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Note moyenne 3.95 /5 (sur 113 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Hanoï, Vietnam , le 07/06/1934
Mort(e) à : Quincy-sous-Sénart , le 28/12/2015
Biographie :

Maurice Coyaud est un linguiste français, spécialiste des langues et des cultures de l'Asie de l'Est.

Il est spécialiste du russe, du mandarin, du mongol, du birman, du tagalog, du coréen et du japonais.

Il était directeur de recherche au CNRS depuis 1973, et membre du laboratoire LACITO de 1976 jusqu'à sa retraite en 1999.

Il a publié de nombreux essais, romans, anthologies, traductions. Il a été chargé d'inspection générale du chinois de 1979 à 1998.

Il a notamment enseigné quatre ans à l'école Polytechnique où il a créé l'enseignement de japonais, à l'INALCO (professeur de chinois en 1979-1980) aux universités Paris-III, Paris-V, Paris-VII, Paris-X (professeur de linguistique) et à l'EHESS...


Source : wikipedia
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Citations et extraits (67) Voir plus Ajouter une citation
Walktapus   16 décembre 2014
Fourmis sans ombre : Le Livre du haïku de Maurice Coyaud
Le saule

Peint le vent

Sans pinceau



-- Saryû





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petitsoleil   15 mai 2013
Fourmis sans ombre : Le Livre du haïku de Maurice Coyaud
Ne pas chercher à remplir ce qui doit rester accueillant au vide. Ne pas chercher à émonder ce qui ne demande qu'à éclore librement.



Simplement, rester attentif au jeu imperceptible des mots du quotidien, qui ont plus d'un tour dans leur sac. Ils nous disent au plus juste de quoi sont faits les instants dont nous sommes faits : menues choses sur lesquelles le regard distrait passe sans s'arrêter, et qui sont pourtant la trame indiscutable de la vie, la substance de toute mémoire.
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gavarneur   07 mai 2018
Peintures érotiques de Corée de Maurice Coyaud
La courtisane rougit en le lisant, puis saisit son pinceau et lui répondit sur le même registre :



On dit que vous êtes de fer,

Je vous avais cru fer rouillé.

Mais à ce que je vois maintenant,

Vous êtes un fer authentique.

Quant à moi je possède un soufflet,

J'ai désir de le fondre.

Page 70
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Walktapus   22 décembre 2014
Fourmis sans ombre : Le Livre du haïku de Maurice Coyaud
Un oiseau aquatique

Crie. La lune dans l'eau

Les étoiles dans l'eau

-- Mujin

.

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Walktapus   05 décembre 2014
Fourmis sans ombre : Le Livre du haïku de Maurice Coyaud
Sous le ciel en flammes

Lointaine une voile, dans mon âme

Une voile

-- Seishi
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Walktapus   19 décembre 2014
Fourmis sans ombre : Le Livre du haïku de Maurice Coyaud
Lune claire

Si je renais je voudrais être

Un pin sur un pic

-- Ryôta



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Walktapus   21 décembre 2014
Fourmis sans ombre : Le Livre du haïku de Maurice Coyaud
Bâillant

Mon voisin louait

La lune.

-- Kitô

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petitsoleil   15 mai 2013
Fourmis sans ombre : Le Livre du haïku de Maurice Coyaud
Cette brièveté dans l'expression, cet art de l'impromptu, nous le retrouvons chez les peintres japonais et chinois. La rapidité de pinceau est à leurs yeux la vertu cardinale : quelques traits, jetés sur le papier avec une apparente désinvolture, suffisent à cerner l'image avec une miraculeuse précision.

Là encore, il s'agit d'évoquer beaucoup en montrant peu, l'essentiel étant laissé au blanc de la page qui symbolise l'espace indéfiniment ouvert - où l'image (comme la note en musique) peut résonner indéfiniment.
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TheTeaCha   26 août 2015
Contes et légendes du Japon de Maurice Coyaud
LA FIANCÉE DU DRAGON



Jadis, une certaine année, il n’avait pas plu du tout. Les paysans étaient extrêmement ennuyés. Les petites pousses de riz avaient à peine commencé de croître. Pas d’eau. Pas moyen de sarcler. Les paysans de chaque village priaient les dieux, pour obtenir de l’eau. En vain. Ils devenaient malades d’inquiétude.

Dans un certain village vivait un paysan, nommé Tokubei, qui avait une jolie fille. Il avait prié pour avoir de la pluie, mais rien à faire. Pas une goutte. Il s’avisa de se tourner vers le dieu dragon Ryûjin et lui dit :

– Si vous daignez nous octroyer la pluie, je vous offre ma fille unique !

Il pria de toute son âme. Alors, une chose bizarre se produisit. Soudain, le ciel se couvrit de nuages noirs, le tonnerre tonna gorogoro ! La pluie se mit à tomber.

Les villageois, ravis, se mirent à sarcler. Le riz se mit à pousser correctement. L’automne venu, on moissonna. Mais celui qui avait prié le dieu dragon et lui avait promis sa fille n’était pas tranquille. Il avait gardé secret ce vœu, sans le révéler ni à sa femme ni à sa fille.

Un jour d’automne, arriva au village un jeune homme, marchant lourdement, las, urouro, et s’arrêta devant sa maison, et demanda l’hospitalité:

– Je n’ai pas réussi à vendre mes éventails. Veuillez m’accueillir !

Plein de compassion pour le pauvre jeune homme, notre paysan l’accueillit et l’installa dans une chambre qui était libre.

Le lendemain, le nouvel hôte ne démarra pas, alléguant sa faiblesse. Les jours passèrent, le jeune hôte ne s’en allait pas. Mais il se liait avec la jeune fille de la maison. Ils sympathisaient. La jeune fille déclara vouloir l’épouser. Le soir du jour fixé, on fit la cérémonie de mariage. Le plateau d’offrandes était étalé. Soudain, le fiancé, tsut ! se leva et dit à la fiancée :

– Voici le jour venu, enfin ! Je suis le dieu dragon ! Selon le vœu fait par ton père, je te prends pour épouse !

Il enveloppa la fiancée dans sa large manche, et aussitôt, se transformant en un grand serpent, il appela un nuage, où, se lovant, il disparut dans le ciel.



(conte n°70, p.162 sq)
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Walktapus   08 décembre 2014
Fourmis sans ombre : Le Livre du haïku de Maurice Coyaud
Lune du soir

Il s'est mis torse nu

L'escargot

-- Issa
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