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4.4/5 (sur 91 notes)

Biographie :

Michaeleen Doucleff est correspondante pour la branche Sciences de NPR, radio de service public aux États-Unis. En 2015, elle est membre de l’équipe lauréate d’un Peabody Award pour sa couverture de l’épidémie du virus Ebola en Afrique de l’Ouest. Avant de rejoindre NPR, Michaeleen Doucleff était rédactrice en chef de la revue Cell, où elle écrivait des articles sur la science dans la pop culture. Elle est titulaire d’un doctorat en chimie de l’université de Californie à Berkeley et d’une maîtrise en viticulture et en œnologie de l’université de Californie à Davis.



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Découvrez les secrets des cultures ancestrales pour élever des humains heureux ! Retrouvez en librairie, "Chasseur, cueilleur, parent" de Michaeleen Doucleff, un livre qui nous invite à repenser radicalement notre relation avec nos enfants. L'auteure a testé les outils de parentalité de trois des plus vénérables communautés du monde sur sa fille Rosy avec des résultats dépassant ses espérances. Oui, nos enfants peuvent apprendre à : - être responsables, adaptables et coopératifs, comme les Mayas ; - maîtriser leur colère, comme les Inuits ; - être autonomes et sûrs d'eux, comme les Hadza. Relevez le défi ! Toutes les deux semaines, Michaeleen Doucleff vous propose un challenge pour découvrir un aperçu de ses précieux conseils pour élever des petits humains heureux. Les résultats vont vous bluffer ! Pour vous procurer le livre : - Notre site : https://www.editionsleduc.com/produit... - Fnac : https://livre.fnac.com/a15960813 - Amazon : https://www.amazon.fr/dp/B092HDM2PM Retrouvez-nous sur et sur les réseaux sociaux : - Instagram : https://www.instagram.com/editionsleduc - Facebook : https://www.facebook.com/leducs - Twitter : https://twitter.com/editionsleduc

