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Note moyenne 3.23 /5 (sur 10 notes)

Né(e) : 1860
Mort(e) le : 31-10-1884
Biographie :

Peintre de nationalité russe. (1860-1884).
La brève existence de Marie Bashkirtseff fut un combat vers un seul but : "rester sur cette terre par quelque moyen que ce soit." C'est-à-dire survivre par la gloire artistique à une mort qu'elle savait devoir être précoce. L'Ecole des Beaux-Arts étant interdite aux femmes, elle s'inscrivit à l'Atelier Julian, un des rares lieux en Europe offrant aux femmes artistes un enseignement identique à celui de leurs condisciples masculins.
Optant pour un monde pictural personnel et original, elle choisit de devenir le peintre de la rue Marie voulut aussi être le peintre des misères urbaines. Ces représentations sans mièvrerie, peintes d'une manière solide et hardie, contrastent singulièrement avec l'élégance de Marie et le raffinement extrême de son quotidien. Son oeuvre est riche aussi de multiples portraits, à dominante féminine. Marie Bashkirtseff excella aussi dans le domaine du paysage et dans la nature morte. On a dit et répété que Marie Bashkirtseff côtoya l'Impressionnisme sans s'y intéresser. Mais la plupart de ses oeuvres montrent qu'elle avait parfaitement assimilé le modernisme de son époque. A sa mort (de la phtisie), le 31 octobre 1884, Marie laissait une oeuvre riche de 100 tableaux et esquisses, 6 pastels, 80 dessins, 83 études d'après modèles et 5 sculptures. Une grande partie fut envoyée en Russie, dans des musées et dans le domaine familial des Bashkirtseff, à Gravonzi, dans le district de Poltava, en Ukraine. D'après certaines sources, ce qui avait été déposé à Gavronzi aurait été détruit par un bombardement durant la Seconde Guerre mondiale. Le reste est la propriété de différents musées internationaux, Elle tenta de se faire reconnaître par le chant et les arts plastiques. Mais elle mourut à 25 ans, sans avoir connu la gloire.
Ses oeuvres sont aujourd'hui exposées dans les plus grands musées du monde. Mais c'est son Journal intime qui lui apporte la gloire.

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Source : http://www.artyst.net
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The Journals of Marie Bashkirtseff. In 1873 a beautiful 14-year-old girl of Russian nobility is transplanted to a sun swept French villa on the Mediterranean and begins inscribing the events of her seaside days in a little diary. Eleven years later, when she dies in Paris of consumption, she has written thousands upon thousands of pages, and has woven a vast, multifaceted portrait of her life in the radiant bellé epoque world in which she lived.

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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
Marie Bashkirtseff
Jacopo   23 septembre 2020
Marie Bashkirtseff
Ce que j'envie , c'est la liberté de se promener tout seul, d'aller et venir,, de s'assoir sur les bancs du jardins des Tuilerie (...), de se promener le soir dans les vieilles ruelles (...), voilà la liberté sans laquelle on ne peut pas devenir un vrai artiste.

2 janvier 1879
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SZRAMOWO   23 mai 2016
Journal : 10 Mai 1876 - 16 Aout 1876 de Marie Bashkirtseff
mardi 16 avril 1876

Quoi que je devienne, je lègue mon journal au public.

Tous les livres qu’on lit sont des inventions, les situations y sont forcées, les caractères faux, tandis que ceci, c’est la photographie de toute une vie. Ah ! direz-vous, cette photographie est ennuyeuse, tandis que les inventions sont amusantes. Si vous dites cela, vous me donnez une bien petite idée de votre intelligence.

Je vous offre ici ce qu’on n’a encore jamais vu. Tous les mémoires, tous les journaux, toutes les lettres qu’on publie ne sont que des inventions fardées et destinées à tromper le monde.

Je n’ai aucun intérêt à tromper. Je n’ai ni acte politique à voiler, ni relation criminelle à dissimuler. Personne ne s’inquiète si j’aime ou je n’aime pas, si je pleure ou si je ris. Mon plus grand soin est de m’exprimer aussi exactement que possible. Je ne me fais pas illusion sur mon style et mon orthographe. J’écris des lettres sans fautes, mais au milieu de cet océan de mots, j’en laisse échapper sans doute beaucoup. Je fais en outre des fautes de français. Je suis étrangère. Mais demandez-moi de m’expliquer dans ma langue, je le ferais peut-être plus mal encore.

Mais ce n’est pas pour dire tout cela que j’ai ouvert le cahier. C’est pour dire qu’il n’est pas midi, que je suis livrée plus que jamais à mes tourmentantes pensées, que ma poitrine est oppressée et que je hurlerais volontiers. D’ailleurs, c’est mon état naturel.

lundi 3 juillet 1876

Laisser mon journal ici, voilà une vraie peine.

Ce pauvre journal qui contient toutes ces aspirations vers la lumière, tous ces élans qui seraient estimés comme des élans d’un génie emprisonné, si la fin était couronnée par le succès, et qui seront regardés comme le délire vaniteux d’une créature banale, si je moisis éternellement !

Me marier et avoir des enfants ! Mais chaque blanchisseuse peut en faire autant.

A moins de trouver un homme civilisé et éclairé ou faible et amoureux.

Mais qu’est-ce que je veux ? Oh ! vous le savez bien. Je veux la gloire !

Ce n’est pas ce journal qui me la donnera. Ce journal ne sera publié qu’après ma mort, car j’y suis trop nue pour me montrer de mon vivant. D’ailleurs, il ne serait que le complément d’une vie illustre.

Une vie illustre ! Folie produite par l’isolement, les lectures historiques et une imagination trop vive !...

