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Note moyenne 3.63 /5 (sur 214 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Lyon , 1946
Biographie :

Marie-Christine Helgerson a fait des études de philosophie avant de commencer à écrire.

En 1967, à 21 ans, elle est partie vivre aux États-Unis où elle réside aujourd’hui.

Mariée, mère d'une fille, elle vit à Santa Barbara ( Californie) où elle travaille dans une école pour enfants qui ont des difficultés de lecture.
Elle a notamment collaboré avec son mari pour certaines de ses œuvres.


Source : www.bibliomonde.com
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
charlottelit   19 avril 2012
Claudine de Lyon de Marie-Christine Helgerson
Je suis ici pour apprendre quelque chose à mes élèves, non

pour les maltraiter ou les humilier
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Nano   20 juillet 2012
Louison et monsieur Molière de Marie-Christine Helgerson
A mon tour.

J'entre. J'oublie les regards de la foule de spectateurs. Je suis seule avec M. Molière. Et je dis très fort pour que l'on m'entende jusqu'au fond de la salle :

- Qu'est-ce que vous voulez, mon papa ? Ma belle-maman m'a dit que vous me demandez.

M. Molière :

- Oui. Venez ça, avancez là. Tournez-vous, levez les yeux, regardez-moi. Eh !

J'avance. Je me tourne. J'approche. Je lève les yeux. Je regarde M. Molière et je dis :

- Quoi, mon papa ?

M. Molière :

- Là.

- Quoi ?

Je dis ce « quoi » si fort, que toute l'assistance éclate de rire. M. Molière me fait signe de laisser les gens rire.

M. Molière :

- N'avez-vous rien à me dire ? N'avez-vous rien vu aujourd'hui ?[...]

- Non, mon papa. […]

M. Molière :

- Voici qui vous apprendra à mentir.

Il va pour prendre un fouet. Mon cœur bat. Je me calme et respire. Bientôt, il faudra que je bascule. M. Molière fait semblant de me frapper. Je me protège du fouet et je crie :

- Ah ! Mon papa, vous m'avez blessée. Attendez : je suis morte !

Et à ce moment, je tombe à la renverse, les bras en croix, les yeux fermés, le corps immobile, comme j'avais fait dans le salon chez nous. Les spectateurs ne savent pas s'ils doivent rire ou s'inquiéter. Est-ce qu'il a blessé cette petite fille ?

M. Molière :

- Holà ! Qu'est-ce là ? Louison, Louison. Ah, mon dieu ! Louison. Ah ! Ma fille ! Ah ! Malheureux, ma pauvre fille est morte. Qu'ai-je fait, misérable ! Ah ! Ma pauvre fille, ma pauvre petite Louison !

Il se frappe le front à plusieurs reprises et se lève de son fauteuil, oubliant sa maladie imaginaire. Plein d'inquiétude, il s'abaisse près de moi m'embrassant et me caressant les cheveux. Brusquement, je me relève. La salle rit.

- Là, là, mon papa, ne pleurez point tant, je ne suis pas morte tout à fait.

Tout d'un coup, j'hésite. Est-ce que j'ai bien joué mon rôle de morte qui se réveille ? Ça va. Je me maîtrise complètement.

Je sais qui je suis et à qui je parle. M. Molière est le malade imaginaire. Et moi, je suis sa fille, la petite sœur d'Angélique qui doit surveiller si elle embrasse son ami ou non.

- Voyez-vous la petite rusée ? Oh çà, çà, je vous pardonne pour cette fois-ci, pourvu que vous me disiez bien tout.

-Ho ! oui, mon papa.

- Prenez-y bien garde au moins, car voilà un petit doigt qui sait tout, qui me dira si vous mentez.

Et il soulève son doigt et le fait bouger près de moi.

- Mais, mon papa, ne dites pas à ma sœur que je vous l’ai dit.

M. Molière :

- Non, non.

- C’est, mon papa, qu’il est venu un homme dans la chambre de ma sœur comme j’y étais.

-Qu’est-ce qu’il lui disait ?

- Il lui disait je ne sais combien de choses.

- Et quoi encore ?

- Il lui disait tout ci, tout çà, qu’il l’aimait bien, et qu’elle était la plus belle du monde.[...]

M. Molière met son petit doigt dans l'oreille.

- [...] Oh, oh ; voilà mon petit doigt qui me dit quelque chose que vous avez vu, et que vous ne m’avez pas dit.

Je baisse la tête et fait une moue attristée. Les spectateurs éclatent de rire.

- Ah ! mon papa. Votre petit doigt est un menteur.

- Prenez garde, dit-il d'une façon menaçante.

- Non, mon papa, ne le croyez pas, il ment, je vous assure.

- Oh bien, bien, nous verrons cela. Allez-vous-en, et prenez bien garde à tout, allez...

Et il me chasse avec une tapette.
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ilovepasta   25 juillet 2014
Claudine de Lyon de Marie-Christine Helgerson
Résumé :



Claudine a onze ans, elle travaille dix heures par jour, dans l'atelier de son père, à tisser de la soie. Mais cette vie épuise la petite fille, qui tombe gravement malade.

Pour guérir, elle va à la campagne, chez son oncle et sa tante.

Claudine veut retrouver la santé, mais n'a pas du tout envie de retourner à Lyon pour travailler.

Ce que Claudine désire par dessus-tout, c'est aller à l'école pour réaliser son rêve : savoir lire, écrire, et surtout dessiner.

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cdijda81   18 décembre 2014
Louison et monsieur Molière de Marie-Christine Helgerson
Il s'occupera beaucoup des médecins et de leur argent,pas beaucoup des malades et de leur maladie.
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LoongAlain91   18 février 2013
Quitter son pays de Marie-Christine Helgerson
On nous appelle les barbares, les chats sauvages, mais nous nous appelons les Hmongs : les hommes libres.
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ExplorateursdesLettres   24 avril 2017
Louison et monsieur Molière de Marie-Christine Helgerson
-Quand tu seras grande,tu vas devenir une de ces actrices

indispensables.
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Llibresmunt   23 juillet 2011
Quitter son pays de Marie-Christine Helgerson
La guerre, la violence, le déracinement, l'exil... et la vie.
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mandrake17   13 janvier 2018
Louison et monsieur Molière de Marie-Christine Helgerson
- Je vous le dis franchement: c'est une sale gosse.

- Il faut quand même du talent pour imiter un singe, répond M. Molière.
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CCendrillon   15 mai 2019
Louison et monsieur Molière de Marie-Christine Helgerson
Je vis, je meurs, je me brûle et me noie...
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RousseauBillieres   12 novembre 2015
Quitter son pays de Marie-Christine Helgerson
Meng n'a pas très bien compris ce que voulait dire Han Thao. Partir, c'est aller dans la forêt claire pour chasser. C'est aller au village de Xai vendre des poulets. Partir, c'est aller à Houa Namaga pour le Nouvel An. C'est s'en aller trois jours. Aller tuer le buffle et les cochons. Manger de la viande autant qu'on peut. C'est ça partir. Et pas plus. Quand on part, on revient toujours au village.
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