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3.59/5 (sur 11 notes)

Nationalité : Italie
Né(e) à : Turin , le 07/02/1956
Biographie :

Ce philosophe italien dirige à l’université de Turin le Centre interuniversitaire d’ontologie théorique appliquée et est professeur associé au Käte Hamburger Kollegs de Bonn, en Allemagne. Influencé par la pensée de Derrida et de Hans-Georg Gadamer, il développe une réflexion originale sur la révolution numérique. Il est l’auteur du seul livre philosophique important consacré au téléphone portable : "T’es où ? Ontologie du téléphone mobile" (Albin Michel, 2005).

Maurizio Ferraris a développé une théorie de la "documentalité", qu'il définit comme une tentative d'établir la "grammatologie en tant que science positive". En relation avec ce projet, il a publié un manifeste pour un réalisme positif.

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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
A travers l'itération, l'enregistrement, l'inscription, la communication (autant de fonctions rendues possibles par la trace), on parvient à la construction d'un monde social et c'est au sein de ce monde qu'on lieu les significations. Voilà pourquoi il est important de laisser des traces et voilà pourquoi cela est naturel.
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Partout (ubiquité) on peut te trouver, et toi seulement (individualité) Et c'est réellement là une transformation de taille. Avant, on sortait de chez soi, et l'histoire du téléphone s'arrêtait là. Tel n'est plus le cas maintenant. Où que tu sois, on peut te trouver. Donc, si on te cherche et qu'on ne te trouve pas, si le téléphone cellulaire est éteint, cela veut dire quelque chose.
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Quand l'autre me répond, je lui pose aussitôt la question: "t'es où?" Voici encore quelques années, la question aurait paru d'emblée absurde, voire débile: où veux-tu que je sois? Je suis ici, je veux dire là où tu m'appelles.
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Il y a encore peu d'années, on a pu lire un peu partout que le très vieux rêve de créer un ordinateur capable de reproduire l'intelligence humaine était prêt de se réaliser. Ou du moins avait-on fait un pas important dans cette direction, dans la mesure où l'ordinateur en question avait une intelligence équivalente à celle d'un chat (depuis nous avons beaucoup progressé). Nous sommes encore loin de l'homme, dont le nombre de neurones et synapses est infiniment supérieur ; mais nous sommes sur la bonne voie. Dans dix ans, nous aurons un ordinateur capable d'offrir les mêmes prestations qu'un cerveau humain. Grande nouvelle, mais, à bien y regarder, grand problème aussi. Non pas tant parce qu'on peut se demander si le résultat final de cette recherche sera un cerveau bon ou un cerveau diabolique, comme cela se rencontre souvent dans les romans de science-fiction, non. Le vrai problème tient dans ces dix fatidiques années d'essais, d'erreurs et de progrès. Après le cerveau de chat, nous aurons celui du chien, du porc, de l'ours puis du chimpanzé. Fort bien. Mais ensuite qu'aurons-nous? Il ne sert à rien de se voiler la face : après huit ou neuf ans de recherches, nous aurons le cerveau d'un imbécile. Et c'est là qu'aura lieu la vraie phase critique. L'imbécile artificiel, qui ne serait même pas retenu par l'instinct de conservation, serait un machine terrible et capable de tout. Par exemple de prendre le dessus sur les scientifiques, de s'emparer de leurs laboratoires, voire de conquérir le monde entier. Ainsi ne parviendrons-nous jamais à la dixième et fatidique année et à l'Intelligence Artificielle, et passerons-nous notre temps au pouvoir de l'Imbécile Automatique. L'expression "faire l'idiot", qui la plupart du temps apparaît sous une forme métaphorique et négative ("Ne fais pas l'idiot!"), se réaliserait là sous une forme littérale et positive : celle de la fabrication d'un Idiot Artificiel. Et un idiot non moins mauvais que ceux qui ont eu l'idée de le créer idiot.
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Maurizio Ferraris
Les rêves peuvent changer le monde, mais il ne changent pas l’existence des tables ou le fait que 2 + 2 = 4.
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Maurizio Ferraris
A l’ère d’Internet et des « fake
news », il devient complexe
de séparer le bon grain de
l’ivraie.
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Et, suggéré-je, telle est la bonne interprétation d'un mot de Derrida trop souvent déformé: "Rien n'existe hors du texte." Hors du texte existe tout un monde, mais sans inscriptions il n'est point de monde social.
(p.22)
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« Il y a une distinction cruciale entre faire l’expérience de quelque chose, parler de notre expérience et faire science (par exemple, entre avoir mal à la tête, décrire cela à quelqu'un et formuler un diagnostic). »
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Lorsqu'une expression crée une pensée et la fait entrer dans le monde, nous obtenons un objet social, qui dépend des sujets dont il tire son origine et auquel il s'adresse. 
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Un mot, lorsqu'il est émis à l’extérieur et est enregistré, se transforme en chose, il devient en l’occurrence un objet social qui peut peser une tonne.
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