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Note moyenne 3.58 /5 (sur 45 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Reims , le 18/03/1937
Biographie :

Marc Alyn, de son vrai nom Alain-Marc Fécherolle, est un poète français né le 18 mars 1937 à Reims. Écrivain et critique littéraire français, il est le fondateur de la collection ″Poésie Flammarion″.

A vingt ans, il reçoit le Prix Max Jacob pour son recueil Le Temps des autres.

Après avoir publié en 1964 un roman intitulé Le Déplacement, il s'est vu également décerner en 1968 le Prix Engelmann pour Nuit majeure, puis en 1973, le Prix Apollinaire pour Infini au-delà et en 1994, le Grand Prix de Poésie de l’Académie française et le Grand Prix de Poésie de la Société des gens de lettres pour l’ensemble de son œuvre.

Parue au début des années 1990, sa trilogie poétique des Alphabets du Feu (ISBN 2-7384-1683-7) est souvent perçue comme l'une de ses publications majeures.

Marc Alyn est également l'auteur d'un "opéra-verbe" (Le Grand Labyrinthe, 1971) et d'ouvrages consacrés à des écrivains comme François Mauriac, Dylan Thomas, Srecko Kosovel, Gérard de Nerval, André de Richaud, Lawrence Durrell ou Rimbaud.

Il reçoit en 2009 le prix Prix Littéraire 30 Millions d'Amis pour Monsieur le chat.

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Video et interviews (5) Voir plusAjouter une vidéo

Marc Alyn : Paris point du jour
A la Cité Internationale Universitaire de Paris, Olivier BARROT reçoit Marc ALYN pour son livre "Paris point du jour". L'auteur y présente un Paris "caché".
Citations et extraits (336) Voir plus Ajouter une citation
Marc Alyn
Piatka   21 juin 2017
Marc Alyn
Buvez toujours au plus près de la source, là où la rivière est jeune.
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Marc Alyn
sabine59   15 avril 2020
Marc Alyn
Il est un mot qui est le coeur

De tous les autres : c'est aimer !

Respire-le comme une fleur

Ecoute-le battre et vibrer .



Aimer, vois-tu, ce n'est pas prendre

Mais d'un vaste élan se donner,

C'est se taire pour mieux entendre

Ce que l'autre dit sans parler.



Aime l'ami, aime l'aimée,

Aime l'arbre, l'air et la bête,

Aime la vie, âme comblée:

C'est l'amour qui meut les planètes!
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Marc Alyn
sagesse66   26 mars 2020
Marc Alyn
Quand le poète dort, ses poèmes le veillent

Allongés contre lui, chiens couleur de soleil.



Quand le poète dort, ses poèmes s’envolent

Pour aller se nicher dans les livres d’école.



Quand le poète dort, des larmes à ses cils,

La poésie lui tisse une joie, fil à fil.



Quand le poète dort, ses poèmes travaillent

Comme en l’ombre le vin, sous terre les semailles.



Quand le poète dort, ses poèmes apprennent

A vivre seuls, sans lui, que les rêves entraînent.



Quand le poète dort, ses poèmes frémissent

En songeant aux périls qu’il court dans les abysses.



Quand le poète dort, ses poèmes l’écrivent

Pour lui rendre, au réveil, son chant comme une eau vive.
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Marc Alyn
coco4649   19 novembre 2015
Marc Alyn
L'enfant de lune





La lune en maraude au cœur des vergers

Grimpait aux pommiers en jupon d'argent ;

Surgirent des chiens rauques, déchaînés :

La lune s'enfuit, laissant un enfant.



Il vint avec nous en classe au village,

Tout à fait semblable aux autres garçons

Sauf cette clarté nimbant son visage

Sous le feu de joie de ses cheveux blonds.



Il aimait la pluie, les sources, les marbres,

Tout ce qui ruisselle et ce qui reluit ;

Le soir il veillait très tard sous les arbres

Regardant tomber lentement la nuit.



La lune en maraude au cœur des vergers

Vint chercher l'enfant un soir gris d'automne

Vite, il s'envola. J'entends à jamais

Le bruit de son aile amie qui frissonne.

