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Note moyenne 3.65 /5 (sur 92 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Saint Laurent sur Save , 1951
Biographie :

Née dans un petit village du Comminges, elle quitte la France pour le Québec dans les années 1970.
Enseignante au primaire, Maryse Rouy est une spécialiste du Moyen Âge. En 1993, elle découvre le plaisir d'écrire en rédigeant un mémoire de maîtrise en sciences médiévales à Montréal. La période féodale, qui la fascine, lui a déjà inspiré plusieurs romans historiques pour adultes. Jordan apprenti chevalier, suivi de La Revanche de Jordan, s'adresse aux jeunes, à qui elle souhaite communiquer sa passion de l'Histoire.

Source : France Loisir, http://www.editionshurtubise.com
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Maryse Rouy - Je n'irai pas en classe de neige
Citations et extraits (60) Voir plus Ajouter une citation
kuroineko   01 septembre 2017
Les bourgeois de Minerve de Maryse Rouy
Par le passé, le catharisme n'avait pas porté bonheur à Minerve et encore nombreux étaient ceux, parmi les assistants, qui avaient vécu la croisade. Même s'il n'y avait pas de commune mesure entre les deux parfaits aperçus par Desbiau et la foule d'hérétiques réfugiée à Minerve après le massacre de Béziers et la prise de Carcassonne, la coïncidence de la présence cathare dans leurs murs et de la menace catholique représentée par le cadavre du dominicain rappelait les mauvais jours du siège de Montfort. Tout le monde en avait pâti : ils avaient souffert de la faim et de la soif, leurs maisons avaient été détruites par les projectiles de la Malevoisine, certains des leurs étaient mort et, surtout, ils avaient assisté à l'immolation des hérétiques par le feu. Les cent quarante hommes et femmes qui n'avaient pas voulu renier le catharisme après la reddition du vicomte Guillaume s'étaient élancés vers la mort en chantant, sous le regard horrifié des villageois qui avaient appris, tout au long du siège, à admirer leur générosité et leur abnégation. Le bûcher avait été élevé tout près de l'endroit où ils étaient en ce moment, à côté de l'église, et longtemps avait plané dans l'air de la cité l'atroce odeur des chairs grillées tandis que la suie retombait sur leurs maisons. Elle y était demeurée jusqu'à la pluie, des semaines plus tard...
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kuroineko   02 septembre 2017
Les bourgeois de Minerve de Maryse Rouy
Finies aussi les histoires du temps passé que Marie racontait à la veillée, celles de l'époque où les bons hommes [cathares] et  les dominicains se donnaient rendez-vous sur la place Saint-Étienne pour discuter librement de leurs croyances. Un temps qui ne reviendrait pas et qui allait mourir tout à fait lorsque les derniers témoins de ces événements ne seraient plus là pour s'en souvenir.
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kuroineko   01 septembre 2017
Les bourgeois de Minerve de Maryse Rouy
Minerve avait été prise par les croisés et, trente ans après, le Languedoc était toujours aux mains des vainqueurs qui ne semblaient prêts ni à oublier ni à pardonner.
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LiliGalipette   16 mai 2012
Les bourgeois de Minerve de Maryse Rouy
Le corps décharné qui gisait sur la terre battue ne laissait aucun doute sur son état. Crâne tonsuré, cape noire sur une robe blanche, pieds nus dans des sandales : c’était un frère prêcheur. Tous les habitants du quartier, consternés, entouraient son cadavre. Personne ne les avait avertis de la venue d’un dominicain, mais il était là, à côté du puits, et il était mort. Pour le malheur des Minervois, il portait sur son crâne la trace du coup qui lui avait ôté la vie.
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kuroineko   01 septembre 2017
Les bourgeois de Minerve de Maryse Rouy
Mais ce qui les préoccupait davantage encore était la présence d'une jeune femme se tenant un peu à l'écart et ne paraissant pas disposée à partir.

