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Note moyenne 3.82 /5 (sur 43 notes)

Nationalité : France
Né(e) à : Lyon , 1501
Mort(e) : 1564
Biographie :

Maurice Scève, né vers 1501 à Lyon et mort vers 1564, est un poète français. Il est l'auteur de Délie, objet de plus haute vertu.

Maurice Scève est le chef de file de ce qu'il a été longtemps convenu d'appeler l'« École lyonnaise », même si aucun manifeste, aucune publication théorique collective explicitant ce magistère et l'homogénéité d'un groupe soudé autour de lui ne viennent justifier l'expression. Issu d'une bourgeoisie aisée et qui a pignon sur rue (son père est juge-mage, son frère Guillaume est un humaniste renommé), il fréquente de bonne heure artistes et gens de lettres, comme Marot, Étienne Dolet, Charles de Sainte-Marthe et Guillaume du Choul son cousin. Son érudition, son sens artistique très sûr et son prestige dans la capitale des Gaules des années 1540 le feront désigner comme principal organisateur de l'entrée solennelle de Henri II en septembre 1548. Il ne semble pas pour autant avoir cultivé les honneurs, mais multiplie au contraire les retraites solitaires, ne signe quasiment jamais ses œuvres, et disparaît sans laisser de traces après 1560.
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Source : Wikipédia
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Vidéo de

Maurice SCÈVE – Une Vie, une Œuvre : Prince des Poètes au cœur impénétrable (France Culture, 2006) Émission "Une Vie, une Œuvre", sous-titrée « Prince des Poètes au cœur impénétrable », diffusée sur France Culture le 10 septembre 2006. Réalisée par Annie Douel. Avec la participation de : Jacqueline Risset, Thomas Hunkeler, Gisèle Mathieu Castellani, Antoine Raybault.

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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWO   29 mai 2015
Oeuvres poétiques complètes Tome Premier Les Blasons.Arion. Délie de Maurice Scève
Epitaphe de Pernette Guillet (Délie)



Texte original :

L’heureuse cendre aultresfois composee

En un corps chaste, ou Vertu reposa,

Est en ce lieu par les Graces posee

Parmy ses os, que Beaulté composa.



O Terre indigne : en toy son repos a

Le riche Estuy de celle Ame gentile,

En tout sçauoir sur tout aultre subtile,

Tant que les Cieulx, par leur trop grand enuie,

Avant ses iours l’ont d'entre nous rauie

Pour s'enrichir d’un tel bien mescogneu :

Au Monde ingrat laissant honteuse vie,

Et longue mort a ceulx qui l'ont congneu.



Texte transposé :

L’heureuse cendre autrefois composée

En un corps chaste, où vertu reposa,

Est en ce lieu, par les Grâces posée,

Parmi ses os, que beauté composa.



Ô terre indigne ! en toi son repos a

Le riche étui de cette âme gentille,

En tout savoir sur toute autre subtile,

Tant que les cieux, par leur trop grande envie,

Avant ses jours l’ont d'entre nous ravie,

Pour s'enrichir d’un tel bien méconnu,

Au monde ingrat laissant bien courte vie,

Et longue mort à ceux qui l'ont connu.
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Orphea   09 octobre 2010
Délie de Maurice Scève
Tant je l’aimai, qu’en elle encor je vis :

Et tant la vis, que, malgré moi, je l’aime.

Le sens, et l’âme y furent tant ravis,

Que par l’Œil faut que le cœur la désaime.

Est-il possible en ce degré suprême

Que fermeté son outrepas révoque ?

Tant fut la flamme en nous deux réciproque,

Que mon feu luit, quand le sien clair m’appert.

Mourant le sien, le mien tôt se suffoque.

Et ainsi elle, en se perdant, me perd.
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OumG   03 mars 2017
Délie de Maurice Scève
Bien que raison soit nourrice de l'âme,

Alimenté est le sens du doux songe

De vain plaisir, qui en tous lieux m'entame,

Me pénétrant comme l'eau en l'éponge,

Dedans lequel il m'abîme et me plonge,

Me suffoquant toute vigueur intime.

