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Note moyenne 3.67 /5 (sur 624 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Marseille , le 12/09/1970
Biographie :

Marie Neuser a fait des études à la Fac d'italien à Aix-en-Provence d'où elle sort en 1995 avec l'Agrégation.

Elle s'installe à Marseille en 1995 où elle vient tout juste d'être nommée. Elle enseigne alors au lycée Saint-Exupéry, puis deux ans dans un collège difficile, avant d'obtenir un poste fixe au lycée Victor Hugo, où elle enseigne non seulement l'italien mais aussi le théâtre.

En qualité de vacataire, elle donne des cours à l'Université de Provence en traduction et littérature, pendant trois ans.

Marie Neuser a aussi étudié l'espagnol, le portugais avant de s'attaquer aujourd'hui au japonais. Ce qui ne l'empêche pas de s'intéresse également beaucoup à la criminologie.

Elle est l'auteur de "Je tue les enfants français dans les jardins" (L'Ecailler, 2011), qui s'inspire de son expérience de professeur au collège, repris chez Pocket en 2014, et "Un petit jouet mécanique" (L'Ecailler, 2012).


"Je tue les enfants français dans les jardins" a été nominé pour les prix littéraires suivants : Prix de Villeneuve-lès-Avignon, 2012 ; Grand Prix de la Littérature Policière, 2012 ; Prix SNCF du Polar, 2012 ; Prix du Goéland Masqué (Penmarc'h), 2012; 2 e au Grand Prix de Littérature policière, 2012 ; Prix du Concierge masqué, 2013.

Marie Neuser a été lauréate du 10 e Prix littéraire des lycéens et apprentis PACA en 2014 pour "Un petit jouet mécanique".

"Prendre Lily", son troisième roman, paraît en 2015 chez Fleuve Editions.

Marie Neuser vit depuis vingt ans avec le chanteur d'Elektrolux.
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Source : k-libre.fr
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Citations et extraits (138) Voir plus Ajouter une citation
milado   28 novembre 2012
Je tue les enfants français dans les jardins de Marie Neuser
On me parle du chômage, de la précarité, de l'immigration, de la cité.



La cité, et puis quoi encore. Nous sommes ici en plein centre-ville, à quelques centaines de mètres du Vieux-Port et de ses touristes, et les adresses de mes élèves correspondent toutes à des maisons villageoises, rénovées il y a peu par un plan de réhabilitation des quartiers historiques.

...

La précarité ? un type comme Malik glisse ses pieds chaque matin dans des baskets qui coûtent un SMIC et Adrami a dans son sac un téléphone de ministre. Quant à l'immigration, il suffit que j'entende le mot pour sortir de mes gonds. Je suis petite-fille d'immigrés. J'ai souvenir encore des copines du lycée appartenant au quart-monde rural, avec des parents nés en Italie, en Espagne, au Maroc ou en Pologne et parfois carrément analphabètes. Ça ne les dispensait pas de se comporter en personne civilisées...

J'ai donc cessé de croire à tout ça, tout ce baratin sociologique à tendance marxiste qui tend à transformer les bourreaux en victimes.

...

Je méprise au plus haut point l'angélisme de bon ton qui voudrait nous faire croire que derrière toute cette merde, sous les pelures de la connerie et de l'orgueil, dort un bon fond de bonne petite créature abusée par la Société.
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evergreen13   08 décembre 2022
Je tue les enfants français dans les jardins de Marie Neuser
Non, non, il n’est pas possible que ce soit ça, la tribu dont j’ai eu tellement envie de faire partie ; ils doivent bien être ailleurs, les idéalistes et les penseurs et les rêveurs, les êtres à l’esprit aigu et aux yeux ouverts, ils sont quelque part c’est sûr, et je les trouverai quand je me serai extirpée du laminoir qu’est le collège. Il y a une autre crainte qui me glace le sang aussi, c’est que peut-être tous ces gens si petits qui m’entourent ont été un jour comme moi, exigeants et rebelles, et que peu à peu, sous les insultes et les crachats, ils se sont résignés, ils sont rentrés dans le rang, ont préféré circonscrire leur vie au demi-point en plus ou en moins sur telle ou telle moyenne, oubliant progressivement toutes les belles utopies qui les avaient poussés là.
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milado   29 novembre 2012
Je tue les enfants français dans les jardins de Marie Neuser
...de toute façon, ils se plaignent de quoi les profs, avec leurs quatre mois de vacances. Ils se plaignent tout simplement d'être constamment en danger - je réponds au beau monsieur -, de partir travailler la matin avec la peur au ventre, de se faire cracher à la gueule toute la journée, de devoir tenter de maîtriser par groupes de trente des gamins que les parents ne parviennent même pas à faire obéir individuellement....
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Ydamelc   01 septembre 2018
Délicieuse de Marie Neuser
Je voudrais que tu pleures. Comment peux-tu supporter ma détresse sans pleurer ?

