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Note moyenne 3.91 /5 (sur 223 notes)

Nationalité : États-Unis
Né(e) à : Trenton, Etats-Unis , le 23/12/1951
Biographie :

Mark SaFranko est un tenace. Il a notamment résisté à des relations perturbées, des menaces de mort, une santé mentale fragile et des dizaines de boulots alimentaires.
Il puise ses histoires dans un abîme assez sombre : sa propre existence. Cette vie d’errance a nourri une œuvre vaste, l’homme ne s’arrête jamais d’écrire. De ce marathonien du verbe, son ami Dan Fante dit qu’il « préfère écrire que respirer ».
Au compteur, une centaine de nouvelles, des wagons de poèmes, des essais, des romans dont plusieurs polars, une douzaine de pièces de théâtre, montées et jouées principalement off Broadway mais aussi en Irlande.
Mark est également musicien, acteur et peintre à ses heures. 59 ans en 2009, il vit à Montclair, dans le New Jersey, avec sa femme et son fils.

* 1950 Naissance à Trenton (New Jersey – USA).
* 1968 Découverte de sa vocation d’écrivain à la lecture de Henry Miller.
* 1987 Parution du roman The Favor aux USA.
* 1994 Mise en scène de la pièce Incident in the Combat Zone à New York
* 1997 Mise en scène de Dancing for Men et de The Promise à New York (pièces rejouées
en 2002 et 2003 en Irlande).
* 1998 Parution du roman Hopler’s Statement aux USA.
* 2000 Mise en scène de Interrogation N°2 à New York.
* 2002 Mise en scène de The Bitch Goddess en Irlande.
* 2005 Parution du roman Hating Olivia au Royaume-Uni.
* 2007 Parution du roman Lounge Lizard au Royaume-Uni.
* 2008 Parution de Loners au Royaume-Uni (nouvelles).

POUR 13E NOTE
Putain d'Olivia parution avril 2009
Confessions d'un loser parution février 2010
Dieu bénisse l'Amérique parution février 2011

(source : 13e note éditions)
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Le choix des libraires vous invite à la rencontre de Françoise Chapon, la propriétaire de la librairie « La Parenthèse » à Annonay en Ardèche. Avec elle, partagez ses coups de c?ur et ses auteurs favoris comme Jean-Paul Delfino, Anna McPartlin ou encore Mark Safranko.


Citations et extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
blandine5674   03 juin 2020
Leger Glissement Vers le Blues de Mark SaFranko
Quand il se fait tard, je regarde les infos locales. Tremblements de terre, famines, ouragans, crashs aériens, meurtres. Ça aide de savoir que des gens partout dans le monde sont confrontés à bien pire que moi. En comparaison, mes problèmes ne sont rien - des broutilles.
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meeva   25 mars 2015
Dieu bénisse l’Amérique de Mark SaFranko
- Les syndicats sont la cause de tous les problèmes de l’Amérique, Max, et ceux qui disent le contraire sont des ânes ! Pourquoi est-ce que ces fichues bagnoles coûtent une fortune à ton avis ? A cause des exigences des syndicats, pour sûr ! Est-ce que tu peux m’expliquer pourquoi un simple plombier gagnerait autant qu’un homme qu’a fait des études pendant des années pour devenir médecin ou savant ? A cause du communisme, bon Dieu ! Ces sangsues veulent le beurre et l’argent du beurre ! Ils sont allés à l’école jusqu’à seize ans, ils posent du béton ou remuent de la merde, et il faudrait qu’on les traite comme des rois ! Ils voudraient empocher le pactole ! Faut qu’y se réveillent ! Le dernier des couillons pense qu’il a droit à sa part du gâteau ! C’est la rapacité, mon garçon, la rapacité qui sera la ruine de ce pays !

- Ah bon…

- C’est comme ces bamboulas… Leurs bonnes femmes envahissent les services de l’aide sociale, ils ont dix, douze gosses, et ils voudraient que ce soit le gouvernement qui raque ! Mais qui leur a demandé d’avoir tous ces chiards ? Et je serais coupable parce que je suis blanc ? C’est pas moi qui les ai mis sur ces satanés bateaux négriers ! Qu’on m’accuse pas de ce qui s’est passé il y a quatre cents ans ! J’ai jamais rien fait pour les persécuter ! Regarde-moi ! Merde ! J’avais rien du tout quand j’étais gosse, mais est-ce que tu m’entends me plaindre ?



J’ai eu droit à ce discours des centaines de fois. Et rien de tout ça n’a le moindre rapport avec ce qui est arrivé à la Biscayne. Mais je ferme ma gueule et je hoche la tête. Je sais qu’il me range du côté de « l’ennemi », quel qu’il soit, et je sens monter en moi une haine féroce contre le paternel, même si c’est son sang qui coule dans mes veines.