Je ne connais parfaitement aucune langue. La mienne ne m’est familière que dans les rapports domestiques. J’ai quitté la Russie à l’âge de dix ans, je parle bien l’italien et l’anglais. Je pense et j’écris en français et encore je crois que je fais des fautes d’orthographe ! Et souvent les mots me manquent et je trouve avec un dépit à nul autre pareil ma pensée exprimée par un écrivain célèbre, avec facilité et grâce !

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Jacopo   23 septembre 2020
Lettres de Marie Bashkirsteff de Marie Bashkirtseff
Je te remercie pour le dessin et pour la lettre. Mes leçons vont assez bien. Je t'envoie mon dessin, seulement ne le montre à personne, parce que c'est mal fait. Après ton départ j'ai fait beaucoup de dessins et il y en a qui sont bien. A l'étranger, je crois que nous n'irons pas bien vite, peut-être pourtant un de ces jours ; maman a dit dans une semaine.
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Thelx   29 mai 2018
Mon journal : Texte intégral de Marie Bashkirtseff
Il me semble que personne n'aime autant tout que moi : arts, musique, peinture, livres, monde, robes, luxe, bruit, calme, rire, tristesse, mélancolie, blague, amour, froid, soleil.., j'adore et j'admire tout... Tout se présente à moi sous des aspects intéressants et sublimes : je voudrais tout voir, tout avoir, tout embrasser, me confondre avec tout...
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Macile   06 septembre 2022
Journal de Marie Bashkirtseff de Marie Bashkirtseff
Plus je lis, plus j'ai envie de lire, et plus j'apprends, plus j'ai de choses à savoir. Je ne dis pas cela pour imiter certain sage de l'antiquité, je sens ce que je dis.
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Jacopo   22 septembre 2020
Cahiers intimes inédits, tome 3 de Marie Bashkirtseff
Une chaumière et son pied ! Voilà sa devise. Heureusement, je ne crois pas à ce qu'il dit, sans cela il me faudrait croire que je suis ce qu'il y a de plus merveilleusement étrange au monde.

Et tout cela au point de vue fraternel et artistique. que c'est un vrai charme. Quant à mon esprit, il ne m'en a rien dit brutalement et nettement, mais je suis autorisée à croire que je suis prodigieusement amusante.
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PatrickCasimir   25 juillet 2022
Journal de Marie Bashkirtseff, tome 1 de Marie Bashkirtseff
A quoi bon mentir et poser ? Oui, il est évident que j'ai le désir, sinon l'espoir de rester sur cette terre, par quelque moyen que ce soit. Si je ne meurs pas jeune, j'espère rester comme une grande artiste ; mais si je meurs jeune, je veux laisser publier mon journal qui ne peut pas être autre chose qu'intéressant. (...) D'abord, j'ai écrit très longtemps sans songer à être lue, et ensuite, c'est justement parce que j'espère être lue que je suis absolument sincère.

Si ce livre n'est pas l'exact, l'absolue, la stricte vérité, il n'a pas raison d'être. Non seulement je dis tout le temps ce que je pense, mais je n'ai jamais songé un seul instant à dissimuler ce qui pourrait me paraître ridicule ou désavantageux pour moi. Du reste, je me crois trop admirable pour me censurer. Vous pouvez donc être certains (...), que je m'étale dans ces pages, tout entière...

Je suis née le 11 novembre 1860. C'est épouvantable, rien que de l'écrire. Mais je me console en pensant que je n'aurai certainement plus d'âge lorsque vous me lirez.
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Jacopo   22 septembre 2020
Journal de Marie Bashkirtseff, tome 1 de Marie Bashkirtseff
D'abord j'ai écrit très longtemps sans songer à être lue, et ensuite c'est justement parce que j'espère être lue que je suis absolument sincère. Si ce livre n'est pas l'exacte, l'absolue, la stricte vérité, il n'a pas raison d'être. Non seulement je dis tout le temps ce que je pense, mais je n'ai jamais songé un seul instant à dissimuler ce qui pourrait me paraître ridicule ou désavantageux pour moi.
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Jacopo   23 septembre 2020
Cahiers intimes inédits, tome 2 de Marie Bashkirtseff
J'ai rarement, ou, pour mieux dire, jamais commencé si bien l'année. Le matin, j'ai dessiné. Et, après-midi, nous sommes allés nous promener à pied dans les Champs-Elysées, moi, Dina et mon frère; puis en fiacre, et nous rions, car Paul, entré avec peine dans le coupé, ne pouvait plus en sortir, ses jambes et sa tête étaient déjà dans le vestibule quand ses pieds étaient sous la banquette.
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Jacopo   23 septembre 2020
Journal de Marie Bashkirtseff, tome 2 de Marie Bashkirtseff
Lundi 10 septembre. Demain matin nous partons. J'aime bien Schlangenbad. Les arbres sont superbes, l'air doux. On ne rencontre personne si on veut. Je connais tous les sentiers, toutes les allées. On serait heureux, si on pouvait se contenter de Schlangenbad. Mes mères ne me comprennent pas. Dans mon désir d'aller à Rome, elles voient les promenades du Pincio, l'Opéra, et «des leçons de peinture». Et si je passais toute ma vie à leur expliquer mon enthousiasme, elle le comprendraient peut-être, mais comme une chose inutile, une fantaisie à moi. Les petites misères de tous les jours les ont absorbées. et puis on dit qu'il faut être né avec l'amour de tout cela, autrement on ne comprend jamais, quelque spirituel, distingué et excellent qu'on soit. Mais, n'est-ce pas moi. plutôt qui suis bête ?

Je voudrais être fataliste.
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