AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 3.65 /5 (sur 3173 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Niort , le 11/01/1972
Biographie :

Mathias Énard est un écrivain et traducteur français.

Après une formation à l'École du Louvre, il suit des études d’arabe et de persan à l'INALCO. Après de longs séjours au Moyen-Orient, il s’installe en 2000 à Barcelone. Il y anime plusieurs revues culturelles.

Il participe aussi au comité de rédaction de la revue "Inculte" à Paris et, en 2010, il enseigne l'arabe à l'Université autonome de Barcelone.

"La perfection du tir", son premier ouvrage, paraît en 2003. Il est récompensé l'année suivante par le Prix des cinq continents de la francophonie, et Prix Edmée-de-La-Rochefoucauld. Il est aussi sélectionné au Festival du premier roman 2004.
En 2008, Actes Sud publie son roman "Zone", caractérisé par une seule phrase à la première personne, de cinq cents pages. Il est récompensé par plusieurs prix, dont le Prix Décembre 2008, le Prix Candide et le Prix du Livre Inter 2009.

Il publie en 2010 aux éditions Actes Sud un petit conte, "Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants", sur un épisode probablement fictif de la vie de Michel-Ange. L'ouvrage est couronné par le prix Goncourt des lycéens 2010.

En 2012, il publie "Rue des voleurs" chez Actes Sud, récit de voyage d’un jeune Marocain errant en Espagne lors des printemps arabes et du mouvement des indignés. Lors du Salon du Livre francophone de Beyrouth (26 octobre - 4 novembre 2012), il reçoit le premier prix Liste Goncourt : Le choix de l'Orient décerné par un jury composé d'étudiants d'universités du Liban et d'autres pays du Proche-Orient.
En 2012, Marion Laine adapte au cinéma "Remonter l’Orénoque" (2005) sous le titre "À cœur ouvert", avec Juliette Binoche et Édgar Ramírez.

En 2015, il se voit décerner le prix Goncourt pour son roman "Boussole" qui traite de la vision de l'Orient par l'Occident. Il obtient également le Prix des libraires de Nancy et des journalistes du Point 2015.

Il est le scénariste de "Prendre refuge" (2018), dessiné par Zeina Abirached.

Féru d'art contemporain, Mathias Énard a par ailleurs créé en 2011 les éditions d'estampes "Scrawitch", et sa galerie homonyme à Paris.
+ Voir plus
Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (87) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
« INCULTURISME, TROIS RENCONTRES » Maylis de Kerangal, Hélène Gaudy, Arno Bertina, Patrice Blouin, Pauline Delwaulle & Baptiste Morizot. Si entre 2004 et 2011 la revue Inculte a tenté, après d'autres, de jeter des ponts entre des éléments de la pop culture et la littérature ou la philosophie, ça n'a pas été sans en louper quelques-uns dans le même temps. La revue n'existe plus mais le collectif Inculte continue de se passionner pour ces histoires de ponts – le disent assez un livre de Mathias Enard et un autre de Maylis de Kerangal. Nous avons donc invité trois artistes qui explorent, dans leurs oeuvres respectives, des questions qui auraient dû nous mobiliser : les blockbusters ou les super héros Marvel (Patrice Blouin) ; le pistage et la rencontre (Baptiste Morizot) ; le paysage et la cartographie (Pauline Delwaulle). À lire – Baptiste Morizot, Sur la piste animale, Coll. « Mondes sauvages », Actes Sud, 2018 ; Les Diplomates, Wildproject, 2016 – Pauline Delwaulle et Véronique Béland, Malgré les collines, éd. Sun Sun, 2017 – Patrice Blouin, Magie industrielle, éd. Hélium, 2016. Le Samedi 8 février 2020 - 20H
+ Lire la suite
Podcasts (29) Voir tous


Citations et extraits (694) Voir plus Ajouter une citation
Mathias Enard
carre   23 août 2015
Mathias Enard
"Le savoir, en général, et la littérature, en particulier, ont un vrai pouvoir. Lire des livres est une façon d'être libre"

