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Note moyenne 4.35 /5 (sur 85 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Martine Hermant vit dans un village du Cézallier cantalien entre ses chats et ses roses anciennes.
Elle a publié plusieurs nouvelles dont certaines ont été primées (Brive 1996, Prix Jacques Moriceau, les Visions du futur 2002, et prix Jules Vallès 2003).
L'époque médiévale et l'imaginaire fantastique sont ses domaines de prédilection.
Elle a publié quatre romans aux Éditions Créer : un roman historique, chronique médiévale située au début du XIIIème siècle dans le Berry : "A Dieu ne plaise" ; un petit roman à l'ambiance romantique, suivi de courtes nouvelles : " Les Hauts de Rocherousse et autres récits du Cézallier" ; un roman de Fantasy : "Le rêve de la Licorne", un roman régional à énigme : "La Disparue d'Alleuze" qui a reçu le Prix Mystère 2015 du Cercle littéraire Médicis ; et un recueil de nouvelles : Les "Contes de la licorne", également aux Éditions Créer .
Elle est également l'auteur d'un album sur les chats :" A chat parlé" en collaboration avec Patricia Fayat pour les illustrations, aux Éditions Revoir ; et d'un artbook avec l'illustrateur F. Riehm : "Impromptues", aux Éditions Fasm.
Site : martine-hermant .fr

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Source : http://www.edicreer.com/authorDetail.aspx?mnu=21&id=200
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Vidéo relative à "Le choix d'Esteban".


Citations et extraits (63) Voir plus Ajouter une citation
Sarindar   13 janvier 2020
Le rêve de la Licorne de Martine Hermant
Elle n'éprouvait aucune appréhension à se retrouver seule dans cette forêt ténébreuse, au milieu de la végétation exubérante. Elle fit la découverte de fleurs incroyables, énormes, dont les corolles aux teintes éclatantes semblaient n'être là que pour s'approprier toutes les couleurs possibles sur la tapisserie sombre des arbres et des fougères, ou le velours bronze des mousses. Leur parfum était légèrement enivrant, et Ménuisel se demanda vaguement si ces effluves capiteux n'étaient pas responsables de cette impression de bien-être qui l'accompagnait.
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Sarindar   16 juin 2019
Bufarelle de Martine Hermant
Au fil des jours, je désespère, jusqu'à échouer devant des grands murs de pierre : trouverai-je asile dans ce monastère ? Bons Pères, ouvrez-moi ! Secourez la fille sans terre qui à votre bastille en appelle à lever votre grille ! Prenez pitié de la brebis égarée dont le nom de Marie devrait éveiller votre miséricorde.



Va-t-en, créature de Satan ! Qu'importe ton nom quand tes cheveux ruffins dénoncent ton destin. Ton corps féminin ne profanera pas l'aire des moines. Piège de séduction, écarte des hommes pieux tes viles tentations et fuis ces lieux saints !



Serais-je si belle qu'à ce point vous me redoutiez ?
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LydiaB   01 février 2015
À Chat parlé de Martine Hermant
(...) Voilà, elle m'appelle encore... J'ai beau être aguerri, elle a une manière particulière de prononcer mon nom qui ne peut me laisser complètement indifférent. C'est comme quand elle dit : "Gribouille, mon Pipouille..." lorsque je suis niché contre elle. C'est un bonheur de s'abandonner, de ronronner en oubliant qu'on est un chat des rues, un chat noir... de se sentir si petit, aimé, protégé...



- Gribouille !...



Bon, ça va, je rentre, mais parce que je le veux bien.

