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Note moyenne 3.51 /5 (sur 40 notes)

Nationalité : Australie
Né(e) à : Sydney , 1966
Biographie :

Malcolm Knox est né en 1966 à Sydney. Il est journaliste sportif, critique littéraire et auteur. Shangrila est son quatrième roman, le premier à être traduit en français.

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Bibliographie de Malcolm Knox   (2)Voir plus

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Citations et extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
iris29   03 juin 2017
Wonder Lover de Malcolm Knox
Il n'avait pas seulement trois épouses, trois Adam et trois Evie dans trois villes différentes . Il avait également trois dentistes, trois médecins de famille, trois comptables. Trois notaires. Il avait trois bouchers et boulangers de quartier, trois garagistes , trois hommes à tout faire, trois plombiers, trois électriciens, trois agendas distincts. (...) Non, il n'avait pas de place pour une autre.
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asphalte   26 avril 2012
Shangrila de Malcolm Knox
‎Clients de l’hôtel rattachés au championnat de l’US open de surf : 154

Capacité de l’hôtel : 120

Valeur des serviettes de toilette volées : 1 000 $

Valeur des autres articles appartenant à l’hôtel volés : 5 000 $

Valeur des notes de minibar non comptabilisées : 10 000 $

Valeur du room-service facturé sans autorisation : 3 000 $

Nombre de six-tonnes Ford ayant embouti le hall de l’hôtel et détruit six plantes d’intérieur ainsi que la réception : 1

Nombre de piscines ayant dû être vidées après avoir découvert des clients en train de faire leurs besoins dans l’eau : 2

Nombre de chambres dévastées par le feu : 3

Nombre de fois où l’Huntington Travelodge accueillerait à nouveau un championnat de surf : 0
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encoredunoir   25 mai 2012
Shangrila de Malcolm Knox
Le surf était déjà pourri en 1960, alors imaginez en 73. En ruine. Le seul surf pur qui restait, le surf innocent, le surf de l’âge d’or, il se trouvait en toi, à l’époque où t’étais trop jeune pour connaitre toutes ces conneries. L’âge d’or du surf, c’est quand t’as douze ans et que les journées durent cinquante heures d’affilée et que tous les jours tu surfes des vagues énormes sur une mer de rêve, et qu’y’a personne à l’eau et que tu prends cent vagues parfaites par session. C’est quand tu vois un autre gosse avec une planche sous le bras et que tu l’arrêtes pour lui demander à quel break il va, et que vous vous mettez à parler et du coup vous partez ensemble pour surfer ce break-là. Le truc, c’est que l’âge d’or ça arrivera toujours qu’à un gamin de douze ans, pasqu’après il se réveille et le surf est devenu ce truc commercial, l’eau est blindée de monde et voilà c’est tout foutu et il lui reste plus qu’à soupirer jusqu’à la fin de sa vie.

Et quand il voit un autre gars avec une planche sous le bras, maintenant, il espère juste qu’il va se faire écraser par une voiture avant d’atteindre la plage.

L’âge d’or, mon œil.

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encoredunoir   25 mai 2012
Shangrila de Malcolm Knox
Y'avait aussi ceux qui disaient que le surf c'est gratuit. Quand ils s'étaient mangé une bonne planche dans la tronche, ils sortaient plus ce genre de conneries. Le surf, c'est pas gratuit. Le surf, ça a besoin d'ordre et de civilisation et d'usages. Un ordre hiérarchique auquel tout le monde obéit. Avec toi tout en haut.
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LAULAULA   14 juillet 2015
Shangrila de Malcolm Knox
"Au fait, Den", il a fait.

J'ai regardé mon gros orteil noir à force de me cogner tracer des vagues dans le sable.

"M'man elle est pas à toi, elle est à moi".J'ai regardé mon gros orteil noir à force de me cogner creuser un cratère dans le sable.

"La tienne c'était une aut'. Elle t'a eu et après elle s'est barée, et toi on t'a largué à Snapper."

(...)

Tout le bon feeling d'avoir surfé sur cette vague : effacé

ouais, pourquoi il a fait ça

j'ai ramassé le longboard et j'y suis retourné direct. Il fallait que j'en attrape d'autres, chaque nouvelle vague comme un grand coup de chiffon mouillé sur un tableau noir.

Mais tu peux y aller tant que tu veux avec le chiffon, la tache elle est pas partie.

Même après un million de vagues.

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encoredunoir   25 mai 2012
Shangrila de Malcolm Knox
L’autre truc que t’as appris : à l’eau, c’était la guerre.

[…]

À prendre des vagues déjà prises. À se donner des coups de pied dans les planches. Rod a poncé le rail des siennes, histoire de bien faire saigner quand il donnait une beigne à un autre surfeur à la cheville. Il est devenu tellement bon à ce p’tit jeu qu’il était capable d’aller à l’avant de sa planche et de donner un coup avec l’arrière, et aussi la dérive et tout le bazar, à quelqu’un qui était derrière lui sur la vague. Si y’avait eu des points à grappiller pour utilisation de la planche comme d’une arme, Rodney Keith Keith serait devenu champion du monde.

