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4.23/5 (sur 65 notes)

Nationalité : Portugal
Né(e) à : Constância (Santarém) , 1525
Mort(e) à : Lisbonne , le 10/06/1580
Biographie :

Luís Vaz de Camões, dit « le Camoëns » est un important poète portugais.

Il est l’auteur de poèmes dans la tradition médiévale (redondilhas) ou pastorale, de sonnets inspirés de la Renaissance italienne, et particulièrement de l’épopée nationale des "Lusiades" (en 1572 mais peut-être déjà achevée en 1556).

En 1547, il part au Maroc comme soldat. C’est là qu’il perd son œil droit. De retour à Lisbonne, il mène une vie de bohème. En 1552, il est incarcéré pour avoir blessé un gentilhomme de la maison du roi. Libéré le 13 mars 1553, il s’embarque pour l’Orient dix jours plus tard.

Entre 1556 et 1560, il réside à Macao (Chine), puis il visite les Moluques, séjourne à Canton. Il fait naufrage au large du Cambodge, puis, arrivé à Goa en 1561, il y est emprisonné pour des raisons restées obscures, et libéré deux ou trois ans plus tard.

À partir de 1564, il bénéficiera de la protection du nouveau vice-roi, dom Antão de Noronha. Il entreprend le voyage de retour à Lisbonne en 1567. Après une longue escale au Mozambique, c'est démuni de toute ressource qu'il arrive au Portugal, le 7 avril 1570.

Pendant son voyage, il a écrit sa fameuse épopée "Les Lusiades" qu’il publie à Lisbonne en 1572. Il la dédie au jeune roi Sébastien qui lui accorde une petite pension qui lui permettra de vivre, modestement, jusqu’à la fin de ses jours.

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Vidéo de

Émission "Une Vie, une Œuvre", par Jacqueline Kelen, diffusée le 15 décembre 1988 sur France Culture. Invités : Vasco Graca Moura, Joao Marinho Dos Santos, Jorge Cardoso Branco et des étudiants.


Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
Triste condition des humains ! Sur mer, les tourmentes et les naufrages, à chaque instant la mort sous les yeux ! Sur terre, les combats, les trahisons, l'indigence et toutes ses horreurs ! Où fuir ? où trouver un asile pour cette existence si malheureuse et si courte ?
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L'amour est un feu qui brûle sans se voir;
Est une blessure qui fait mal mais ne se ressent pas;
Est un contentement mécontent;
Est une douleur qui rend fou sans faire mal;

Est un non vouloir plus que bien vouloir;
Est être solitaire parmi des gens;
Est ne jamais se contenter d'être content;
Est un soin qui se gagne en le perdant;

Est vouloir être emprisonné par sa propre volonté;
Est servir celui qui vainc, le vainqueur;
Est avoir pour qui nous tue de la loyauté;

Mais comment peut-il causer, s'il vous plait;
Dans les cœurs humains l'amitié;
Si tant contraire à lui-même est ce même amour?
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J'ai chanté jadis, à présent je pleure
le temps que je chantais si assuré ;
il semble dans le temps déjà passé
que mes larmes étaient ensemencées.
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De mon état je suis si incertain
Que consumé d’ardeur je suis tremblant de froid;
Et sans motif je pleure et je ris à la fois,
J’embrasse l’univers et j’étreins le néant.

Tout ce que je ressens est une confusion;
Un feu sort de mon âme, un fleuve de mes yeux
Tantôt j.espère et tantôt j’ai des doutes,
Tantôt je déraisonne et tantôt je vois clair.

Je suis sur terre et je m’envole au Ciel,
Je découvre en une heure mille années,
Et en mille ans ne puis trouver une heure.

Si quelqu’un veut savoir pourquoi je suis ainsi,
Je dis que je l’ignore; et pourtant je soupçonne,
Madame, que ce n’est que pour vous avoir vue.
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Dispersion( extrait)

Je me suis perdu en moi,
Labyrinthe que j 'ėtais;
Et voici que désormais
Je sens le manque de moi.

Et j'ai traversé la vie
En astre fou qui rêvait.
Anxieux d'outrepasser,
J'ai même oublié ma vie...

Poème de Sá-Carneiro
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Un peu plus de soleil-et j'aurais été braise.
Un peu plus d'azur-j'aurais été au-delà.
Pour l'atteindre, me manqua un coup d'aile ...
Si au moins j'étais resté en-deçà...

Mario De Sà-Carneiro
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Sans toi, tout me chagrine et m’impatiente;
Sans toi, je suis perpétuellement
Au plus fort de la joie dans la pire tristesse.
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Luís de Camões
Agora toma a espada, agora a penna. (sonnet 192)
(Maintenant prends l'épée, maintenant la plume.)
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Faites, Seigneur, que jamais les peuples que l'on admire, Allemands, Français, Italiens, Anglais, ne puissent dire que les Portugais sont faits pour obéir plus que pour commander. Ne prenez conseil que d'hommes d'expérience, qui ont vu de longues années, de longs mois : car si une tête savante contient beaucoup de choses, l'homme d'expérience sait mieux les détails.
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Oui, je sais bien

Oui, je sais bien
Que jamais je ne serai quelqu'un.
Je sais aussi
Que jamais mon oeuvre ne sera finie.
Je sais, enfin,
Que jamais de moi je ne saurai rien.
Oui, mais à présent,
Tant que dure ce moment,
Ce clair de lune, ces ramures,
Cette paix qui nous entoure,
Laissez-moi me croire
Ce que jamais je ne pourrai être.

Poème de Ricardo Reis (Fernando Pessoa)
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