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Note moyenne 3.3 /5 (sur 103 notes)

Nationalité : Danemark
Né(e) à : Fionie, Danemark , le 06/05/1970
Biographie :

Mads Peder Nordbo est un écrivain danois.

Il a vécu au Groenland pendant de nombreuses années, travaillant notamment pour la mairie de Nuuk. Diplômé de lettres, communication et philosophie, il est l’auteur de trois romans. Vendu dans une trentaine de pays, "La Fille sans peau", tome inaugural d’une trilogie, est son premier polar.

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Bibliographie de Mads Peder Nordbo   (2)Voir plus

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Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
Ogrimoire   23 avril 2020
La fille sans peau de Mads Peder Nordbo
Aqqalu était nu. Ses vêtements formaient un tas à côté de lui. Il était allongé sur le dos, les bras écartés. Son corps était éventré de l’entrejambe jusqu’au sternum. On avait écarté la peau, qui pendait sur la glace. Sa cavité thoracique était remplie de sang noir coagulé. Les pointes de ses premières côtes luisaient au milieu des chairs sombres. Son abdomen était vide. Ses intestins, à moitié arrachés, gisaient sur la glace, mais le reste de ses viscères avait disparu. La tache de sang s’étalait sur plusieurs mètres autour du corps.
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Bazart   16 avril 2020
La fille sans peau de Mads Peder Nordbo
Matthew avait lu que les Nordiques avaient disparu sans laisser de traces après avoir occupé leurs villages pendant cinq siècles. Qu’un peuple plutôt sédentaire ait abandonné le pays aussi brusquement était assez surprenant. En Islande et aux îles Féroé, on observait le phénomène inverse : les Scandinaves y étaient restés de manière ininterrompue. Au Groenland, il y avait un trou de presque trois cents ans, entre le milieu du xve siècle et 1721, lorsque Hans Egede trouva les anciennes colonies de peuplement abandonnées et entreprit d’évangéliser les Inuits, jetant ainsi les bases d’une nouvelle colonisation de l’île. Et maintenant un Nordique des temps anciens venait de surgir.
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LabiblideVal   07 avril 2020
La fille sans peau de Mads Peder Nordbo
Je pense que tout a une âme. Quand les liens sont assez forts, on est unis pour toujours. Avant la naissance et après la mort.
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Olivia-A   28 mars 2020
La fille sans peau de Mads Peder Nordbo
Je veux monter jusqu'au sommet de la montagne et laisser le calme et la solitude remplir mes pensées. Même si c'est précisément la solitude que je fuis. Une solitude et un manque irrémédiables. C'est ça, la beauté des montagnes : on y trouve la paix. Mon âme est vieille. La montagne est mon corps, la rivière est son sang et la brume son haleine. Je la sens respirer. Je la sens vivre. Mon âme. Et je comprends que la solitude n'existe pas. Nous vivons tous dans le même monde.

(...)

Si je reste immobile, je deviendrai une pierre. Si je reste immobile, la vie pourra m'atteindre, me toucher. C'est ma crainte, mais aussi mon désir. Un jour je me réfugierai en haut de la montagne. Et son coeur de pierre se refermera autour de moi et me fera comprendre ce qu'est l'immobilité. Une immobilité où rien ne s'entend. Mais où tout est perceptible. Et tout deviendra pierre.
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Allily   29 avril 2020
La fille sans peau de Mads Peder Nordbo
Quelques jours après son arrivée, Matthew avait eu droit à l’inévitable visite guidée de la ville. Au musée du Port colonial il avait pu admirer des momies d’Inuits. Mais les découvertes de momies se faisaient rares, et l’homme en question était de type nordique. C’était la première fois que l’on tombait sur un Nordique si bien conservé, et les chercheurs espéraient que cette découverte allait leur en apprendre davantage sur la vie quotidienne des premiers colons du Groenland. Matthew avait lu que les Nordiques avaient disparu sans laisser de traces après avoir occupé leurs villages pendant cinq siècles. Qu’un peuple plutôt sédentaire ait abandonné le pays aussi brusquement était assez surprenant. En Islande et aux îles Féroé, on observait le phénomène inverse : les Scandinaves étaient restés de manière ininterrompue. Au Groenland, il y avait un trou de presque trois cents ans, entre le milieu du XVème siècle et 1721, lorsque Hans Egede trouva les anciennes colonies de peuplement abandonnées et entreprit d’évangéliser les Inuits, jetant ainsi les bases d’une nouvelle colonisation de l’île.
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Pivoine29   06 avril 2020
La fille sans peau de Mads Peder Nordbo
- Pendant les froides nuits d'hiver, une femme réchauffe mieux qu'une peau de renne, dit-on chez nous.



p.114
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Pivoine29   06 avril 2020
La fille sans peau de Mads Peder Nordbo
L'homme avait été éventré de l'entrejambe jusqu'au sternum. On lui avait ôté la peau, et ses intestins traînaient par terre autour de lui. En vrac.

