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4.51/5 (sur 150 notes)

Nationalité : France
Biographie :

Martine Magnin est passionnée de sémantique, de philosophie, de psychologie, et d'antiquités.

Fille de l’historienne et écrivaine Maguelonne Toussaint Samat, elle a vécu toute son adolescence à L’Isle-Adam.

Elle se consacre aujourd’hui à l’écriture, après avoir consacré sa carrière à la communication sous toutes ses formes au service des entreprises et des institutions.

"Le Petit Livre Rouge des Meilleurs Vœux" (2014) est son premier essai publié.

Elle partage sa vie entre sa Provence natale et Paris.

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Bibliographie de Martine Magnin   (18)Voir plus

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Citations et extraits (47) Voir plus Ajouter une citation
Je vais peut-être passer pour un vieux radoteur, mais "à mon époque" on ne se serait pas contenté d'opiner du chef et de classer un dossier suspect. On mettait notre honneur à traiter les dossiers à fond. Maintenant, il faut générer du chiffre, obéir à des quotas, et surtout travailler vite. C'est la course au profit.
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Oui, je sais, ma mère avait vingt-trois ans seulement. Est-ce une excuse ? Juste une explication possible, une très minuscule circonstance atténuante.
Le sentiment naturel de responsabilité parentale, le devoir fondamental de protection et d'assistance à enfant en danger, ces préoccupations évidentes lui étaient étrangères. Elle, qui faisait déjà tellement de son mieux.
Elle, qui m'aimait certainement, à sa façon.
Elle, qui n'avait que vingt-trois ans.
Ma mère, que j'avais du mal à nommer autrement. Ma mère, c'était la fonction sans l'attention, l'emploi sans la présence, le titre sans les obligations, le rôle sans la réalité, l'affectation sans la confiance. La mère sans majuscule, la mère minuscule, absente, lâche, démissionnaire. La mère qui ne voyait rien, n'entendait rien, ne disait rien.
La mère inutile. La mère autruche.
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Quelle chaleur aujourd'hui ! L'air palpite et pulse comme un coeur invisible ou comme les ailes d'un papillon à l'agonie, même les mouches stupéfaites s'arrêtent en plein vol. Seules les cigales chantent sans faiblir. C'est l'été comme on l'aime par chez nous.
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Ces deux noms accolés, cette coexistence inconfortable « Enfants » et « malades », est déjà un malaise en soi, une contradiction gênante, une regrettable antinomie. C’est un contresens, une incohérence, un oxymore, car les enfants ne devraient pas être malades, les autres oui, les adultes, les vieillards, éventuellement, peut-être, s’il le faut vraiment. Mais eux non, surtout pas. Ils doivent être toujours heureux, souriants, actifs, confiants, en progrès, en devenir, intacts et protégés dans leur statut d’enfant.
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Si l’on tentait aujourd’hui de dresser un bilan de sa vie, certainement une idée stupide, on se trouverait en face d’un amalgame assez banal de moments doux et de passages plus complexes ou ardus. Comme tout un chacun, Juliette avait traversé des instants très heureux, certains même jubilatoires et d’autres plus sombres et douloureux ; pourtant, depuis quelques années, le cours de sa vie s’était doucement assagi et presque assoupi. Quittant les bouillonnements d’un torrent parfois torturé pour gagner en sagesse et en modération, le cours de ses jours abordait lentement une sérénité paisible, comme un ruisseau à peine frémissant. Peut-être trop confortable d’ailleurs
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C’est le moment précieux où le doute envisage de laisser la place au calme.
C’est le moment où mes parts d’ombre et leur nuisance lâchent prise pour accueillir le réconfort d’une paix fragile.
C’est le moment où les fantômes sont contraints d’affronter la lumière du jour.
C’est aussi celui où les bons génies doivent être enfin remerciés.
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En fait, il y a beaucoup plus d'amoureux des bêtes à pattes et à ailes que je ne le supposais. Les gens sont bizarres, mais peut-être moins qu'on ne le pense, quand on sait que 80 % des êtres vivants terrestres sont des insectes, ce qui devrait aussi nous rendre plus humbles lorsque l'on sait que les humains (famille des Hominidés) ne sont qu'une modeste partie des mammifères vertébrés présents sur la planète, qui eux-mêmes ne représentent pas plus de 10 % des êtres vivants vertébrés ! !
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Sans bruit, sans qu’on s’en aperçoive, la bête tapie perfidement dans l’ombre était revenue une nouvelle fois, sournoisement et avidement, pour enjôler à nouveau Alexandre. Sans cœur et sans moralité, la machinerie honteuse des dealers avait repris son action de séduction et de corruption. L’argent se volatilisait, les appareils photos disparaissaient, les travaux photo prenaient du retard, le matériel d’agrandissement inutilisé fut remisé au fond d’un placard. Toujours naïfs et bêtement optimistes, on n’y vit que du feu, aucun signal d’alarme ne nous parvint, notre intuition de parents était débranchée.
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La sève généreuse monte et se faufile, les saules en frétillent de plaisir et tressent leurs franges avec délicatesse avec de longs soupirs de plaisir.
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Hier, mon chien Tarzan a été lâchement empoisonné. Un bon bougre de chien de garde qui ne gardait plus que son écuelle, une pauvre bête qui avait peur de son ombre, qui n’avait jamais mordu quelqu’un et qui avait presque quatorze ans. En le découvrant, j’ai pleuré comme un con. Le mec responsable de ça est vraiment un pauvre lâche.
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