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3.55/5 (sur 347 notes)

Nationalité : Belgique
Né(e) à : Bruxelles , le 15/07/1952
Biographie :

Ecrivain, psychanalyste et photographe, Lydia Flem est traduite dans une vingtaine de langues.Publiée au Seuil, elle a écrit des essais sur Freud, Casanova, et l’amour à l’opéra (La voix des amants, 2002), mais elle a surtout rencontré le succès avec "Comment j'ai vidé la maison de mes parents" ou "La Reine Alice". Elle se définit volontiers comme une « conteuse », son territoire est celui de l'intime et des émotions.

Lydia Flem vit à Bruxelles et à Paris.

Son blog : http://lyflol.blog.lemonde.fr/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Lydia_Flem

Source : Wikipedia
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"J'entre ici en perdante. Je sais que les mots ne pourront rien. Je sais qu'ils n'auront aucune action sur mon chagrin, comme le reste de la littérature. Je ne dis pas qu'elle est inutile, je dis qu'elle ne console pas." C'est ainsi que débute Inconsolable, le livre que nous explorons au cours de cet épisode. À travers un récit porté par une narratrice confrontée à la mort de son père et qui scrute, au quotidien, la douleur, la tristesse, le monde qui n'est plus le même et la vie qui revient malgré tout, son autrice, la philosophe Adèle van Reeth, tente de regarder la mort en face et de mettre des mots sur cette réalité de notre condition d'êtres mortels. C'est un livre qui parle de la perte des êtres chers et qui est en même temps rempli de vie. Adèle van Reeth nous en parle au fil d'un dialogue, où il est question, entre autres, de la difficulté et de la nécessité d'écrire, de la vie avec la tristesse et d'un chat opiniâtre. Et à l'issue de cette conversation, nos libraires Julien et Marion vous proposent de découvrir quelques livres qui explorent la question du deuil. Bibliographie : - Inconsolable, d'Adèle van Reeth (éd. Gallimard) https://www.librairiedialogues.fr/livre/21563300-inconsolable-adele-van-reeth-gallimard - La Vie ordinaire, d'Adèle van Reeth (éd. Folio) https://www.librairiedialogues.fr/livre/20047829-la-vie-ordinaire-adele-van-reeth-folio - le Réel et son double, de Clément Rosset (éd. Folio) https://www.librairiedialogues.fr/livre/501864-le-reel-et-son-double-essai-sur-l-illusion-e--clement-rosset-folio - L'Année de la pensée magique, de Joan Didion (éd. le Livre de poche) https://www.librairiedialogues.fr/livre/1177569-l-annee-de-la-pensee-magique-joan-didion-le-livre-de-poche - Comment j'ai vidé la maison de mes parents, de Lydia Flem (éd. Points) https://www.librairiedialogues.fr/livre/16192372-comment-j-ai-vide-la-maison-de-mes-parents-une--lydia-flem-points - Rien n'est su, de Sabine Garrigues (éd. le Tripode) https://www.librairiedialogues.fr/livre/22539851-rien-n-est-su-sabine-garrigues-le-tripode - Vivre avec nos morts, de Delphine Horvilleur (éd. le Livre de poche) https://www.librairiedialogues.fr/livre/21199965-vivre-avec-nos-morts-petit-traite-de-consolati--delphine-horvilleur-le-livre-de-poche

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Citations et extraits (325) Voir plus Ajouter une citation
Je suis pour les donations et contre les héritages. Il faudrait toujours faire un testament, désigner nommément ce qu'on souhaite léguer et à qui on le destine. La passation d'une génération à l'autre ne devrait pas aller de soi, elle devrait être un choix, une offrande, une transmission explicite, concertée, réfléchie, et non pas seulement une convention, un laisser-faire passif, une résignation. J'héritais, j'aurais aimé recevoir. (p. 41)
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Certains se figent dans les gestes rituels, les convenances, le savoir-vivre des endeuillés, le rang à tenir, les couleurs sombres, les phrases de circonstance. Ce qu'ils éprouvent, ils ne le laissent pas transparaître : rage, indifférence, manque d'émotion, sanglots muets de petit enfant, amertume et désespérance de n'avoir pas été assez estimé, reconnu, aimé, et de ne plus pouvoir rien attendre désormais.
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[ Incipit ]

