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Note moyenne 3.94 /5 (sur 48 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1979
Biographie :

Maëlig Duval est née en 1979. Nomade du réel et de l’imaginaire, elle vit entre les divers arrondissements de Paris et les côtes bretonnes.

Elle a publié plusieurs nouvelles en anthologies et magazines (Lanfeust Mag, AOC, CDS éditions et, en novembre 2011, « L’aquarium de Jules », in Contes du Monde, aux éditions du Riez).

Également romancière, elle travaille actuellement à un récit fantasy brisant les habitudes spatiales et à une uchronie régionale mettant en scène des Martiens férus d’art.

Au second semestre 2012, L’Après-dieux, novella de fantasy où les personnages se déplacent en voiture et à bicyclette, paraîtra aux éditions Griffe d’Encre ; une autre novella, de science-fiction avec des Martiens bien différents de ceux de l’uchronie en cours d’écriture, est prévue aux éditions Ad Astra en 2013.

Elle a contribué à l'anthologie En attendant l'apocalypse... avec sa nouvelle De la veille au lendemain.

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Source : editions-nostradamus
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
Cornwall   07 novembre 2012
L'après-dieux de Maëlig Duval
La brioche, murmura-t-elle, c'est doux, c'est chaud et ça se mange. Ça fond sous la langue et ça réconforte. L'odeur de la brioche, c'est tout cela avec l'espoir en plus. L'odeur de la brioche, ça te réchauffe le ventre d'avance, ça emplit ton coeur d'amour et ça t'emmitoufle dans un gigantesque coussin moelleux. L'odeur de la brioche, c'est le soleil quand il fait beau, le feu quand il fait froid, la potage quand tu es affamé, mes bras quand tu as peur. Et les petits cristaux de sucre grillés que tu vois sur le dessus, c'est la fraicheur d'un éclat de rire, l'eau clair qui ruisselle sur ta peau, le criquet qui chante sous le brin d'herbe. Tout cela ensemble, c'est l'odeur de la brioche au sucre, et comme elle sort juste du four,elle enroule autour de toi son fumet généreux et tu as l'impression de me serrer dans tes bras.
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AlombreDesNenuphars   02 mai 2014
Le goût des cendres de Maëlig Duval
Au terme [du procès] le couple Satavine fut convaincu de trahison, d’abus de confiance, de vol du bien public et de meurtre, et condamné à mort. (…) La pendaison jugée trop peu spectaculaire et les baquets servant à noyer les assassins s’étant révélés rongés par la pourriture et les vers, on se décida finalement pour la décapitation plutôt que d’en attendre de nouveaux (…). La sentence serait appliquée trois jours plus tard, délai administratif oblige.

À 5 heures du matin, le 19 mai de la cinquième année de l’ère Sanche, des forçats érigèrent l’échafaud sous le regard suspicieux de deux miliciens (…).

À midi ce même jour, le bourreau, qui était une femme, commença à sentir les douleurs de l’enfantement (…). Elle fit appeler une sage-femme et accoucha d’un fils mort-né. Il sembla évident qu’elle n’était pas en mesure de tenir la hache de la sentence. Or, il n’y avait dans chaque circonscription que trois bourreaux ayant licence de hache ; le second se relevait à peine d’une vilaine grippe et le troisième était quelque part très à l’ouest. Les juges se réunirent et décidèrent qu’une pendaison serait organisée malgré le manque de panache d’une telle exécution, car le temps pressait et qu’il n’était pas question de laisser en vie des criminels aussi affreux que ces Satavine. 
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AlombreDesNenuphars   02 mai 2014
Le goût des cendres de Maëlig Duval
[Aldire] éprouvait au creux de son cou la douceur du bois échauffé par celui du violoniste, et le glissement des crins de l’archer , parfois lisse et doux, parfois rugueux, violent. Les pincements et les chocs vigoureux des doigts sur les cordes tendues lui semblaient s’abattre sur son propre cœur. (…)

Elle regarda le visage du violoniste. Il était la musique. Il n’y avait plus de doigts agiles, plus de bras délié ni d’épaule souple, il ne s’agissait plus d’instrument de bois verni ni de la partition d’un autre.

Aldire sentit son corps ’enfoncer dans le fauteuil, de tout son poids au cœur du fauteuil et même au-delà. Elle se liquéfiait par l’intérieur. Elle s’épanouit puis s’évapora. Volute d’argent, elle s’enroulait autour du visage musical. Elle était en lui, juste derrière ses yeux, collée à l’intérieur de sa peau luisante. Son cœur fondait, répandant dans tout son corps une chaleur humide. Elle pleurait. Elle tremblait. En silence. Elle voulait tellement être de cette musique, être cette musique même.

(…) [Elle] reporta son attention sur le violoniste.

Elle caressa mentalement sa peau douce, ses joues chaudes, ses lèvres tendres et veloutées. Du melon. Elle en avait mangé, une fois, il y avait longtemps.