Lire Septembre 2015
Commenter  J’apprécie          710
Mathias Enard
Carosand   19 février 2015
Mathias Enard
Les livres restent, en définitive, avec le feu, la seule façon de combattre les ténèbres.
Commenter  J’apprécie          570
Piatka   26 août 2015
Boussole de Mathias Enard
La musique est un beau refuge contre l'imperfection du monde et la déchéance du corps.
Commenter  J’apprécie          520
Piatka   27 août 2015
Boussole de Mathias Enard
Nos rêves sont peut-être plus savants que nous.
Commenter  J’apprécie          490
toto   01 février 2011
Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants de Mathias Enard
Je sais que les hommes sont des enfants qui chassent leur désespoir par la colère, leur peur dans l'amour; au vide, ils répondent en construisant des châteaux et de temples. Ils s'accrochent à des récits, ils les poussent devant eux comme des étendards; chacun fait sienne une histoire pour se rattacher à la foule qui la partage. On les conquiert en leur parlant de batailles, de rois, d'éléphants et d'êtres merveilleux; en leur racontant le bonheur qu'il y aura au-delà de la mort, la lumière vive qui a présidé à leur naissance, les anges qui leur tournent autour, les démons qui les menacent, et l'amour, l'amour, cette promesse d'oubli et de satiété.
Commenter  J’apprécie          430
Piatka   28 août 2015
Boussole de Mathias Enard
Berlioz n'a jamais voyagé en Orient, mais était, depuis ses vingt-cinq ans, fasciné par Les Orientales d'Hugo. Il y aurait donc un Orient second, celui de Goethe ou d'Hugo, qui ne connaissent ni les langues orientales, ni les pays où on les parle, mais s'appuient sur les travaux des orientalistes et voyageurs comme Hammer-Purgstall, et même un Orient troisième, un Tiers-Orient, celui de Berlioz ou de Wagner, qui se nourrit de ces œuvres elles-mêmes indirectes. Le Tiers-Orient, voilà une notion à développer.
Commenter  J’apprécie          390
Piatka   06 septembre 2015
Boussole de Mathias Enard
L'être est toujours dans cette distance, quelque part entre un soi insondable et l'autre en soi. Dans la sensation du temps. Dans l'amour, qui est l'impossibilité de la fusion entre soi et l'autre.
Commenter  J’apprécie          360
nadejda   28 août 2015
Zone de Mathias Enard
tous ces moments où l’on se déshabille, où l’on se montre, nu sans rien d’autre que le frémissement de la peau – ces hommes nus par centaines descendus de trains aveugles les vêtements amassés dans un coin de cour l’air glacé soudain les bras qui se croisent les mains qui se portent aux coudes pour vêtir de chair la chair nue marquée en son centre par la tache de naissance des pubis : l’ennemi se précipite toujours sur les vaincus pour les dépouiller, et nous-mêmes nous dépouillions nos ennemis pour de l’argent pour un souvenir pour une arme rare et nos prisonniers avant de les achever, par principe, dans le froid, nous leur ordonnions de se déshabiller parfois pour ne pas tacher ou trouer l’uniforme, la veste qui pouvait toujours servir certes, mais aussi pour jouir du pouvoir de l’homme sur la bête nue, l’homme debout contre la bête glabre et frémissante, et ainsi dérisoires il était plus facile de leur enlever la vie méprisable p 114

Commenter  J’apprécie          333
nadejda   12 août 2015
Boussole de Mathias Enard
Incipit

Nous sommes deux fumeurs d’opium chacun dans son nuage, sans rien voir au-dehors, seuls, sans nous comprendre jamais nous fumons, visages agonisants dans un miroir, nous sommes une image glacée à laquelle le temps donne l’illusion du mouvement, un cristal de neige glissant sur une pelote de givre dont personne ne perçoit la complexité des enchevêtrements, je suis cette goutte d’eau condensée sur la vitre de mon salon, une perle liquide qui roule et ne sait rien de la vapeur qui l’a engendrée, ni des atomes qui la composent encore mais qui, bientôt, serviront à d’autres molécules, à d’autres corps, aux nuages pesant lourd sur Vienne ce soir : qui sait dans quelle nuque ruissellera cette eau, contre quelle peau, sur quel trottoir, vers quelle rivière, et cette face indistincte sur le verre n’est mienne qu’un instant, une des millions de configurations possibles de l’illusion... p 7
Commenter  J’apprécie          323
Piatka   29 août 2015
Boussole de Mathias Enard
Je me revois frapper à sa porte, deux battants de bois à la peinture jaunie, les phalanges tout près des trois chiffres de métal, avec l'angoisse, la détermination, l'espoir, l'aveuglement, le serrement de poitrine de celui qui se lance, qui veut retrouver dans un lit l'être deviné sous une couverture à Palmyre et poursuivre, s'accrocher, s'enfuir dans l'oubli, dans la saturation des sens, afin que la tendresse chasse la mélancolie, que l'exploration avide d'autrui ouvre les remparts du soi.
Commenter  J’apprécie          310

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Le p'tit bal ....

C'est mon dernier bal ... "J'ai dit à mes copains Y'a un baloche à Sarcelles On va y faire un saut Y aura p't'être des morues Et puis ça fait un bail Qu'on s'est plus bastonné Avec de la flicaille Ou des garçons bouchers C'est mon dernier bal Ma dernière virée Demain dans l'journal Y'aura mon portrait" Indice : Lola

La compagnie créole
Bernard Lavilliers
Renaud
Michel Sardou

16 questions
29 lecteurs ont répondu
Thèmes : chanson , fêtes , françaisCréer un quiz sur cet auteur

.. ..