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Citations de Marina Tsvetaieva (344)


Marina Tsvetaieva
Moovanse   22 août 2015
Marina Tsvetaieva
Neige, neige
Plus blanche que linge,
Femme lige
Du sort : blanche neige.
Sortilège !
Que suis-je et où vais-je ?
Sortirai-je
Vif de cette terre

Neuve ? Neige,
Plus blanche que page
Neuve neige
Plus blanche que rage
Slave...
Rafale, rafale
Aux mille pétales,
Aux mille coupoles,
Rafale-la-Folle!

Toi une, toi foule,
Toi mille, toi râle,
Rafale-la-Saoule
Rafale-la-Pâle
Débride, dételle,
Désole, détale,
À grands coups de pelle,
À grands coups de balle.

Cavale de flamme,
Fatale Mongole,
Rafale-la-Femme,
Rafale : raffole.


(1923)
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Marina Tsvetaieva
Piatka   13 janvier 2016
Marina Tsvetaieva
L'amour est pour moi le lien privilégié de l'infini et l'étroitesse m'a toujours étouffée.
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nadejda   21 novembre 2011
Vivre dans le feu : Confessions de Marina Tsvetaieva
Je suis exclue de naissance, du cercle des humains, de la société (...) Je suis sans âge et sans visage. Peut-être suis-je la Vie même.
... Je sais qui je suis : Une danseuse de l'âme.
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Piatka   31 décembre 2015
Les poésies d'amour de Marina Tsvetaieva
Dans la brume un monde s'élance - nomade :
Sur la terre ennuitée errance - des arbres
Le vin d'or en train de monter - aux grappes
De maison en maison tournée - d'étoiles
Les cours d'eau à rebours inclinent - à fuir
Et moi je veux sur ta poitrine - dormir.

14 janvier 1917
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Marina Tsvetaieva
Piatka   10 novembre 2013
Marina Tsvetaieva
L'enfant commence en nous bien avant son commencement. Il y a des grossesses qui durent des années d'espoir, des éternités de désespoir.

Le diable et autres récits
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Marina Tsvetaieva
sabine59   11 avril 2020
Marina Tsvetaieva
Chaque chose doit resplendir à son heure, et cette heure est celle où des yeux véritables la regardent.
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Lali   07 février 2011
Le ciel brûle de Marina Tsvetaieva
Les nuits sans celui qu’on aime — et les nuits
Avec celui qu’on n’aime pas, et les grandes étoiles
Au-dessus de la tête en feu et les mains
Qui se tendent vers Celui —
Qui n’est pas — qui ne sera jamais,
Qui ne peut être — et celui qui le doit…
Et l’enfant qui pleure le héros
Et le héros qui pleure l’enfant,
Et les grandes montagnes de pierre
Sur la poitrine de celui qui doit — en bas…

Je sais tout ce qui fut, tout ce qui sera,
Je connais ce mystère sourd-muet
Que dans la langue menteuse et noire
Des humains — on appelle la vie.
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nadejda   08 octobre 2013
Insomnie et autres poèmes de Marina Tsvetaieva
(...)
Je suis passée sur terre d'un pas de danse ! --- Fille du ciel !
Un tablier plein de roses ! --- sans écraser les jeunes pousses !

Je le sais, je mourrai au crépuscule, ou le matin ou le soir !
Dieu n'enverra pas une nuit d'épervier pour mon âme de cygne !

D'une main douce, j'écarterai la croix sans l'embrasser,
Je m'élancerai dans le ciel généreux pour un dernier salut.

La faille du crépuscule, ou le matin ou le soir --- et la coupure du sourire...

---- car même dans le dernier hoquet je resterai poète !

Décembre 1920
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Piatka   29 décembre 2015
Les poésies d'amour de Marina Tsvetaieva
Je ne scruterai pas tes voies,
Mon aimée : tout s'est accompli.
J'étais nu-pieds, tu me chaussas
De cheveux et de larmes -
De leur pluie.

Je ne demande pas combien
T'auront coûté ces huiles.
J'étais nu - alors tu m'as ceint
Des vagues de ton corps,
Comme une île.

Plus légers que l'herbe mes doigts
Vont effleurer ta nudité.
Tu m'appris - moi qui étais droit -
La tendre inclinaison, en tombant à mes pieds.

Dans tes cheveux laisse m'enfouir,
De lin ne m'enveloppe pas trop.
Myrrhophore ! à quoi bon la myrrhe ?
Tu m'as baigné toi-même,
Telle un flot.

26-31 août 1923
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Malaura   16 mars 2012
Mon Pouchkine de Marina Tsvetaieva
Poème de Pouchkine traduit en français par Marina Tsvetaïeva

Adieux à la mer

Adieu, Espace des Espaces !
Pour une dernière fois mon œil
Voit s’étirer ta vive grâce
Et s’étaler ton bel orgueil

Telle une fête qui s’achève
Supplique d’une chère voix –
Ta grave voix, ta voix de rêve
J’entends pour la dernière fois.

