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Note moyenne 3.23 /5 (sur 85 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Sheffield, Yorkshire , le 05/06/1939
Biographie :

Margaret Drabble, Lady Holroyd, est biographe et critique littéraire britannique.

Après avoir suivi les cours de l’école quaker Mount School de York, où sa mère travaillait, elle obtient un diplôme de littérature anglaise du Newnham College, Cambridge.

En 1960 elle rejoint la Royal Shakespeare Company à Stratford-upon-Avon, servant notamment de doublure à Vanessa Redgrave, avant d’entreprendre sa carrière littéraire. Son premier roman, A Summer Bird Cage, est publié en 1963. Elle a présidé le National Book League (aujourd'hui dénommé Booktrust) de 1980 à 1982.

Margaret Drabble a été mariée à l’acteur Clive Swift de 1960 à 1975 ; ils ont eu trois enfants. En 1982, elle se remarie avec l’écrivain Michael Holroyd ; ils vivent à Londres et dans le Somerset.

Sa sœur aînée est la romancière Antonia Susan Byatt.

Margaret Drabble a publié dix-sept romans, dont les premiers édités par Weidenfeld & Nicolson (1963–1987), et plus récemment, chez Penguin et Viking. Son troisième livre, The Millstone (1965), lui a valu le prix John Llewellyn Rhys Memorial Prize en 1966, et Jerusalem the Golden a remporté le James Tait Black Memorial Prize en 1967.
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Source : Wikipédia
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http://www.librairiedialogues.fr/ Delphine de la librairie Dialogues nous propose ses coups de c?ur du rayon Littérature étrangère : "Rendez-vous à Positano" de Goliarda Sapienza (Le Tripode), "Seul le grenadier" de Sinan Antoon (Actes Sud) et "Quand monte le flot sombre" de Margaret Drabble (Bourgois). Réalisation : Ronan Loup. Questions posées par : Élise le Fourn. Retrouvez nous aussi sur : Facebook : https://www.facebook.com/librairie.dialogues/ Twitter : https://twitter.com/dialogues Instagram : https://www.instagram.com/librairiedialogues/
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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
Alice_   08 novembre 2017
Quand monte le flot sombre de Margaret Drabble
Depuis un âge d’une précocité inopportune, Fran était attirée par la mort héroïque, les dernières paroles célèbres, l’adieu tragique. Ses parents avaient sur leurs étagères un exemplaire du Dictionnaire des proverbes et dictons de Brewer, livre que, adolescente, elle compulsait de façon morbide pendant des heures, et l’une de ses sections préférées était "Dernières paroles", avec son mélange raffiné de piété, de complaisance, d’apocryphe, de provocation et de chute dans le ridicule. Les artistes avaient bien réussi : Beethoven aurait dit : "Au Ciel, j’entendrai" ; le peintre érotique Etty avait déclaré: "Merveilleuse ! Merveilleuse, cette mort !" et Keats s’était éteint avec courage, en réconfortant généreusement son pauvre ami Severn.

Ceux qui se trouvaient sur le point d’être exécutés avaient évidemment eu le temps de préparer une dernière pensée raffinée ; parmi elles, c’était la phrase romantique de Walter Raleigh que Fran préférait : "Peu importe dans quelle position repose la tête, pourvu que le coeur soit droit."
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kuroineko   06 décembre 2017
Une journée dans la vie d'une femme souriante de Margaret Drabble
Et quand elle rentrerait à Cambridge, elle s'inscrirait peut-être à ce cours sur l'art et l'architecture de la Renaissance italienne. Elle n'y connaissait pas grand-chose en iconographie, mais elle voyait bien que cela avait de l'intérêt. Un peu comme tout, d'ailleurs. Tout avait de l'intérêt.



