisonnement au monoxyde de carbone.

p. 55
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nathavh   24 juillet 2016
86, année blanche de Lucile Bordes
Ces gens avaient tout perdu. Il ne leur restait que la chance d'appartenir à un pays qui n'abandonnait pas les siens.
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jostein   09 janvier 2013
Je suis la marquise de Carabas de Lucile Bordes
Emile avait un pays, le théâtre, le périmètre de la baraque, l'espace qu'occupaient ses figures de bois.
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Herve-Lionel   06 mars 2017
86, année blanche de Lucile Bordes
L'absence de Petro était à ce point libératrice que je ne pouvais pas m'empêcher de souhaiter sa disparition pure et simple, définitive. Qu'il ne revienne pas. Sur le plan pratique même, il était avantageux qu'il ne revienne pas. Plus de problème de divorce.
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SZRAMOWO   06 mai 2016
Décorama de Lucile Bordes
L’Endroit Unique

Quand le vieux est mort, au premier jour de sa retraite, le lendemain de son pot d’adieu, ça a chuchoté sec. Notre ville s’étale, elle gagne des habitants, mais c’est un trompe-l’œil : nous sommes toujours le même nombre de familles à savoir, à nous tenir les uns les autres, à porter haut le respect ou la rancœur. La ville, la vraie, a brui tout entière quand il est mort, coquin de sort, lui qui avait bossé toute sa vie. C’est comme ça que j’ai su que la place était libre. Je sortais de l’hôpital et la guérite du vieux était justement dans le secteur que j’avais circonscrit comme viable. J’en avais discuté un peu avec le psychologue du Centre de Rééducation Fonctionnelle (visites 12h-20h, fleurs fraîches et animaux vivants interdits), entre deux plateaux techniques, et on était tombé d’accord sur le fait qu’il me fallait un boulot peinard, un truc qui ne m’oblige pas à quitter le centre-ville, un endroit où rien ne bouge, un ravalement de façade par-ci, un changement de sens de circulation par-là. N’importe quoi qui me tienne éloigné du bord de mer et du béton en barres. Je ne pouvais pas prendre le risque de disjoncter à nouveau. Alors la place du vieux, même si je me doutais bien que ça n’emballerait pas mes parents, ce n’était peut-être pas une mauvaise idée. J’ai décidé d’aller y faire un tour pour me rendre compte, ça faisait un bail que je n’étais plus passé devant, et la dernière fois les circonstances ne portaient évidemment pas à l’observation objective, puisque c’était pour la mort de mon grand-père.
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nathavh   24 juillet 2016
86, année blanche de Lucile Bordes
Quand je lui ai demandé pourquoi il avait fait du zèle, il m'a répondu que ce n'était pas du zèle, mais le sentiment du devoir à accomplir, la conviction d'être à sa place, l'évidence - qui fait l'homme - d'être plus que soi, la main et le coeur de millions d'autres. Dans son délire, il n'était pas loin de se considérer comme un privilégié : qui a dit que c'est au moment de donner sa vie que l'homme fait la preuve de ce qu'il est ?
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VALENTYNE   07 janvier 2018
Je suis la marquise de Carabas de Lucile Bordes
Pour le voyage de noces, le père d’Eugénie les conduit avec leur barda au village voisin. Assis les rênes à la main, il bougonne bien encore un peu, mais l’Emile a raison, bientôt tout le monde prendra le train et les voituriers disparaîtront, alors qu’il y aura toujours des gens pour aller au spectacle… Marionnettiste, un métier d’avenir, le beau-père a quand même du mal à s’y résoudre, habitué qu’il est à être le point fixe autour duquel rayonnent les charrois. Il a du mal à croire que ce n’est plus le pas de ses chevaux qui mesurera l’espace. Depuis cinquante ans temps que la ligne Saint-Étienne-Lyon est ouverte – cinquante ans, beau-père, cinquante ! – Il ne peut croire qu’elle mène vraiment quelque part. Pour le charbon et les marchandises, il peut comprendre, mais qu’il y ait des gens pour voyager droit sur cette voie unique… Aussi est-il mal assuré de quel parti prendre, s’il doit se réjouir ou se désoler de voir sa fille faire la route et non l’étape.



Assise à ses côtés, Eugénie ne dit rien. Elle regarde la route comme si elle la prenait pour la première fois, alors qu’elle a souvent, enfant, accompagné son père dans ses courses. En grandissant, on lui a appris qu’il n’était pas convenable pour une jeune fille d’aller ainsi, que ce n’était pas dans la poussière des chemins qu’elle trouverait un mari. Miracle ! Allégresse ! Elle crierait bien aujourd’hui si elle ne craignait autant Dieu, alléluia ! La route lui a apporté un époux, et, telle la vague qui se retire, les reprend tous les deux ! Le grincement des roulottes sonne à ses oreilles un hymne joyeux, qui lui chante qu’elle est femme, et libre, émancipée de la tutelle de sa mère et de ses sœurs, de la maison aux aguets dans le pli du Couzon, du linge à battre, de l’âtre auprès duquel raclent les chaînes qu’épouses et filles traînent derrière elles, tournant autour de son œil sombre comme les mules au moulin. D’un si petit appétit d’habitude, Eugénie se découvre une faim de loup.
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