Dont pour excuse et cause légitime,

Je ne me dois grandement ébahir,

Si ma très-sainte et sage Diotime

Toujours m'enseigne à aimer et haïr.

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coco4649   06 mars 2015
Délie de Maurice Scève
Tu es, Miroir, au clou toujours pendant,

Pour son image en ton jour recevoir :

Et mon cœur est auprès d’elle attendant,

Qu’elle le veuille au moins, apercevoir.

Elle souvent — ô heureux ! — te vient voir,

Te découvrant secrète, et digne chose,

Où regarder ne le daigne, et si ose

Ouïr ses pleurs, ses plaints, et leur séquelle.

Mais toute dame en toi peut être enclose,

Où dedans lui autre entrer n’y peut, qu’elle.

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Orphea   09 octobre 2010
Délie de Maurice Scève
Le jour passé de ta douce présence

Fut un serein en hiver ténébreux,

Qui fait prouver la nuit de ton absence

À l’œil de l’âme être un temps plus ombreux,

Que n’est au Corps ce mien vivre encombreux,

Qui maintenant me fait de soi refus.

Car dès le point, que partie tu fus,

Comme le Lièvre accroupi en son gîte,

Je tends l’oreille, oyant un bruit confus,

Tout éperdu aux ténèbres d’Égypte.
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Maurice Scève
armand7000   03 avril 2019
Maurice Scève
En toi je vis, où que tu sois absente; - En moi je meurs, où que je sois présent.
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Orphea   10 mars 2011
Délie de Maurice Scève
Tout le repos, ô nuit, que tu me dois,

Avec le temps mon penser le dévore :

Et l'horloge est compter sur mes doigts

Depuis le soir jusqu'à la blanche Aurore.

Et sans du jour m'apercevoir encore,

Je me perds tout en si douce pensée,

Que du veiller l'âme non offensée

Ne souffre au corps sentir cette douleur

De vain espoir toujours récompensée

Tant que ce monde aura forme et couleur.
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Orphea   10 mars 2011
Délie de Maurice Scève
Tu te verras ton ivoire crêper

Par l'outrageuse et tardive vieillesse.

Lors sans pouvoir en rien participer

D'aucune joie et humaine liesse,

Je n'aurai eu de ta verte jeunesse,

Que la pitié n'a su à soi ployer

Ni du travail qu'on m'a vu employer

A soutenir mes peines éphémères

Comme Apollon, pour mériter loyer,

Sinon rameaux et feuilles très amères.
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coco4649   28 novembre 2015
Microcosme. [Par Maurice Scève. ] [Edition de 1562] de Maurice Scève
2 /AU LECTEUR.





Le vain travail de voir divers païs

Aporte estime à qui vagabond erre,

Combien qu'il perde à changer ciel, & terre,

Ses meilleurs jours du tems larron trahis :



Ce tems perdu peut aux plus esbahis

Gaigner encor son merite, & acquerre

Son loyer deu, que mieux peuvent conquerre

Veille, & labeur d'oisiveté haïs.



Ainsi errant dessous ce cours Solaire

Tardif je tasche inutile à te plaire

Ne mendiant de toy autre faveur.



Ainsi le Lys jà flestri refleuronne,

Et le Figuier regette sur l'Autonne

Son second fruict, mais vert, & sans saveur.





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coco4649   27 novembre 2015
Délie de Maurice Scève
DELIE. — I.





L’OEIL trop ardent en mes ieunes erreurs

Girouettoit, mal cault, a l’impourueue :

Voicy (ô paour d’agreables terreurs)

Mon Baſiliſque auec ſa poingnant’ veue

Perçant Corps, Cœur, & Raiſon deſpourueue,

Vint penetrer en l’Ame de mon Ame.

Grand fut le coup, qui ſans tranchante lame

Fait, que viuant le Corps, l’Eſprit deſuie,

Piteuſe hoſtie au conſpect de toy, Dame,

Conſituée Idole de ma vie.

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