AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontresLe Carnet

4.01/5 (sur 368 notes)

Nationalité : France
Né(e) le : 04/05/1988
Biographie :

Marion Fayolle grandit en Ardèche et intègre l'école des Arts Décoratifs de Strasbourg en 2006 et obtient son diplôme en juin 2011.

C'est au sein de l'atelier d'illustration qu'elle rencontre Matthias Malingrey et Simon Roussin avec lesquels elle fonde en 2009 la revue Nyctalope. Son premier livre, L'homme en pièces, vient de paraître aux éditions Michel Lagarde. Il s'agit d'un recueil d'histoires sans paroles, d'un ensemble de petits numéros aux ambiances poétiques et décalées dans lesquels les parents arrosent leurs enfants comme des plantes et les femmes allument les hommes comme des bougies.

Elle travaille également pour l'édition jeunesse et la presse : revue XXI, Paris mômes...

En 2018, elle reçoit le prix spécial à Angoulême pour son album "Les amours suspendues".
+ Voir plus
Ajouter des informations
Bibliographie de Marion Fayolle   (13)Voir plus

étiquettes
Videos et interviews (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Marion Fayolle vous présente son ouvrage "Du même bois" aux éditions Gallimard. rentrée littéraire janvier 2024. Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2979567/marion-fayolle-du-meme-bois Note de musique : © mollat Sous-titres générés automatiquement en français par YouTube. Visitez le site : http://www.mollat.com/ Suivez la librairie mollat sur les réseaux sociaux : Instagram : https://instagram.com/librairie_mollat/ Facebook : https://www.facebook.com/Librairie.mollat?ref=ts Twitter : https://twitter.com/LibrairieMollat Linkedin : https://www.linkedin.com/in/votre-libraire-mollat/ Soundcloud: https://soundcloud.com/librairie-mollat Pinterest : https://www.pinterest.com/librairiemollat/ Vimeo : https://vimeo.com/mollat
+ Lire la suite

Citations et extraits (52) Voir plus Ajouter une citation
Le visage de la mémé est patiné par le vent et le soleil, ses hanches rembourrées par le fromage et la bonne viande de la ferme. Le paysage déborde sur elle, elle n’aurait pas pu vivre ailleurs. Elle a la même silhouette que le prunier du jardin, celui qui croule sous trop de fruits, qui s’affaisse sous le poids de sa générosité. Ses bras, son dos, ses jambes sont fatigués d’avoir passé toute une vie à donner.
Commenter  J’apprécie          213
Le visage de la mémé patiné par le vent et le soleil, ses hanches rembourrées par le fromage et la bonne viande de la ferme. Le paysage déborde sur elle, elle n'aurait pas pu vivre ailleurs. Elle a la même silhouette que le prunier du jardin, celui qui croule sous trop de fruits, qui s'affaisse sous le poids de sa générosité.
Commenter  J’apprécie          30
C'est l'adolescence, ça leur passera. Quand ils verront que ce n'est pas mieux ailleurs, ils reviendront, ils feront paysans, on ne veut jamais ressembler à ses parents quand on a quinze ans. Les jeunes se teignent les cheveux, mettent des habits de la ville, effacent là où ça pourrait se voir qu'ils viennent de la ferme. Ils n'aident plus pour nourrir les vaches, l'odeur, ça reste dans les cheveux, le sale ça se coince sous les ongles.
À cet âge où on se débat pour ne pas ressembler au père, le gosse, lui, il a fait le contraire. Il a fait tout pour ressembler, pour appartenir, pour qu'on ne lui demande pas de partir, pour qu'on oublie qu'il n'était pas le fils. Est-ce qu' il existe des hirondelles qui ne s'en vont jamais?
Commenter  J’apprécie          191
Ici, on fait toute sa vie sous la même toiture, on naît dans le lit de gauche, on meurt dans celui de droite et entre-temps, on s’occupe des bêtes à l’étable.
Commenter  J’apprécie          66
Ça peut faire ça, l’ivresse ; quand on s’y habitue trop, on s’énerve de ne plus la trouver. Le vin n’estompe plus le désespoir mais en remet une épaisseur.
Commenter  J’apprécie          61
est là, au pied de ce pâté de roches, que la Loire prend sa source. Ils sont tous là pour ça, var jaillir un fleuve, assister à une naissance, Au début, c'est minuscule, juste des filets d'eau. Les gens d'ici, ils appellent les montagnes des sucs. Et on dirait les sucs d'une montagne justement, ce liquide qui perle entre ses blocs de phonolite. On voit bien qu'elle transpire, qu'elle pleure, qu'elle sécrète, qu'elle perd les eaux en permanence. Elle accouche, sans douleur, devant une foule de photographes. Certains sont déçus, ils imaginaient sans doute un torrent, une cascade, un jet puissant. Ils ne pensaient pas s'être déplacés pour quelques larmes entre des caillasses.
Commenter  J’apprécie          180
Depuis des mois, sa tristesse prend toute la place, on ne voit qu’elle, on ne remarque même plus qu’il est laid, que son gras déborde, sent, déforme ses débardeurs. On ne remarque même plus que, dans son regard, il manque des lumières. Sa peine est trop épaisse. Une peinture mal diluée, opaque, étalée en plusieurs couches. Quand on le voit s’asseoir sur le muret juste devant la ferme, on voit s’asseoir le désespoir. Il a disparu derrière. Il n’y a que l’alcool pour encore le faire rire.
Commenter  J’apprécie          41
 Elle a ramené des fleurs naturelles, c’est quand même plus joli que toutes ces compositions en plastique, mais avec le climat ça ne tient pas, ça crève. Des fleurs mortes sur des morts, ça fait triste, il faudra bien penser à venir les enlever si on sent qu’il commence à geler.
Commenter  J’apprécie          150
Le visage de la mémé est patiné par le vent et le soleil, ses hanches rembourrées par le fromage et la bonne viande de la ferme. Le paysage déborde sur elle, elle n’aurait pas pu vivre ailleurs. Elle a la même silhouette que le prunier du jardin, celui qui croule sous trop de fruits, qui s’affaisse sous le poids de sa générosité. Ses bras, son dos, ses jambes sont fatigués d’avoir passé toute une vie à donner. Elle en a élevé, des gamins : les siens et ceux des autres. 
Commenter  J’apprécie          130
En revenant, sur le sentier, il trouve des cailloux, les plaque contre son oreille. On l’entend discuter, raconter sa journée. C’est un caillouphone pour appeler les gens qui sont morts ! Tu veux parler à papi ? Allô ? Allô ? Il a raccroché. Peut-être que ça marche qu’avec les enfants. Papi, il dit qu’il n’a plus mal depuis qu’il est mort mais qu’il ne peut pas revenir maintenant qu’il va bien. C’est embêtant. 
Commenter  J’apprécie          130

Acheter les livres de cet auteur sur
Fnac
Amazon
Decitre
Cultura
Rakuten

Lecteurs de Marion Fayolle (437)Voir plus

Quiz Voir plus

Fairy Tail - Quiz difficile

Comme s'appelle l'esprit céleste de Lucy le plus inutile, mais toutefois mignon ?

Plou
Plue
Plouc
Pou

20 questions
704 lecteurs ont répondu
Thèmes : manga , fairy tail , quizzCréer un quiz sur cet auteur
¤¤

{* *} .._..