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Note moyenne 3.97 /5 (sur 264 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : en Loire-Atlantique , le 23/12/1977
Biographie :

Marie Chartres était bibliothécaire à la médiathèque de Châteaubriant avant de déménager à Bruxelles. Elle est aujourd’hui libraire mais s’adonne aussi à l’écriture depuis la fin des années 2000. Elle écrit des romans pour la jeunesse et des récits poétiques pour les adultes. Son premier roman : « Bleu de Rose » paru aux éditions de l’Ecole des Loisirs dans la Collection Medium.

Source : Ouest-France
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Bibliographie de Marie Chartres   (10)Voir plus

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Comment est-il possible de se reconstruire et d'aimer le monde quand on a vecu le pire ? «La nuit du 5 septembre 1990, mes deux enfants, Lucie et Sylvain, ont ete assassines par leur propre pere. Face a un tel drame, j'aurais pu me donner la mort mais j'ai choisi la vie. Comme beaucoup de meres, je croyais que jamais je ne pourrais vivre sans eux. Et pourtant... Aujourd'hui, je n'ai plus honte d'etre en vie.» Dans ce recit hors norme, d'une rare humanite, Patricia Oddo raconte comment elle a trouve la force de vivre, de tomber amoureuse, d'etre mere a nouveau, de parler sans tabou de ce drame et de faire son deuil, enfin, trente ans plus tard. Patricia Oddo est secretaire et travaille dans une entreprise familiale pres de Chartres.

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Citations et extraits (84) Voir plus Ajouter une citation
Crazynath   10 avril 2016
Les petits orages de Marie Chartres
Ces monstres coupables qu'étaient la fureur et la rancune sommeillaient en chacun de nous, cette manière qu'ils avaient d’être tapis entre nos nerfs ou à l’intérieur même de nos cœurs me mettait en rogne.
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beamag87   13 mars 2016
Les petits orages de Marie Chartres
On ne pouvait pas dire qu'on faisait vraiment premiers de la classe. J'aurais même dit que c'était exactement l'inverse. Un génie dans une voiture brinquebalante. Un handicapé au milieu des blés. Voilà ce que nous étions.

Parfois la vie est aussi drôle qu'elle est triste. Exactement comme le ciel mélangé que l'on avait au-dessus de nos têtes.
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Nadael   13 mai 2016
Les petits orages de Marie Chartres
« L'empreinte d'un renard, puis le tintement de ma béquille. L'empreinte d'un renard, puis le tintement de ma béquille. Un pas, clic. Un pas, clic. C'était ma démarche bancale dans le grand couloir du lycée. Là où se retrouvaient les jeunes de mon école. Là où ils se montraient, là où ils s'observaient, là où ils se séduisaient. Je frôlais les casiers rouges. Jamais je ne marchais dans l'allée centrale. Moi, je m'extrayais, je contournais, je baissais la tête. Je fuyais, j'évitais, je m'écrasais. Je creusais le sol, je m'inventais un terrier, je m'engouffrais, je me camouflais, je disparaissais. C'était ma lente amnésie de l'instant, un évanouissement, une évaporation. J'avais envie de devenir une buée blanche, une solution. »
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Ileauxtresors   18 décembre 2020
L'âge des possibles de Marie Chartres
L’infini des possibles s’offrait à nous. Danserions-nous autour du tourbillon ?
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gizmo   10 mai 2012
Immense et rouge de Marie Chartres
Je ne veux plus rien savoir de cette histoire, je ne veux plus jamais l’entendre. Il baisse les yeux lorsqu’il le lui dit et puis il a ce mouvement de tête, toujours là, comme ça, comme s’il avait honte ou qu’il était blessé mais elle n’arrive pas à s’en empêcher. Elle veut toujours lui raconter l’histoire du petit oiseau au cimetière en caoutchouc. Un conte que l’on raconterait aux enfants avant d’aller dormir. Il fait cette tête de garçon fâché comme si son histoire n’avait aucun sens. Elle commence à parler fort et à rire, il y a ce spasme qui la secoue, un claquement sec, la chute d’un corps et elle dit tu ne peux rien contre ce qui s’est passé.



Il plie sa serviette de table, il passe les doigts sur les plis, une fois, deux fois, trois fois tandis qu’elle raconte le matin où elle a voulu sortir dans le jardin, il avait plu toute la nuit, il est très nerveux, quatre fois, cinq fois, si elle continue de parler, elle pense que tout ira bien, le temps restera immobile, les jours se suivront, diction, répétition et là c’est vrai que tout pourra aller, six fois, sept fois, elle est sortie du cellier, le ciel était gris et froid, elle a fait demi-tour pour enfiler ses bottes, elle a enfoncé son pied droit dans la chaussure, a forcé, forcé et en parlant comme si elle chantait, l’épouse a expliqué que la cruauté est un puits sans fond parce que durant de longues minutes, elle a continué de forcer sans chercher à comprendre, huit fois, neuf fois avant de saisir qu’il y avait une chose tout au fond, quelque chose de monstrueux qui changeait de forme sous la pression du pied, une sorte de tissu qui s’ouvrait en corolle spongieuse. Un printemps dégueulasse sous les orteils.



