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Note moyenne 4.22 /5 (sur 187 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) à : Leighton, Shopshire , le 03/1881
Mort(e) à : St Leonards-on-Sea , le 10/1927
Biographie :

Mary Webb est une romancière anglaise.

Mary Gladys Meredith naît dans l'Ouest de l'Angleterre, région où elle demeurera presque toute sa vie. L'aînée de six enfants, elle est dès l'enfance fascinée par la nature qui l'entoure. Son père professeur, peintre et poète a une grande influence sur l'enfant. Sa mère est descendante de la lignée des Scott au même titre que Sir Walter Scott.

Le virus de l'écriture la prend très jeune puisqu'elle écrit des comptines et petites histoires pour amuser ses frères et sœurs. En 1901, elle tombe malade. Les médecins diagnostiquent un dysfonctionnement de la thyroïde (maladie de Basedow), qui la diminuer physiquement et entraînera sa mort. En 1909, elle perd son père, ce qui l'affecte profondément.

En 1912, elle épouse Henry Webb, qui est instituteur. Ils s'installent en ville pendant deux ans. Mais la campagne manque trop à Mary Webb, ils s'installent alors à nouveau dans le Shropshire, comme maraîchers.

Commence alors sa carrière d'auteure. Elle écrit son premier roman "Golden Arrow", publié en 1915, qui reçoit de nombreux éloges, mais n'amène le succès d'argent escompté. En 1921, Henry est muté et le couple s'installe à Londres, où elle écrira "Sarn" ("Precious Bane", 1924) en se souvenant de la campagne de son enfance.

En 1926, elle rechute de sa maladie de Basedow. Son couple et ses finances sont aussi au plus bas. Elle retourne dans le Shopshire et commence l'écriture d'un 6ème roman qu'elle n'achèvera pas. Elle meurt à l'âge de quarante-six ans.

C’est en France qu’elle fut reconnue d’abord, obtenant le prix Femina en 1924 pour "Sarn". Un an après sa mort, le premier ministre britannique de l'époque, Stanley Baldwin, préface "Sarn" et fait découvrir au monde cette œuvre et cette auteure peu reconnue de son vivant.
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Citations et extraits (49) Voir plus Ajouter une citation
Jooh   10 septembre 2018
Sarn de Mary Webb
Car ce n'est pas par le nombre des paroles dites, mais par le sens de ces paroles qu'on connaît un être ; de même que ce qui nous tient chaud ne dépend pas de ce qu'on ajoute à la longueur ou à la largeur de la robe, mais de la qualité de l'étoffe.
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Jooh   06 septembre 2018
Sarn de Mary Webb
Mais pouvons-nous savoir ce que sont le passé et l'avenir ? Nous sommes si petits et si faibles sur la terre, ce berceau de jonc où l'humanité repose et regarde vers les étoiles sans savoir ce qu'elles sont.
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Jooh   11 septembre 2018
Sarn de Mary Webb
Je me demande parfois si le paradis sera cela : la longue contemplation d'un visage dont on ne peut se détourner et qu'on désire toujours regarder davantage.
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cascasimir   15 août 2019
La Renarde de Mary Webb
Mais bientôt, un enchantement lui fit tout oublier, car la neige étincelait. Et les trous allongés qu'avaient creusés, dans leurs bonds, les lapins et les lièvres, ... toutes ces pistes la firent rire par leurs itinéraires capricieux.

Elles couraient en effet, en lacets et en boucles, qui évoquaient pour ceux qui ne les déchiffraient pas, la marche démente d'un somnambulle.



Au ciel, des pluviers tournoyaient et poussaient des cris désespérés en voyant la neige douce et inexorable, entre eux et la verte prairies, aussi tristes que les êtres qui voient le destin interposer des voiles opaques, entre eux, et la terre de leurs espoirs et de leurs joies.
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Jooh   13 septembre 2018
Sarn de Mary Webb
Mais quand on vit dans une maison que l'on n'aime pas, on regarde beaucoup plus souvent par la fenêtre que si l'on se plaît chez soi.
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Jooh   14 septembre 2018
Sarn de Mary Webb
Il n'est rien de plus farouche qu'une femme qui aime.
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jcfvc   28 octobre 2009
Sarn de Mary Webb
A propos de la traduction, comme d'habitude, le titre est traduit n'importe comment. The precious Bane, c'est le fléau précieux, ce terme désigne aussi la peste. Le fléau de Prue, son bec de lièvre, est précieux car il lui permet, par sa laideur, d'accéder au "véritable amour", celui du coeur.

