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Note moyenne 3.47 /5 (sur 96 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Région parisienne , 1954
Biographie :

D'origine alsacienne et béarnaise, Martine Marie Muller est professeur de lettres dans un lycée de la région parisienne.
Lors d'un voyage en Haïti avec une amie, elle rencontre son mari, démographe. Elle le suit dans ses missions en Afrique puis au Mexique, avec trois enfants dans les bras.
En 1992, ils rentrent en France.
Martine Marie Muller publie son premier roman, " Terre-Mégère ", en 1993 aux Éditions Robert Laffont et entre à l'École de Brive.
En 2017, elle publie " Nuage bleu sur ciel de craie" aux éditions Presse de la cité.
Tous ses romans témoignent d'une force hors du commun.



Source : www.laffont.fr
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Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
domisylzen   19 juin 2018
Nuage bleu sur ciel de craie de Marie-Martine Muller
La jeunesse est un petit capital qui fond comme neige au soleil.

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araucaria   13 avril 2018
La porte de Marie-Martine Muller
Il chargea la porte, glissa ses paumes autour des poignées de chiffon et de corde. Elle ne lui parut pas lourde; il siffla le chien, qui se mit à japper avec fureur et à bondir autour de lui.

Et Bella vit la porte s'éloigner, grimper au flanc de la colline sur les jambes puissantes de son mari. Il montait sur l'herbe qui claquait dans le soleil matinal, un soleil très plat, très blanc qui tombait comme une pluie. Barcus montait du pas lent et régulier du montagnard et, bientôt, elle ne vit plus du tout les jambes, mangées par les hautes herbes et les digitales pourpres qui faisaient comme des taches de sang, elle ne vit plus du tout son homme mais seulement la porte brune qui allait vers le ciel, flottant en un vol ras sur la prairie verte.

La nuit qui suivit et les autres nuits encore, Bella rêva souvent de la porte. Elle la voyait voler, planer, toute brune avec ses rayures mordorées et son coeur palpitant renversé sous tout l'espace du ciel béarnais. Dans son rêve, elle voyait la porte s'envoler, mais elle ne voyait pas Barcus.
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domisylzen   12 septembre 2018
Nuage bleu sur ciel de craie de Marie-Martine Muller
N'importe quel homme se croit toujours supérieur à son voisin ou à son beau-frère quand il gagne vingt billets de plus que lui !

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araucaria   14 avril 2018
La porte de Marie-Martine Muller
(...) La montagne ne cessait de frapper à la porte et il soupira :

- Entre, mais entre donc...

Mais le bruit n'entrait pas et restait derrière la porte, un bruit lourd et lancinant de troupeau piétinant.

- Je ne t'ouvrirai pas... Ne compte pas là-dessus. Cette porte est à moi, à moi seul, et je ne l'ouvrirai que pour le paradis. Cette porte, c'est ma vie, c'est mon âme, c'est une femelle qui m'obéit!

Et d'un coup de reins puissant qui fit saigner ses plaies dans la chemise souillée, il se redressa, rééquilibra la porte sur le sang, la sueur, l'eau, les muscles et les mains et reprit le cours du chemin.
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araucaria   11 avril 2018
La porte de Marie-Martine Muller
Il était un homme qui vivait à flanc de montagne, il y a longtemps de cela; un homme jeune et fruste, fort et sauvage, un homme d'autrefois, un homme d'avant le déluge, une lame d'homme pyrénéen. Il était un homme simple mais qui rêvait du ciel. Il rêvait d'un ciel pour sa vie, pour sa femme, d'un ciel plus grand et plus pur, d'un ciel couleur de paradis sur ce village misérable où chacun traînait une condition de terrien obtus, ne se souciant que de sa masure et de ses bêtes avec une discipline mercenaire qui n'obéissait qu'aux saisons de la survie. tendus vers la besogne, ils avaient tout oublié, du début frais de la vie à la dernière déclivité de la terre qui rend chaque moment si précieux. A ne se soucier que de vivre, rien ne les inclinait guère à la joie ou au rêve.