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LydiaB   29 septembre 2014
La Disparue d'Alleuze de Martine Hermant
Il y avait de la brume, une brume mouvante qui semblait s'alimenter de la présence du lac pour jouer avec les variations thermiques de l'air. Ces changements provoquaient des illusions dans les formes et on n'était sûr de sa vision qu'à l'approche, lorsqu'un détail se révélait et prenait une importance particulière à être appréhendé avec certitude. La vallée semblait ainsi n'avoir pas de limites à son étendue et y descendre suggérait de plonger dans un monde incertain. Au-dessus, la masse fantomatique du donjon n'apparaissait que pour se voiler un instant plus tard, immatériel et presque inconcevable. J'aurais pu éprouver de l'appréhension à me diriger ainsi sans repères mais il me venait un curieux sentiment d'allègement. A m'enfoncer dans l'isolement de la brume, laissant derrière moi les contraintes qui m'attendaient sous la lumière crue du matin levant, je me dissolvais dans une irresponsabilité bienheureuse, ma seule inquiétude étant de ne pas retrouver Jeanne. Je tentai de l'appeler mais ma voix ne portait pas, comme absorbée par l'environnement ouaté. Son timbre me parut presque incongru et je n'insistai pas, continuant d'avancer. Pour me heurter à un grand mur que je ne reconnus pas. Pourtant, une enceinte de cette taille ne devait pas passer inaperçue !
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LydiaB   06 mai 2016
Impromptues de Martine Hermant
Filer la brume

Loin du sommeil.

Tracer les runes

De leur éveil...

... À l'existence.



Capter l'errance,

Libre et nue,

Des impromptues.
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LydiaB   17 juin 2013
Le rêve de la Licorne de Martine Hermant
Il la regardait furtivement, par à-coups, alors que sa splendeur de phurana devait être irrésistible, mais il ne céda pas. Dans cette lutte, Gwerdan pouvait à peine la soutenir car les pulsions en présence étaient trop personnelles. Amusée malgré tout par tant d'entêtement, elle fut alors submergée par un immense flux affectif. Ce n'était plus la seule féminité séductrice qui appelait Odiem-Quin, mais une féminité plus large, infiniment généreuse, où toutes les formes de l'amour offertes par l'essence même de la femme s'abandonnaient à lui, avec la puissance bénéfique d'une aide absolue. Odiem-Quin leva enfin ses mains vers celles de Ménuisel et, lorsqu'ils les joignirent, leur union fut si bouleversante, empreinte d'une telle incroyable familiarité, qu'ils auraient tout oublié hors l'intensité de cet échange si Gwerdan n'avait pas veillé à les ramener vers le but originel : ils devaient se retrouver tous ensemble, partageant la même force.

Bientôt, dans l'obscurité acide de la nuit qu'une lune métallique transperçait de sa froide lactescence, un cercle fut formé, le loup d'érèbe couché en son centre. Mains réunies, toutes émotions confondues, ils s'affermirent, dérisoires mais puissants, contre la menace qui hurlait au-dessus de leurs têtes, prête à les assaillir au moindre signe de faiblesse.
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Sarindar   09 mars 2015
A Dieu ne plaise de Martine Hermant
Charlotte balaya ses derniers scrupules et les robes furent vite jetées sur l'herbe, rapidement suivies par les chemises. Les jeunes femmes entrèrent dans l'eau fraîche avec des petits cris. Alix était la plus courageuse et elle eut tôt fait de s'y plonger entièrement. Elle aspergeait Charlotte qui ripostait maladroitement. Lysandre se résolut à se laisser couler le long du courant, elle suffoqua un peu sous l'étreinte froide qui l'enveloppa d'un coup. Bientôt, les trois baigneuses nageaient et s'ébattaient en riant, sous l'œil contemplateur de Barthélemy qui s'était sagement assis sur la berge. La jeunesse imposait sa loi, elles s'amusaient sans façon, chahutant avec insouciance. Les corps ruisselaient dans la lumière adamantine [...]. Corps blancs, laiteux, de Lysandre et de Charlotte... l'une souple et ondulant comme un cygne, l'autre grasse et rose comme une oie tendre... corps vigoureux au hâle cuivré d'Alix... la chair offerte à l'élément liquide dans sa plus naturelle acceptation. Lysandre éprouvait un plaisir presque sensuel au glissement de l'eau autour d'elle. Elle se renversait à demi, fermait les yeux pour mieux sentir le courant passer sur ses seins... le long de ses hanches... entre ses cuisses... ces caresses-là étaient bien plus agréables que...
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LydiaB   29 avril 2013
Les Hauts de Rocherousse et Autres Recits du Cezallier de Martine Hermant
Découvrir Athilie, enveloppée dans ses vêtements couleurs de mousse et de bruyère qu'elle affectionnait tant et qui l'intégraient remarquablement au paysage me procura une émotion qui n'était plus d'ordre fraternel mais esthétique. Je pensais à une peinture préraphaélite et, lorsqu'elle se retourna, la joie illuminant son visage à ma vue, je reçus comme un choc la révélation de sa beauté ! C'était d'un effet trop puissant pour en appeler à la joliesse mais j'étais ébloui par sa séduction insolite : le contraste des longs cheveux fauves sur la pâleur ambrée de ce visage à la grâce farouche, que soulignaient les pommettes hautes, la bouche sensuelle, presque dure, le nez légèrement aquilin et, surtout, l'éclat de ses yeux dorés où résidait tout le rayonnement de son être, un regard à la fois lumineux et inquiet. Son attitude fière et la flexibilité de sa silhouette forçaient l'intérêt pour donner l'impression de surprendre un animal sauvage dans son habitacle naturel, prêt à détaler à la moindre alerte. Athilie était belle comme une renarde dont elle avait la rousseur, l'agilité, la souplesse, l'indépendance et l'impitoyable finesse.
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LydiaB   15 avril 2013
A Dieu ne plaise de Martine Hermant
La matinée était claire, d'un air vif qui trahissait la saison avancée. La gelée blanche pâlissait les champs et les fossés mais le soleil, gagnant en force, dissolvait progressivement la pellicule cristallisée pour rendre à l'herbe luisante son vert vigoureux. Il semblait à Lysandre qu'il en faisait autant sur son dos, ses rayons réchauffaient l'extérieur de sa chape qu'elle tenait bien serrée autour d'elle dans la douce tiédeur de sa fourrure de fouine. Elle dégagea son visage, encore rougi par le froid, du chaperon. Gilles devait éprouver pareil contentement car il ne tarda pas à dégrafer le sien du camail pour s'en débarrasser.