Dans mon désert sans sources vives
J’emporterai, empli de Toi,
Tes durs granits, tes belles rives,
Tes jets, tes flots, ton bruit de voix…
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nadejda   23 novembre 2010
Vivre dans le feu : Confessions de Marina Tsvetaieva
Ma dernière cendre sera plus chaude que leurs vies
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Malaura   15 mars 2012
Mon Pouchkine de Marina Tsvetaieva
Poème de Pouchkine traduit en français par Marina Tsvetaïeva

Des démons et des démones
Se joignant, se disjoignant
Papillonnent, tourbillonnent –
Feuilles folles sous le vent !
Quelle foule ! Quelle fuite !
Et pourquoi ces tristes chants ?
Une ancêtre qui vous quitte ?
Une belle qu’on vous prend ?

Les nuages fuient en foule
Sous la lune qui s’enfuit,
Les nuages fument et roulent
Trouble ciel et trouble nuit.
Survolant la blanche plaine
Geignent, hurlent les malins
De leurs plaintes surhumaines
Déchirant mon cœur humain.
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Marina Tsvetaieva
krzysvanco   25 mars 2020
Marina Tsvetaieva
Nadia, ma chérie, que voulais-tu de moi ? Des vers ? Mais à l’époque, c’étaient des vers d’enfants et de plus. Ils étaient en allemand...
Pourquoi était-ce justement moi qui te suivais, devant qui tu te dressais, pourquoi moi justement, et non l’un de ceux qui, si peu de temps auparavant, t’avaient suivie et entourée ?
Peut-être, Nadia chérie, ayant vu de là-bas l’avenir tout entier dans sa totalité, marchant derrière moi petite fille, suivais-tu ton poète , celui qui te ressuscite aujourd’hui, presque trente ans plus tard ?
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Marina Tsvetaieva
Piatka   29 septembre 2013
Marina Tsvetaieva
Rainer Maria Rilke est significatif pour notre époque, ce poète le plus éloigné dans l’éloignement, le plus élevé dans le sublime, le plus solitaire dans sa solitude, est le contre-poids de notre temps.
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patrick75   28 janvier 2014
Le ciel brûle de Marina Tsvetaieva
Rivale, un jour je te viendrai;
La nuit plutôt, au clair de lune,
Quand dans l'étang crie le crapaud,
Et quand délire la pitié.

Et, attendrie par le battement
Jaloux de tes paupières,
Je te dirai: je ne suis pas,
Je suis un songe et tu me rêves.

Et je dirai- console-moi,
Mon coeur blessé se tord,
Et je dirai- le vent est frais,
Le ciel brûle d'étoiles


8 septembre 1916
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krzysvanco   08 novembre 2015
Le ciel brûle de Marina Tsvetaieva
Si vous saviez, passants, attirés
Par d'autres regards charmants
Que le mien, que de feu j'ai brûlé,
Que de vie j'ai vécu pour rien,

Que d'ardeur, que de fougue donnée
Pour une ombre soudaine ou un bruit...
Et mon cœur, vainement enflammé,
Dépeuplé, retombant en cendres.

Ô, les trains s'envolant dans la nuit
Qui emportent nos rêves de gare...
Sauriez-vous tout cela, même alors,
Je le sais, vous ne pourriez savoir

Pourquoi ma parole est si brusque
Dans l'éternelle fumée de cigarette
Et combien de tristesse noire
Gronde sous mes cheveux clairs.

Koktebel, 17 mai 1913
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Piatka   27 avril 2013
Vivre dans le feu : Confessions de Marina Tsvetaieva
La démesure de mes mots n'est que le pâle reflet de la démesure de mes sentiments.
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Malaura   21 mars 2012
Mon Pouchkine de Marina Tsvetaieva
Poème de Pouchkine traduit en français par Marina Tsvetaïeva :

Tu me disais : Demain cher ange,
Là-bas, au bout de l’horizon,
Sous l’oranger chargé d’oranges
Nos cœurs et lèvres se joindront.

Mais là, où sous l’immense cloche
D’azur, au bienveillant soleil
Les ondes dorment sous la roche,
Tu t’endormis du grand sommeil.

S’en sont allés comme l’écume
Ta jeune grâce et tes émois
Et ce baiser qui me consume…
Mais je l’attends, tu me le dois…
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Piatka   09 janvier 2016
Les poésies d'amour de Marina Tsvetaieva
Les yeux grands ouverts sur le ciel bleu
Tu t'exclames : l'orage s'apprête !

Sur un voyou haussant le sourcil
Tu t'exclames : l'amour va paraître !

A travers les lichens d'indifférence
Je m'exclame : un poème va naître !

1936
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Piatka   21 janvier 2016
Les poésies d'amour de Marina Tsvetaieva
DON JUAN

Près de l’église, à l’aube,
Quand le gel se déploie,
Au sixième bouleau,
Don Juan, attendez-moi !

Cependant, je vous jure
Sur mon ami, ma vie,
Qu’on ne peut s’embrasser
Ici, dans mon pays.

Il n’y a pas de fontaines,
Le puits gèle en hiver,
Et nos Vierges, nos saintes
Ont des yeux trop sévères.

Et afin que nos belles
N’écoutent des sottises,
Sans cesse carillonnent
Les cloches des églises.

Je pourrais vivre ainsi,
Mais j’ai peur - de vieillir…
Ni à vous mon pays
Ne sied bien, à vrai dire,

Là, en pelisse d’ours,
Serait-ce vous vraiment -
S’il n’y avait vos lèvres,
Vos lèvres, Don Juan !

14 février 1917
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