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Note moyenne 3.82 /5 (sur 25 notes)

Nationalité : Royaume-Uni
Né(e) : 1938
Biographie :

Michael Edwards est poète en français et en anglais, et professeur au Collège de France, sur une chaire de poétique.
Son oeuvre de poète s'accompagne de nombreux ouvrages sur la philosophie de la création littéraire, artistique et poétique et sur la théologie, développée dans une trentaine d'ouvrages, pour la plupart en français.
Il rencontre une grande audience avec ses cours au Collège diffusés par France Culture.

Source : éditions de Corlevour
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Pour un christianisme intempestif : savoir entendre la Bible Michael Edwards Éditions de Fallois Février 2020 La foi et le bonheur de lire la Bible se trouvent à chaque page de ce livre. « Nous avons oublié le vrai christianisme ». Michael Edwards, académicien, redonne ici brillamment de la saveur à ce bonheur de croire, évoque pêle-mêle la joie et la foi qui se diffusent et s'expriment par le biais de l'art et, bien sûr, la lecture de la Bible qui travaille à chaque fois notre identité chrétienne. Un livre merveilleux d'érudition et de poésie. ©LaProcure https://www.laprocure.com/pour-christianisme-intempestif-savoir-entendre-bible-michael-edwards/9791032102343.html
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Citations et extraits (13) Voir plus Ajouter une citation
TerrainsVagues   09 août 2017
Paris Aubaine de Michaël Edwards
La prose de la Seine frémit tout au long de son corps de reptile langoureux et résolu, dans sa randonnée de courbes lentes puis soudaines par le dédale de la ville, dans la joie clapotante de chaque brève vague contre les pierres sonores des berges. D'une source infime mais bouillonnante elle fleurit la terre d'ici, la verte contrée de l'esprit, avant de se trouver, par une mort douce, indécelable et continue, Manche, mer du Nord, Atlantique. Sinueuse, elle ne cesse, mais s'évapore, séjourne dans les nuages, puis retourne dans les ténébreuses fertilités où



elle recommence, mosaïque de vitres

où scintille sur le pavé liquide en amont

du pont Marie, un ciel fragmenté.
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Piatka   21 mai 2015
Rivage mobile : Poèmes en anglais et en français de Michaël Edwards
Le clair du seuil

6



Tes yeux couleur de terre

Mes yeux, soleil et ciel

Reflets à mi-chemin

Le monde ayant cessé.



Ni toi ni moi n'existe

Mais nous serons un jour :

Sommes ailleurs, ici

Mystère au fond du qui.



En l'autre nous voyons

La voie au loin où le

Possible nous appelle :



Un corps pour la demeure

Prochaine et qui attend

Dans l'âme sa prison.
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OumG   02 août 2017
Paris Aubaine de Michaël Edwards
A backward glance from below the terrace wall

Discerne les touristes en brèves statues



Six pigeons sur un arbre sans feuilles que le ciel dessine

Search by their shuffling how best to embellish it.



In the wings of three ducks a throbbing motor

Anime les airs et sonde le silence.



Words in the clouds, shape-changing, fleecy,

Tombent en métaphores inventées par les vents.



L’âme délaissée habite ce rectangle de buis

That folds a parcel of nature into an open box.
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OumG   13 septembre 2017
Leçons de poésie : De Villon le français à T. S. Elliot de Michaël Edwards
Ni la France, ni l’Angleterre n’a perdu son âme poétique, mais il faut bien admettre que la poésie souffre, dans les deux pays, d’un certain mépris, d’une ignorance certaine, de la part des lecteurs, et qu’on assiste à une production pléthorique de prose, sur laquelle on peut se lamenter mais qui peut nous aider aussi à réfléchir sur la vocation et sur la nature de la poésie. Que signifie surtout la répétition de plus en plus fastidieuse de l’idée que le roman serait la forme littéraire moderne par excellence ? Peut-être, après tout, que la poésie n’est plus à même d’assumer la tâche littéraire et artistique première, de sonder, jusqu’aux profondeurs les plus abyssales et les plus élevées, ce que c’est que d’être un homme, et d’explorer, jusqu’aux frontières les plus reculées, la situation humaine, notre lieu, dans une société, sur une terre, au milieu d’un ciel étoilé – ou quelque part dans le terrain vague de l’espace – et sous l’œil, peut-être d’un Dieu. Si c’est le cas, il serait bon de s’inquiéter à nouveau du possible de la poésie et de lui redonner ses vraies dimensions.
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OumG   02 août 2017
Paris Aubaine de Michaël Edwards
Tu aimes le phare de la tour Eiffel ?

Et sa robe à paillettes ? Moi aussi.



Imagine, pourtant, la tour éteinte,

et tous les monuments de la ville silencieux,

les yeux fermés par l’absence de projecteurs,

et tous les café, et tous les autobus

désampoulés, dénéonisés,

et tous les immeubles inondés par la fraîcheur

d’un noir bienveillant, les réverbères

endormis et rêveurs, ah ! Ce serait



la nuit elle-même, amie de qui cherche

autre chose que le jour, que le sensible,

le mesuré, le raisonnable,

la nuit de l’univers qui nous embrasse,

qui nous englobe, nous comprend,

la grande Nuit qui attire la nuit en nous
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OumG   02 août 2017
Paris Aubaine de Michaël Edwards
Dans le silence

de la nuit sans fin

écoute la lune

la note blanche

où toute la gamme

a trouvé asile



silence du son

qui attend son heure
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Herve-Lionel   11 mars 2014
Rivage mobile : Poèmes en anglais et en français de Michaël Edwards
La mer par la force électrique du clair de lune frissonne... Le phare folle girouette du rivage ferme les yeux...Les oiseaux illuminés de la ville vont leur cage, et dresse la carte des longues courbes de la terre sous un soleil qui tourne le monde dans sa tête 
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ay_guadalquivir   08 juillet 2010
Shakespeare : Le poète au théâtre de Michaël Edwards
"Suivent des mots d'une simplicité extrême, mais qu'il suffir d'entendre au théâtre, dans le contexte de la scène, pour en éprouver la grandeur : "And so, God be with him". La poésie, et singulièrement celle de Shakespeare, est aussi à la recherche de paroles qui comptent : "I am very foolish, fond old man " (Lear), "I melt, and am not" (Coriolan), "O, wonder !" (Miranda dans La Tempête), et ainsi de suite."
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Herve-Lionel   25 avril 2014
Le bonheur d'être ici de Michaël Edwards
Le bonheur nous hante, comme un beau souvenir ou un rêve, comme une perte et une promesse
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Michaël Edwards
Danieljean   04 janvier 2017
Michaël Edwards
Et ce qui le trouble, après tout, ce n'est pas tant un problème logique malaisé à résoudre que l'instabilité de tout ce qu'il considère, le lait que, sans cesse, les choses semblent changer sans changer et qu'elles éprouvent toutes de la difficulté à être, depuis les osselets jusqu'à Socrate ci lui-même. (On apprécie, en effet, la finesse pédagogique de Socrate, qui n'ajoute pas, à l'exemple de ces osselets quelconques, la comparaison entre un homme âgé et un jeune homme indéterminés, mais qui prend comme exemple celui qui parle et celui à qui il parle. Son approche est proprement existentielle.)
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