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Note moyenne 3.6 /5 (sur 48 notes)

Nationalité : France
Né(e) : 1973
Biographie :

Poète, écrivain, Mérédith Le Dez est née en 1973. Elle vit à Saint-Brieuc, en Bretagne. Après un Capes et une Maîtrise de Lettres Modernes consacrée à Luc Dietrich (Le Bonheur des tristes et L’Apprentissage de la ville ou “ le roman de la confession ”), elle enseigne le français en collège et en lycée pendant dix ans. Puis elle prépare un Master Professionnel Edition qui l’amène à créer, en 2007, sa propre maison, les Editions MLD, et à quitter définitivement l’Education Nationale. Elle développe pendant six ans un catalogue tourné principalement vers la littérature et la poésie qui se voit décerner quatre prix nationaux et internationaux. Elle accueille au sein de sa maison des auteurs de tous horizons, français et étrangers, de la Bretagne au Japon en passant par la Suisse et l’Algérie. En 2013, elle est contrainte de renoncer à l’aventure éditoriale.
En parallèle, depuis l’enfance – une enfance fécondée par la littérature – elle lit, elle écrit. Les thèmes qui l’inspirent sont le rapport intime, intellectuel et physique, à la langue ; la nostalgie, le désir et le manque comme terreau de l’écriture ; la construction de l’identité et l’impossibilité de véritablement trouver sa place dans un monde en crise(s).

Publiée depuis 2008 principalement chez Folle Avoine, elle reçoit en 2015 le prix international de poésie francophone Yvan Goll pour "Journal d’une guerre".

Ses parutions : "Quatre chevaux de hasard", Folle Avoine 2015 ; "Baltique, roman fantôme", Le bruit des autres 2015 ;"Journal d’une guerre", Folle Avoine 2013, Prix Yvan Goll 2015 ; "Polska, récit", Folle Avoine 2010 ; "Les Eaux noires", Folle Avoine 2008.
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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24   14 septembre 2021
Un libraire de Mérédith Le Dez
Mardi 1er décembre 2020



(...)

Cher jacques,



Il y a tous les ces livres qui n'ont absolument pas besoin du coup de pouce du libraire pour se vendre et il y a les autres, plus secrets, plus âpres, plus difficiles, qui exigent une attention particulière, une recommandation, une mise en avant. Aussi quelle joie lorsque l'un d'entre eux , que l'on a défendu avec coeur et conviction, rencontre son public ! Le lectorat de ces singuliers bijoux a beau souvent être clairsemé, il ne s'agit pas de nombre dans cette affaire, mais d'intensité. Avec toi, Jacques, la librairie baignait dans un climat d'ouverture et de mystère qui m'a frappée lorsque j'y mis les pieds pour la première fois il y a une quinzaine d'années. Comme je suis nostalgique du "Pain des rêves" de cette époque, dont tu étais le maître tout à la fois obscur et éclairé ! (p. 58)
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fanfanouche24   13 septembre 2021
Un libraire de Mérédith Le Dez
Or les médailliers de mon grand-père et le cabinet de curiosités de son père étaient tout, sauf un pandémonium. Car le monde de la collection était un monde en miniature que l'on rangeait, un monde où l'on nommait, un monde que l'on classait, un monde où l'on ordonnait. ce n'était pas un monde de bruit et de fureur, et s'il y avait des démons, ils ne se trouvaient sans doute pas dans les vitrines, mais dans les têtes de ceux qui les constituaient. --- Alain Gnaedi, Le Pays de l'horizon lointain, Joëlle Losfeld, 2020 (p. 54)
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fanfanouche24   21 septembre 2021
Baltique de Mérédith Le Dez
Ce qui sans doute l'a maintenu en vie, cet acharnement, cet attachement forcené aux études, à la littérature en particulier, mais aussi aux langues et à la géographie. (p. 91)
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coco4649   02 juillet 2019
Quatre chevaux de hasard de Mérédith Le Dez
XVII





Extrait 1



Front collé à la vitre de février, une nostalgie

de Baltique s’épand à l’horizon. Sous le paquet

anthracite des nuages s’étrécit une zone claire

que l’on dirait sableuse, où le souvenir arpente

comme un marcheur regrette une négligence.