A tout âge, on se découvre un jour orphelin de père et de mère. Passé l'enfance, cette double perte ne nous est pas moins épargnée. Si elle ne s'est déjà produite, elle se tient devant nous. Nous la savions inévitable mais, comme notre propre mort, elle paraissait lointaine et, en réalité, inimaginable. Longtemps occultée de notre conscience par le flot de la vie, le refus de savoir, le désir de les croire immortels, pour toujours à nos côtés, la mort de nos parents, même annoncée par la maladie ou la sénilité, surgit toujours à l'improviste, nous laisse cois.
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je me souviens que le vêtement a été inventé pour trois raisons: la protection contre les intempéries, la pudeur afin de cacher sa nudité, la parure pour se faire remarquer. A ces trois motifs de protection, de pudeur et de parure, Barthes en a ajouté une quatrième : le port du vêtement comme un "acte de signification, un acte profondément social" (p.80)
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Des dangers et des plaisirs. Jalouse peut-être de voir sa fille devenir une rivale, musardant sur la carte du Tendre, parcourant les dédales de la géographie amoureuse. Une mère se sent-elle encore séduisante alors que sa fille accroche tous les regards ?
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Les choses ne sont pas seulement des choses, elles portent des traces humaines, elles nous prolongent. Nos objets de longue compagnie ne sont pas moins fidèles, à leur façon modeste et loyale, que les animaux ou les plantes qui nous entourent. Chacun à une histoire et une signification mêlées à celle des personnes qui les ont utilisés et aimés.
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« De tous les coins et recoins émergeaient toujours davantage de feuilles, d’enveloppe, de cartes, de notes, de cahiers, de petits carnets, de photocopies, de photographies, de plans, de brouillons, de listes, de pense-bêtes. J’en avais le tournis.

Devais-je, par fidélité, conserver ces infimes fragments de vie ? Leur étais-je enchaînée ? Mon père et ma mère avaient peut-être inconsciemment cherché à ensevelir l’horreur sous l’abondance de l’anecdotique, du quotidien, des petits bonheurs soutirés à la vie, au coup par coup, c’est toujours ça de pris à l’ennemi. Chacun garde intentionnellement ou par hasard, par paresse, par lassitude, des tas de paperasses. Mes parents avaient conservé presque toutes les strates de leur vie, tout ce qu’ils avaient pu sauver du néant : bouclier imaginaire contre le vide qui demeurait en eux ? Mais en quoi cela me concernait-il à présent ? Je n’étais pas censée, en devenant leur héritière, me faire leur psychanalyste. J’étais partagée entre l’envie de poursuivre mon exploration et le désir de plus en plus puissant de bazarder le tout. La curiosité m’en empêchait encore. » (p. 84-85)
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Il y a quelque chose de l'ordre du sacré dans le foyer parental. Y toucher relève du sacrilège, de la profanation.
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Lydia Flem
Les objets aussi deviennent orphelins. Ils leur faut des parents d’adoption, de nouveaux amis, des propriétaires à nouveau exclusifs et furieusement jaloux qui prennent bien soin d’eux. Les objets souffrent d’être inutiles, à l’abandon, désœuvrés.
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Librairie L'Âge d'Homme

Vladimir Dimitrijević (..)
Arrivé clandestinement en Suisse,via l'Italie, il trouve du travail comme jardinier, couvreur, ouvrier dans une usine horlogère avant de devenir libraire chez Payot.En contraste avec la société communiste, la Suisse,si ordonnée et paisible, lui fait éprouver des sentiments d'envie et d'amertume.Il se sent "tenu derrière la porte, sur le palier ".Le livre et la librairie vont jouer le rôle d'un sésame ouvre-toi.(p.328)
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