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rkhettaoui   11 avril 2013
Putain d'Olivia de Mark SaFranko
De temps à autre, je réussissais à démarrer un roman, une nouvelle, une pièce de théâtre, dans un brusque élan d’inspiration confiante, mais va savoir pour quelle raison – c’est qu’en général je me trouvais mystérieusement à court pour la suite – chaque projet avait avorté dès les prémices de sa gestation. Dix ou quinze pages incandescentes, puis le court-jus et un grillage de fusibles déconcertant. Je tentais de m’en dépatouiller pour finir empêtré tel un poisson dans la nasse de mes propres interrogations sans fond.
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rkhettaoui   11 avril 2013
Putain d'Olivia de Mark SaFranko
La mort, comme chacun sait, n’épargne personne, ne respecte aucune heure et aucun lieu précis.
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rkhettaoui   11 avril 2013
Putain d'Olivia de Mark SaFranko
J’avais toujours eu l’œil pour la beauté : imbécile que j’étais, je croyais que c’était un truc qui comptait. Tel le mendiant qui convoite le palais du royaume, je désirais ce que je pouvais pas posséder. Mais j’étais las de convoiter l’inaccessible.
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Charybde2   14 juin 2015
Minable de Mark SaFranko
EDDIE – Je détestais L.A. Détestais ce putain de soleil. Chaque jour le même putain de truc – soleil et ciel bleu. Dis-moi – quel genre d’endroit te fait détester le soleil ? Cette putain de ville m’a presque fait basculer. Il n’est pas de plus grande solitude que s’asseoir sur le sable de Santa Monica entouré de tous ces winners et ces wannabes à regarder le soleil plonger dans le Pacifique. Surtout quand tu es au chômage. On a une impression de… de fin du monde.

HANK – On a pourtant eu du bon temps là-bas, non ?

EDDIE – De temps à autre. Mais putain, malgré ça j’ai détesté. C’est mieux ici, à New York. La foule, la crasse, les rats, les terroristes. En dépit de ce qui m’est arrivé avec Sinead et le gamin, c’est toujours ce que je ressens. Au moins… au moins, ici c’est vrai. Au moins, ici tu vois la saleté sous les ongles ; ce n’est pas recouvert par du vernis. Au moins, ici un acteur doit monter sur scène de temps à autre et faire ses preuves, il ne peut pas seulement se contenter d’exhiber sa bonne tête devant une putain de caméra. Hé, Hank ?
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Charybde2   14 juin 2015
Minable de Mark SaFranko
EDDIE – Merci… Hank, qu’est-ce que j’étais censé foutre, putain ? Obéir au doigt et à l’œil ? Je suis quoi, un homme ou… ou autre chose ? Bien sûr, elle a été à mes côtés toutes ces années, elle s’est occupée de ma mère quand elle était en train de mourir. Sinead est un véritable ange de miséricorde, Hank, je l’ai toujours dit. Mais je suis comédien. La place des acteurs est ici à New York, même s’ils ne travaillent pas. Parce que, finalement, j’ai de l’espoir ici. Même si c’est un faux espoir. Qu’est-ce que j’irais foutre dans cette putain de ville de Ballybunion, en Irlande, regarder brouter les vaches ? J’y ai passé du temps, je sais. C’est un endroit où les rêves meurent. Tu sais pourquoi ? Parce que trop de beauté c’est la mort. Tout ce vert, et la mer et Dieu – C’est la mort. Tu passes quelques semaines à Ballybunion et tu comprends méchamment vite pourquoi tous ces poètes irlandais se sont saoulés à mort ou sont partis. Et je suis mort, sans rêve, Hank. Mort.

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rkhettaoui   11 avril 2013
Putain d'Olivia de Mark SaFranko
 C’est possible. Tout est possible. Mais c’est peu probable. Seuls les maîtres ont le pouvoir de surmonter l’influence des planètes. Pensez à Paramahansa Yogananda, ou Krishnamurti. Et même eux ont eu leur part d’ennuis.
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Charybde2   01 novembre 2019
Le fracas d'une vague de Mark SaFranko
LE NŒUD



Au milieu de la nuit

Toutes les nuits vers trois ou quatre heures

Juste avant que mes yeux ne s’ouvrent tout rond et

Que je me sorte de mon lit pour m’amener pisser un coup



J’ai cette vision

Une vision simple

D’un nœud de pendu vide



Gracieusement je monte sur l’échafaud du bourreau

Je passe ma tête

Je sens la corde se serrer doucement autour de mon cou



La suite ne nécessite aucune explication



Mais quand même je ne comprends pas ce que signifie cette vision :



Si c’est ma dépression clinique et chronique

qui ramène sa sale gueule

Ou si elle est censée vous représenter vous, ma femme

et le même qui dort paisiblement dans la chambre d’à côté



Ou alors qu’un jour c’est moi qui vais me retrouver sur la potence

après que j’aie perdu la raison une bonne fois pour toutes et commis

un sanglant carnage



Ou peut-être que ce nœud n’est rien d’autre qu’un (c’est ça, rien d’autre que !)

Un symbole de nos dilemmes existentiels sur terre ici-bas



Et donc je me retrouve allongé là, bloqué

À attendre, le souffle court,

Qu’une explication surgisse des ténèbres



Elle ne vient jamais

Et j’ai perdu tout espoir qu’elle vienne un jour



Et puis je trouve mes jambes

Je bute contre la commode

Et je m’assois sur ce putain de chiotte comme une femme



Et je laisse faire



De retour dans la chambre

Les chiffres iridescents du réveil indiquent qu’il me reste

Deux ou trois heures

Avant que je n’aie à me lever de nouveau

Et passer ma tête

Dans le nœud

D’un autre jour.
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rkhettaoui   11 avril 2013
Putain d'Olivia de Mark SaFranko
L’absence d’alcool me rendait nerveux. Je m’étais rempli une flasque de Cutty avant de quitter l’appartement et je l’avais glissée tout au fond de ma poche intérieure de caban mais j’avais pas encore pu taper dedans. Être coincé dans une réception mondaine sans une goutte d’alcool, c’est le cauchemar : un peu comme débarquer sur une plage sans sable. Mais pour ces disciples du Programme, l’alcool était un poison proscrit, banni, et tu risquais pas d’en trouver une goutte à des lieues à la ronde.
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