La trentaine l'avait épargnée, qui avait alourdi les autres et les avait définitivement reléguées parmi les vieilles. Cette différence accentuait leur rancoeur.
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rkhettaoui   31 janvier 2014
Les Pavés de Carcassonne, tome 1 : Mai 1963 - Janvier 1964 de Maryse Rouy
Le prosélytisme de la jeune femme, qui considérait Le Deuxième Sexe de Simone de Beauvoir comme une bible et le faisait circuler avec libéralité, semblait à son mari, sans qu’il le dise tout à fait franchement, dangereux pour la paix des ménages. Il ne le présentait pas ainsi, car il voulait paraître ouvert, préférant critiquer la véhémence de la féministe et son militantisme agressif, qu’il qualifiait d’hystérique.
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LiliGalipette   25 février 2011
Une jeune femme en guerre, tome 2 : Printemps 1944 - Eté 1945 de Maryse Rouy
Assise à la table de toilette qui lui servait de bureau, elle écrivit à Jacinthe. En arrivant, elle lui avait envoyé une carte pour lui dire qu'elle allait bien, mais là, ce serait une vraie lettre dans laquelle elle confierait à son amie ce qu'elle avait vécu ces derniers jours.

Tout y passa : l'animosité de Juteau, la gentillesse superficielle de Pujol, le sale travail de Mario, la misère de Naples, les femmes aux abois qui ne savaient plus comment empêcher leurs enfants de mourir de faim. La guerre, telle qu'à Montréal on ne pouvait pas l'imaginer. De l'autre côté de l'Atlantique, on croyait subir des privations parce que l'on n'avait ni sucre ni thé ni logements en suffisance, mais la plupart des gens travaillaient et mangeaient. Quand elle eut rempli cinq pages serrées, Lucie se sentit mieux.

Alors, elle glissa sa lettre au fond du classeur où elle rangeait ses planches-contact, prit une nouvelle feuille et écrivit : Chère Jacinthe, je suis à Naples depuis presque une semaine et tout va bien.





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libellule333   31 mai 2012
Au nom de Compostelle de Maryse Rouy
Un hurlement soudain couvrit les geignements, grognements et raclements de gorge matinaux. Les pèlerins restèrent figés, qui les chausses baissées, qui le chapelet à la main, qui la prière aux lèvres. Le cri se répéta et dégénéra en crise nerveuse. Les statues s'animèrent pour converger vers Fabrissa Montreau. Elle gesticulait et ce qu'elle disait n'avait aucune cohérence. Son père la secoua jusqu'à ce qu'elle se calme. Elle réussit enfin à désigner d'un doigt tremblant l'arrière du rocher d'où elle venait de surgir. Ils le contournèrent et découvrirent l'atrocité.



La gorge lacérée, le visage déchiré, la bouche tordue par une grimace d'horreur absolue, Salvetat gisait dans une flaque de sang noirâtre où bourdonnaient déjà quelques mouches
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LiliGalipette   25 février 2011
Une jeune femme en guerre, tome 1 : Eté 1943 - Printemps 1944 de Maryse Rouy
Quand Lucie s'éveilla, elle avait peine à croire qu'elle avait enfin les vingt et un ans tant espérés. Elle était majeure. Elle avait un

emploi, un domicile personnel - peut-être - et, grâce à son frère, la sécurité financière. Elle allait pouvoir s'affranchir de son père. Il ne s'y attendait pas, le choc serait rude. Et amplement mérité. Elle se voyait en train de lui dire tout ce qu'elle avait sur le cœur, un moment d'intense jubilation dont elle savait qu'il resterait à l'état de fantasme : dès qu'il connaîtrait ses desseins, ce serait lui qui parlerait, et la violence du ton, qui soutiendrait celle des paroles, serait suffisante pour la faire taire. Mais ce serait la dernière fois.





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rkhettaoui   31 janvier 2014
Les Pavés de Carcassonne, tome 1 : Mai 1963 - Janvier 1964 de Maryse Rouy
Il n’était pas facile de se procurer le précieux anovulant au Québec. Mais le nom d’une femme médecin qui le prescrivait circulait sous le manteau dans les milieux étudiants montréalais et Georges, qui l’avait obtenu d’une de ses consœurs, avait convaincu Nicole de la consulter. Elle avait longuement hésité, craignant de commettre un péché mortel, mais il lui avait répété qu’il n’y avait là aucun crime : il ne s’agissait pas de supprimer une vie existante, mais d’en empêcher le commencement. Le résultat était le même que si on pratiquait l’abstinence… sans avoir besoin de la pratiquer.
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