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Note moyenne 3.58 /5 (sur 30 notes)

Nationalité : Brésil
Né(e) à : Cataguases , le 04/021961
Biographie :

Luiz Ruffato est un écrivain brésilien
Il est issu d’un milieu modeste et ses parents souhaitaient le voir devenir ouvrier, mais il découvre la littérature en parallèle d’une formation de mécanicien tourneur. Il suit des cours du soir en communication puis se lance dans le journalisme.
Son premier livre, un recueil de nouvelles publié en 1998, est remarqué. Son premier roman, "Tant et tant de chevaux", a été salué à sa sortie par la critique littéraire comme comme une révolution esthétique dans le monde de la fiction contemporaine brésilienne. Ce roman lui a valu de remporter le prix Jabuti. En 2005 , il a commencé la série " Enfer provisoire" conçue pour cinq volumes,
Son dernier roman, "Le monde ennemi", est paru en France en 2010.
Il a aussi publié des poèmes et il a reçu une mention spéciale en 2001 pour le Prix Casa de las Americas à La Havane pour son livre "Les survivants".Désormais traduit à l’étranger, Luiz Ruffato est devenu l’un des auteurs contemporains les plus en vue de son pays.
Il vit actuellement à São Paulo.



















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Source : Wikipedia
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Bibliographie de Luiz Ruffato   (10)Voir plus

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Luiz Ruffato - À Lisbonne, j'ai pensé à toi .
Luiz Ruffato vous présente son ouvrages "À Lisbonne, j'ai pensé à toi" aux éditions Chandeigne. Retrouvez le livre : http://www.mollat.com/livres/ruffato-luiz-lisbonne-pense-toi-9782367321059.html Notes de Musique : We are bears par Tinyfolk. Vimeo Music. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Dailymotion : http://www.dailymotion.com/user/Librairie_Mollat/1 Vimeo : https://vimeo.com/mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Tumblr : http://mollat-bordeaux.tumblr.com/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Blogs : http://blogs.mollat.com/
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation

La phrase, il disait, est féminine. Et, comme toute les femmes, elle est coquette, elle aime se parer. La parure de la phrase, c’est l’adjectif. En excès, il la rend vulgaire. Absent, il masque sa beauté.

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Elle sourit, blagueuse, “Mercredi, c’est day off…”. “Comment ça ?” “Aujourd’hui, c’est le jour où on se repose tous les uns des autres. Ricardo passe la nuit dehors.” Elle lève son verre, “Santé !”. “Santé !”, je répète en avalant une gorgée, qui descend comme une trombe dans ma gorge. “Je ne veux pas me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais… qu’est-ce que… qu’est-ce qu’il… fait…” “Je ne sais pas. Il dit qu’il passe la nuit à jouer au poker avec des amis. Ça m’est égal.” “Ça t’est égal ?” “Oui, ça m’est égal.” Elle remplit de nouveau son verre. “Alors, tu n’aimes plus Ricardo, Rosana ?” “Tu parles comme un adolescent, Zézo ! L’amour… c’est quoi, l’amour ? Un lien affectif qui se défait au fil des ans… J’ai été pragmatique, je me suis mariée sans lien affectif. Par conséquent, il n’y a pas eu de détérioration. La tendance, avec le temps, c’est qu’on finisse par juste se tolérer l’un l’autre. Comme je tolère juste Ricardo depuis toujours, je ne suis pas passée par toutes ces phases, déception, réconciliation, frustration, réconciliation, dépression, résignation, etc. Je suis allée droit au but.”

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Dona Alice ne comprenait pas pourquoi les gens condamnaient seu Venâncio parce qu’il était communiste, alors qu’être communiste, pour elle, c’était la même chose qu’être catholique, sauf que sans prêtre ni messe. À l’époque, son mari était emprisonné au pénitencier de Linhares, à Juiz de Fora. Quand il est revenu, quelques années plus tard, il y a eu pèlerinage chez eux, à trois rues de notre maison, parce que, malgré tout, dona Alice et son Vevê étaient aimés dans le voisinage. L’état dans lequel il est réapparu a causé un choc : maigre comme un clou, aveugle d’un œil, plusieurs dents en moins et des tremblements dans les mains. Seu Venâncio n’a jamais pu retrouver du travail, a passé le peu de temps qui lui restait à avoir peur de sortir de sa chambre, aux aguets, se méfiant de tout le monde, pissant du sang et refusant de se soigner, comme s’en plaignait dona Alice quand elle rencontrait ma mère en balayant le trottoir, Une horreur, dona Stella, une horreur.

