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3.28/5 (sur 107 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Sheffield, Yorkshire , le 05/06/1939
Biographie :

Margaret Drabble, Lady Holroyd, est biographe et critique littéraire britannique.

Après avoir suivi les cours de l’école quaker Mount School de York, où sa mère travaillait, elle obtient un diplôme de littérature anglaise du Newnham College, Cambridge.

En 1960 elle rejoint la Royal Shakespeare Company à Stratford-upon-Avon, servant notamment de doublure à Vanessa Redgrave, avant d’entreprendre sa carrière littéraire. Son premier roman, A Summer Bird Cage, est publié en 1963. Elle a présidé le National Book League (aujourd'hui dénommé Booktrust) de 1980 à 1982.

Margaret Drabble a été mariée à l’acteur Clive Swift de 1960 à 1975 ; ils ont eu trois enfants. En 1982, elle se remarie avec l’écrivain Michael Holroyd ; ils vivent à Londres et dans le Somerset.

Sa sœur aînée est la romancière Antonia Susan Byatt.

Margaret Drabble a publié dix-sept romans, dont les premiers édités par Weidenfeld & Nicolson (1963–1987), et plus récemment, chez Penguin et Viking. Son troisième livre, The Millstone (1965), lui a valu le prix John Llewellyn Rhys Memorial Prize en 1966, et Jerusalem the Golden a remporté le James Tait Black Memorial Prize en 1967.
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Source : Wikipédia
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http://www.librairiedialogues.fr/ Delphine de la librairie Dialogues nous propose ses coups de c?ur du rayon Littérature étrangère : "Rendez-vous à Positano" de Goliarda Sapienza (Le Tripode), "Seul le grenadier" de Sinan Antoon (Actes Sud) et "Quand monte le flot sombre" de Margaret Drabble (Bourgois). Réalisation : Ronan Loup. Questions posées par : Élise le Fourn. Retrouvez nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues/ Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues/

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Citations et extraits (42) Voir plus Ajouter une citation
Et quand elle rentrerait à Cambridge, elle s'inscrirait peut-être à ce cours sur l'art et l'architecture de la Renaissance italienne. Elle n'y connaissait pas grand-chose en iconographie, mais elle voyait bien que cela avait de l'intérêt. Un peu comme tout, d'ailleurs. Tout avait de l'intérêt.

"La veuve joyeuse"
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Depuis un âge d’une précocité inopportune, Fran était attirée par la mort héroïque, les dernières paroles célèbres, l’adieu tragique. Ses parents avaient sur leurs étagères un exemplaire du Dictionnaire des proverbes et dictons de Brewer, livre que, adolescente, elle compulsait de façon morbide pendant des heures, et l’une de ses sections préférées était "Dernières paroles", avec son mélange raffiné de piété, de complaisance, d’apocryphe, de provocation et de chute dans le ridicule. Les artistes avaient bien réussi : Beethoven aurait dit : "Au Ciel, j’entendrai" ; le peintre érotique Etty avait déclaré: "Merveilleuse ! Merveilleuse, cette mort !" et Keats s’était éteint avec courage, en réconfortant généreusement son pauvre ami Severn.
Ceux qui se trouvaient sur le point d’être exécutés avaient évidemment eu le temps de préparer une dernière pensée raffinée ; parmi elles, c’était la phrase romantique de Walter Raleigh que Fran préférait : "Peu importe dans quelle position repose la tête, pourvu que le coeur soit droit."
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Elle regarde les vastes eaux de crue, au-dehors. Une lune soûle, penchée, visible aux trois-quarts, une lune gibbeuse et décroissante au-dessus d’eux. Les branches supérieures des saules à moitié immergés sont de l’argent tremblant et fantomatique au clair de lune. Et, voguant dans les champs noyés, se trouve un cygne, un blanc cygne héraldique, fier, dans sa beauté sans âme, sans signification, sans effort. Son col se courbe, sa tête se tourne lentement de part et d’autre, il vogue de manière arrogante, dédaigneuse, emblématique, et scrute le scintillant royaume de la nuit.
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Elle répondit sans réfléchir : « Oh, je ne dors plus avec Oliver. » Au moment même où elle parlait, elle se demanda comment elle avait pu faire une telle erreur et comment elle pourrait la rattraper. Heureusement, la moussaka arriva à cet instant, ce qui évita d’avoir à poursuivre sur ce sujet. Mais une fois qu’il fut évité, elle regretta qu’il soit abandonné. Elle pensa dire la vérité – qu’elle n’avait plus couché avec personne depuis qu’elle avait couché avec lui, que depuis trois ans elle dormait seule, et qu’elle se préparait à dormir seule jusqu’à la fin de sa vie. Mais elle n’était pas absolument certaine qu’il avait envie de l’entendre, et elle savait que cette phrase, une fois qu’elle l’aurait exprimée, ne pourrait plus jamais être retirée, si bien qu’elle se tut.

