AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 4.04 /5 (sur 1223 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Paris , 1967
Biographie :

Son premier roman, 'Je me suis tue', publié chez Grasset en 2015 et Points en 2017, a obtenu le prix du premier roman des 29e Journées du Livre de Sablet (Vaucluse).

En 2017, il revient avec 'Un fils parfait' qui reçoit le prix Claude Chabrol du roman noir et qui est en cours d’adaptation pour la télévision.

L'année suivante, il publie 'Est-ce ainsi que les hommes jugent ?', puis, en 2020, 'Disparaître'.
page Facebook : https://www.facebook.com/MathieuMenegaux/

Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
"Disparaître" de Mathieu Menegaux est paru le 8 janvier 2020 aux éditions Grasset.
Citations et extraits (178) Voir plus Ajouter une citation
marina53   15 mai 2018
Un fils parfait de Mathieu Menegaux
Contrairement à beaucoup de nos pays voisins, il n'y a pas d'inceste en France, notre société refuse d'admettre que cela existe et combien c'est plus grave que le viol. Pourtant, je découvrais une litanie de chiffres démentiels évaluant qu'en Europe un enfant de moins de dix-huit ans sur cinq est victime de violences sexuelles, dont 70 % à 80 % sont commises au sein de la sphère familiale. La loi du silence peut régner en paix, le législateur préfère fermer les yeux.
Commenter  J’apprécie          360
marina53   03 avril 2018
Je me suis tue de Mathieu Menegaux
Ne pas avoir d'enfant, à quarante ans, c'est contraire à un certain nombre de Commandements tacites ou explicites de notre société moderne. Alors à quarante ans, sans enfant, dans le regard des Autres, on est une sorte de demi-femme, on vit une misérable vie sans accomplissement, sans héritage, sans autre perspective que la triste certitude de retourner en poussière.
Commenter  J’apprécie          360
Ladybirdy   31 janvier 2019
Je me suis tue de Mathieu Menegaux
Belle liberté que celle de travailler toujours plus, de progresser, de gravir les échelons plus vite que les autres, pour s’écrouler le soir devant une série américaine. Nous perdions notre vie à la gagner.
Commenter  J’apprécie          354
jeunejane   30 octobre 2017
Je me suis tue de Mathieu Menegaux
Le châtiment, la prison, serait pour moi le temps de la reconstruction. J'avais fauté gravement, et il fallait que je reprenne tout à zéro, que je me reconstruise, une nouvelle Claire, qui saurait prendre les choses de la vie comme elles viennent, au lieu de vouloir toujours tout contrôler et se penser infiniment supérieure.
Commenter  J’apprécie          290
Ziliz   19 février 2017
Je me suis tue de Mathieu Menegaux
J'ai sorti mon portable. Mes mains tremblaient. Le 17 ne marche plus, ou si ? Le 112 ? Et merde, il faut appeler qui quand on vient de se faire violer ? Mes doigts tremblent. Je compose le 17. Ça fonctionne ! 'Vous avez demandé la police, ne quittez pas s'il vous plaît.' En trois secondes, j'ai vu défiler devant moi les dix années suivantes de ma vie, étape par étape. Je me suis vue au commissariat en train de raconter mon histoire à un officier de police judiciaire tapant avec deux doigts et me demandant de décrire précisément ce que je venais de subir, puis en train de relire un procès-verbal truffé de fautes d'orthographe et décrivant en quelques mots ce qu'il ne suffira pas d'une vie pour oublier. Je me suis vue transférée à l'hôpital. J'ai vu le médecin en blouse blanche me demander avec douceur d'écarter les cuisses pour effectuer les prélèvements, faire les constatations médico-légales. J'ai vu Antoine arriver, défait, décomposé, enragé, dévoré par la culpabilité de m'avoir laissée rentrer seule. J'ai vu ses yeux me regarder comme une victime. J'ai compris que tout le monde maintenant allait me regarder comme une victime. Plus jamais je ne serais qui je suis. [...] Aux yeux de tout mon entourage, je serais désormais la femme violée. Une victime, à jamais. [...]

J'ai vu le regard des autres, auquel j'attache tant d'importance, se transformer. J'ai vu la suite, aussi. La cellule de soutien psychologique. Les groupes de prise de parole. Plus tard, l'identification de mon violeur au milieu des fonctionnaires et de voleurs à la tire. Le procès. L'avocat à qui devoir tout raconter, encore et encore. La confrontation physique, au tribunal, sans la protection d'une vitre sans tain, cette fois. Entendre l'avocat de ce salopard raconter son enfance misérable, les maltraitances subies, toutes les raisons qui expliquent, voire qui justifient, parce qu'on ose tout dans une stratégie judiciaire, son déséquilibre et ses pulsions maladives. Voir les jurés comprendre, compatir devant une histoire personnelle terrible et la pauvre victime, qui avait eu la malchance de se trouver au mauvais endroit, au mauvais moment. Et finir par entendre le juge prononcer une condamnation. Combien ça vaut, un viol ? Cinq ans ? Dix ans ? Quinze ans ? Et moi, bordel ? Perpète pour moi, pas d'alternative. Toute une vie. Toute MA vie, foutue en l'air, pour cinq minutes de plaisir d'un putain de détraqué. Une vie à la poubelle, aux orties, à la benne. Et pas de remise de peine. [...]

J'ai raccroché. Je ne voulais pas être une victime. Je voulais oublier. Ou-bli-er. Je ne voulais qu'oublier.

(p. 26-28)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          262
marina53   30 janvier 2019
Est-ce ainsi que les hommes jugent ? de Mathieu Menegaux
Connaît-on jamais tout de celui avec qui l'on vit ?
Commenter  J’apprécie          250
jeunejane   30 octobre 2017
Je me suis tue de Mathieu Menegaux
D'en face, du grand quartier des hommes, me parvient le raffut angoissant et obsédant du bâton des surveillants qui tape et retape méthodiquement sur les barreaux des fenêtres avant la nuit, pour s'assurer qu'ils n'ont pas été sciés. Routine de l'administration. Pas vraiment une berceuse.
Commenter  J’apprécie          230
marina53   15 mai 2018
Un fils parfait de Mathieu Menegaux
"Tant qu'il y aura des hommes, le monstre du mal ne sera jamais dompté."

René Malouin, Princesse de nuit (1968)

Commenter  J’apprécie          220
diablotin0   05 décembre 2018
Est-ce ainsi que les hommes jugent ? de Mathieu Menegaux
Face à lui, les policiers sont comme une meute de hyènes, excitées par l'odeur du sang, attaquant sans relâche une proie blessée, diminué, chancelante, dont elles savent d'instinct que la résistance ne sera plus que symbolique désormais.
Commenter  J’apprécie          210
Annette55   13 décembre 2018
Un fils parfait de Mathieu Menegaux
" Maman, ne pars pas, le loup vient quand tu n'es pas là ."
Commenter  J’apprécie          220
Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox

Listes avec des livres de cet auteur


.. ..