AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Note moyenne 3.9 /5 (sur 222 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : New York
Biographie :

Mariah Fredericks est romancière.

Titulaire d'un BA d'histoire de Vassar College, elle a été rédactrice en chef du Book of the Month Club pendant de nombreuses années.

En 2007, son livre "Crunch Time", un roman pour jeunes adultes, avait été sélectionné pour le prix Edgar.

Auteure de plusieurs romans pour la jeunesse, "Des gens d'importance" (A Death of No Importance, 2018) est son premier roman pour adultes et aussi le premier à être traduit en français.

Elle vit avec son mari et son fils à New York.

son site : https://www.mariahfredericksbooks.com/
Twitter : https://twitter.com/mariahfrederick

Ajouter des informations
Bibliographie de Mariah Fredericks   (3)Voir plus

étiquettes

Citations et extraits (48) Voir plus Ajouter une citation
jeunejane   08 octobre 2018
Des gens d'importance de Mariah Fredericks
- Avez-vous entendu parler du darwinisme social ? Robert me l'a expliqué il y a plusieurs mois. D'après cette théorie, les riches sont riches parce qu'ils sont meilleurs, plus intelligents, plus travailleurs et donc plus aptes à survivre. Les pauvres, faute d'être dotés de ces qualités, finissent par périr. Et les forts ne sentent rien.
Commenter  J’apprécie          271
iris29   29 décembre 2018
Des gens d'importance de Mariah Fredericks
Quand des pauvres meurent, c'est un accident. Quand ce sont des riches , alors c'est un meurtre.
Commenter  J’apprécie          250
iris29   27 décembre 2018
Des gens d'importance de Mariah Fredericks
Encore plus choquant fut le mariage du vénérable Robert Newsome ( charbon ) avec Rose Briggs ( sans fortune connue ) . Le marié avait cinquante-deux ans, la mariée dix-sept. Ce qui , comme beaucoup ne se privèrent pas de le souligner , était faire montre d'une considération particulière envers sa fille qui, ayant le même âge, s'entendrait à merveille avec sa nouvelle maman.
Commenter  J’apprécie          190
iris29   29 décembre 2018
Des gens d'importance de Mariah Fredericks
Les bons domestiques savent quand on les renvoie sans un mot. Il est vulgaire de rester après avoir été congédié. Cela rompt le contrat d' invisibilité.
Commenter  J’apprécie          191
jeunejane   08 avril 2020
Une mort sans importance de Mariah Fredericks
Il était de ceux pour qui les femmes sont des créatures étranges et fantasques, prises de besoins aussi subits que passionnés pour tel ou tel objet. Si la fille de Mr Benchley était inconsolable sans son peigne en grenat, alors , de toute évidence, il fallait le lui apporter.
Commenter  J’apprécie          170
iris29   22 décembre 2018
Des gens d'importance de Mariah Fredericks
A mon arrivée chez les Benchley en mai 1910, je bénéficiai de la meilleure recommandation qu'une employée puisse avoir : l'échec de toutes celles qui l'avaient précédée.
Commenter  J’apprécie          170
iris29   28 décembre 2018
Des gens d'importance de Mariah Fredericks
- Quand la boue éclabousse, Miss Prescott, c'est difficile d'en effacer les traces.
Commenter  J’apprécie          170
kuroineko   08 septembre 2018
Des gens d'importance de Mariah Fredericks
Toutefois, si un secret connu de deux personnes n'en est déjà plus un, une confidence à Mrs Benchley pouvait aussi bien être imprimée à la une du New York Times.
Commenter  J’apprécie          140
talou61   03 août 2021
Des gens d'importance de Mariah Fredericks
Comme toujours lorsque je me promenais dans le Lower East Side, je fus frappée par l'immense différence entre ce monde-là et celui des Armslow et des Benchley. On aurait cru se trouver dans deux contrées différentes. Dans l'une, l'abondance allait de pair avec l'absence d'efforts, comme si le confort matériel poussait du sol. Dans les rues, le silence. On flânait à l'aise. On entendait bruire les arbres du parc, le discret "Bonjour" des passants. Se hâter ou élever le ton eût semblé incongru. Le troc et le marchandage étaient des comportements de bas étages.



Dans l'autre, au contraire, le troc était la vie. Des devantures aux voitures à bras, des fenêtres où les femmes hélaient les hommes aux bandes de gamins dont les doigts vous tâtaient les poches, tout n'était que quête d'un petit quelque chose en plus, parce que les gens avaient si peu. Où que vous alliez, vous étiez assailli, par des cris, des coudes, des épaules, des odeurs. Dans ces rues, vous ne marchiez pas. Vous rentriez la tête dans les épaules et vous forciez votre chemin.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
SZRAMOWO   21 janvier 2022
Mort d'une fille de peu de Mariah Fredericks
— ... toutes personnes possédées comme esclaves…

— ... esclaves…

— ... seront, à dater de ce moment et à jamais, libres.

— À jamais libres, fit Louise en écho, puis elle ôta son haut-de-forme. Quel sens a pour vous ce « à jamais » ?

— Le même que « pour toujours », je suppose.

— Et Lincoln ne pouvait-il pas le formuler ainsi ?

Ce n’était pas à moi, simple femme de chambre, de soutenir les choix stylistiques du seizième Président, mort pour la cause qu’il défendait. En dépit de son éloquence, Lincoln avait, certes, été confronté à la guerre de Sécession, à l’opposition du Congrès et au pistolet de John Wilkes Booth, mais sans doute jamais à un parterre de dames de la haute société, comme Louise s’y préparait. En réalité, il se rendait rarement à New York, qui avait par deux fois refusé de voter pour un républicain insensible aux avantages commerciaux de la traite des esclaves.

