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Note moyenne 3.94 /5 (sur 44 notes)

Nationalité : Canada
Né(e) à : Lorraine (Québec) , 1980
Biographie :

Né en 1980, Mathieu Bock-Côté est sociologue et chargé de cours au département de sociologie de l’Université du Québec à Montréal depuis 2008. Il est l’auteur de La dénationalisation tranquille (Boréal, 2007) et en collaboration avec Jacques Beauchemin, de La cité identitaire (Athéna, 2007), ainsi que de plusieurs articles scientifiques et de chapitres de livre. Ses travaux portent principalement sur la sociologie de la question nationale, l’histoire des idées politiques québécoises, la question du multiculturalisme, le conservatisme et la transformation des idéologies dans la société occidentale contemporaine. Il est chroniqueur au 24h Montréal depuis juin 2010, au Journal de Montréal depuis septembre 2011, à Dumont depuis 2010 et à Radio Ville-Marie depuis mars 2011 et au FM 98 Saguenay depuis juillet 2011. Il a été chroniqueur politique à l'émission Isabelle le matin de février 2011 à juillet 2011 au 98,5 fm. Il est régulièrement invité à commenter l'actualité politique, sociale et culturelle dans les grands médias québécois, en plus de participer activement à la vie académique québécoise.
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Bibliographie de Mathieu Bock-Côté   (9)Voir plus

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Bataille des idées : la victoire aux réactionnaires? Frédérique Matonti est professeure de science politique à l'Université Paris I - Panthéon-Sorbonne. Elle publie Comment sommes-nous devenus réacs ? (Fayard, 2021) : un titre volontairement provocateur mais qui parle quand même de son temps… Car, à la veille de l'élection présidentielle de 2022, l'idéologie réactionnaire semble désormais hégémonique. L'auteure fait ainsi le constat d'un discours décomplexé, l'idéologie réactionnaire n'étant pas cantonnée à l'extrême droite car pour elle "ce qui caractérise le réac c'est cette volonté de revenir toujours à un passé imaginaire." Le point de départ de ce livre est l'exaspération de Frédérique Matonti devant certains médias et chaînes d'info en continu - les fast thinkers (ou "intellectuels médiatiques") et certains médias étant pour beaucoup dans cette nouvelle hégémonie culturelle. Elle considère ainsi que "beaucoup de ces essayistes sont des fast-thinkers, des penseurs qui pensent vite, qui n'étayent pas suffisamment leurs propos." Et à l'heure du zapping, ce sont toujours les mêmes discours et les mêmes têtes qui se manifestent : Mathieu Bock-Côté, Eugénie Bastié, Charlotte d'Ornellas, Pascal Praud, Alexandre Devecchio, Sonia Mabrouk, Natacha Polony, Elisabeth Lévy, Geoffroy Lejeune, et, bien sûr, Eric Zemmour. Le livre remonte aux moments de ce glissement qui a lieu dès les années 1980. Car, il y a quarante ans, le clivage gauche/droite régissait les débats politiques et intellectuels. Mais, à partir de la fin des années 1970, la conjoncture politico intellectuelle progressiste marquée par l'hégémonie culturelle de la gauche se referma. Mobilisations antiracistes et étudiantes, fausse opposition entre classes populaires et minorités, crise de Mai 68… Autant de combats perdus par la gauche dans cette guerre des idées : " à partir du moment où la gauche est au pouvoir dans les années 80 on voit très vite cette contre hégémonie de droite se mettre en place " nous dit Frédérique Matonti. Conséquence de tout ça, aujourd'hui, il n'y aurait plus personne pour endiguer les fast thinkers. Pour preuve, l'attaque dont est victime l'université, avec notamment l'enquête sur l'"islamo-gauchisme" annoncée en février 2021 sur CNews par la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal. Elle reprenait le discours du ministre Jean-Michel Blanquer. Une guerre des idées qui n'est pas sans danger nous averti la politiste car "on a vu aux Etats-Unis comment la bataille culturelle s'est transformée en violence."

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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
Erveine   10 octobre 2021
L'empire du politiquement correct de Mathieu Bock-Côté
Le but de la démocratie n’est pas de s’entendre mais de savoir se diviser.

ALFRED SAUVY

L’esprit du libéralisme bien compris apprend aux hommes à tolérer ceux qui ne pensent pas comme eux mais qui vivent avec eux, et rappelle à chacun que ses convictions, aussi ardentes soient-elles, ne réfèrent, du point de vue de l’économie générale de la cité, qu’à une doctrine parmi d’autres. Non pas que tout soit relatif. Mais il faut toujours contenir en soi la tentation du fanatisme. Si la politique et la morale ne sont pas étrangères l’une à l’autre, on ne saurait les fondre dans une seule catégorie sans les dénaturer mutuellement.