En plus, traduire par Sarn c'est occulter l'allusion contenue dans le tire, justement au fameux poème de Milton (écrivain sous Cromwell), archi connu en Angleterre, un classique étudié par tous les écoliers et lycéens.... Pour Milton, dieu envoie aux hommes des fléaux, incompréhensibles pour l'esprit humain, mais qui nous aide à nous élever vers lui.. Le livre et le titre sont très "bibliques", comme l'est la littérature anglo-saxonne en général. Le champ sémantique de Bane est assez large. L'essentiel est, je crois, de rendre l'oxymore du titre, tout en ne perdant pas de vue que la malédiction donnée par dieu à la narratrice est en fait une manière de mettre à l'épreuve les "élus" Il ne faut pas oublier que nous sommes en territoire puritain, siège de la prédestination.......

Bon, on pense ce qu'on veut de la prédestination mais en impassant cela dans le titre, on perd beaucoup de choses je pense....
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Jooh   15 septembre 2018
Sarn de Mary Webb
Je n'ai jamais compris et ne comprends pas encore pourquoi, par les nuits d'été, les blés brillent ainsi d'une clarté lunaire, même en l'absence de la lune. Mais ce spectacle est merveilleux, quand le grand silence du plein été et de la nuit profonde enveloppe la terre au point que le tremble même, si bavard, n'ose plus rien dire et retient son souffle, comme s'il attendait la venue du Seigneur.
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artemis   08 septembre 2010
Sarn de Mary Webb
C'était un homme fort, ce qui parfois veut dire peu porté à la bonté; car pour être bon il faut souvent se détourner de son chemin. Aussi, quand on me parle de tel grand homme ou de tel autre, je me dis : "S'il a trouvé le temps de monter si haut, qui a été privé de joie pour sa gloire ? Sur combien de vieillards et d'enfants les roues de son coche ont-elles passé ? A quelles noces sa chanson a-t-elle manqué, et ses larmes, à quels affligés ?"



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jcfvc   28 octobre 2009
Sarn de Mary Webb
Quelques passages de Sarn, illustrant l'utilisation d'une langue populaire, régionale, dans Sarn, ce qui fait le charme de l'écriture et constitue, à mon avis, l'intérêt principal du roman. Les passages donnés sont accompagnés de réflexions sur la manière dont, à mon avis, il conviendrait de traduire pour rendre cet ancrage régionaliste de la langue empoloyée ar la narratrice :



A propos du "mere" le lac ou "étendue d'eau" du roman, tout à la fin du premier chapitre, il y a ce passage magnifique. Je ne sais ce que ça donne à la traduction, mais en anglais, c'est splendide. Pas trop d'archaïsme patoisants .dans ce passage, mais cependant quelques termes ("glass darkly" au lieu de "dark glass", "saving" au lieu de except, "times" au lieu de "at times", d'où ma traduction "des fois" au lieu du plus soutenu "parfois", utilisation des modaux et des temps) rappellant que la langue de la narratrice est "contaminée" par les parlers locaux, est celle d'une autodidacte :



"I call to mind the thick, blotting woods of Sarn, and the crying of the mere when the ice was on it, and the way the water would come into the cupboard under the stairs when it rose at the time of the snow melting. There was but little sky to see there, saving that which was reflected in the mere; but the sky that is in the mere is not the proper heavens. You see it in a glass darkly, and the long shadows of rushes go thin and sharp across the sliding stars, and even the sun and moon might be put out down there, for, times, the moon would get lost in lily leaves, and, times, a heron might stand before the sun.

La traduction :

"Il n'y avait pas beaucoup de ciel à voir là-bas, à part celui qui se reflète dans l'eau. Mais le ciel qui est (que lon voit ?) dans l'eau, c'est pas celui du vrai paradis. On le voit trouble, comme à travers du verre, et les ombres longues des roseaux deviennent minces et pointues quand elles croisent l'image des étoiles glissant à la surface, et même le soleil et la lune peuvent s'éteindre là-dedans, parce que, des fois, la lune se perdait dans les feuilles de lis, et d'autres fois un héron se tenait en face du soleil (faisait de l'ombre au soleil ?..... )



Un prof de fac me sanctionnerait sans doute pour la suggestion que je fais entre parenthèses (faisait de l'ombre au soleil), car s'éloignant du texte, mais moi je l'aime bien ......



Quant au premier petit passage ("the crying of the mere when the ice was on it") c'est vraiment splendide. Elle fait allusion, bien sûr, aux cris des oiseaux dans un paysage d'hiver, sur un lac glacé, mais ici, c'est comme si c'était le lac lui-même qui crie (ou qui pleure, l'anglais ayant ces deux sens..), qui crie parce que la vie secrète, aquatique est prise par les glaces, prisonnière, ne peut s'exprimer totalement en cette saison ?

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