"La veuve joyeuse"
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SeriallectriceSV   24 juin 2017
Quand monte le flot sombre de Margaret Drabble
Elle regarde les vastes eaux de crue, au-dehors. Une lune soûle, penchée, visible aux trois-quarts, une lune gibbeuse et décroissante au-dessus d’eux. Les branches supérieures des saules à moitié immergés sont de l’argent tremblant et fantomatique au clair de lune. Et, voguant dans les champs noyés, se trouve un cygne, un blanc cygne héraldique, fier, dans sa beauté sans âme, sans signification, sans effort. Son col se courbe, sa tête se tourne lentement de part et d’autre, il vogue de manière arrogante, dédaigneuse, emblématique, et scrute le scintillant royaume de la nuit.
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dulac84   26 septembre 2014
Un bébé d'or pur de Margaret Drabble
Anna nous paraissait à tous une petite fille souriante,mignonne, affectueuse, qui avait bon caractère et un émouvant esprit de partage et d'obligeance.A un âge où les petits enfants deviennent pour la plupart farouchement possessifs et cupides, elle était toujours prête à céder ses jouets ou à partager ses bonbons fondants....
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kuroineko   06 décembre 2017
Une journée dans la vie d'une femme souriante de Margaret Drabble
Elle ne s'intéressait pas à son corps. Ce n'était pas un sujet que l'on pouvait envisager avec plaisir; si pour l'instant, de façon très éphémère, elle était jolie, elle s'attendait chaque jour à voir sa beauté se flétrir et ne voulait s'appesantir ni sur le plaisir ni sur la peur. C'était une femme raisonnable.



"Une journée dans la vie d'une femme souriante"
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topocl   03 janvier 2015
Un bébé d'or pur de Margaret Drabble
Les enfants, dont le visage était éclairé par les bougies posées sur la cheminée et par la faible lueur des illuminations japonaises, étaient assez candides pour regarder en silence les adultes allumer les amorces de papier dans la pièce obscure. Au lieu de contempler le petit spectacle, certains parmi nous regardaient la lumière jouer sur leurs doux visages graves et attentifs. Ils composaient un tableau, un Joseph Wright, un La Tour. Nos enfants étaient ici bons ; nos espoirs pour eux, si élevés. La bonté semblait être leur droit de naissance. Comment aucun d'entre pouvait-il s'égarer ?
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topocl   02 janvier 2015
Un bébé d'or pur de Margaret Drabble
Noël n'est pas une bonne période pour beaucoup.Noël est pire, bien sûr, pour les célibataires et les personnes seules, ou du moins c'est ce que tout le monde dit, mais c'est une période franchement mauvaise pour ceux qui ont une famille trop nombreuse et, entre trente et quarante ans, la majorité d'entre nous tombait dans cette catégorie. Il nous arrivait, pour certaines, d'aspirer au célibat et à la solitude pendant que nous tentions de satisfaire aux exigences de parents, d'enfants, d'ex-maris, de frères et sœurs, de tantes, d'oncles, de cousins, de canards boiteux, d'alcooliques excommuniés, de poètes solitaires dépressifs et autre racailles. Aucune d'entre nous n'avait une maison assez grande pour accueillir une tribu, une cuisine assez vaste pour faire le repas de tout un clan ; néanmoins, d'une manière ou d'une autre, nous avions hérité de ces attentes tribales de grands rassemblements. C'étaient des festivals effrénés d'échecs courus d'avance.
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cathulu   20 mars 2017
Quand monte le flot sombre de Margaret Drabble
Ces deux mois ont été très longs. Elle était beaucoup plus jeune, il y a deux mois. Elle avait traversé la soixantaine et dépassé les soixante-dix ans en marchant régulièrement sur un plateau des années durant, mais, maintenant, elle a brusquement descendu une marche. Voilà ce qui se passe. Elle sait tout là-dessus. Elle a été avertie plusieurs fois de l'existence de cette marche vers le bas, de cet étage inférieur. Ce n'est pas une falaise de la chute, mais c'est une descente vers un nouveau genre de plateau, vers un niveau inférieur. On espère rester sur ce terrain plat encore quelques années, mais on peut ne pas avoir cette chance.
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Alice_   08 novembre 2017
Quand monte le flot sombre de Margaret Drabble
Fran adore la télévision régionale. On découvre tout un tas de choses étranges en regardant la télé régionale d'un bout à l'autre du pays. Elle est contente d'avoir encore l'énergie et la volonté de parcourir l'Angleterre en voiture afin d'inspecter les résidences et foyers d'hébergement pour seniors. C'est une femme qui a de la chance, de la chance dans son travail. Parfois, dans ses instants les plus nobles, elle se dit qu'elle est amoureuse de l'Angleterre, de la longueur et de la largeur de l'Angleterre. L'Angleterre est à présent son dernier amour. Elle veut la voir voir entièrement avant de mourir. Elle ne pourra pas le faire, mais elle le fera de son mieux.
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Lampyre   20 août 2017
La voie radieuse de Margaret Drabble
De paradoxe en paradoxe nous allons de l'avant, voyageurs en partance de nous-mêmes...
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