Toutefois, on célébrait le cinquantenaire de la proclamation d’Émancipation et New York s’adonnait à sa commémoration avec enthousiasme. C’est ainsi que Louise, un haut-de-forme improvisé en équilibre sur la tête, s’efforçait à grand-peine de réciter l’illustre discours de Mr. Lincoln.

Lasses des dîners traditionnels, les dames importantes de la ville s’évertuaient à démontrer leur sens artistique par des moyens variés. Les tableaux vivants*1 et le théâtre amateur faisaient fureur. On pouvait ainsi admirer le Brutus de Mrs. Halsey le lundi, un florilège de La Chauve-Souris par Mrs. Foster Jenkins le mardi et, le mercredi, une présentation torride de danse apache par Mrs. Fortesque. Dolly Rutherford, du grand magasin Rutherford’s – le plus nouveau et le plus luxueux des paradis de la mode féminine, qui s’affirmait comme le lieu « où chaque Beauté américaine s’épanouit ! » – n’était pas en reste. Sous sa houlette, Louise Tyler et d’autres devaient interpréter « Scènes émouvantes de l’Émancipation » une semaine plus tard.

Étant svelte et élancée, Louise avait été choisie pour interpréter le grand homme. On aurait pu croire que cet honneur reviendrait à l’hôtesse, mais Mrs. Rutherford était affligée d’une silhouette ronde et courtaude. À un certain moment, on avait suggéré qu’elle incarne Harriet Tubman2 ; en définitive, elle avait accepté le rôle tout aussi important, voire davantage, de Mary Todd Lincoln. (Le rôle de Harriet Tubman fut dévolu à Mrs. Edith Van Dormer. S’étant éteinte plus tôt dans le mois, Mrs. Tubman se verrait épargner ce spectacle.)

Louise s’enfonça dans un fauteuil et contempla, par la fenêtre, les immeubles noyés dans la grisaille en ce matin de la mi-mars. Le calendrier pouvait bien indiquer le printemps, le vent glacial et le ciel morose montraient que l’hiver ne relâchait pas encore son étreinte. Un feu agréable crépitait et le reste du thé que Louise prenait au petit déjeuner était posé sur la table auprès d’elle. Le silence régnait dans la maison de ville, située du côté de la 20e Rue Est, car William Tyler, son mari depuis huit mois, se trouvait à Washington avec son beau-père, Mr. Benchley. À en croire la rumeur, Woodrow Wilson s’était attelé à une nouvelle sorte de système de taxe, un impôt sur les revenus réels. Plus on gagnait, plus on payait. Certains considéraient cette mesure comme une monstrueuse atteinte à la propriété. Parmi ceux-ci, Mr. Benchley, qui comptait nombre d’amis dans la capitale, était allé battre le rappel contre les plans du Président. Il avait emmené avec lui son gendre, devenu depuis peu son avocat, abandonnant Louise à la merci de Dolly Rutherford.

Je m’en voulais. La mère de William et moi avions réussi, à nous deux, à guider Louise au fil de ses six premiers mois parmi les fortes femmes de la bonne société new-yorkaise. Mrs. Tyler senior avait présenté Mrs. Tyler junior à celles qu’il convenait de connaître, l’avait mise en garde contre les infréquentables, tandis que je peaufinais son allure et renforçais son assurance. Puis Mrs. Tyler s’en fut rendre visite à sa fille Beatrice, qui se livrait à la chasse au mari à Boston.

— Je laisse Louise entre vos mains expertes, Jane, me dit-elle.

Mrs. Tyler était partie depuis à peine un jour que je fus en proie à une grippe intestinale. Sa belle-mère étant au loin et moi souffrante, Louise était tombée entre les griffes d’une des arrivistes les plus alertes et épuisantes de la ville. Dolly Rutherford clamait haut et fort qu’elle refusait, mais alors, catégoriquement, de rester inactive. « Être oisive, c’est s’ennuyer, et s’ennuyer c’est mourir. » Elle avait une passion pour le sublime, en particulier dans l’art. Que l’objet de son attention fût accroché dans une galerie, qu’il chantât, dansât ou déclamât sur scène, Dolly Rutherford l’attirait dans son salon et l’exposait, « plumé, paré et assaisonné », pour reprendre les termes d’un critique. Elle aurait été ridicule n’eût-elle bénéficié de deux atouts : une volonté digne de Genghis Khan et la fortune de son époux. Des femmes plus coriaces que Louise avaient été entraînées dans son orbite. Je ne m’en sentais pas moins coupable.

Quand la pendule sur le manteau de la cheminée sonna neuf coups, j’espérai que Louise se rappellerait quel jour nous étions sans que j’eusse à le faire. Elle remarqua mon regard sur le cadran.

— C’est l’heure, n’est-ce pas ?

Elle se leva et me tendit la main.

— Je ne sais pas comment je vais me passer de vous.

— Vous pourrez me joindre au refuge à tout moment.

— Ce sont vos congés, Jane. Pourquoi ne partez-vous pas dans un endroit agréable ?

— Je tiens à voir mon oncle. Et j’ai aussi d’autres projets.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          50

Acheter les livres de cet auteur sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura

Lecteurs de Mariah Fredericks (237)Voir plus


Quiz Voir plus

Citations philosophiques célèbres

Je pense donc je suis

Pascal
Einstein
Aristote
Descartes

10 questions
65 lecteurs ont répondu
Thèmes : citations philosophiques , pensées , petites phrasesCréer un quiz sur cet auteur