A côté du corps, il y avait un ulo, un couteau en forme de demi-lune dont les femmes groenlandaises se servaient pour nettoyer les peaux de phoque. Jakob l'avait ramassé. Il s'était dit que ça devait être l'arme du crime. Il savait pourtant qu'on utilisait jamais un tel couteau pour éviscérer un corps. Mais les entailles arrondies dans les muscles et les tissus laissaient à penser que c'était bel et bien l'ulo ensanglanté qui avait servi à arracher les intestins de la victime. Une exécution barbare, une mise à mort tout droit sortie du Moyen-Age, quand l'éviscération et l'écorchement à vif faisaient partie des moyens de torture.



p.106



L'ulo avait beau être un outil réservé aux femmes, seul un homme était assez fort pour éventrer et éviscérer un corps. Et jamais une Groelandaise n'aurait osé commettre un tel acte. Il s'agit peut-être d'un règlement de compte entre Groenlandais, avait dit Karlo. Mais ce n'est pas une simple rixe. Autant que je m'en souvienne, jamais un Groelandais n'a eu l'idée d'ouvrir un être humain comme un animal. Et il avait ajouté une remarque qui avait frappé Jakob : Nous ne tuons jamais gratuitement, il ne faut pas l'oublier. Quand nous tuons un animal, c'est uniquement pour nous nourrir et pour nous servir de sa peau. Nous respectons la nature et nous demandons pardon chaque fois que nous prenons une vie. Même quand il s'agit d'un poisson. Personne n'a demandé pardon pour ce meurtre.



p.107
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Polardesglaces   22 janvier 2020
La fille sans peau de Mads Peder Nordbo
Le Groenland était alors un simple département et on allait transformer ses habitants en bons petits Danois. Ces gens-là avaient l'habitude de vivre en contact avec la nature. Chez eux, ils respiraient librement, ils chassaient pour se nourrir. En ville, ils manquaient d'air. Pour eux, ça ne rimait à rien d'habiter une espèce de clapier. Ils gardaient les fenêtres ouvertes jour et nuit. Ils étaient comme des réfugiés dans leur propre pays.
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Pivoine29   06 avril 2020
La fille sans peau de Mads Peder Nordbo
- Oui, le temps change sans arrêt.

- C'est l'haleine de l'océan, rigola Malik.

Il se tâta la poitrine, remplit ses poumons.

- Dans un quart d'heure, ce sera peut-être complètement dégagé, ou alors on ne verra même plus la ville. Ca dépend de sa respiration.

- La respiration de l'océan ?

- La respiration de la mère de l'océan.

- Celle qui se réjouit quand on se coupe les doigts, parce qu'ils se transforment en phoques ?

- Exactement, répondit Malik avec un sourire. Tu peux le dire comme ça. Mais on peut aussi le dire autrement. Quand on sacrifie quelque chose à la nature, ça revient toujours sous une autre forme. Dans la légende dont ut parles, c'est pour ça que les doigts se transforment en phoques.

- Et c'est pour ça qu'un chasseur doit offrir ses excédents à la mer ?

- Voilà. Tous ne le font pas, mais il vaut mieux sacrifier ce dont on n'a pas besoin. Le gaspillage, c'est un manque de respect pour le vivant. Et c'est contraire à notre culture.

- Alors, les intestins de sa proie, il ne faut pas en faire n'importe quoi ?

- Non. Quand on tue un phoque, il faut jeter les intestins à la mer pour nourrir les poissons ou les oiseaux.



p70
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Mads Peder Nordbo
Pivoine29   06 avril 2020
Mads Peder Nordbo
J'accompagnais souvent mon père à la chasse. Après, c'était toujours moi qui m'occupais des phoques. Ma mère m'avait appris à le faire. A introduire l'ulo entre la peau et la couche de gras et à la détacher du corps avec des gestes réguliers. J'ai dépouillé mon premier phoque à dix ans. Mon père lui a ouvert le ventre, puis il m'a laissé faire. D'un coup d'ulo, j'ai libéré les intestins. Tripes, coeur, poumons. Tout. Le foie, il fallait toujours le goûter. Ca nous rend forts, disait mon père. J'étais à peine assez grande pour entourer l'animal de mes bras. La chaleur du gras... du corps. Mon père poussait le phoque d'un coup de bottes. Il ne m'aidait jamais. C'est un travail de femme, disait-il. Tu es une femme maintenant.

Son regard se perdit dans le vague.

- Je savais bien qu'il me considérait comme une femme. En découpant les animaux, il m'arrivait de penser à lui. J'étais barbouillée de sang. Et j'y prenais du plaisir, aussi étrange que cela puisse paraître.

p.185
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