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Mais oui ! Nous avons fait la primaire ensemble… Alcides… Alcides Animal, comme on l’appelait, parce qu’en plus d’être très costaud – il était déjà gros à l’époque – il s’est révélé extrêmement cruel, et pas qu’avec nous, ses camarades de classe, qu’il frappait régulièrement, mais avec tout ce qui bougeait : il tuait des petits oiseaux au lance-pierre, il noyait des chatons, et il est même allé, une fois, jusqu’à asperger d’essence une jument et à y mettre le feu. Même les maîtresses manifestaient de la peur, C’est le malin, elles disaient en se signant.

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Mes pieds me traînent à travers un immense désert. Le jaune du sable, le jaune du soleil, ma vision brouillée, j’ai soif, à l’horizon, dune après dune, le ciel sans aucun nuage. J’aperçois alors, au fond d’une dépression, quelque chose comme une mare bleue. À bout de forces, je me laisse rouler en bas du ravin. Je tombe dans l’eau et, quand j’approche une main de mes lèvres pour les mouiller, la mare devient sables mouvants et aspire mon corps maigre et sec. J’essaie de crier, mais ma voix reste emprisonnée. Je cherche à me raccrocher au bord, sans succès. Petit à petit, je m’enfonce. Dans un ultime effort, je lève les bras et entends, au loin, des bruits. Désespéré, je me démène pour maintenir la tête à la surface, et plus près cette fois je distingue, “Monsieur, monsieur !”, quelqu’un me secoue.

(incipit)

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Lisbonne sent la sardine en été et les marrons chauds en hiver, j’ai découvert ça en parcourant la ville dans tous les sens, en métro, en électrico, en autocarro, en comboio, à pied, tout seul ou accompagné par Sheyla. Avec elle pour guide, on a visité un tas d’endroits monstres, le Château de São Jorge, l’Ascenseur de Santa Justa, Bélem (pour y manger un pastel), le Patron des Découvertes et l’Aquarium, à la gare de Oriente.

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La seule chose qui reste, c'est la mémoire des gens, mais qu'est-ce que c'est la mémoire des gens ? (p.95)

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Les adolescents papotent dans une langue bourrée d’argot, que j’ai du mal à comprendre. Tamires revient, en traînant les pieds. “Oncle Oséias, et euh… comment s’appelle ton fils, déjà ?” “Nicolau.” “Ah, oui, Nicolau. Je me rappelle qu’il était beau… Mamie Stella me montrait toujours une photo de lui, avec ses cheveux noirs et ces grands yeux bleus…” “Eh oui, un petit Polonais… Il n’a rien d’un Moretto. Il est comme les gens de la famille de sa mère.” “Et qu’est-ce qu’il fait, oncle Oséias ?” Je rougis, respire à fond, pas moyen de camoufler mon malaise. Mais alors le sifflement d’un train, tout proche, nous fait sursauter.

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Graciano faisait partie des fauteurs de troubles – du fond de la salle il narguait les professeurs, pendant les récréations il provoquait ses ennemis. On enviait tous ses boucles blondes, au-dessus d’un tronc aux bras et aux pectoraux bien découplés. Bagarreur et vaniteux, il souffrait d’indigence intellectuelle. Sans son talent hors pair pour tricher aux épreuves – des connivences obtenues par le charme ou la menace – il n’aurait peut-être même pas fini le secondaire.

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Et je cherchais à lui plaire, pas par admiration ni par vanité, comme se le figuraient les autres, mais par pur sentiment d’étrangeté. Pour qu’on ne m’importune pas, je me laissais convaincre – les gens autour de moi, satisfaits, se retiraient et je restais seul, en miettes à l’intérieur, séparé du monde. Avec le temps, une espèce de lassitude m’a transformé en personnage de moi-même, enclin à être toujours d’accord, à toujours dissimuler mes opinions ou sentiments, en m’isolant de plus en plus.

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