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Note moyenne 4.21 /5 (sur 67 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , 1988
Biographie :

Martin Dumont travaille comme architecte naval.

Il a passé son adolescence à Rennes où il s’est épris de l’océan et de la voile.

Il a longtemps vécu en Bretagne, le décor de son premier roman, "Le chien de Schrödinger", paru en 2018.

Après "Le chien de Schrödinger", son deuxième roman, "Tant qu'il reste des îles" (2020), nous embarque dans le quotidien secret des insulaires, restitue l’âme des paradis perdus et la sensibilité des hommes.

page Facebook : https://www.facebook.com/martindumontauteur/
Twitter : https://twitter.com/mart_dumont?lang=fr


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BELLEVILLE Planet - Interview J'aime Lire - Martin Dumont


Citations et extraits (23) Voir plus Ajouter une citation
Ptitgateau   17 juillet 2020
Le chien de Schrödinger de Martin Dumont
Avec sa maladie, Lucille s'était coupée du monde. Beaucoup lui avaient tourné le dos, mais la mort aplanit sûrement les choses. Les morts sont tous de braves types chantait quelqu'un.
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GoodBooksGoodFriends   26 février 2021
Tant qu'il reste des îles de Martin Dumont
C'est pas rien, une île... C'est un bout de terre planté au milieu de l'océan. Un caillou peut-être, mais avec la mer autour. Un truc magique, un endroit d'où tu peux pas te barrer comme ça, juste sur un coup de tête. Et même pour la rejoindre d'ailleurs ! Une île, ça se mérite. Faut prouver qu'on est digne de l'atteindre, faut être à la hauteur.
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hcdahlem   13 mai 2020
Le chien de Schrödinger de Martin Dumont
J'ai marché jusqu'à la plage. À vrai dire, c'était plutôt une crique, un bazar de sable: des roches plantées un peu partout. L'écume fouettait l'ensemble avec acharnement. J'ai écouté les vagues se fracasser. Je les voyais à peine. Une nuit sans lune était tombée, du pétrole sur l'horizon. J'ai inspiré l'odeur de la marée. J'ai compris à quel point ça me manquait, cette histoire d'embruns. J'ai pensé qu'un jour j'y reviendrai à toute cette flotte.
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Jazzynewyork   16 février 2021
Tant qu'il reste des îles de Martin Dumont
C’est pas rien, une île. C’est un truc magique, un endroit d’où tu peux pas te barrer comme ça, juste sur un coup de tête. Une île, ça se mérite.
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RAMBAUD   01 juin 2019
Le chien de Schrödinger de Martin Dumont
J'ai senti sa frustration vibrer dans les silences ; ça bouillonnait.
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PGilly   14 février 2021
Tant qu'il reste des îles de Martin Dumont
Oui, tout le monde pouvait trouver un intérêt au pont, une bonne raison de le voir apparaître. La question, c'était plutôt de savoir ce qu'on voulait vraiment. Les sacrifices que l'on était prêt à faire pur préserver un territoire.
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mosaique92   01 février 2021
Tant qu'il reste des îles de Martin Dumont
[Léni va emprunter le pont pour la première fois]



J'ai baissé la vitre en inspirant à pleins poumons. L'odeur me rassurait. La marée, le sable et le sel. Mon univers tout entier. D'ici, il était sans doute possible de croire que rien n'avait changé. Se mentir, faire encore semblant juste encore un peu. Il suffisait de fermer les yeux. Je les ai gardés bien ouverts.
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hcdahlem   13 mai 2020
Le chien de Schrödinger de Martin Dumont
INCIPIT

Il y a quelqu’un derrière le mur.

Je ne crois pas que je dormais. Je somnolais, peut-être. Je suis allongé sur le dos, je n’ai pas ouvert les yeux.

Le parquet grince, on s’approche lentement de la chambre. Je ne suis pas sûr. Peut-être que je rêve encore.

Les pas s’éloignent vers la cuisine. Les secondes s’égrènent et je ne perçois plus le moindre son.

Et si ce n’était pas Pierre?

C’est possible, après tout ; il pourrait s’agir d’un cambrioleur. Un type habile et bien entraîné – je n’ai pas relevé de bruit particulier. Il aura crocheté la serrure puis ouvert doucement.

C’est facile de vérifier. Je me lève et je vais voir. Je peux même me contenter d’appeler: Pierre répondra s’il m’entend. Le voleur, lui, prendra plutôt la fuite. Dans les deux cas, je dissipe le doute.

Pour savoir, il me suffit d’agir.

Alors pourquoi est-ce que je reste là?

C’est étrange, cette impression ; j’ai le sentiment que je gâcherais tout. Parce qu’il y a un équilibre. Au fond, c’est presque un jeu : derrière le mur, il y a quelqu’un qui marche. Ce n’est pas Pierre, ce n’est pas un cambrioleur ; c’est comme s’ils se superposaient. Oui, c’est ça. Tant que je ne m’en assure pas, c’est un peu des deux.