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LAULAULA   12 juillet 2015
Shangrila de Malcolm Knox
M'man a regardé le trophée, qui commençait déjà à paumer sa peinture dorée :

- Deuxième, hein ?

- Ouais, M'man, deuxième du secteur ! Deuxième après le champion de l'open d'Australie !

Elle s'est approchée et elle lui a pris la figure dans ses mains.

- Personne se souvient du deuxième, lapin. Personne. Des clous.

Tu l'as fixée longtemps, jusqu'à ce que tu tombes dans ses yeux verts injectés de sang et que tu te noies. (...)

- Fais juste en sorte d'arriver premier la prochaine fois, d'accord ?

- M'man ?

- Oui, mon poussin ?

- Y'a assez d'sous en bas pour que t'aies plus jamais besoin de décortiquer des crevettes.
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Spilett   17 juin 2012
Shangrila de Malcolm Knox
" J'avais pas vraiment de copains.

- Forcément que si. Glenn Tinkler, Frank Johnson, Michael Peterson ?

- C'était pas des copains. C'était des surfeurs.

- Et un surfeur pouvait pas être un copain ?

- Pas s'il était à l'eau.

- Même si c'était votre frère ? "

Tu lui lances un de ces regards longs à lui réfrigérer le sang. Vérifie si tes aviateurs sont toujours là.

" Surtout pas si c'était mon frère.

- De votre point de vue, vous n'aviez pas d'ami dans la communauté surf ?

- Une contradiction, ma fille. La communauté surf. S'ils surfaient, c'est qu'ils essayaient de me voler mes vagues. De les gâcher."
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Charybde2   07 février 2016
Wonder Lover de Malcolm Knox
Après le cent vingt-septième anniversaire de Dorothy Ellen O’Oagh, notre père reprit son train-train quotidien avec un sentiment de gratitude envers le destin. C’était bien simple : il avait l’impression de s’être fait tirer dessus et d’avoir réussi à éviter la balle. Son existence était suffisamment bousculée pour ne pas la compliquer encore avec une quatrième épouse. La bousculade, d’ailleurs, était le principe qui régissait sa réalité – ses réalités. Il courait sans cesse d’une vie à l’autre, s’acquittant au mieux de ses devoirs de mari et de père, sans aucune reconnaissance bien entendu, mais ce n’était qu’un détail dans le prix de plus en plus exorbitant qu’il avait à payer ; car être remercié pour cela revenait à être compris, et être compris était tout bonnement impensable.

Par conséquent, en son for intérieur, il se félicita d’être un homme si consciencieux. Il avait supprimé toute forme de distraction. Il n’avait pas de frères et sœurs, pas d’amis, encore moins de relations avec ses collègues de bureau, au-delà de la politesse de rigueur. Nous repensons à toutes les années qui se sont écoulées ainsi, à l’identique, ancrées dans l’immuabilité de sa routine, lui filant entre les doigts l’une après l’autre ; pourtant, lui, notre père, devait supporter chaque journée. Et ces journées étaient d’une complexité infernale. À la moindre interaction avec autrui, il devait d’abord procéder à une évaluation mentale : cette personne peut-elle se révéler une menace ? Y a-t-il des chances pour que la situation m’échappe ? Si la personne en question passait le test, elle était admise dans son orbite. Le reste de son temps, John Wonder le consacrait aux détails pratiques. Il n’avait pas seulement trois épouses, trois Adam et trois Evie dans trois villes différentes. Il avait également trois dentistes, trois médecins de famille, trois comptables. Trois notaires. Il avait trois bouchers et boulangers de quartier, trois garagistes, trois hommes à tout faire, trois plombiers, trois électriciens, trois agendas distincts. La gestion de ces vies n’était plus aussi risquée qu’auparavant, car il en maîtrisait les exigences, il était même devenu un expert. En revanche, c’était terriblement, et de plus en plus, fatiguant. La gymnastique intellectuelle – dont il s’était persuadé pendant des années qu’elle était bonne pour lui, comme une séance de sport obligatoire – commençait à l’épuiser. Avoir tant de choses à se rappeler, vous imaginez les conséquences sur un cerveau ?
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Charybde2   10 avril 2015
Shangrila de Malcolm Knox
Des fois quand on me demandait de signer un contrat ou un autographe, je le faisais avec ce stylo à encre magique dégoté dans une panoplie de magicien, où l’encre s’efface et disparaît cinq minutes après. J’étais jamais là pour voir leur tête quand ils s’en apercevaient, mais j’étais mort de rire rien qu’à l’imaginer.
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