Il examina sa moussaka : « Ça m’a l’air bon. » Il prit une bouchée, puis posa sa fourchette. « Ah, quelle expérience proustienne ! Je n’y crois pas. Je ne peux pas croire que je suis assis ici avec toi. Ce plat a le même goût que toi. Il me fait penser à toi. Tu es si belle, si ravissante, ma chérie. Je t’aimais tellement. Tu me crois quand je dis que je t’aimais vraiment ?
— Je n’ai couché avec personne depuis la dernière fois que j’ai couché avec toi.
— Oh, ma chérie. »
Elle se sentit défaillir, s’éloigner dans un soupir, aspirée dans un tourbillon fatidique comme Paolo et Francesca plongeant en enfer, impuissants, dans la chute inexorable des véritables amants entrelacés. C’était comme si trois années de solitude n’avaient été qu’une simple pause, une longue respiration avant que la nature de leur lien – damnation et destinée – soit enfin révélée. Elle se tourna vers lui : « Mon chéri, je t’aime. Qu’y puis-je ? Je t’aime. » Lui, dans le même souffle, murmura : « Je t’aime, je t’aime tout le temps, j’ai envie de toi. » Et ils s’embrassèrent, leur visage déjà si proche qu’ils n’eurent pratiquement pas à bouger.

Comme de nombreux romantiques, ils avaient l’habitude de conspirer avec le destin en se remémorant les noms des restaurants où ils étaient allés et les rues qu’ils avaient empruntées quand ils étaient amants. « Ceux qui oublient, oublient, lui déclara-t-il plus tard, ceux qui n’oublient pas se retrouvent. »
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Elle ne s'intéressait pas à son corps. Ce n'était pas un sujet que l'on pouvait envisager avec plaisir; si pour l'instant, de façon très éphémère, elle était jolie, elle s'attendait chaque jour à voir sa beauté se flétrir et ne voulait s'appesantir ni sur le plaisir ni sur la peur. C'était une femme raisonnable.

"Une journée dans la vie d'une femme souriante"
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Anna nous paraissait à tous une petite fille souriante,mignonne, affectueuse, qui avait bon caractère et un émouvant esprit de partage et d'obligeance.A un âge où les petits enfants deviennent pour la plupart farouchement possessifs et cupides, elle était toujours prête à céder ses jouets ou à partager ses bonbons fondants....
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Les enfants, dont le visage était éclairé par les bougies posées sur la cheminée et par la faible lueur des illuminations japonaises, étaient assez candides pour regarder en silence les adultes allumer les amorces de papier dans la pièce obscure. Au lieu de contempler le petit spectacle, certains parmi nous regardaient la lumière jouer sur leurs doux visages graves et attentifs. Ils composaient un tableau, un Joseph Wright, un La Tour. Nos enfants étaient ici bons ; nos espoirs pour eux, si élevés. La bonté semblait être leur droit de naissance. Comment aucun d'entre pouvait-il s'égarer ?
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Noël n'est pas une bonne période pour beaucoup.Noël est pire, bien sûr, pour les célibataires et les personnes seules, ou du moins c'est ce que tout le monde dit, mais c'est une période franchement mauvaise pour ceux qui ont une famille trop nombreuse et, entre trente et quarante ans, la majorité d'entre nous tombait dans cette catégorie. Il nous arrivait, pour certaines, d'aspirer au célibat et à la solitude pendant que nous tentions de satisfaire aux exigences de parents, d'enfants, d'ex-maris, de frères et sœurs, de tantes, d'oncles, de cousins, de canards boiteux, d'alcooliques excommuniés, de poètes solitaires dépressifs et autre racailles. Aucune d'entre nous n'avait une maison assez grande pour accueillir une tribu, une cuisine assez vaste pour faire le repas de tout un clan ; néanmoins, d'une manière ou d'une autre, nous avions hérité de ces attentes tribales de grands rassemblements. C'étaient des festivals effrénés d'échecs courus d'avance.
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Fran adore la télévision régionale. On découvre tout un tas de choses étranges en regardant la télé régionale d'un bout à l'autre du pays. Elle est contente d'avoir encore l'énergie et la volonté de parcourir l'Angleterre en voiture afin d'inspecter les résidences et foyers d'hébergement pour seniors. C'est une femme qui a de la chance, de la chance dans son travail. Parfois, dans ses instants les plus nobles, elle se dit qu'elle est amoureuse de l'Angleterre, de la longueur et de la largeur de l'Angleterre. L'Angleterre est à présent son dernier amour. Elle veut la voir voir entièrement avant de mourir. Elle ne pourra pas le faire, mais elle le fera de son mieux.
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Ces deux mois ont été très longs. Elle était beaucoup plus jeune, il y a deux mois. Elle avait traversé la soixantaine et dépassé les soixante-dix ans en marchant régulièrement sur un plateau des années durant, mais, maintenant, elle a brusquement descendu une marche. Voilà ce qui se passe. Elle sait tout là-dessus. Elle a été avertie plusieurs fois de l'existence de cette marche vers le bas, de cet étage inférieur. Ce n'est pas une falaise de la chute, mais c'est une descente vers un nouveau genre de plateau, vers un niveau inférieur. On espère rester sur ce terrain plat encore quelques années, mais on peut ne pas avoir cette chance.
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