Le ciel est bas en couleur chrysanthème et lorsqu’elle a compris qu’il y avait là un oiseau mort, décomposé au fond de sa botte, elle a voulu hurler, il y a un cadavre sous mes pieds. Dans le jardin, les fleurs étaient rouges sanguines, elle s’en souvient très bien. Il continue de passer ses doigts sur les plis de la serviette. Elle a retiré son pied mais c’était trop tard, hein, trop tard parce que voilà, ça lui fera toujours penser à son mariage, le moment où il lui avait passé la bague au doigt, ce qu’elle avait ressenti lorsqu’il lui avait glissé l’anneau, elle avait eu la même sensation. Un dégoût et la corolle spongieuse.



Elle commence à pleurer en disant qu’elle a passé son pied à l’eau de javel, à s’en brûler la peau. Mais son mari à cet instant déplie sa serviette et prononce espèce de pute, il répète, pute, je vais te laisser. Un de ces jours, j’en finis avec toi et avec moi, un de ces jours, j’en finis avec nous. Tu me rends fou, je ne sais plus quoi faire avec toi.



La pièce est vide, la serviette à terre, le mot pute claque encore dans l’air, il n’y a plus qu’elle dans la cuisine. Elle voulait simplement raconter l’histoire de l’oiseau mort au cimetière en caoutchouc.



C’est tout,



Juste cette histoire d’oiseau décomposé sous son pied. Et la corolle qui lentement depuis se déplie au centre de son ventre.



Elle regarde le cadavre de la serviette pliée, martyrisée, petite flamme de l’enfer, tu me fais du mal à te voir jetée à terre.



L’épouse la ramasse et fait un nœud à la serviette devenue mouchoir pour se souvenir à l’infinitif que le petit oiseau est mort.

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myriampele   28 mai 2012
Bleu de Rose de Marie Chartres
Avoir sa valise prête.

Et se dire qu'à tout moment on peut s'en aller.
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Nadael   13 mai 2016
Les petits orages de Marie Chartres
« Je crois que je partais avec Ratso parce que je ne comprenais pas tout de moi. J'avais l'impression de vivre une aventure. Et ce mot « aventure » me plongeait dans un état de conscience illimité, cela ressemblait à une sorte d'éveil permanent. J'avais juste envie de bouleverser l'immobilité de mon monde, les déchirures de ma jambe et la fracture de mon coeur. »
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beamag87   13 mars 2016
Les petits orages de Marie Chartres
Je m'appelle Moses Laufer Victor. Et encore là, ce n'est pas mon nom de famille complet, mais seulement mon prénom. L'ensemble de mon patronyme donne ceci: Moses Laufer Victor Léonard. Une idée de mes parents. Ils sont psychanalystes.

(...)

Moses Laufer Victor Léonard, seize ans, boiteux, habitant Mobridge, Dakota du Sud. Curieux état civil.
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Bazart   21 janvier 2021
L'âge des possibles de Marie Chartres
"Rejoindre le monde des empressés et se décider. Bouger, remuer, se sauver pour mieux revenir et s’intégrer»
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HermioneGranger33   23 janvier 2021
L'âge des possibles de Marie Chartres
Je ne sais pas non plus comment se porte un sac à main. J’ignore cela. Je les regarde lorsque je me promène en ville : je vois toutes les filles de mon âge avec leur sac coincé dans le creux du coude, comme si c’était un prolongement naturel de leur corps ou de leur personnalité, elles sont légères et aériennes. Il y a quelques années, je me suis entraînée avec un sac de courses, j’ai fait des allers et retours studieux entre ma chambre et la cuisine pour voir ce que ça faisait. Je n’y suis pas arrivée, je me suis sentie ridicule. Maman m’a ensuite appelée pour que je descende au poulailler. En ces lieux, je suis la reine. Je porte le panier à œufs à merveille. Je n’en ai jamais fait tomber un seul. Chaque matin, c’est une gloire silencieuse. C’est la mienne. Ma petite gloire silencieuse.
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Les petits orages

Où Moses rencontre t' il le jeune indien ?

Devant chez lui.
Devant le lycée.
Dans une salle de classe.
A bord d'une vieille voiture.

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