- Barcus, disait sa jeune femme, à quoi rêves-tu donc?

- Bella, répondait Barcus, caressant la tête de son chien, un jour viendra où je pourrai t'offrir une vie meilleure.

- La meilleure vie, c'est celle de chaque matin, en m'éveillant près de toi.

Elle n'ajoutait pas, par timidité et docilité, que son bonheur c'était le corps de Barcus tout contre sa peau comme un flanc de bête, ni qu'il lui était douloureux de le voir se refuser à l'amour et se lever, la nuit. Alors qu'elle soufflait la bougie, elle le voyait s'éloigner sur la colline, ombre mélancolique qui fixait les étoiles. Cependant, Barcus avait l'air de rêver de leur vie avec tant de clarté que Bella se sentait en toute sécurité auprès de cette ramure d'homme sauvage et obstiné.
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araucaria   14 avril 2018
La porte de Marie-Martine Muller
Ce matin-là, il avait une tête qui n'était plus la tête de Barcus, pâle, couverte de croûtes de terre et de sang, la bouche mauvaise sous la barbe hirsute, taraudée par la soif, le regard fiévreux de faim. Il marchait mais ne trouvait plus de sens à sa marche, furieux contre son rêve, contre Noémie, contre lui-même. Il n'aimait plus son rêve car il n'était plus le maître de son rêve mais son esclave, il n'était plus qu'un galérien qu'une chaîne invisible tirait vers la vallée comme on le faisait au taureau dont la vaillance blanchit d'écume sous l'anneau qui l'asservit. Barcus n'était plus poussé par une volonté d'homme, mais traîné par celle du jour, par le caprice de la nature, la violence de la faim.

Les quatre grands côtés du jour se levaient sur le passage de l'homme entravé, mais Barcus ne le voyait pas.
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MarquePage   07 février 2017
Nuage bleu sur ciel de craie de Marie-Martine Muller
- J'évite de porter des jugements. Chacun agit comme il peut, en fonction des circonstances et du hasard. Ou de sa nature.
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MarquePage   08 février 2017
Nuage bleu sur ciel de craie de Marie-Martine Muller
A Bonsecours aujourd'hui, chacun prend sa voiture pour faire cinq cents mètres. Nos corps trop gras et trop nourris se lovent comme des poules couveuses dans un trou, au cœur d'une paresse émolliente et douillette que la modernité entretient. Nous sommes désormais incapables d'affronter les rigueurs du monde. Toute géographie est devenue un adversaire, toute déclivité une offense, trois centimètres de neige une Bérézina, une coupure de courant une déclaration de guerre.
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Alexandrine   17 novembre 2010
Les servantes, tome 2 : La servante de Monsieur Vincent de Marie-Martine Muller
Aimer c'est entrer dans l'éternité. Ne pas accepter la toute puissance de l'amour, c'est refuser l'accomplissement de sa propre existence.
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cabocharde85   31 janvier 2011
Les servantes, tome 1 : Mademoiselle des Palissages de Marie-Martine Muller
Un homme à cheval avançait vers nous. Tête basse, le chapeau enfoncé jusqu'au nez, la cape toute durcie et blanchie autour de son corps, les mains gantées sur les rênes, il laissait faire le cheval qui avançait par bonds saccadés, provoquant le jaillissement de nuages de poudre scintillante. L'homme, tel un pantin sur un cheval, me fit songer à semblable petit jouet de bois que Noël gardait encore dans sa chambre, et je me mis à trembler. Le cocher jeta encore plus ardemment de vives pelletées de neige, se creusant un petit chemin encaissé jusqu'au cavalier qui avançait toujours,dodelinant de la tête. Noël et le cocher avaient cessé de crier, j'avais la gorge nouée de peur. Nous avions déjà compris.

L'homme était mort. Mort de froid. Gelé. Je fis un signe de croix, puis passai à nouveau mes deux bras autour de l'encolure du cheval, sa sueur grasse et durcie fondit au contact de ma joue. Il me sembla que c'était le seul morceau de moi-même encore vivant.
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