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Marc Alyn
coco4649   12 mars 2016
Marc Alyn
Dans la rue qui n'existe plus





Dans la rue qui n'existe plus

Où s'est écoulée mon enfance,

J'avance vers des inconnus

Invisibles qui me devancent.



J'appelle mes amis perdus,

Je les hèle par leurs noms tendres,

Mais nul ne se retourne plus :

Ils rentrent chez eux sans m'entendre.



Où sont nos rires ingénus,

Nos jeux de bruit et de silence,

Tous les livres que l'on a lus

Et qui, en nous, vivent et pensent ?



Depuis longtemps il ne pleut plus

Comme il pleuvait dans ma jeunesse,

Et c'est en moi, à cœur perdu,

Passé, que pleurent tes averses !



Pourtant, je ne sais quelle errance

Me pousse à remettre, têtu,

Mes pas en ceux de mon enfance

Dans la rue qui n'existe plus.

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Marc Alyn
coco4649   24 février 2020
Marc Alyn
Aimer





Il est un mot qui est le cœur

De tous les autres : c’est aimer !

Respire-le comme une fleur

Écoute-le battre et vibrer.



Aimer, vois-tu, ce n’est pas prendre

Mais d’un vaste élan se donner,

C’est se taire pour mieux entendre

Ce que l’autre dit sans parler.



Aime l’ami, aime l’aimée,

Aime l’arbre, l’air et la bête,

Aime la vie, âme comblée :

C’est l’amour qui meut les planètes !

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Marc Alyn
sabine59   20 avril 2017
Marc Alyn
Il pousse au fond de moi mille rameaux secrets,

Mon âme de plein vent frissonne de feuillages,

J'ai le coeur foisonnant de fleurs, de fruits sauvages,

Et mon sang a le bruissement de la forêt.
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coco4649   21 novembre 2016
Infini au-delà de Marc Alyn
Faits et gestes de l'habitante





Avoir été

un élément du paysage,

ici, sous ce ciel,

à telle heure en été.



Avoir vu trembler

un instant cette branche

en l’air qui se rassemble

et s’abreuve de bleu.



Avoir été

l’esprit, le centre

de cet espace entre deux feux,

puis se couler dans le silence

pour une éternité sans yeux.

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Marc Alyn
coco4649   25 février 2020
Marc Alyn
L’oiseau qui rit





Dans la nuit noire, vers minuit,

Il y a un oiseau qui rit.

Ressemble à quoi? Ressemble à qui ?

C’est l’oiseau qui rit dans la nuit.



On ne sait pas pourquoi il rit,

On ne sait pas de quoi il vit.

Vient-il d’ailleurs pour rire ici ?

Ou dans son rire a-t-il son nid ?



Nul ne l’a vu. Pourtant l’on dit

Qu’il serait rose, jaune et gris

Avec des yeux de pierreries

Et un bec en argenterie.



Est-ce un oiseau de paradis ?

Ressemble à quoi ? À rien. À lui.

La joie qu’il donne nous ravit

L’oiseau caché qui rit la nuit.

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Marc Alyn
OumG   18 octobre 2017
Marc Alyn
AVEC CE QUI COMMENCE



Dans cette ville où tout se vend je suis le vent je suis la marge.

Je vais où m’entraîne le chant. Oiseau libre je prends le large.



Le verbe est semblable à la mer. Il a le goût salé des larmes.

Je suis la bouche qui profère au nom des dieux le sens du drame.



J’ai charge des mots solennels qui aident l’âme à s’élever.

J’invente s’il le faut le ciel. Je donne à vivre et à rêver.



Hors ma voix qui vient les fouetter les sons se suivent se ressemblent :

Sans fin il faut ressusciter ces mots de Panurge qui tremblent.



Je dis l’amour avec mon sang. L’enfance est un fruit que je cueille

Parmi les astres éclatants qui la nuit nichent dans les feuilles.



Tel un changeur les monnaies d’or je pèse et compte les paroles.

En songe je vais chez les morts chercher mon Eurydice folle.



Comprenez-vous que dans mon chant ce qui chante c’est le silence ?

Je n’existe pas à plein temps. Je suis avec ce qui commence.



Comme un sablier renversé le ciel a glissé dans ma tête.

Je fais la fête avec les fées. Laissez s’envoler le poète !
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