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Note moyenne 3.63 /5 (sur 45 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Versailles , le 4/01/1910
Mort(e) le : 6/03/2003
Biographie :

Maurice (Prosper Gilles) Rheims (Versailles, le 4 janvier 1910 - 6 mars 2003) est un commissaire-priseur, historien d'art et romancier français, membre de l’Académie française.

Né dans une famille lorraine de minotiers et de fonctionnaires (son père était général), il a fait ses études au lycée parisien Janson-de-Sailly, avant d'entrer à l'École du Louvre. Maurice Rheims était aussi diplômé de l'École des Hautes Études (Sorbonne). Pendant la guerre de 1939-45, il a été officier du Ve Génie; puis a exercé le commandement en second du premier groupe de commandos parachutistes en Algérie.
Commissaire-priseur de 1935 à 1972, Maurice Rheims a été l'un des premiers à traiter de l’art des années 1900 et à faire connaître un style jusque-là dédaigné, sauvant ainsi de la destruction plusieurs brillants témoignages de cette époque (Maison Guimard).
On cite le mot par lequel Charles de Gaulle l'accueillit à une réception au palais de l'Elysée : "Alors Rheims, toujours votre coupable industrie ?"...
Il est intervenu dans l'évaluation de la dation des œuvres de Bonnard et de Picasso et fut l'exécuteur testamentaire de Paul et Hélène Morand en 1976. Il était aussi, depuis 1972, expert près la Cour d'appel et le Tribunal de Grande Instance de Paris.

Élu à Académie française le 20 mai 1976, il y a été reçu le 17 février 1977. Il a ainsi occupé le 32e fauteuil laissé vacant par la mort de Robert Aron. Il était Grand-croix de la Légion d'honneur et avait reçu d'autres décorations comme la Croix de guerre (quatre citations); la Médaille de la Résistance. Il était Officier des Arts et des Lettres.
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Source : Wikipédia
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Maurice Rheims
Jacques CHANCEL s'entretient avec Maurice RHEIMS, commissaire-priseur : son métier de commissaire-priseur qu'il a abandonné depuis six ans, préfère écrire. Ses origines, sa formation. Explique ce qu'est le beau, le goût et l'émotion qu'il engendre. le côté féminin des objets. le pouvoir corrupteur de l'argent. Fait le portrait du collectionneur ; les différentes sortes de collections et...

Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
Mimimelie   17 septembre 2018
Pour l'amour de l'art... de Maurice Rheims
Longtemps encore,… la friperie demeurera une des marchandises les plus estimées jusqu’à l’apparition des grands « métiers industriels » - il en coûtait plus de temps et d’argent pour tisser une simple tenture propre à séparer deux pièces que d’élever un mur en brique ; quant au velours et au brocart, ils étaient sans prix : ces robes hiératiques somptueuses dont sont vêtus les modèles royaux peints par Porbus ou par Antonio Moro représentaient, à l’époque, l’équivalent d’une ferme ; à ce point que, même dans les familles aristocratiques, il était fréquent de porter, une vie entière, le même vêtement.
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Mimimelie   21 avril 2016
Pour l'amour de l'art... de Maurice Rheims
L’Art, autant que son demi-frère le Beau, aime que l’on prononce son nom. Mais tente-t-on de l’épeler que, dès la première lettre, il dresse l’oreille ; à la seconde, il affirme que la tête lui tourne ; articulez la troisième, il s’insurge arguant tel le saint mot d’Elohim qu’il ne doit être proféré par personne.

Trois lettres semblables à des initiales : la première pour Amour, la suivante pour Rêverie, la dernière pour Transcendance – qui, rassemblées, s’offrent alors à chacun de nous au gré de notre sensibilité, de notre goût, un peu comme des images pieuses, sinon qu’en place de nous promettre des béatitudes, ces choses belles, sans avoir pour autant le pouvoir de rendre nos vie moins éphémères, contribuent au moins à affûter notre sens du beau.

De la sorte, se jouant des temps, des chronologies, l’Art n’aurait alors d’autre but que de calmer les angoisses de ceux qui redoutent que tout finalement ne soit que chaos.
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Mimimelie   14 septembre 2018
Pour l'amour de l'art... de Maurice Rheims
Différencier le curieux du collectionneur, autant prétendre analyser ce qui distingue le funambule d'avec le banquier !
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luis1952   20 juin 2014
Les Greniers de Sienne de Maurice Rheims
Catherine put constater que l'un et l'autre égarés dans les méandres de cette fête nocturne se retrouvaient ce matin, la tête au pied du lit. Le tissu léger, chatouillait le bout de l'orteil; Catherine en saisit un coin, le tira vers elle .Ainsi apparut un panneau peint, de la largeur du lit et haut de quelques soixante centimètres.

