AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures

Note moyenne 4.1 /5 (sur 9 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1979
Biographie :

Maxime Decout est Maître de conférences à l’Université Lille 3 – Charles de Gaulle.

Il est l’auteur d’"Albert Cohen : les fictions de la judéité" (Classiques Garnier, 2011) et d’"Écrire la judéité : Enquête sur un malentendu dans la littérature française" (Champ Vallon, 2015).

Il a dirigé le numéro d’Europe consacré à Georges Perec et codirigé celui sur Romain Gary. Il est en charge de l’édition de "La Disparition" et des "Revenentes" pour la publication des œuvres de Perec dans la Bibliothèque de la Pléiade (2016).

Ajouter des informations
étiquettes
Videos et interviews (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de
Maxime Decout, Pouvoirs de l'imposture, Editions de Minuit Vendredi 9 novembre 2018 Librairie Les Cahiers de Colette
Podcasts (4) Voir tous


Citations et extraits (7) Ajouter une citation
deuxquatredeux   14 octobre 2018
Qui a peur de l'imitation ? de Maxime Decout
Qui peut donc imiter de bonne humeur  ? Et qui a en réalité peur de l’imitation  ? On pourrait déclarer à l’emporte-pièce  : nous avons tous peur de l’imitation. Mais si j’affirme cela, l’affaire est entendue. Nous voilà quitte. Il n’y aura pas de livre. Il faudrait donc être plus mesuré dans la réponse. Si certains s’y adonnent dans l’ivresse et la liberté, d’autres s’y livreront moins facilement, ou feront tout pour ne pas y céder. À quelque degré qu’on l’envisage, la peur de l’imitation, et plus largement de la répétition, sommeille en tout un chacun, parfois même comme une sorte d’inconscient refoulé. Nous pourrions établir une liste de terrorisés  : l’élève, le professeur, l’homme politique, l’apprenti écrivain, l’écrivain, le critique littéraire, le philosophe, l’historien, le sociologue... Bref, toute personne qui cherche à produire une parole personnelle. M’est-il donc arrivé d’imiter sans le dire, peut-être sans le savoir  ? Oui. Lorsque j’ai rédigé ma dissertation de Capes, lorsque j’ai prononcé ma leçon d’agrégation. Lorsque j’ai crayonné mon CV et ma lettre de motivation. Lorsque j’ai été à mes entretiens d’embauche. Et puis, ma vie d’enseignement fut un long défilé d’imitations mises en voix ou mises en scène devant un public qui n’y voyait goutte. Un cours est-il donc une parole originale, sans précédent  ? J’ai peur qu’on ne se berce de chimères, à moins qu’il me faille consentir modestement à ne pas avoir la chance de connaître ce genre d’inspirations fulgurantes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
rkhettaoui   08 janvier 2019
Pouvoirs de l'imposture de Maxime Decout
Doit-on alors postuler que la littérature a quelque chose à voir avec l'imposture ? Que le geste d'écrire et la fiction ont quelques affinités avec elle ? Revenons à ce que suppose l'imposture : faire exister ce qui n'existe pas, montrer ce qu'on n'a pas, donner ce qu'on ne possède pas, ne pas être qui on est. N'est-ce pas le propre de la littérature ?
Commenter  J’apprécie          21
rkhettaoui   08 janvier 2019
Pouvoirs de l'imposture de Maxime Decout
Quel verbe solliciter pour désigner l'action qu'est l'imposture ? Impostant, imposter ? La langue n'est pas commode ici, elle se rebiffe et me refuse ces possibilités. L'imposture est garrottée par la nomination ; elle ne dispose, pour se dire, pour déployer ses agilités, ses manèges, ses feux d'artifice, que de deux substantifs uniques, imposture et imposteur. J'entends d'ailleurs les féministes qui protestent et je relaye leur indignation : l'« imposteuse », elle non plus, n'a pas fait son entrée sous la Coupole. Quoi que vous fassiez, la langue s'obstine : d'imposture à imposteur, vous ne pourrez parler avec ces mots que d'une attitude ou d'un acteur. Grammaticalement, l'imposture n'a pas le droit d'être une qualité, un attribut, un procès qu'on réalise. Elle est statique. C'est une pose. Peut-être une posture.
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaoui   08 janvier 2019
Pouvoirs de l'imposture de Maxime Decout
L'imposture a donc un caractère ambivalent – ce n'est pas le moindre de ses appâts. Dévalorisés socialement, les imposteurs sont parfois réhabilités par les œuvres qui voudraient bien qu'on les regarde un peu autrement, avec effroi certes mais aussi de temps en temps avec un peu plus de bienveillance – nous leur devons bien ça –, en nous attendrissant sur leur sort, pourquoi pas en nous attachant et en nous identifiant à eux. Or la littérature ment comme un arracheur de dents – je ne vous apprends rien. Elle hésite entre rêve de transparence et roublardise. C'est un fait avéré depuis longtemps.
Commenter  J’apprécie          10
julienraynaud   14 janvier 2018
En toute mauvaise foi : Sur un paradoxe littéraire de Maxime Decout
C'est seulement avec [Sartre] que la mauvaise foi entre en philosophie.
Commenter  J’apprécie          30
rkhettaoui   08 janvier 2019
Pouvoirs de l'imposture de Maxime Decout
Quiconque commence à écrire sur l'imposture, écrit avec le mot imposture. Et déjà, là, les ennuis commencent. Avec un hic, d'ordre linguistique, mais qui a toutes les chances d'être le signe de contrariétés d'une tout autre envergure.
Commenter  J’apprécie          10
rkhettaoui   08 janvier 2019
Pouvoirs de l'imposture de Maxime Decout
L'imposture a l'esprit large. Rien de bien avantageux là-dedans, dans ce qui tient du mensonge pour l'autre ou pour soi, qui souille la vérité, qui n'est pas à sa place et qui, de ce fait, importune.
Commenter  J’apprécie          10

Acheter les livres de cet auteur sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox



Quiz Voir plus

Les chanteurs

Il fut peintre avant de faire carrière dans ce qu'il appelait "un art mineur", l'homme à tête de chou s'est éclipsé en 1991

Areski
Moustaki
Pierre Barouh
Fred Chichin
Gainsbourg
Soeur Sourire

10 questions
62 lecteurs ont répondu
Thèmes : chanson française , poète , morts vivantsCréer un quiz sur cet auteur