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coco4649   29 juin 2020
Les eaux noires de Mérédith Le Dez
Je veux un champ d’étoiles…





Extrait 2



Efforts efforts à bout de souffle tout vient pour finir

    Là haut couleurs

    Lumière lumière

    Bleu jaune ocre

    Eclat perle dynamite

    Eclat cuivre

    Des sons éboulent

    un monde



Les mots les mots droites images brûlent

Gigantesques et barbares et fleuris

Verre cristal musique

Esprits magnifiques

Submergent l’eau forte et fatiguée des litanies



Déboulent cloches tintamarres dans la chambre des astres

Tonnent étonnantes de neuves planètes

Avec pour écharpe l’éternité



Aux chimères boire toute la coupe si bleue

de nuit après des jours
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sonatem   22 septembre 2021
Quatre chevaux de hasard de Mérédith Le Dez
Pièces pour un piano (extraits)

A Régis, en écoutant Eric Satie



I



Haie sans après

roses effeuillées

pour quelle mise en pièces



L’automne à reculons

d’elles demeure la ronce

la rouillure honteuse

avant la gangrène



L’humide rampe et tombe

cette cape de glu sur les épaules

- la faillite des enlisements



Mais au carreau tremble un rai de lumière



II



Dans la découpe de la fenêtre grandit

un jour de grisaille



La maison écartelée vers le dehors

trop d’ombre dans ses tempes serrées de meubles

ses vitres immenses collant à la brume

une bouche de mélancolie sans fond

ouverture si mensongère à quoi répond

la raison des matins



Une main cachée a tiré les derniers voiles

tout en haut du ciel

l’autre en bas tissa pour nos yeux

la clarté grise de l’ennui

où souvent voudrait perler la pierre du repos



III



Ogives

ne sont pas grand mouvement



Le serein ouvre

à deux mesures du seuil de soi

l’espace d’un repli le déploiement

possible



Suspension

de la goutte qui s’étire

sans plus tomber

et tremble au fil qui va jusqu’où



Posée sans écart une voie simple

de questions nues

celles dont la raison des matins détourne

faites pour le recueil et l’étreinte



ogives

en prélude

aux clartés à grandir
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fanfanouche24   14 septembre 2021
Un libraire de Mérédith Le Dez
Jeudi 10 décembre 2020



Cher Jacques



(...)On peut mourir de chagrin. On peut crever de solitude, c'est donc vrai, Jacques. On a beau le savoir, on a beau faire tout pour l'empêcher, c'est elle, la solitude, la mort, qui a le dernier mot.

Tirera-t-on un jour les leçons du confinement, outre ses conséquences économiques, désastreuses, établira-t-on le bilan des ravages psychologiques dont il est responsable ? Des suicides ? Tu es, Jacques, un ami fidèle. Je sais que le dernier soir encore, alors que tu n'étais pas venu travailler à la librairie de la journée, tu es passé voir une vieille dame à qui tu rendais visite presque quotidiennement. Une dame seule à qui tu offrais tes services car elle perdait la vue. Tu étais sensible à son isolement, d'autant plus en cette période.(p. 84)
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matata59   05 août 2015
Baltique de Mérédith Le Dez
Monsieur Kowalski était du genre à épier les couvertures, dès qu'il voyait un livre dans les mains de quelqu'un, c'était cette maladie assez répandue des grands lecteurs à l'affût, il fallait absolument qu'il sût quel était le livre, l'auteur, la maison d'édition.
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coco4649   29 juin 2019
Cavalier seul de Mérédith Le Dez
Souviens-moi





VIII



Souviens-moi

longuement

à bouche bue

de la blancheur des mains

sur un livre

et toujours souviens-moi

à peau éprise

du lierre des mots

oubliés



Oui



Souviens-moi

inlassable

d’un désir enroulé

à la langue

d’algues brunes.
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coco4649   29 juin 2021
Quatre chevaux de hasard de Mérédith Le Dez
Ombre penchée







IV



Une fois

louve encore

avec la nuit pour manteau

confondue au mur

du même silence que le lit clos

elle fend de sa silhouette oblique

les songes



Ta présence

figure de proue échouée

aux blanches grèves

du dormeur



Ta présence

veilleuse aux maigres épaules

aux mains de plomb

sur la bouche



Ta présence

statue multiple

aux yeux brillants d’oiseau de proie

lapant d’autres yeux pour quel régal



Et parfois

venue du couloir comme du fond des âges

avec ce pas léger qui rend confiant

elle approche son visage de nourrice



Ton visage d’ombre

rencontre implacable

troué de vide

si près penché
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