J’ai fini par me redresser. Mes réflexions me semblaient stupides. Peut-être que l’idée d’un cambrioleur avait fini par m’inquiéter, je ne sais pas. Disons simplement que j’avais envie de voir mon fils.

Je suis sorti du lit et j’ai regardé l’heure. Je n’avais presque pas dormi. J’ai soupiré en pensant que je le payerai en fin de nuit.

En sortant de la chambre, j’ai aperçu Pierre. Il s’installait sur le balcon. Il avait posé des gâteaux et un verre de lait sur la petite table en fer.

Pierre a vingt ans, il ne manque jamais un seul goûter. Quand je lui fais remarquer, il hausse les épaules en souriant.

Je me suis servi un café dans la cuisine – je déteste le lait. Les biscuits, j’ai toujours aimé ça, mais lui mange des trucs trop sucrés pour moi. Le temps de le rejoindre, il avait déjà fini la moitié du paquet.

« Salut papa. »

Il m’a souri, un gâteau entre les dents, puis il m’a demandé comment s’était passée ma journée.

Le matin, j’avais chargé plusieurs clients à l’aéroport. Direction le centre-ville. La plupart n’avaient pas lâché leur téléphone ; les autres avaient dormi, tête appuyée contre la vitre. Je ne suis plus surpris de les entendre ronfler à peine installés sur la banquette. En début d’après-midi, j’étais rentré et je m’étais couché.

Ce n’était pas intéressant, alors j’ai simplement répondu «bien» et je lui ai retourné la question.

Pierre est étudiant, en troisième année de biologie. Il m’a détaillé son emploi du temps. Après le déjeuner, il est allé au club théâtre. Je dis «club», c’est pour marquer la distinction. Pierre ne va jamais voir de spectacles, il préfère jouer. C’est comme ça depuis qu’il est petit.

Il y a passé l’après-midi. Je ne comprends pas pourquoi il n’a jamais cours. Quelquefois, je demande des explications mais il se braque. Il dit que je ne suis jamais allé à l’université. « Tu ne peux pas comprendre. »

Sa troupe prépare une nouvelle représentation. « Une œuvre originale », il précise. Il en est l’auteur.

Pierre aime beaucoup écrire. Je ne sais plus de quand ça date. Plus jeune, il remplissait des carnets entiers.

Il me parle de la pièce et je hoche la tête parce qu’il m’a déjà raconté dix fois l’intrigue. Il a les yeux qui brillent quand il récite les scènes. La révolte, l’amitié, la peur et la justice. L’amour aussi. Il y a de tout dans son machin.

«Tu vois, papa? Tu devrais la lire!»

Je n’ai aucune excuse. Il m’a imprimé le texte le mois dernier. J’ai promis et, depuis, il est posé sur ma table de nuit.

Il me décrit les répétitions. Il joue de ses mains, s’accompagne de mouvements exagérés. Il rit un peu mais son visage se durcit lorsqu’il évoque les premiers rôles – un couple, si j’ai bien compris.

«Il est pas au niveau, le type.»

La fille, par contre ; un talent monstre. Il la voit déjà au cinéma. Je la devine jolie : cheveux longs, sourire d’ange, bonne élève. Mon Pierrot tombe toujours amoureux des premières de sa classe.

Je le pensais lancé sur elle, mais voilà qu’il repique sur le comédien. Cette fois, c’est plus virulent. Mauvaise diction, jeu caricatural. La grosse tête avec ça.

«Il se prend pour une star!»

Un sourire m’échappe. Pierre rougit. Il dit «Ouais, bon d’accord. Je suis jaloux», et il se met à rire.

Après ça, il débarrasse. Ses joues paraissent un peu creusées. C’est comme s’il était fatigué tout à coup, légèrement fébrile. Je demande et il dit que non, que tout va bien. «C’est presque le week-end. C’est normal d’être un peu crevé.» Je n’insiste pas.

On est jeudi, alors il sort. Je n’ai même pas demandé. C’est la même chose toutes les semaines, j’ai l’habitude.
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RAMBAUD   01 juin 2019
Le chien de Schrödinger de Martin Dumont
Ne jamais aimer, c'est s'épargner en fin de compte.
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Bilos   01 février 2021
Tant qu'il reste des îles de Martin Dumont
Ce pont, il a chuchoté, c'est la mort de la poésie. [...]

C'est pas rien, une île... C'est un bout de terre planté au milieu de l'océan. Un caillou peut-être, mais avec la mer autour. Un truc magique, un endroit d'où tu ne peux pas te barrer comme ça, juste sur un coup de tête. Et même pour la rejoindre d'ailleurs ! Une île, ça se mérite. Faut prouver qu'on est digne de l'atteindre, faut être à la hauteur. [...] Si tu construis un pont, tu détruis tout, non ? Moi, je dis que tu la tues, cette île.
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