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4.41/5 (sur 236 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Arvillers, Somme , le 23/08/1924
Biographie :

Madeleine Riffaud est une héroïne de la résistance, poétesse, journaliste et correspondante de guerre.

Engagée dans la Résistance française à l'âge de 18 ans sous le nom de code Rainer, elle participe à plusieurs "coup de mains" contre l'occupant Nazi, dont l'attaque du train de la Butte Chaumont où elle contribue à la capture de sept soldats de la Wehrmacht.

Responsable d'un triangle du Front National des Etudiants du Quartier latin, elle entre dans les FTP en juin 1944. Elle obéit au mot d'ordre d'intensifier les actions armées en vue du soulèvement parisien d'août 1944, ce qui la mène à exécuter en plein jour un membre de l'armée d'occupation. Capturée par un milicien, elle est livrée à la Gestapo. Torturée (rue des Saussaies près de la place Beauvau à Paris), condamnée à mort, elle échappe cependant à son exécution et à la déportation. Libérée à la mi-août, elle reprend immédiatement son combat dans la Résistance où elle est affectée à la Compagnie St-Just avec le grade d'aspirant. Son engagement s'arrête à la fin des combats pour la Libération de Paris, l'armée régulière ne l'acceptant pas en tant que femme d'une part, mineure d'autre part. Ses camarades de la Compagnie St Just poursuivent la lutte contre les nazis au sein de la Brigade Fabien jusqu'à la victoire totale sur le régime hitlérien.

Journaliste, poète, correspondante de guerre, grand reporter pour le journal L'Humanité, écrivaine, après 1945, elle couvre la guerre d'Algérie, où elle est victime d'un attentat organisé par l'OAS. Aussitôt guérie, elle couvre la guerre du Viêt Nam pendant sept ans, dans le maquis du Vietcong sous les bombardements américains. À son retour, elle se fait embaucher comme aide-soignante dans un hôpital parisien, expérience dont elle tire le best-seller "Les Linges de la nuit" (1974).

La Croix de guerre 1939-1945 avec palme et citation à l'ordre de l'armée a été décernée à Madeleine Riffaud pour ses activités de résistance contre l'occupation nazie.
Elle est Chevalier de la Légion d'honneur, reçue des mains de Raymond Aubrac.
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Engagée très jeune dans la Résistance, Madeleine Riffaud raconte aujourd'hui dans une première trilogie nourrie de milliers de détails d'une mémoire qui n'a rien oublié. Un témoignage poignant et palpitant qui se lit comme un thriller. "Madeleine, Résistante" : un Aire Libre exceptionnel, salué par les médias, réalisé avec Jean-David Morvan et Dominique Bertail. Déjà deux tomes disponibles en librairie https://bit.ly/madeleine


Citations et extraits (63) Voir plus Ajouter une citation
Madeleine Riffaud
J’avais un petit cheval bleu
Qui se promenait dans ma chambre
En liberté, crinière longue
Et des rayons sur ses sabots.

Il galopait sur le bureau
Sur les bouquins de l’étagère.
Il galopait, tête levée
Sur la steppe blanche des draps.

Il vivait d’un reflet
S’endormait chaque nuit
Dans le creux de mes mains
Comme font les oiseaux

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Madeleine Riffaud
J'ai 97 ans.. quand j'ai appris ça je n'en revenais pas ! Mais moi je m'en fous de mon âge.
Si je suis encore à peu près fréquentable c'est parce que je ne pense pas à mon âge. Si vous avez 75, 80 ans, si vous vous dites, par malheur "Je suis vieux je suis vieille" et bien vous êtes vieille et c'est tout !
Si vous n'y pensez pas et que vous vous occupez des autres vous ne vieillissez pas, c'est tout.
Ce n'est pas difficile comme recette.

(Conversation avec Laure Adler le 2 novembre 2021)
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Alors il est tombé. Comme un sac de blé. Il n’a pas crié. C’était peut-être un type bien, peut-être un salaud. Je n’ai jamais cherché à connaître son nom. C’est l’uniforme que je visais. Ce qui est malheureux, c’est qu’il y a toujours un homme dedans.
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Madeleine Riffaud
Ceux-là, demain, qui me tueront,
Ne les tuez pas à leur tour.
Ce soir, mon cœur n'est plus qu'amour.
Ce sera comme la chanson.
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- Ces salauds-là, ils envoient des belles gamines pour nous flinguer. Moi aussi, je me serais fait avoir. C’est pas les lois de la guerre, ça!
- Et Oradour, c’était les lois de la guerre peut-être?
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La plus alarmante de toutes les "urgences" c'est l'état de nos services de Santé. Il faudrait soigner la cause : l'état général du pays. Il va falloir s'y mettre. Le vent se lève...
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Il était une fois un mandarin qui possédait un chat et l'aimait beaucoup. Il en était si fier, il trouvait l'animal si extraordinaire qu'il décida de le nommer Ciel.
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LA LETTRE DE BETHUNE*

Attends-moi le lundi
Quand s'ouvre la semaine
Quand le cœur est si grand et l'espoir tout petit.
Attends-moi.

Attends-moi le mardi
Pour que passe le jour
entre la lessiveuse et la porte fermée.
Attends-moi.

Attends-moi mercredi
Chaque pas sur le seuil,
chaque ami rencontré te dit : " on n'est pas seuls".
Attends-moi.

Attends-moi le jeudi.
Les enfants sont chez nous.
C'est un jeudi, je crois, que j'aimerais rentrer.
Attends-moi.

Attends-moi vendredi.
Mon corps aussi a mal
de ne plus travailler, de se tendre vers toi.
Attends-moi.

Attends-moi samedi.
La semaine bouclée,
les copains rassemblés font trembler les prisons.
Attends-moi.

Et le dimanche, ce sera
pour faire voler nos pigeons blancs.
Et le dimanche, ce sera
pour penser un peu plus à moi,
pour voir à l'horizon,
du sommet des terrils,
s'approcher le ciel bleu
que nous avons gagné.

Attends-moi.


*A la prison de Béthune en 47 et 48, des centaines de mineurs furent enfermés pour avoir, comme en 41, défendu la France par la grève.
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Madeleine Riffaud
Cheval bleu
J’avais un petit cheval bleu
Qui se promenait dans ma chambre
En liberté, crinière longue
Et des rayons sur ses sabots.
Il galopait sur le bureau
Sur les bouquins de l’étagère.
Il galopait, tête levée
Sur la steppe blanche des draps.
Il vivait d’un reflet
S’endormait chaque nuit
Dans le creux de mes mains
Comme font les oiseaux
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J'avais pas mal de travail, comme toutes les femmes qui ont raccommodé le filet brisé de la Résistance. A chaque fois que quelqu'un était arrêté, ça cassait une maille. Et nous, nous faisions du rapiéçage en rétablissant les liaisons. Nous étions les petites mains des réseaux.
Beaucoup de ces femmes ont été arrêtées, suppliciées, déportées et éliminées.
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