Alidre ne pensait plus. Des larmes avaient emporté ses pensées. Elle était une goutte de rosée qui, dans un ultime effort, tentait de refléter le pétale duquel elle s’évaporait. 
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AlombreDesNenuphars   02 mai 2014
Le goût des cendres de Maëlig Duval
La valeur des assignats dégringolait toujours et les Ravagnites commençaient à désespérer de jamais revoir leur argent. (...) D’ailleurs, même si le couple royal avait invité, lors d’un discours retranscrit par tous les journaux, son peuple à recevoir les assignats sans objection dans tous les contrats et les marchés libres « de telle manière que, par l’effet d’une juste confiance, les billets royaux soient estimés partout à l’égal du numéraire effectif », la chambre haute avait refusé le décret pour l’obligation de recevoir ces billets dans les paiements d’un débiteur à un créancier. Découlait de tout cela que les jupons se faisaient rares et étroits, et qu’au salon d’Hermemberge Destrie les tartelettes devenaient moins nombreuses et moins copieuses. 
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zazimuth   16 avril 2019
Scrops ! de Maëlig Duval
Il n'y a jamais de bon moment pour faire éclater une vérité que personne ne veut voir ! (p.115)
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Bleuopale   02 mai 2019
Scrops ! de Maëlig Duval
La petite bête tourna la tête vers lui. Alexis se trouvait à ce moment assez près pour distinguer ses bras sans articulation au bout desquels s’agitaient des mains minuscules. Assez près également pour deviner la douceur de son pelage coloré. Et remarquer avec émotion trois mamelons roses lovés au creux de ces poils accueillants.

La bête cligna de ses grands yeux et fit :

- Roupicou-roupicou !
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chachourak   05 mars 2019
Scrops ! de Maëlig Duval
Alexis dit Bonnevie, alors gardien de l’Instruction et du Civisme, visitait ce jour-là un camp d’instruction à l’orée du Jardin secret. Ayant perdu sa femme et son premier-né deux ans plus tôt, le pauvre homme avait pris goût aux balades en solitaire. Tôt le matin, ses pas l’emmenèrent dans une petite clairière en bordure du Jardin. Le soleil à peine levé adoucissait le bleu de l’herbe. L’air était frais sans être froid. Les oiseaux gazouillaient. Si on lui avait dit alors qu’il serait dans moins de quatre mois l’homme le plus aimé et le plus connu de la planète, nul doute qu’il aurait éclaté de rire, de ce rire communicatif, sincère et chaleureux connu de tous.
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Strega   10 août 2018
La légende des plumes mortes de Maëlig Duval
La brioche, murmura-t-elle, c’est doux, c’est chaud et ça se mange. Ça fond sur la langue, ça réconforte. L’odeur de la brioche, c’est tout cela avec l’espoir en plus. L’odeur de la brioche, ça te réchauffe le ventre d’avance, ça emplit ton cœur d’amour et ça t’emmitoufle dans un gigantesque coussin moelleux. L’odeur de la brioche, c’est le soleil quand il fait beau, le feu quand il fait froid, le potage quand tu es affamé, mes bras quand tu as peur. Et les petits cristaux de sucre grillé que tu vois sur le dessus, c’est la fraîcheur d’un éclat de rire, l’eau claire qui ruisselle sur ta peau, le criquet qui chante sous le brin d’herbe. Tout cela ensemble, c’est l’odeur de la brioche au sucre, et comme elle sort à peine du four, elle enroule autour de toi son fumet généreux et tu as l’impression de me serrer dans tes bras.
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AlombreDesNenuphars   11 mai 2018
La légende des plumes mortes de Maëlig Duval
Le jeune fonctionnaire s’enfonça dans le village par ce qu’il supposa en être l’ancienne grand-rue, mêlant au chant des oiseaux et au zonzon des insectes le crissement de ses pas. De hautes herbes enserraient une fontaine couverte de lierre et de mousses ; les myosotis adoucissaient cratères et murets noircis. Par endroits, des fondations ocre surgissaient, tels des trésors archéologiques.

Sur une place où trois vieux chênes blessés par les bombes survivaient en lançant leurs branches selon des angles incongrus, Albert crut entendre un chuchotis ; la rumeur du vent dans les feuillages, sans doute. Il inspira l’air doux et continua sa marche parmi les décombres. Plusieurs jeunes arbres poussaient à l’intérieur des bâtiments démolis ; leurs fines branches ornées de feuilles naissantes effleuraient les reliquats de murs comme une invitation à danser. Des hirondelles allaient et venaient par les fenêtres béantes, construisant leurs nids au creux des édifices rescapés.

Autonomes, les plantes et les animaux prospéraient sans médication.

Leurs corps n’avaient pas été créés par les dieux. Ils avaient toujours pu se reproduire sans l’aide divine ; au contraire des humains, ils n’avaient nul besoin de pallier l’absence des dieux par quelque stratagème.
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Strega   06 novembre 2013
L'après-dieux de Maëlig Duval
Je crois les dieux divins et bienveillants ; je crois que les monstres, rejetés par les humains, mais non par les dieux, ne sont porteurs d'aucune faute, d'aucun stigmate moral. Là où certains voient une conséquence malheureuse, une punition ou encore une sélection des meilleurs êtres humains, j'y vois, moi, la créativité divine telle qu'elle s'exprimait aux premiers jours, quand les humains ne glissaient pas dans les plumes des dieux leur vision du monde.
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