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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
Même les punitions légères, comme mettre un enfant à l'écart, sont considérées comme inappropriées, explique Goota Jaw, qui enseigne l'éducation au Collège de l'Arctique du Nunavut, à Iqaluit. Les sanctions de ce type se révèlent peu efficaces et ne font qu'isoler l'enfant. "Crier "file dans ta chambre et réfléchis à ce que tu viens de faire!", je ne suis pas d'accord avec ça. Ce n'est pas comme ça qu'on éduque nos enfants. Tout ce que vous faites, c'est lui apprendre à fuir."
Et ce n'est pas tout. "Quand on crie sur un enfant, il cesse d'écouter", fait remarquer Sidonie. En réalité, elle pense que si les enfants dans nos sociétés n'écoutent pas, c'est parce que leurs parents sont toujours en train de crier. "On sait quand un parent crie sur son enfant, parce que c'est un enfant qui n'écoute plus."
Les parents inuit répètent sans cesse cette idée que crier et hurler complique l'éducation, parce que les enfants arrêtent d'écouter.
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En particulier, notre culture se concentre presque entièrement sur un aspect de la relation parent-enfant. Le contrôle. Le degré de contrôle exercé par le parent sur l’enfant et le degré de contrôle que l’enfant essaie d’exercer sur le parent. Les « modes » éducatifs les plus courants tournent tous autour du contrôle. Les parents hélicoptères exercent un contrôle maximal sur leurs enfants. Les parents privilégiant une éducation « en liberté » les soumettent quant à eux à un contrôle minimal. Dans notre culture, on part du principe que le contrôle est détenu soit par l’adulte, soit par l’enfant.
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Pas de cris pendant l’accouchement ? Pas de hurlement pendant des mois à rester entassés dans un igloo avec des enfants en bas âge ? À San Francisco, je me fais hurler dessus tous les jours, dans la maison, hors de la maison, sur Twitter. Et je crie sur Rosy – mon Dieu, j’ai même honte de dire à quel point je crie sur Rosy. Jean avait certainement exagéré sa description du sang-froid de cette famille.
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En lisant ce livre, vous avez compris, je l'espère; que l'éducation des enfants ne doit pas forcément être ainsi. Loin de là. En réalité, si nous souhaitons élever des enfants confiants et autonomes, nous ne voulons pas qu'il en soit ainsi. Nous ne voulons pas passer notre temps à tirer et à pousser nos enfants, à les distraire et à les occuper. Et surtout, nous n'avons pas 'besoin' de faire autant d'efforts en permanence.
Nous pouvons relâcher notre emprise. Nous pouvons relâcher notre emprise sur le comportement de nos enfants et sur ce que nous pensons devoir faire en tant que parents. Nous pouvons avoir la certitude que nos enfants savent mieux que nous ce dont ils ont besoin pour grandir et apprendre.
Nous pouvons rejoindre les millions de parents à travers le monde -et à travers l'histoire- qui se placent derrière l'enfant, attendent-un-peu et le laissent prendre leurs propres décisions, faire ses propres erreurs, assembler ses brochettes à sa façon. Nous, ou un alloparent, nous tiendrons derrière eux les bras tendus, prêts à les rattraper s'ils tombent.
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Ici, en Occident, on a souvent recours à deux leviers de motivation : la récompense (felicitations, cadeaux, stickers, argen de poche...) et la punition (cris, mises à l'écart, punitions, menaces.)
Mais dans bien d'autres cultures, les mères et les pères exploitent une autre source de motivation : l'ardeur que met l'enfant à faire partie intégrante de la famille et à travailler en équipe. Son besoin d'appartenance.
C'est une source puissante de motivation. Très puissante. Sans elle, c'est comme si les parents élevaient leurs enfants les deux mains attachées dans le dos. Non seulement ce besoin d'appartenance pousse les enfants à s'impliquer avec enthousiasme dans les tâches domestiques, mais il les aide aussi à devenir plus coopérants et plus souples de façon générale. Il les motive à se préparer pour aller à l'école le matin, à manger la nourriture qu'on met dans leur assiette et à ne pas repousser le moment de venir mettre la table quand on leur demande !
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"On pense souvent que les jeunes enfants nous poussent à bout, mais ce n'est pas ce qui se passe. Quelque chose les contrarie, et c'est à nous de trouver ce que c'est."
Les anciens me confient que les Inuits voient le fait de crier sur un jeune enfant comme quelque chose de dégradant. Cela revient tout simplement à s'abaisser au niveau de l'enfant ou à piquer une crise de colère version adulte. Il en va de même lorsqu'on gronde un enfant ou qu'on lui parle d'une voix empreinte de colère.
"Se fâcher n'aboutit à rien", me dit Martha Tikivik, 83 ans. Née dans un igloo sur l'île de Baffin, elle a élevé six enfants. "Se fâcher ne va pas résoudre le problème. Ça e fait qu'interrompre la communication entre l'enfant et la mère."
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Un enfant, c’est comme une bouteille de vin. Le produit final ne dépend pas seulement du travail du vigneron (le parent) pendant le processus de fermentation (l’éducation) mais aussi de l’environnement dans lequel les grappes poussent (les valeurs de la communauté).
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On confond facilement indépendance et autonomie. Avant d’écrire ce livre, je pensais que cela revenait au même. En réalité, ces concepts ont deux significations distinctes et cette différence est primordiale pour comprendre comment les parents chasseurs-cueilleurs lèvent des enfants aussi débrouillards et attentionnés. C’est aussi la clé pour comprendre un mode d’éducation n’impliquant pas de contrôle sur l’autre, une façon de collaborer avec son enfant qu’inapaisé la relation et aide à réduire l’anxiété chez l’enfant.
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Quand on y pense, un tableau de corvée peut même avoir l'effet inverse et empêcher un enfant de devenir acomedido. Pourquoi ? Parce que l'objectif est que l'enfant prête attention au monde qui l'entoure et apprenne à quel moment il est nécessaire d'accomplir telle ou telle tâche. Si un tableau lui indique qu'il doit faire la vaisselle le mardi, passer le balai le mercredi et sortir les poubelles de vendredi, il en conclura que ce sont les seules corvées qu'il a besoin de faire. Il n'a alors pas besoin d'être attentif en dehors de ces moments, il peut même apprendre à ignorer les tâches qui ne figurent pas sur le tableau. Au bout du compte, le tableau apprend à l'enfant à être l'inverse d'acomedido, en lui disant : "Ta responsabilité se limite à ce qui es sur le tableau".
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Bazardez l'idée que vous devez "divertir" un bébé avec des jouets et des gadgets "enrichissants". Vos tâches quotidiennes sont plus que divertissantes. Gardez votre enfant près de vous pour faire ce que vous avez à faire. Lorsque c'est possible, laissez-le voir ce que vous faites. Calez-le dans un siège pour qu'l vous regarde faire la vaisselle, couper des légumes ou plier le linge. Prenez-le en porte-bébé quand vous balayez, passez l'aspirateur ou faites des courses à l'épicerie. Incluez les bébés dans toutes les tâches qui vous aident et aident les autres membres de la famille.
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