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Note moyenne 3.96 /5 (sur 353 notes)

Nationalité : Argentine
Né(e) à : Lanus, Buenos Aires , 1973
Biographie :

Mariana Enriquez est écrivain et journaliste.

Née d'un père ingénieur et d'une mère médecin, elle a fait des études de journalisme à l’université de La Plata et dirige Radar, le supplément culturel du journal Página/12.

Elle a publié trois romans – dont le premier à 22 ans – et un recueil de nouvelles avant "Ce que nous avons perdu dans le feu" (Las cosas que perdimos en el fuego, 2016), actuellement en cours de traduction dans dix-huit pays.

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À l'occasion de sa venue en France, Mariana Enriquez, l'autrice de "Notre part de nuit", a adressé un mot à ses lecteurs ! Retrouvez en librairie ce roman-phénomène pour lequel l'autrice vient d'ailleurs de remporter quatre prix littéraires : le Grand Prix de l'Imaginaire 2022, le Prix Imaginales 2022, le Prix des libraires du Québec - roman étranger, et le Prix Payot du roman étranger.  Merci aux lectrices et lecteurs, ainsi qu'aux juré.e.s ! Traduit de l'espagnol (Argentine) par Anne Plantagenet.

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Citations et extraits (41) Voir plus Ajouter une citation
Cannetille   31 août 2022
Notre part de nuit de Mariana Enriquez
Nous avons continué d’avancer. Il y avait plus d’oxygène. Le tronc des arbres est devenu plus fin. Laura a remarqué, la première, quelque chose dessus, qu’il n’était pas facile de distinguer au premier coup d’œil : des mains. De nombreuses mains, les unes sur les autres, étreignant le tronc des arbres. Coupées, amputées, collées aux troncs, paumes pliées, doigts arqués. Des mains humaines, rigides et crispées. Toute la forêt était ainsi à cet endroit. Des arbres et des arbres de mains mortes. Quelqu’un les installait avant que survienne la rigor mortis. Sur le premier tronc, on en a compté douze. D’autres en avaient davantage encore. Certains n’en avaient qu’une. J’ai pensé à la Main de Gloire que je désirais tant.

C’est un collectionneur, ai-je dit. Un artiste. Ou bien ils sont plusieurs. À droite de la Forêt des Mains, telle que nous l’avons baptisée, se trouvait ce que Juan indiquerait plus tard sur la carte comme la Vallée des Torses. On aurait dit des pierres dressées ou des tombes. Aussi symétriques que dans un cimetière militaire. Mais c’étaient des torses humains. Sans bras, sans tête ni jambes. Certains avec la peau marquée de personnes âgées, d’autres avec de beaux seins de jeune fille, des torses d’enfants, gros, maigres, bruns, pâles, des ventres plats, des ventres obèses, des poitrines de femmes qui avaient allaité. J’ai reconnu sur un dos les cicatrices laissées par des ongles, identiques aux marques qu’exécute Juan pendant le Cérémonial, comme celles de Stephen.
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PetiteBichette   06 novembre 2021
Notre part de nuit de Mariana Enriquez
C’est comme si on montait sur une échelle tous ensemble et à un moment je dis : « Moi je reste ici ». Et de cette marche, je les regarde, ils sont heureux, plus haut. Avait-il toujours été comme ça ? Ce n’était pas de la timidité, ni de la réserve, ni de l’adolescence, comme pensaient les autres. Ça ne passerait pas. Il pouvait danser seul, être bouleversé dans sa chambre par un livre, mais quand la soirée tournait à la fête, il décrochait. Les autres se fondaient dans un film qu’il pouvait regarder, mais auquel il lui était impossible de participer. Alors il devenait invisible, ce qui n’était pas difficile car ils étaient tous ivres. Et il retournait dans sa chambre, où il éprouvait le plus grand soulagement. (p.621)
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PetiteBichette   29 octobre 2021
Notre part de nuit de Mariana Enriquez
Comme il détestait ces films et feuilletons TV où on voyait des malades héroïques qui souffraient en silence ! Il connaissait suffisamment les hôpitaux et la maladie pour savoir que la plupart des patients étaient tyranniques, odieux, et faisaient tout pour que les autres souffrent autant qu’eux. (p.305)
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Bazart   16 mai 2017
Ce que nous avons perdu dans le feu de Mariana Enriquez
Tous les jours je pense à Adela. Et si mes souvenirs ne surgissent pas au cours de la journée- taches de rousseur, dents jaunes, cheveux blonds trop fins, moignons à l'épaule, bottines en peau de chamois- il revient la nuit quand je rêve.
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PetiteBichette   02 novembre 2021
Notre part de nuit de Mariana Enriquez
Tu possèdes quelque chose à moi, dit-il, je t’ai laissé quelque chose, j’espère que ce n’est pas maudit, j’ignore si je peux te donner quelque chose qui ne soit pas souillé, qui ne soit pas obscur, notre part de nuit. (p.337)
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Romileon   13 octobre 2021
Notre part de nuit de Mariana Enriquez
Nous devrions tous être orphelins, grandir seuls, il suffirait que quelqu'un nous apprenne à cuisiner et à nous laver quand on est petits et basta.
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HundredDreams   03 novembre 2021
Notre part de nuit de Mariana Enriquez
Dans les tempes, ça bat, ça bat.

L’ombre.

Le froid canon du pistolet.

Dix tonnes.

Dans mon cœur, un demi-ton en mode mineur.



Kosovel
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HundredDreams   02 novembre 2021
Notre part de nuit de Mariana Enriquez
Et il me pousse vers certains coins, vers certaines maisons humides,

vers des hôpitaux où les os sortent par la fenêtre,

vers certaines cordonneries à l’odeur de vinaigre,

vers des rues effroyables comme des crevasses.

l y a des oiseaux couleur de soufre et d’horribles intestins

pendant aux portes des maisons que je hais.



Pablo Neruda
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PetiteBichette   05 novembre 2021
Notre part de nuit de Mariana Enriquez
Pourvu qu’il meure. Pourvu que papa meure une fois pour toutes, se dit-il, qu’on en finisse et que je vive avec l’oncle Luis ou chez Vicky ou tout seul à la maison. […] Qu’il meure. Si seulement il pouvait arrêter de l’aimer, l’oublier. (p.294)
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JustAWord   22 septembre 2021
Notre part de nuit de Mariana Enriquez
C'est cela aussi être riche [...] : ce mépris pour ce qui est beau et l'incapacité de nommer dignement.
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