- Ah ! ... s'exclama-t-il, avec satisfaction. Miels aime oreilles freschettes que de sorporter ça plus longues ! Proisme est la tempoire des pesants mantels : point ne nous encombrons desja. Las, je vais devoir porter cela orendroit...ajouta-t-il comiquement, que n'ai-je l'eur d'être plus avéros pour soldre porte-chape à mon aisement !

Se tournant vers Anieuse, un peu à l'arrière :

- Et toi, la belle, ne t'en chargierais-tu point ?

- Certes non ! répondit Anieuse avec aigreur.

Gilles émit un sifflement significatif et dit à Lysandre :

- Par saint Sulpice, vous avez là serve à avenante mine mais à mauvais contenement !

Lysandre, surprise, observait l'air hargneux d'Anieuse. Elle s'étonna plus encore quand elle la vit repousser avec violence le geste amical de Gilles qui lui caressa familièrement la joue. Elle s'était vivement reculée, fixant Gilles avec des yeux étincelants de haine. Poine grognait, le poil hérissé.

- Si m'ait Dieu : elle me charpirait la face si elle était chatte ! s'écria Gilles, contrefaisant la terreur.

Lysandre s'approcha doucement d'Anieuse, la considérant avec intérêt. Son incompréhensible colère donnait un relief inhabituel à son apparence d'ordinaire si fade.

- Et bien, Anieuse, qu'as-tu ? Messire Gilles ne t'a pas mestraitier, ce me semble... est-ce son querement qui t'engraignie ?

Anieuse secoua négativement la tête et s'empara sèchement du chaperon de Gilles. Puis, elle recula de nouveau hors de leur portée. Lysandre, la voyant si hostile, n'insista pas. Elle reprit le bras de Gilles en l'incitant à passer outre.

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Sarindar   19 mai 2015
A Dieu ne plaise de Martine Hermant
La mort du père Thomas avait eu l'effet d'une pluie glaciale sur les voluptés tièdes de Lysandre. [...] Le changement que l'arrivée du père Boniface opéra a Boisgésir eut des répercussions immédiates. Ses ouailles se réveillèrent de la torpeur indulgente où les avaient confinées l'ancien prêtre. [...] La maisnie, interloquée par le contraste de cette raideur avec l'affabilité du père Thomas, observait le visage jaune [du nouveau venu] avec une inquiétude qui n'avait pour se justifier que les petits yeux inquisiteurs et incroyablement durs qu'il posait sur ses paroissiens.
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