Cela ne veut pas dire que les camps politiques en présence ne chercheront pas à exercer une hégémonie sur l’espace public. La politique est conflictuelle et passionnelle et on ne saurait l’arracher complètement aux rapports de domination, mais on peut faire ce qu’on peut pour qu’elle ne s’y réduise pas. La vie politique est le domaine privilégié de l’impureté et les idées s’y mêlent toujours aux passions. C’est aussi le domaine de l’incarnation : les idées s’y affrontent à travers les hommes qui les portent et s’en réclament. La vie politique, autrement dit, ne saurait se réduire à une simple opposition entre doctrines concurrentes. La diversité des idéologies croise celle des tempéraments, sans s’y superposer. La bête humaine n’est pas une créature apaisée, et la diversité irréductible des caractères fait en sorte qu’on trouve en toute société des hommes faits pour le pouvoir et d’autres pour la contestation, des conservateurs et des aventuriers, des idéalistes et des nihilistes. Des forces la traversent, des passions la meuvent : certaines périodes historiques sont froides, d’autres sont brûlantes. Plusieurs sont tièdes. Si les hommes sont faits pour vivre ensemble, ils ne sont pas faits pour s’entendre.

Éloge du conflit civilisé p. 265-267
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justinlachap   17 août 2019
L'empire du politiquement correct de Mathieu Bock-Côté
C'est une chose de ne plus être de gauche. C'en est une autre d'être de droite.
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justinlachap   15 août 2019
L'empire du politiquement correct de Mathieu Bock-Côté
Cette fragmentation infinie de la subjectivité est visible dans l'acronyme LGBTQI+, qui semble appelé à s'étendre en mobilisant toutes les ressources de l'alphabet [...]
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justinlachap   15 août 2019
L'empire du politiquement correct de Mathieu Bock-Côté
[...] on comprend que toute forme d'attachement marqué à ce qui passe pour le monde d'hier relève désormais du désordre psychiche.
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Mathieu Bock-Côté
Cosmopolite   17 octobre 2021
Mathieu Bock-Côté
Du progressisme, on pourrait dire qu'il traduit bien une philosophie de l'illimité inscrite au cœur du monde moderne. Dans son esprit, l'homme doit s'affranchir toujours des cadres historiques et sociaux à travers lesquels il s'inscrivait traditionnellement. Fidèle à l'esprit contractualiste de la modernité, il voit d'abord et avant tout dans la société une association d'individus devant maximiser leurs libertés, à la fois sur les plans social, économique et culturel. De manière, assez sévère, on pourrait dire qu'il est animé par une logique de déracinement et de désincarnation du monde. Les sociétés, dans la mesure du possible, devraient s'extraire de leur histoire et de leurs traditions pour jouer avec le plus de souplesse possible le jeu de la mondialisation et du multiculturalisme. L'individu délié, hors-sol, affranchi des structures trop pesantes qui l'empêchaient de faire valoir sa créativité, pourrait dès lors s'épanouir pleinement dans un monde riche de possibles et de promesses.



Cette philosophie, il faut bien le dire, convient naturellement aux élites mondialisées qui ont depuis longtemps cessé de considérer leurs pays respectifs comme des entités historiques auxquels ils seraient fondamentalement liés, même si elles peuvent les servir loyalement. Dans leur esprit, les sociétés sont naturellement interchangeables et la particularité nationale de chacune d'entre elle une illusion qu'il faudrait dans la mesure du possible dissiper. Elles parlent une langue, celle de la modernité, qui se veut partout la même, et qui se présente comme la seule possible. Un peu partout, d'ailleurs, elles prescrivent les mêmes recettes et les mêmes politiques. Dans leur esprit, on l'aura compris, il y a un mouvement naturel de l'histoire vers une universalisation de la conscience humaine et une atténuation des différences entre civilisations et nations. Partout l'homme serait le même, partout il souhaiterait la même chose. (Mathieu Bock-Côté : progressistes-conservateurs, le nouveau clivage, Le Figaro, 26 avril 2016)
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justinlachap   15 août 2019
L'empire du politiquement correct de Mathieu Bock-Côté
Les pires sont évidemment ceux qui comprennent le message progressiste mais le refusent: ils basculent dans la catégorie des ennemis du genre humain.
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alexandre_1   24 septembre 2021
L'empire du politiquement correct de Mathieu Bock-Côté
Pourtant, malgré ses déconvenues politiques, le conservateur intrigue encore : c’est qu’il s’empare des questions vitales engendrées par la modernité radicale et transforme quelques points d’exclamation en points d’interrogation.
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taktic66   05 mai 2021
La révolution racialiste et autres virus idéologiques de Mathieu Bock-Côté
La révolution, quoi qu'on en dise, ne tolère pas qu'on ne s'y soumette pas.
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taktic66   05 mai 2021
La révolution racialiste et autres virus idéologiques de Mathieu Bock-Côté
Tout est construction sociale et tout peut être déconstruit. Le naturel n'existe pas, le culturel est arbitraire.
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VIPE   28 juin 2021
La révolution racialiste et autres virus idéologiques de Mathieu Bock-Côté
Il importe de renouer avec la notion de peuple. Un peuple n'est pas une race : on peut y adhérer. On peut s'y fondre. On peut embrasser son destin et s'y intégrer, s'y assimiler. Il ne s'agit pas d'une catégorie étouffante, relevant du déterminisme biologique. (p.215)
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