-Le voilà donc, ce grand aïleul ! Catherine tout en conversant, s'était emparée de sa robe de chambre. Pendant un long moment, assise à croupetons sur le matelas, elle demeura l'œil fixé sur le côté gauche de la composition.
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luis1952   21 juin 2014
Les Greniers de Sienne de Maurice Rheims
Doit-on porter le pantalon de flanelle avec un revers, et à la cheville, la bonne mesure est-elle de dix-huit ou de vingt et un centimètres. Ce pantalon qu'elle retire soigneusement, le pli sur le dos du fauteuil sous prétexte que la flanelle ne résiste guerre à plus de soixante-dix repassages.

Pendant un moment César regarda sa fille.

"Tu es belle!

-Mes longs orteils aussi ?

-Je les avais oubliés.

-Longtemps, j'ai essayé de les cacher, jusqu'à ce que je m'aperçoive que, contrairement à ce qui paraîtrait logique, des messieurs ont paru trouver là un de ces arguments sexuels...

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michfred   19 mai 2015
Dictionnaire des mots sauvages de Maurice Rheims
Petonner: " la grosse dame s'était mise à petonner des petits pas en tortillant une regrettable croupe." (Jean Lorrain, L'Aryenne, P;198)

Dérivé de peton, marcher à petits pas, trottiner.
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Mimimelie   09 avril 2013
La Vie d'Artiste de Maurice Rheims
Que l'artiste arbore un chandail à col roulé tombant sur un pantalon maculé de peinture et usé jusqu'à la corde, qu'il porte une barbe de cinq jours, qu'il meure de faim, dans l'incapacité de vendre une toile, ou que, malgré des revenus substantiels, il continue à vive dans l'antre miséreux qu'il occupe depuis sa jeunesse, que sexagénaire il choisisse ses compagnes parmi des mineures porteuse de nattes : voilà qui n'étonnera personne. Mais s'avise-t-il d'être rasé de près, de s'habiller sobrement, de rouler dans une voiture de série, d'être un bon père de famille, de marier sa fille à Saint-Ferdinand-des-Ternes, on jugera que pareil mode de vie n'est qu'un moyen particulièrement insolite de se singulariser. Un artiste qui ne mène pas une vie d'artiste ! Suspect !
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Mimimelie   17 septembre 2018
Pour l'amour de l'art... de Maurice Rheims
Est-ce parce qu’ils eurent bien du mal à vivre, aucun « impressionniste », aucun « pointilliste » ne tirera scène ou effet de la mort ; la lumière –leur raison d’être – n’aime caresser que des visages et des paysages emplis de vie. De même les cubistes, les expressionnistes ou, plus tard, les différents informalistes ne traiteront de semblables sujets sinon Picasso : en bon Malaguène, il a peur de la mort : tout de même, fasciné par elle, il peint des « vanités » : un crâne sur deux tibias, mais, histoire de tourner le tout en dérision, il remplace les os de la jambe par une paire de poireaux !
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Mimimelie   19 septembre 2018
L'enfer de la curiosité de Maurice Rheims
Le romancier sait qu’il faut prendre ses distances à l’égard du réel ; le romancier réaliste sait qu’il faut les prendre courtes, qu’il est une distance du réel au-delà de laquelle aucun roman n’est valable.
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Mimimelie   17 septembre 2018
Pour l'amour de l'art... de Maurice Rheims
Sous la Restauration voilà que tout se met à changer…

Le goût romantique, une société nouvelle sans grâce qui a besoin d’un eu de beauté pour suppléer à ce que son extérieur trahit de massif, expliquent ce soudain intérêt ; ajoutez à cela l’enrichissement des écrivains. Fait absolument nouveau, des romanciers, des feuilletonistes voient leurs lignes payées à prix d’or ; forts de leurs droits d’auteur ils se laissent bercer par ce bruit délicieux des louis d’or qui grattent à la porte…

…. Dorénavant, marchant de long en large dans des salons au décor élégant et raffiné, fumant des « cigares enchantés », ils entendent démontrer que l’homme de lettres peut bien rivaliser avec ses modèles du tabellionnage, du haut commerce, de la banque.



N’est-il pas révélateur que Balzac, Flaubert, Mérimée, Hugo, Zola et même Baudelaire se prétendent férus d’objets ? Stendhal en perd sa grosse tête : « Que ne suis-je gourmand ou chasseur ! Que ne suis-je antiquaire ! mais j’aime le Beau et non le Rare….



Pour Balzac, c’est l’enthousiasme, il est déchaîné ; les innombrables lettres échangées avec sa mère, sa sœur, Eve Hanska et ses fournisseurs en disent long sur ce nouveau riche en proie au démon de la brocante …
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