C'est là, maintenant, que je comprends.

Tout en toi est sec. Tout en toi qui me concerne.

C'est elle qui a volé ta substance. Tu sais que cet instant est la fin de nous, la fin de ta vie dans cette maison, la fin de ta constance auprès de ton fils, ce sont vingt ans de construction appliquée et on plante là le chantier, c'est une taille nette de scalpel qui sépare deux siamois, et rien ne saigne en toi. Pas même un sanglot retenu, pas même les cornées humides. Je me serais même contentée d'une voix chevrote. Mais rien. Je ne te suis plus rien.
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Ziliz   06 juillet 2016
Prendre Lily de Marie Neuser
- Jim... Quand tu étais ado, où tu planquais tes revues porno ?

Ma question eut comme conséquence l'étranglement explosif de mon ami. Il se reprit, jeta vers Daphné un regard embarrassé et épongea les projections de bière atterries sur son menton.

- Quoi, je t'ai déjà parlé de...

- Mais non, enfin. On a tous été ados et on a tous eu des revues planquées quelque part. Ne serait-ce que la page centrale du 'Sun'.

Daphné nous écoutait avec amusement.

- Pas la peine de rougir, les gars. Moi-même, je m'étais acheté une fois un numéro d'une revue gay. Pour... vous comprenez... enfin, pour... avoir une idée précise d'un certain appendice... Mauvaise idée, mauvaise idée ! Le jour où enfin j'en ai eu un à moi, j'ai été très déçue par les proportions ! Bref. Je l'ai gardée pendant des années, cette revue. Et pour ne pas que mes parents tombent dessus, je l'avais cachée au dos d'un cadre accroché dans ma chambre. Un cadre avec une photo de chevaux galopant dans la lande. Et vous savez quoi ? Eh bien chaque fois que... eh bien, je pense à ces chevaux.

On était estomaqués. Daphné avait parlé avec un tel naturel qu'on se sentait comme deux puceaux qui transpirent en lisant le mot 'cul' sur un graffiti.

(p. 297-298)
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Ziliz   28 mai 2012
Je tue les enfants français dans les jardins de Marie Neuser
[une jeune prof en zone sensible]

J'ai dit à mon père, aujourd'hui, au téléphone : on me traite de pute et de salope tous les jours et j'ai l'arcade sourcilière éclatée. Mais c'était un accident. Il est resté muet un long moment puis a dit : Je ne trouve pas de solution. Je cherche, mais je ne trouve pas. (p.79)
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Marie Neuser
evergreen13   08 décembre 2022
Marie Neuser
Pour me changer les idées, Pierre me montre un livre. C’est un recueil des unes du Petit Journal, ces gravures du début du XXe siècle illustrant les faits divers qui ont défrayé la chronique. L’une d’elles, accompagnée de l’article paru à l’époque, attire particulièrement mon attention. Dans un jardin public, un homme avait tiré des coups de feu sur une petite fille, sans l’atteindre cependant. Puis il avait retourné l’arme contre lui. En fouillant les poches du cadavre, les autorités avaient découvert une lettre où étaient inscrits les mots suivants :



JE TUE LES ENFANTS FRANÇAIS DANS LES JARDINS.
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evergreen13   08 décembre 2022
Je tue les enfants français dans les jardins de Marie Neuser
C’était peut-être une autre époque, un autre monde. Mon père enseignait dans un beau lycée de campagne, aux enfants de paysans, de petits commerçants, d’artisans. Moi, sous les crachats quinze ans plus tard, je suis loin des vignes et des enfants bien élevés, je suis au cœur d’un quartier pauvre dans une grande ville pauvre. Autre époque, autre monde, autre personne. Mon père était un homme, grand, solide et charmeur. Dans le village des vignes, on le considérait comme un notable, il était le professeur, celui qui avait réussi à la sueur de son intelligence et qui avait le pouvoir de rendre plus intelligents les enfants qu’on lui confiait.
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evergreen13   08 décembre 2022
Je tue les enfants français dans les jardins de Marie Neuser
Une aube d’hiver lumineux inonde la ville. Les mouettes, comme des flèches claires dans le ciel couleur de Gauloise, narguent l’étal du poissonnier. Il faut que j’y aille. Ça me fait un mal de chien.
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Ziliz   17 octobre 2012
Un petit jouet mécanique de Marie Neuser
(...) le seul bébé mort dont il ait jamais entendu parler avait été dévoré par un cochon sauvage, sa mère ayant oublié de l'attacher au mur avant de partir aux champs. Vous, vous aviez hurlé d'épouvante, et puis qu'est-ce que c'est que ces histoires de bébés accrochés aux murs ? On vous avait expliqué alors cette tradition paysanne que vous ignoriez totalement, pendre les nourrissons à un crochet dans le mur par les bandelettes de l'emmaillotage pour ne pas, précisément, que les cochons les mangent. (p. 49)
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